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l'île

in hoc signo
23 novembre

L'école serait-elle coupée à ce point de l'air du temps?

 
   Il y en a un qui envoie des sms devant le pape: l'exemple a fait tâche d'huile. Mais aussi, ces profs qui veulent faire cours et empêchent les élèves de vivre leur vie, quel manque de respect! L'élève sait bien qu'on va le lui donner son bac, efforts significatifs ou symboliques. L'éducation vut par l'UMP: préparer des travailleurs dociles, des citoyens manipulables. Après l'état des lieux, la pensée à la manoeuvre:
 
 
  La menace sur la philosophie est récurrente. Maisje me marre: ces élèves qui écrivent au proviseur contre une prof qui  fait appliquer le réglement intérieur, quels travailleurs seront-ils?La séquestration sera le souvenir d'un temps béni, calme, paisible! Il faut rétablir la vertu républicaine, pas la moraline, mais la volonté et l'énergie.A retomber dans le cliché de la nécessité d'une bonne guerre?
  Réveillez-vous, y'a urgence! ça va encore tenir, plus loin,plus loin dans le pourrissement.
 

c'est vieux!

Que s'est-il joué à Aigos-Potamos? Un drame ancien,
La chute d'Athènes vaincue par Sparte, fin du dialogue
Alcibiade, le traître flamboyant, pourtant fin tacticien,
Et déjà se lève Thèbes, bientôt le monde d'Alexandre,
Puis la pax romana recouvrit tout comme cendres.
Ci-git la démocratie, occise du discours des démagogues.


























Sparte l'orgueilleuse qui méprisait la monnaie,
Mais qui vainquit par l'or du grand ennemi perse
La ville des massacres de Mytilène et tueries diverses
Devait finalement tomber, démocratie mal menée.
L'empire ouvert sur la mer, malgré tout son commerce,
Ses trières et ses idéaux trahis, dont le rêve nous berce.






 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



 

Siècle d'or, d'une victoire à une défaite,

Adieu acropoles et raison en fête!

Mais ce qui fut inspira et inspire,

Un rêve de liberté, sans cesse avilie,

Pour un profit, richesses et pouvoirs,

Mieux vaut en rire

De ces têtes un autre jour à trop vouloir

A une pique assorties, enfin polies.

Il reste encore et toujours à faire

Ce monde meilleur sorti de nos enfers.

19 novembre

D'une victoire qui n'est pas une défaite

  J'entends les réactions suite à la qualification de l'équipe de France; quelque chose se dégage peu à peu. Dans la France rapetissée du chantre de la France qui se lève tôt, compétitive, performante, le credo du pragmatisme n'a pas convaincu! Il ne suffit pas de gagner pour être fier; décidément, nous sommes un pays qui a du mal avec le bling-bling, qu'il soit Rolex ou victoire frelâtée. L'identité nationale a une part non négligeable d'orgueil, pour le meilleur et pour le pire.
  La victoire ne sera pas rendue, non, mais il y a comme un vent d'espoir dans cette indignation. Nous n'avons pas abandonné nos valeurs et si la fédération, la FIFA ont des intérêts supérieurs financiers, une question émerge: faut-il préférer perdre avec panache que gagner honteusement? Cette question doit être un cauchemar pour les libéraux qui vénèrent l'économie. Nous ne sommes pas encore programmés parfaitement pour leur monde d'avidité, de cupidité, de raison avilie.
  Au passage,le monarque a raté le coche de l'émotion des vrais gens: il n'a vu que les points qu'il croyait gagnés dans les sondages et sa déclaration d'après-match célèbre la victoire, sans tenir compte de l'énorme réserve que fait peser la victoire volée. Comment récupèrera-t-il le coup? Il peut clamer que seule la victoire compte. Que la France doit apprendre le goût de la victoire... il risque fort de se heurter au côté poète des Français, à leur soif d'idéal.
  Oui,le débat sur l'identité nationale est nécessaire pour que ce démagogue élu sur un malentendu comprenne quelque chose à ce pays. 

délaissons ces rivages!

Délaissons ces rivages, n'y coulent que Styx et Léthé,
Loin des eaux sombres, du supplice de Prométhée,
Partons que l'Achéron soit notre Rubicond
Pour la conquête d'un monde fécond!






















Et si nulle barque, nulle jonque ne vient
Alors que notre regard soit le vaisseau de la providence,
Qui mène aux îles bienheureuses dont il me souvient,
Où s'enlacer, se délasser, se prélasser des érotiques danses,
Corps contre corps, d'alors en encore,
Peau contre peau, étincelle, brasier qui fait éclore
D'un baiser dix mille soleils comme galaxie
Où s'abandonner à l'ataraxie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Que Platon s'acharne à sortir de sa caverne,
Il en est une autre où il fait bon être prisonnier
Et dont l'évasion est méditer d'un sommeil primesautier
Où s'offre toute la sapience du druide arverne.

Rendez la victoire ou fermez la!

     Quel fair-play! Que la France se montre grand seigneur dans la victoire! Mais arrêtez les grands discours qui déplorent: la qualification en poche, il est trop facile de mettre tout sur le dos de l'arbitre. La FIFA voulait peut-être la présence de la France en Afrique du sud. Qu'importe: il y a tricherie, c'est tout. Une victoire volée, point. Honte à nous, assumons-là! Mais assez d'hypocrisie! Bien sûr, cette fois l'arbitrage est en notre faveur: ça ne compense rien. La fin justifie les moyens? Alors allons de suite acheter une belle coupe. Triche au élections internes du PS: et après, rien. Triche présidentielle, quotidienne: circulez, y'a rien à voir.
       Haro sur Thierry Henri? Pourquoi? C'est un pro, il tente sa chance, marque, le but est validé. Les arbitres n'ont rien vu: "pas vu, pas pris." Je me souviens d'un article qui relatait comment les organisateurs faisaient le pressing auprès de la FIFA pour avoir de grandes équipes à leur mondial.  "Schweinerei!" selon le terme utilisé par les officiers de la Wehrmacht pour qualifier ce à quoi ils assistaient mais sans l'empêcher. Ils ont perdu, ils ont été pendus. Male Victis!
      Oui, mais voilà, ce n'est pas la guerre. C'est du sport dont on nous vante les qualités éducatives. Est-ce l'école pour devenir trader, politicien?
18 novembre

nouvelle guerre froide?

 
A-t-on envoyé Obama se "discréditer", n'aura-t-il été qu'un pion destiné que la seule politique possible est celle des néos-cons?

à la tombée du jour

Prurit d'une volte prise dans les rets
De nos erreurs, menace d'un coup d'arrêt,
Qui a cru que le progrès avait triomphé?
Athéna reste vierge, le lit n'est pas défait.
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Nous rêvions de noces et d'éternel printemps,
 

Glacée est l'eau, vide le sceau, l'escarre béant

D'où suppure notre âme vers cet étrange néant

Du réel dont on a fait l'air du temps.


 











 
Alors reste le doute, un frisson: une accusation,une suspicion
Faux pas de l'humanité ou sinistre et fatale régression?
Amis, le vol noir des corbeaux ne vient plus de l'étranger
Mais de ce qui n'a pas été réalisé, des vignes non vendangées
Et je préfère croire "pas encore"et opposer le sourire au délire
De ces Néron qui voient l'incendie et empoignent leur lyre.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Belle aux soleils vénéneux, peut-être l'ombre qui ouate nos hésitations,
Cette constante, si fidèle, néfaste tentation, vers l'ombre pulsion.
Voir le meilleur et faire le pire, n'être que pitre et se croire un empire
D'ombre en ombre, bâtir pour dilapider comme un souffle qui expire.

un bras d'honneur, c'est encore leur faire trop d'honneur!

 
   Ils méprisent la vieille Europe? Sales cons! Et leur homme le plus puissant de la planète se laisse interdire le direct en Chine. Faut dire que son pays est ruiné et qu'il est chez son créancier. Qu'il est en train de perdre deux guerres. Quoiqu'ils aient sans doute raison de mépriser cette Europe à genoux qui joue les valets au sein de l'Otan, plutôt que d'assurer elle-même sa défense comme une grande!
   Toute la force intellectuelle est dans leur université? Vive le brain trust! Tous leurs génies n'ont pas vu la crise financière venir? Mesuré, au précédent de l'Armée Rouge en Afghanistan les difficultés prévisibles?
   Mais c'est les américains qui le disent, alors prière de les croire sur parole puisqu'ils sont la métropole! Ingrat? Ils nous ont libéré des nazis et protégé du communisme! Et maintenant, ils empêchent toute évolution avec la collaboration de ceux qui se sont vendus à l'argent-roi. C'est d'ailleurs au nom de l'argent qu'ils saluent et acceptent le rôle de plus important du communisme chinois, ce capitalisme d'état qui vient comme le rêve inavoué des néos-libéraux parce qu'il brise les salariés, corvéables et taillables à merci.
    Ils sont la nation qui vit du matérialisme et s'auto-excuse de tout au nom de la Liberté et de Dieu...   
16 novembre

debout dans le couchant

C'est un belvédère, et là avec une bière,
Moue désabusée quand tombe la lumière,
Spectateur désabusé au complexe de Cassandre.
En bas, flambe la ville, pyromanes sidérés
De découvrir le feu, sa morsure et les cendres.



























Les lumières de la ville ne bercent plus la nuit
Et l'aube ne viendra pas chasser la suie et l'ennui.
La folie a emporté l'orgueil hautes façades,
Ca mérite au moins une rasade
Et beaucoup d'amertume, constat de maldonne,
Bal des fous, danse macabre et glas qui sonne.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
Où est la légèreté, la danse,
Comme un art de l'intense
Et non la frénésie gesticulatoire
En échec de possible éjaculatoire?
L'amour a mal vécu la paix,
Condamné par les avidités,
Dissiper comme un vulgaire pet
D'un air dégoûté par la cupidité.

les négriers

 



Les négriers n'ont rien contre la modernité,
Plus de fond de cale et de chaînes, maquillage d'humanité:
On n'importe plus la main d'oeuvre,on exporte les usines;
Juntes et corruption, la lèpre des délocalisations.
Messieurs les décideurs, quand nous ne pourrons plus acheter
A qui vendrez-vous? Vos valeurs sont des insanités,
Vos profits n'achètent, pour tous, que l'enfer
Et vous nous impliquez du mensonge électoral,
Bulletin d'adhésion à la sinistre chorale
Du monde-camp, "Arbeit macht frei",
Mais pas de cette sueur-là pour vous, de l'investissement canaille.

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Spéculez sur le maïs, le blé; les enfants crevés sont un bon engrais
Pour vos devises et nous les complices de vos franchises.
Un restaurant rapide, même la nourriture doit être insipide
Comme les vies machinales que vous nous allouez, consommer bon gré,mal gré.
Alors le vieil obscurantisme refleurit, religieux qui ânonnent
Et aiguisent les lames pour vous, nous égorger;
La planète pillée hésite peu à peu à nous dégorger
Comme un pus mais vous imposez le bâillon de la nécessité
Revue et corrigée dans vos fabriques d'opinions formatés.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mais je n'ai que des mots, pas de grenade,
Pas de cellule mystérieuse ou de cagoule secrète.
A quoi bon l'assaut,la canonnade?
Vous toucherez votre pourcentage sur chaque carnage,
L'encre du tract ou la poudre et même sur la rage,
Ligne comptable tracée d'une main distraite.
Alors des mots plutôt que se taire comme si déjà sous terre,
Comme les morts-vivants qui ont oublié l'autre désir
Pour se soumettre à vos passions de vampires,
Celui qui aime la lumière et la vie, qui désaltère.
 
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