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November 07 Hypnose? (à consommer avec modération)Débats, des bas, des ébats... Pensons à autre chose, et revisitons l'identité nationale viticole! Un pays qui a le Pommard et le Pomerol... Franchement une coupe de champagne en lisant Jacques le Fataliste pour trinquer avec Diderot, quelque vin franc du collier pour écouter l'escolier François Villon et s'il vire plus rude qu'un Madiran, plus rugueux qu'un Cahors, viennent quelques couplets de maître Georges. D'une gorgée de Jurançon, saluons l'alliance de l'acidité et du liquoreux d'un Voltaire et d'un joli blanc d'Alsace, promenons-nous des bords du Rhin au pont Mirabeau avec l'Apollinaire. Qu'un gris de Toul vienne inspirer la colline de Barrès et un bourgueil nous transmettre l'oracle de la Dive Bouteille!
Comment voudriez-vous qu'un tel pays fonctionne avec un buveur d'eau qui ne connait pour toute ivresse que celle des sondages? On marche sur la tête! Villageoise en bouteille plastique pour les vrais gens, ils l'auront bien cherché à élire celui qui réserve le Chambolle-Musigny à ses amis. La gueule de bois, ceci dit, avec lui, on l'aura, ça commence. Pouvoir d'achat, place de la France dans le monde, éducation. Il est très fort, sobre, parfaitement à jeun, il vous nomme son fils à l'EPAD et claironne sur la terre et l'identité nationale alors qu'il ne doit pas même donner dans le tokay de Hongrie! A moins qu'avec sa ministre de la santé, il ne se shoote au vaccin contre la grippe a? Encore qu'avec lui, ce a pourrait bien tourner à celui d'anarchie, mais pas celle qu'escomptent les libéraux, celle où ils plument sans entrave le coq gaulois, mais celle où le peuple a bout retrouvera le geste d'aller se servir et de redécorer les lanternes... Le ton des journaux change, la fermentation sociale continue. La soupape des grandes manifestations n'aura servi qu'à laisser le processus se poursuivre... Bientôt quelque vin nouveau viendra-t-il arroser le renouveau? November 05 Le débat sur l'identitéPuisqu'internet pourrit l'automne présidentiel, la nouvelle pomme de discorde a droit à un site internet qui semble très modéré: "si t'es pas joace,cass'toi!" Tentative de récupération du net pathétique qui oublie que ce n'est pas un journal qu'on censure, mais un réseau qui fonctionne par capillarité.Sur internet, la liberté est justement de ne pas avoir comme seul lieu de parole l'endroit désigné par le pouvoir en place.
A moins que le but soit simplement de pouvoir montrer le soutien des internautes ump à l'ump et de ravir le président, bref de faire ce que font les préfets: des villes bouclées pour afficher une contestation zéro. La France, ce n'est pas quelques libéraux, deux ou trois bobos, un facho et l'arabe de service. du mur qui n'est pas tombéObama ou un espoir qui se lève,
Le mur de l'argent et de la haine.
Mais la nation des géants a sa naine,
Esprit de pesanteur qui en suce la sève.
Couleur de peau pour raviver le drapeau,
Pour les nigauds l'efficace appeau,
La ritournelle et l'illusion
France de l'identité nationale, lève-toi, armée des ombres
Souviens-toi et refuse les chaînes dorées, tyrannie du nombre!
Grenade dégoupillée dans l'arsenal, la raison damne et condamne.
A ces élites, à ces experts qui savent et bavent le politique en panne,
Qui volent les urnes et écrasent les burnes, qui absolvent le crime,
Faut-il rappeler le rouge du sang qu'ils griment et arriment
A quelque peur pour dissuader, pour égarer, citoyens pieds et poings liés
Livrés au jamais il ne se pourra, jamais il ne sera de ces langues déliées.
De la paille sortez les fourches, jacquerie obsolète!
A la balle ou au couteau, violence désuète,
D'un désespoir sous le joug des régressions,
La terre et le travail vantés par ceux qui se prélassent,
Qui organisent le chômage et les pressions
Pour que ne change la face
De notre nation bafouée d'une défaite truquée,
Pour rejeter le front populaire et les éduqués
Aux culs de basse fosse des seigneurs sans honneur
Qui n'envisagent qu'oppression et possession pour tout bonheur. October 31 identité française Par mon père, je suis mosellan. Par ma mère réunionnais. Donc français. Vos racines de terroir, j'en ai le goût et elles me parlent, mais paspour m'enchaîner, pour me pousser vers le monde. Quelle fierté d'être Français en ce moment? Soumis à la colonisation économico-culturelle des fils d'émigrés génocidaires qui confondent dollar et Dieu?
Mais la France, c'est l'élan brisé de 1789. Et de ça on peut être fier! cours de misogynie aggravée.Prenons un homme inhumain, disent certains. Ou alors tristement, sinistrement humain. Adolph Hitler et observons ce jugement de Curzio Malaparte: Hitler est une femme.
Un tel pouvoir de la haine et de l'auto-destruction est féminin, hautement féminin comme l'aveuglement et l'hystérie lors de la chute. Un homme, il va aller affronter l'Armée Rouge qui arrive, façon charge de la Brigade Légère. Un truc qui a, utilisons le mot juste, des couilles. Mais se marier -comme c'est chou!- et se suicider à deux, bref se défiler dans l'illusion d'être Roméo et Juliette!
La jalousie contre Staline, le sacrifice des enfants du pays, l'exhaltation de ce qu'on est pas (le grand blond): traits féminins.
Et surtout cette manie d'aller expliquer aux généraux ce qu'il faut faire, de tout mieux savoir que tout le monde: tout bricoleur vivant en couple constatera que c'est flagrant!
La logique désirante qui, puisqu'il faut s'allier aux Japonais, n'hésite pas à faire d'eux les ariens jaunes. La croyance dans la théorie de la terre creuse tient de cette manie castratrice qui veut mettre des vagins partout.
Ne chargeons pas plus la barque, juste une dernière remarque, la plus imparable: le goût de l'uniforme!
linceulJe ne changerai pas le monde à moi tout seul,
Je ne suis qu'homme sur qui viendra le linceul.
Alors, en attendant, pourquoi pas grand crus et chair à nu?
Sagesse de l'instant, profitez du présent, las! pas de jouissance continue,
Alors se divertir, dans le travail ou dans l'hébétude
Télévisuelle, intellectuelle, sensorielle, du vide l'étude.
On peut jouer les jeux de l'amour, baiser ou s'enorgueillir d'abstinence,
Parcourir mille carte du tendre, chantonner la romance.
Mais qui aime voudra un monde meilleur, à moins de m'aimer qu'en suicide,
Pour croire fuir le monde, quand le monde l'encercle quelque peu acide.
Dansons cette farandole, congratulons-nous de notre identité...
Et gardons yeux baissés tête basse, consommons en toute servilité
Et osons prétendre que c'est là grande civilité.
Toujours viendront flotter trois mots: liberté-égalité-fraternité;
Cette devise de l'idéal trahi, main sur le coeur pour la nation ou l'économie,
Parce que trop auront eu peur de leur propre autonomie.
October 30 Chirac devant les jugesIl est sympa, ce Chirac. Maintenant, après l'immunité pendant le mandat, il est temps comme il était convenu, qu'il réponde. C'est la république et l'état de droit: pas plus de passe-droit pour Jean S que pour Jacques C. Sinon, pourquoi condamner Charles Pasqua, puisque son SAC a rendu bien des services à la France? L'image de la France pourrait en pâtir? Ah, certes, ça pourrait effrayer l'aigrefin et le margoulin! Un président se devrait d'être un exemple. Plus encore que tout autre citoyen. Il y a longtemps? De vieilles affaires? Rendues vieilles sans doute en pensant qu'elles s'effaceraient dans les méandres du temps. La classe politique est tiède? Sans doute réflexe de classe. Ah ce juge d'instruction qui ne suit pas les réquisitions du parquet! au paysage d'une femmeIl n'est de plus belle découverte que le paysage parfois si peu sage,
Qu'offre la belle qui délace son corsage,
Qui offre sa belle nudité qui enflamme
Les sens et le coeur, du scalpel de ses doigts à sa langue qui est lame,
Plaisir intense jusqu'à la souffrance
Pour de son amant tester l'endurance.
Le fruit du sein pose son érotique dessin
A l'horizon de tempête carnée, de chair le festin,
Avec en port fabuleux de somptueux destin
Le spasme et l'orgasme, soupir de saint,
A l'immense sagesse, renaissance
Par un rite d'abandon et d'indécence.
Alchimie des taoïstes, vieux secrets tantriques,
Monter désir et plaisir jusqu'à la masse critique.
Par romantisme, s'offre la rose et par frénésie elle s'effeuille
Dans la complicité sulfureuse qui arrache de la vigne la feuille
Pour caresser, embrasser, lécher et pas la moindre pause
Car il n'est d'audace dans l'amoureux conflit qui ne s'ose
Pour offrir un nouveau délice, quelque insoupçonné frisson
Que le regard éperdu place au-dessus de tout soupçon. crapaud ou citrouille? Misère, ô grands Dieux, pourquoi tant de haine et de rage? Je suis en passe de me faire censurer de façon radicale, passerai-je seulement le 31 octobre? Un dangereux colloque de sorcières, sans doute séides de l'UMP ou des économistes associés, veut me changer en citrouille ou en crapaud. J'ai saisi la cour européenne de justice, mais elle n'a pu que me conseiller le docteur Mamadou, lequel sitôt qu'il sut à qui il avait à faire, est allé tambouriner à la porte de monsieur Besson quémander une place de charter pour Bamako. Il n'y en avait plus, alors il a supplié pour un aller simple à Kaboul.
Dès lors, tant qu'à faire, émettons un souhait. Citrouille? Pour foutre la trouille le soir et finir en velouté le lendemain? BOf. Crapaud? C'est baveux, mais un baiser de princesse et je deviens prince charmant! Belle perspective... La perspective d'e*** des têtes couronnées et de diffuser les sex tapes sur internet me fait marrer. Mais soyons clair: pour la dynastie de la perfide Albion, la reine mère, c'est non! Pas de nécrophilie. Je suis bien trop délicat. Autre restriction, Carla Bruni n'est pas une tête couronnée. Et en matière de femmes adultères, j'appliquerais les leçons de Maître Brassens qui m'a ouvert au bon goût et à l'esthétique. Donc, pour elle, c'est non!
Résilience comme qui dirait, évoluer avec les aléas de la vie... mais qui eut cru que blogger pouvait s'avérer si dangereux! October 29 et tout continueFrères humains qui avec moi vivez,
N'ayez contre nous le coeur trop endurci!
Hélas, hélas derrière les on et les ils,
C'est nous, notre accord, nos soucis.
Frères humains qui avec moi vivez,
Est-ce lâcheté et patience? Quel est le péril?
Mais que peut de son pas solitaire l'exilé sur terre,
A part songer et renoncer à se taire,
Soliloque dans le désert, sermons aux pierres et pavés
Qui des siècles anciens se souviennent de ce que qu'ils savaient.
Cris et tumultes, l'émeute et l'exode, si souvent dos courbés, échines pliées.
Avoir voulu, avoir espéré et finir honnis pied et poing liés
Parce que le troupeau n'aime pas qu'on perturbe son pas
Et qu'à l'ombre de sa mauvaise conscience il préférera votre trépas.
Simulacre, simulacre que nous sacrons de nos compromissions,
Les yeux clos, pour ne pas avoir à prendre de décision.
Alors on élit l'histrion le plus démagogue, quitte à le haïr sans blêmir.
Bonne conscience à peu de frais, leçon de citoyenneté pour ne pas frémir,
Identité nationale à couleur de peau pour ne pas gémir
Des mots et des idéaux remisés, trahis, mais réfractaires à dépérir. remarque sémantique et un scoopJournalistes et gens de droite en cour parlent de la nouvelle polémique quant à la présidence française de l'UE et cette fameuse douche. Que pensez-vous de cette distinction:
- une polémique, c'est un débat vif, par exemple sur l'idée d'identité nationale.
- un scandale, c'est un fait: le népotisme aggravé.
Les scandales; se succèdent et cette droite UMP parle de "polémiques" montées par le grand complot anti-sarkoziste. Elle a raison, et savez-vous qui est aux manettes: Nicolas Sarkozy. Ou plutôt son double pervers, le justicier républicain, celui qui défend le mérite et le lycée comme fin des privilèges de la naissance tandis que l'autre souhaite introniser le prince Jean. N'est-ce pas celui dont certains ministres défendent un Roman Polanski pour des faits avérés parce qu'il risque deux ans de prison alors que d'autres louangent la castration physique? Le dernier à monter au créneau est d'ailleurs cette insulte vivante de Johnny.
Cette France-là, celle des exilés fiscaux qui viennent donner des leçons (peut-être bien parce que les agressionssexuelles, ça les connaît), des bouchères à foulard Hermès qui doivent mouiller à l'idée de mutiler le mâle, cette France qui crache sur le droit d'asile, elle ne doit pas digérer le toussotement du peuple qui a fait un nouveau Jean sans terre , alors haro sur internet qui a pulvérisé les digues de la servilité médiatique.
October 28 Le degré -1 de la politique Est-ce pour nous prouver les capacités de Jean Sarkozy? Me suis-je trompé de date, serions-nous le premier avril? Serais-je trop élitiste?
Ce n'est pas une candidate d'un parti exotique: secrétaire d'état. Quelle maturité! 12 balles dans la peau Pauvre Laval! Le documentaire passé sur France Trois, je veux le croire au second degré. Laval, ce brave déçu du socialisme qui n'a souhaité la victoire de l'Allemagne nazie que pour protéger l'Europe du Bolchevisme. Son procès inéquitable, le pauvre! Il n'a agi que pour le bien de la France, pragmatique croyant que l'Allemagne allait gagner la guerre. "Traître", dans la France de Sarkozy cela signifie-t-il encore quelque chose?
La défaite de 40, expédiée en quelques mots: l'armée s'est à peine battue.(Gongédiées, les images de la série Apocalypse.) Ou a-t-elle été abattue par ceux qui préfèraient Hitler au front populaire? Cette France des lâches qui non seulement n'a pas résisté,mais encore s'est abstenue d'entrer en guerre ouvertement au côté de l'Allemagne. Les extrémistes de la LVF? Eux peuvent dire qu'ils préfèraient la victoire nazie que le bolchevisme, ils ont gagné ce droit par le sang versé. Engagés du mauvais côté, mais en accord avec leurs convictions. Laval, c'est cette France qui a fait des affaires.
Et les images du maréchal Pétain, suintantes de complaisance. Derrière l'adage "personne n'est tout noir ni tout gris", il y a un révisionnisme rampant. Oui, il est fait mention des rafles et de la déportation,mais avec des images qui font penser "ce n'était pas si terrible." Objectivité évacuée à bon compte. La France dans la tourmente, tout juste s'il n'était pas fait grief à De Gaulle d'avoir abandonné le peuple à l'occupant pour aller résister. Pauvre Laval,que le général aurait voulu exécuter à tout prix, avant de mettre fin à l'épuration. Les excès de l'épuration ne doivent pas faire oublier les fortunes bâties par la collaboration. Là aussi le traitement de l'image est éloquent: peletons d'exécution et un long moment sur les femmes tondues, bien pire que ce que fait la milice. Usage de l'image pour dire ce que le commentaire ne peut pas dire.
Laval a le goût du pouvoir, il veut revenir aux affaires. Ce désir excuse-t-il quoi que ce soit? lever MatinFaîtes l'amour, d'autres se chargent de la guerre;
Au nom de votre identité, ne vous en souciez guère.
Mais n'oubliez pas votre préservatif,
Goût avec additif.
Une ombre passe sur le champ et le pré,
Il paraît que c'est la modernité, profitez du prêt
Et, surtout, votez et votez bien, continuons,
N'y pensons plus, non, mais continuons,
Acharnés sur la voix de garage,
A laisser monter la rage et l'outrage.
L'ordre des banquiers règne, qu'importe si les coeurs saignent,
En euros ou en dollars, vous paierez tôt ou tard et les pleureuses se plaignent;
Prenons garde qu'elles ne soient les Cassandre
Qui savent notre triste goût des cendres.
Concentrons le peu de vie qui nous reste,
Positive attitude et d'un peu de cul le zeste
-C'est divinement décadent de baiser dans les ruines,
Pour un instant se croire Vandale ou Hun dans la bruine-
October 27 Chantons La Marseillaise!Chantons, cher monsieur le ministre, chantons!
Marchons, marchons, oui marchons!
Espère quintessence de la France des indécences
Qu'alors un bras magnanime retienne
Les fureurs pleines d'un sain courroux et de sens
Qui condamnent le traître et la chienne,
Prête à sacrifier ses enfants à l'ordre moisi
Que des aveuglés auront choisi.
L'identité nationale n'est pas la France UMP,
Elle se souvient de Thiers et de sa paix.
Creusons, creusons le sillon; il serait abreuvé
Jusqu'à plus soif, encore faudra-t-il sevré
Le goût du sang des condamnés à la mort lente
Bulletin en main, urne nonchalante.
Chantons La Marseillaise, ils confondent avec Maréchal, nous voilà!
Pointons un doigt accusateur, et donnons le là!
Dans l'OTAN, chantons La Marseillaise
Pour dire que nous emmerdons Le Pentagone et Wall Street.
Que Monsieur, le cou à l'échafaud, fume son havane à l'aise,
Laissons-le, laissez les à Elm Street. alerteL'insatisfaction motrice, elle nous a permis d'évoluer, de quitter les grottes et même de renverser rois et privilèges de la noblesse, aiguillon sans cesse à l'oeuvre. Mais quelque chose a radicalement changé avec la société actuelle: l'insatisfaction a été reconvertie en énergie réactive. Plutôt qu'une vie meilleure, nous sommes dressés à désirer le dernier écran plat, de la nouvelle génération, celui qui ringardise le précédent. Le but n'en est plus de changer le monde, mais plus de pouvoir d'achat. Dans le même temps, le modèle de la surconsommation nous culpabilise par la menace écologique. Alors on nous prescrit des efforts, on en convainc même les pays en voie de développement ou en cours. Mais pas la nation dominante, qui nous impose, de fait, son privilège à polluer.L'insatisfaction passe de volonté d'avoir à espoir de conserver ce mode de vie; la croissance: présentée comme la solution à tous les maux économiques, elle l'est comme l'estocade finale à la planète.L'insécurité fondamentale n'est pas dans les rues, les criminels n'en sont que de commodes boucs émissaires. Elle est dans l'incroyable culpabilisation au quotidien: vive le plaisir, mais privez-vous.Manger: l'obésité, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les canons de la beauté... Quant au travail, là le modèle du stress devient manifeste, puis que méthode managériale. S'épanouir au travail... modèle de réussite qui donne la voiture dont BMW nous a appris que l'avoir présage que nous aurons la femme. Promesse de carrière, d'une vie digne d'un spot de publicité mais avec la concurrence des collègues, la menace de la crise, le chômage qui rôde et l'ombre du déclassement."L'ascenseur social", en complète contradiction avec le rêve d'une droite que les inégalités soient génétiques, mais nécessaire à l'idée de récompense du mérite et à la paix sociale par corruption systématique de celui qui pourrait remettre en cause l'ordre établi, implique que le prendre, c'est laisser les autres sur place, qu'il n'a même d'attrait que si les autres restent sur place.L'objet de l'insatisfaction a donc subi un transfert, passant de l'amélioration de la vie humaine à la consommation. L'économie dit croissance, donc un toujours plus qui implique une modification radicale, à terme, de la société. Pourtant, à la chute du bloc de l'est, le capitalisme a prétendu être le modèle de la fin de l'histoire: cette contradiction montre bien qu'il est condamné. Il ne peut impliquer le mouvement et vouloir l'immobilité. Ce qui est, en fait, condamné, c'est l'économisme qui substitue l'économie à la vie. Alors, pourquoi ne pas ouvrir une bonne bouteille de champagne et attendre que ça passe? Et laisser-faire ce qu'engendre l'insatisfaction chronique? La frustration généralisée, intégrée condense une formidable pulsion de mort. Suicides au travail, le motif à la mode. Discours des écologistes radicaux, des islamistes et d'un peu tout les extrêmes. Le néo-libéral vous dira que la technologie solutionnera tout, que la menace climatique est une invention gauchiste, qu'il y a le développement durable et se refermera comme une huître: il sera mort avant, alors le sort de la planète, il s'en fout. Plus inquiétant est l'irruption de ce débat sur le castration: la ménagère la préfèrerait physique. N'est-ce pas symboliquement éloquent? Mais avant de faire de la mauvaise psychanalyse, il y a manifestement une incroyable violence larvée qui s'exprime là. D'autant plus dangereuse qu'elle se drape de justice et d'indignation contre l'inhumanité du pédophile. Mais cette violence, à un moindre degré, est là dans les propos des auditeurs sur les sans-papiers, les policiers, les fonctionnaires, les patrons... Ils veulent du sang! Tout est encore sous contrôle. Pour l'instant. C'est un phénomène de fission lente dont la dernière présidentielle a révélé qu'il est à l'oeuvre: face à une droite alliant les in humanismes divergeant entre mondialisation et bloc identitaire, la gauche proposait une femme, rigide, peu ou prou illuminée, voulant se draper dans le drapeau tricolore, rangers au pied.Le résultat en fut donc cette radicale nouveauté: un président prêt à insulter, toujours prêt à faire un stand up, qui veut plus de pouvoir, rêve d'introniser son fils. Quelle énergie? Et pourtant le lassitude du dernier des hommes. Il veut se déplacer, rencontrer son peuple, mais dans des villes quadrillées, pour ainsi dire mortes. Pour ne pas voir, pouvoir croire ne pas savoir. Comment expliquer cette attitude? J'espère que c'est celle d'un régime condamné, qui sait que son heure passe, qu'il ne se maintiendra plus très longtemps et qui hait les gueux qui vont le mettre à bas.Le changement possible, incarné par Obama, s'enlise face aux néo-con pour devenir le leurre ultime: un président noir pour chanter la merveilleuse démocratie américaine. Mais sur quoi trébuche-t-il? Une sécurité sociale que nous avons en France, que veut démanteler au non de la modernité une droite qui en en organise l'insolvabilité sciemment. N'est-ce pas un bel exemple de pulsion de mort que de vouloir soi-disant la prospérité mais sur la maladie et la souffrance? De justifier par un accroissement du PIB théorique une non-assistance à personne en détresse, voire en danger?Je divague? Que dire de l'acharnement vaccinateur d'une ministre qui a commandé du vaccin à profusion, sans même pouvoir en garantir l'innocuité? Qui est même allé jusqu'à en commander un autre pour les "personnes sensibles"? Bien entendu, son sens de la responsabilité n'ira pas jusqu'à démissionner ou admettre son erreur. Objet de raillerie à la réputation d'incompétence notoire, elle symbolise bien la dérive de la démocratie: sans doute quelque calcul politicien justifie-t-il son portefeuille. Autrement dit être au pouvoir importe plus que bien gouverner. La crise a eu le mérite de nous montrer clairement où est le vrai pouvoir: dans la finance et les présidents aboient tandis que la caravane des banques passe. October 26 amiA quoi servent les larmes si elles ne tombent sur des armes Quand enfin, chaînes rompues, sonne l'alarme?
Emasculés, souvenez-vous des charmes de Marianne,
Ce grand rêve jeté à la face des rois, retrouvez-vos mânes. On peut baiser sur la paillasse, le grabat;
Pour aimer, il faut un peu plus que le trivial
D'un monde qui a mis ses hauts dans ses bas
Et qui croit l'avidité, la cupidité, conviviales. Délaissez les violons du bal,
Que sifflent les balles!
Même la mitraille, avancez
Et laissez aux esclaves le pas cadencé! ça va plaire à Rosine. C'est amusant,non? A ceux qui ont voté pour lui, haussant les épaules devant les "antisarkozystes primaires", ceux-là même qui écoutaient les économistes leur expliquer que critiquer la sagesse des marchés, ce serait céder aux gauchistes et connaître les pénuries. Pauvres électeurs dos courbés,esclave dans le sang, tout juste bons à annoner "oui monsieur,oui notre bon maître".
Souffrance au travail Entre chômage et souffrance au travail, combien de lâcheté, de compromissions, de honte larvée ne faut-il pas pour ne pas dire que c'est un projet de société qui est dans le mur. Quelles sont les valeurs de notre occident? L'hypocrisie totale entre politiquement correct et avidité débridée. Nous parlons de démocratie alors que nous ne savons plus l'essentiel, àsavoir la fraternité des armes des hoplitesou des résistants. Pour rendre nos vies moins insipides, nous jouons du stress et la télé-réalité est là pour masquer à notre moi la vacuité de nos vies.
La vie politique est devenue un spectacle comme un autre, les articles sur les stratégies électoralistes l'ont emporté sur les idées, les buts que noie l'omniprésent débat, sur tout, sur rien, simulacre absolu de démocratie alors que des"élites" décident. Internet vient quelque peu bousculer le bouclage médiatique, alors le voilà en ligne de mire.
L'économie a montré qu'elle divorce du travail, celui-ci n'est qu'une nécessité annexe quand le capitalisme financier joue sur l'irrationnel et les flux financiers. Une scorie sur la machine bien rodeé des banques; les entreprises sont délocalisées, symbole que la production n'est qu'un archaïsme bien moins performant qui nécessite un capital trop encombrant (usine, stocks, ressource humaine) alors que spéculer, c'est l'immatériel, l'exclusion du contrôle, aucun bâtiment à occuper. Avec cette double ligne de défense: a) vous ne pouvez pas comprendre, b) on ne peut rien y faire. Et la conviction que de toute façon, tout homme est à acheter.
A une culture qui s'inspirait, bien ou mal d'un humanisme, la seconde guerre a substitué l'inculture de masse où l'éducation veut moins produire des citoyens que de cette fameuse ressource humaine. Consommateur, électeur, boursicoteur repu et stressé, pris dans la spirale du toujours plus, si loin de l'idéal d'équilibre, de cette juste mesure selon Aristote qu'elle grime en médiocrité généralisée,en goût du tiède. droit dans ses bottes. Monsieur Besson, vous êtes un traître, un beau, un qui passe à l'ennemi en pleine campagne. Actuellement, vous nous dîtes être satisfait de "récupérer" l'électorat du FN: vous pensez donc que le FN, donc à priori ses idées, sont déplorables. Mais comment, sinon en appliquant les idées de cette mouvance, parvenez-vous à les récupérer?
Vous voulez des électeurs, des titres, du pouvoir et vous salissez la France toute entière avec ces Afghans qui sont expédiés dans un pays en guerre pour assoir votre marocain. Vous n'êtes, hélas, qu'un politicien parmi d'autres, peut-être pas pire que beaucoup d'autres, juste avec le courage de ses ambitions. Là où il serait à espérer des convictions. Après tout, vous n'êtes que dans l'air du temps!
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