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30 september Et après?Jeu de dupes, les marchés se rassurrent de leur propre peur,
Nulle raison, mais la cupidité.
Sauvetage en dérapage, de l'erreur au parfum de terreur
Pour un gage à la vanité.
Et le cliquetis du bling bling pourrait bien finir en fracas,
Ordre mondial en fatras et tracas.
Période où on compte beaucoup, mais pas fleurette;
L'homme est là, une homélie
Vibrante, émouvante et tout en sornettes. 27 september "soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien"j'ai cru courir vite, l'échappée belle
Mais la vie m'a rattrapé, même dépassé.
Et je ne suis pas trépassé
Alors comme remis en selle.
Valse hésitation des séquelles,
Mais la racine reste, avec ses radicelles.
Le monde vacille, va-t-il s'écrouler?
Libérer la lave, observer sa coulée.
Oublier un geste, un mot et se souvenir de cent
Qui n'ont ni âme,ni sang.
Roi, mendiant ou simple absent
Mille mots et l'art indécent. La criseLa crise: toutes les photo de mon blog ont-elles été revendues pour renflouer quelque banque. C'est un peu triste, sans image! enfin, j'espère que ça ne durera plus! ChômeurChantez, chantons et par nos yeux pleuvons,
Maître auxilliaire ou chômeur en rémission.
Un père avec son fils, les décombres d'une banque
Qu'encombrent encore les arabesques de la réussite branque.
Comme le souvenir en cauchemard d'une destinée
Qui plonge dans un regard en acier trempé, malheur aux puis nés.
Condamnez, vous êtes damnés, défaite d'une patrie mal refaite,
En trahison d'un vieux rêve aux ailes imparfaites.
Et le champ de bataille trop longtemps déserté
Comme un lit qu'on a pas refait, un sujet mal disserté. certes et desserteInutile de passer par pertes et profits, sur un air de défi.
Juste une fragance, en danse et somnolence, la volte d'un soufi.
Un an ou mille, d'une bougie à l'incendie et le sage se méfie
Des immanences creuses et des transcendances malheureuses;
J'attends son geste, j'attends son signe tandis que le vicaire se signe,
Il n'est jusqu'au sicaire qui ne s'indigne!
Alors une jonque, ou quelque pirogue, quelque nerveuse frégate
Chargée d'ébène, de drogues ou d'un rêve que la nuit frelate.
Alors il reste une pierre, calcédoine ou agate.
Un jour dur et froid granit, illusion du choix dans la date.
Un verre de pinot noir pâle comme le fantôme et la mariée,
Venu des terres mosellanes et vendu à la criée.
Etrange breuvage comme vinifié pour accompagner les effluves des gloires avariées,
Et si je ne sais si je sais, du moins la main est sombre et variée,
L'as de pique coupe le coeur et surprend le bateleur, soudain moins charmeur,
Alors et c'est bonne guerre, il fronce le sourcil l'empereur.
Pour une trêve, même brève, lever le pouce,
Tenter le coup en douce.
Et la lune rousse
Mendiante voluptueuse que l'étoile à tout hasard trousse. 24 september bleu acierUn soir, comme un doute, voyage à fond de cale.
Il fait froid, un peu, et l'horizon se fait scandale,
Finance devenue folle, culte du veau d'or et sourire de squale
Pour un monde aux mains des incultes et des vandales.
23 september grenade dégoupilléeEst-ce par haine ou par idéalisme ou...
Tout au fond juste le courroux.
Pour un silence, pour une absence
Juste le sel qui brûle la plaie en conscience.
Des millénaires et des rêves, au passé et au futur, Comme un fil rouge en points de suture. Et des questions en floraison, comme une scarification, Au rouge de la chair, à vif, mémoire en stratification.
Les rêves fânés ou ceux qui vont éclore Aux abords de la porte étroite, de la orte d'or. Et de chacune de mes larmes un fleuve de sang, L'ange aux ailes arrachés, vienne le chant, puissant Chorale des égorgés Ballet des écorchés.
22 september c'est faitRetour à l'automne, comme un sourire qui s'étonne,
Il se fige un peu, un rien contracté, un brin atone.
Et dans le froid de l'air, l'écho d'un ragot;
Alors pourquoi pas un feu et quelques fagots.
Et du sang de la terre, sang de l'automne, Par trop d'eau détrempé, sans soleil maturé, Et il fait froid, il pèse un poids comme saturé, Alors juste un visage qui s'étonne.
18 september Clin d'oeilC'est un clin d'oeil,simple connivence ou signe du destin,
Geste de couloir gratuit ou annonce du festin?
Faudra-t-il le vin des noces, le nectar béni, divin;
Pour effacer les souvenirs et les grimaces, l'ombre du venin?
Souper solitaire de pauvre soupe qui fume, Toute sa richesse n'est que ce peu de chaleur. Seul avec soi, long monologue, rendez-vous et qu'importe l'heure. Sans trop de saveur, juste là avec ce peu d'odeur qu'on hume. Et l'attente qui congédie les noms, répudie les sentences Pour ne laisser que l'humble, calice d'argile et quelques mots malhabiles. Et la ritournelle, le détour d'un rêve, espoir et crainte, ces expériences qu'on tance Pour ne pas leur accorder le mot de la fin, volubile. >
Porte close ou âme forclose, vient le grand vent, indompté et sain, Emporter la poussière, chasser l'air confiné pour le risque et la grande santé, Comme l'étrange perfection d'un corps dans des draps de satin, Comme le jour qui se lève sur la masure hantée. 17 september citoyenLoin des fantasmes d'un Brice, en doigt d'honneur aux ministères,
Fût un temps où ce mot faisait trembler, un rêve qu'on a fait taire.
Le temps des cerises se paie comptant, pas en reptations.
Nouvelles élites toutes en médiocités et cooptation
Riez tant que pouvez.
Savourez.
Il ne reste que le flambeau, pyromane sans illusion,
Mettre le feu et le sang pour purifier une confusion.
Nonchalence, indolence, suffisance;
Juste une lame pour éviter la repentance.
Tenir une barricade le temps d'aimer,
Et aux épines des roses les voltes des balles.
Tonne le canon, sonne le glas;
Simplement éviter d'être las.
Et qu'importe le marbre des dalles,
Il n'est de temple sans échiquier à manier.
16 september zone d'autonomie temporaire Un ami m'a fait découvrir la théorie d'Hakim Bey et les Taz:agapes estivales où je lui parlais de Libertalia. La révolution comme un faux idéal, l'insurrection comme fête. Fiume, le soviet de Munich, Croatan: toute la poésie d'une illusion lyrique, d'un printemps à aider à renaître. Impossible de le retenir, il passe et sème les ferments de sa prochaine venue.
Mais la question qui ne peut que se poser:comment en faire un mode de vie et pas simplement un moment transitoire, en marge du "cours normal." Comment dépasser le pillage? Pourtant comment nier l'envie de rupture, l'aspiration à une vie plus naturelle, plus simple, sans le poids de la civilisation qui souvent n'est plus qu'une traîne de conformismes. Mais quoi d'étonnant: notre occident fonctionne sur la frustration continue, moteur de la consommation. le "système" a mettre en échec. Satisfaire le désir, non au terme d'un achat, d'un investissement, mais la dynamique de sa génèse, naturellement: la clef.
14 september après la méditation.Calme et paix, j'enroule les volets.
Dehors, la rue est belle; je suis apaisé.
Assis, sans mouvement, enfin disponible
Les pensées délaissées,
Pour ne rien trouver,
Simplement être là et se suffire
Pour retrouver de quoi offrir le sourire.
J'ai quitté la pénombre et c'est le crépuscule.
J'ai déplié les jambes, instant pénible.
Pourtant, c'est bien ainsi. Feuilleter l'opuscule.
On y parle d'une vie, de ma vie
Notes éparses de ma main, l'ombre d'une envie.
Je pose mon regard vers le ciel qui s'enténèbre, Aspiration à la paix de la nuit dont les rêves sont les vertèbres. Quelques appartements éclairés, la vie des autres en énigme, Dans l'étrange familiarité de leurs paradigmes. Frères humains qui après nous Ou qui avant nous, en même temps que nous Vivez, n'ayons le coeur trop endurci De nos erreurs et de nos raccourcis.
Vienne la lune, ronde comme une thune, Pur don de lumière, de la lumière d'un autre, Qu'elle médite patiemment d'un quartier à l'autre, Tandis que les nuages font comme des dunes. Sait-elle, a-t-elle su? A-t-elle entendu? Juste une prière, fervente et distendue.
13 september a quel rebelle se vouer? Qu'il se fusse agi de se demander à quel saint se vouer, j'eusse opté, certes sans grande finesse, pour une jolie, ce qui va de soi, paire de sein. Mais voilà, pendant que l'anti-capitaliste de Neuilly joue son médiatique rôle d'exclu de la fête de l'Huma pour nous rappeler qu'avant de pendre le dernier capitaliste avec ses tripes ou juste après, y'aura lavage de linge sale en famille. Non, pas de blanc, que de la couleur, rouge essentiellement avec une touche de noire. Prière d'apporter son AK 47 ou son marteau.
Mais voilà, je vais faire l'éloge du pape. Parce qu'il dénonce la culture du pouvoir et de l'argent. Parce qu'il est accusé d'être un intellectuel incapable de rassembler autour de son charisme les fidèles. Il est vrai qu'on fanatise difficilement avec des distupatio érudites, ça doit créer des manques chez certains. Sans doute ceux-là qui jalousent son enfance au sein des Jeunesses Hitlériennes. Il va de soi que toute comparaison avec les jeunes UMP ou les jeunes socialistes serait déplacée puisque ces jeunes embrigadés ou arrivistes, eux, ont le choix.
Je crois que Benoît XVI vient de nous démontrer que l'ennemi pour nos sociétés est bien la Raison, pas la petite logique technicienne mais la belle réflexion, celle qui sabote les fausses évidences et dynamite les conformismes.
La couverture médiatique de la venue du pape m'a paru sans commune mesure. Maintenant qu'on nous explique l'accord du président et du pape sur la laïcité positive: la culture du pouvoir et de l'argent les séparera! A la place du démagogue anti-communiste polonais, le Panzer cardinal annoncé s'affirme comme un érudit, une insulte aux médias, à la médiocrité de l'oligo-ploutocratie. Aura-t-il réussi à lâcher un grain de sable pour enrayer le système? C'est donc l'automne.Ciel gris, matin de pluie,
C'était hier, ce sera demain
Comme les arbres qui bordent le chemin.
Café noir de suie,
Célébration en solitude,
Vers ce reflet dont j'ai tant l'habitude.
Mais les miroirs aux moulures d'or sont vides Alors peut-être une goutte de rosée, limpide? Ni le rêve, ni le songe, et attendre un sourire, S'en souvenir comme une trêve, écho d'un rire.
Mais qu'accorder à hier si ce n'est que poussière? Une leçon, au coeur des ténèbres la lumière. Et l'étrange parfum que fuit l'oubli, douceur parfois seaumâtre, La destinée, parfois fraîche promise, parfois sénile marâtre Ecrit nos histoires, joue de nos coeurs et continue Alors nos mensonges, nos illusions se mettent à nu. 04 september E 1987Etait-ce la fenêtre d'orient, était-ce celle d'occident?
Pourtant juste l'horizon, immense, aucun buisson ardent.
C'était peut-être, c'est peut-être un mal ancien qui, en silence, se souvient.
Ca demeure, il se peut, juste une illusion; le rêve éveillé et il tient.
Passent les décades, elles s'effacent et l'oubli ne vient pas
Il y a vingt ans pour si peu de temps tes lèvres furent les pas
Vers les étoiles, la lune et le soleil, et encore dans mes rêves
Tu avances, cette chaîne à ta cheville, grâce, de vie l'orfèvre.
Et le temps s'est écoulé, comme d'un cadavre un jus. Mais ni d'orient ni d'occident tu n'es revenue. Et tes lèvres absentes m'ont sevré, souffle retenu. Que suis-je devenu, errance longtemps tenue comme verjus.
Et je lis en moi tant de révolte, colère invaincue Violence contenue. Et je sais qu'elle est juste, brasier des vertus bafouées Mais la lame est nue, Je sais la rage, la force et la nuit du geste convaincu Quand du trivial le fouet Lacère l'idéal, Fait de soi de son abandon le féal. Je sais aussi le brasier incontrôlé Et la grande férocité des innocents enrôlés. Comment longer cette longue nuit de la civilisation sans y céder? Quand de ton regard, de ton sourire l'éclat persiste, éthéré, Plus aspiration que souvenir, printemps de la vie célébré Dans la trop grande folie stupéfaite d'avoir à concéder. 03 september a propos de la grêve du 11 septembre Les profs, c'est une espèce bien policée, profondément hiérarchisée. Ils ont respecté le bac 2008, renvoyant leur contestation pour après les vacances. Ce n'est pas très bien joué: "à peine rentrés, déjà en grève!Ces nantis, ces privilégiés!" Voilà ce qu'ils auront gagné à être raisonnables. C'est si facile de vouloir du retour sur investissement: l'éducation doit servir à préparer une ressource humaine efficace et à forte valeur ajoutée. C'est l'humain qu'on assassine, abaissé au rang de moyen, la "guerre économique" rendant la chair à canon trop chère, il s'agira juste de nous faire croire que rien n'est plus désirable que la contnuation de notre mode de vie. Le libéralisme va devenir purement conservateur: arrêter l'histoire pour maintenir les marges. Mais la fin du pétrole, la pollution, les tensions géo-stratégiques condamment cette tentative. Que préparons-nous pour demain?
La volonté guidée par la Raison (englobant raison, intuition, inspiration, méditation) seule peut nous préparer à demain qui opposera volonté d'évolution et stagnation dans le bien-être grégaire. non solum sed etiamSi hier mon coeur saignait, aujourd'hui il est en flammes.
Feu dont la morsure est celle de la glace,
Comme une étrange tonsure sur la tête de Méduse,
Le dernier coup d'un gang qui abuse.
Partout, d'un pas discipliné lourd de blâmes
Ce n'est pas un monde dans une mauvaise passe,
C'est juste le pyromane qui trame le drame,
Tenaillé du désir, sans savoir, jusre pour que ça crame.
Notre prospérité faite des misères prône la paix Et s'en va semant les guerres; le chéquier et l'épée Sans doute quelque trait de la nature humaine Quand l'avidité et la conformité la mènent.
Alors nous espérons le pouvoir d'achat et rêvons de sexe ou d'amour, Pour soutenir la basilique de nos vie en ruines et parfois l'extase du carnage Dans le grand suicide collectif aux idéaux frelatés, blanc-seing à la rage Pour la liberté ou la race, la patrie, le peuple, Dieu et les tours.
02 september Chute? Les tensions s'accroissent, le patron de la police corse vient d'apprendre qu'il faut être plus zélé avec les amis de son propre patron. Après avoir taxé les revenus du capital sauf pour les bénéficiaires du bouclier fiscal, mesure présentée comme veillant à la justice sociale et à la solidarité, l'annonce d'une révision à la baisse de l'ISF aura fait long feu. Pour un temps. Pendant ce temps, la principale force d'opposition n'en finit plus de montrer sa propre conception de la solidarité: tous pour un. Et, en l'absence d'un charismatique leader, ça donne chacun pour soi et unissons-nous contre. Bref, c'est le même maladie, celle des petites ambitions, du mépris et, ce qui est plus gênant, la démonstration qu'ils préfèrent aller dans le mur plutôt que d'agir intelligemment. Il est vrai qu'en ces temps d'émotivité et de cancer de l'égotisme, il reste peu de place pour la Raison.
Non pas celle, toute étriquée, technicienne et maquillée de logique que mettent en oeuvre ces experts qui prostituent la réflexion à ce qui leur est commandé ou à leur idéologie. La semaine de quatre jours me permet d'avoir mon fils systématiquement le vendredi soir: j'apprécie ce confort. Mais je reste dubitatif quant au prix que paiera Evan, sans doute pas encore à la maternelle, mais une fois au primaire.
Il serait temps de retoucher notre démocratie qui n'est plus que ploutocratie sous haute manipulation, ce qui revient à en faire une oligarchie. Et sûrement pas une aristocratie: la nuance est qualitative. Platon déjà clamait que celui qui a raison peu importe qu'il soit seul, il a raison. La légitimité de la prise de décision commune a bien vu la difficulté de définir qui avait raison et qu'il était sans doute légitime, au vu du contrat social, cette force qui cimente la société, que la majorité soit écoutée. Or le système est corrompu: l'art du politique est bel et bien devenu celui de créer les opinions et de manipuler les discours théoriques. Que savons-nous sinon ce qu'on nous dit? Et pour la majorité, la fascination du label "scientifique" fait office de foi censée apporter des certitudes aussi les économistes peuvent régulièrement se tromper, ne rien pouvoir anticiper, peu importe tant que leur discours soutient les possédants. Suite au communisme et au nazisme, le libéralisme pouvait sembler la seule voix: il aura surtout permis la constitution d'une nouvelle forme d'asservissement, bien plus complexe, alliant l'université au médias, apte à transformé tout argument en poncif, cliché dont la force est neutralisée. La majorité ne croit pas à des raisonnements, à des déductions, à des investigations mais à des avis autorisés.
Le goût de la consommation parvient à endormir l'esprit; plutôt que d'affronter les faits, il permet d'aménager les frustrations. L'addiction est la nouvelle forme du ressentiment, de la force tournée contre soi-même: je vais mal, le système est pourri alors je mange trop. Puisque je risque l'obésité, le cholestérol et autres châtiments, je devrais arrêter. Or je ne peux pas. C'est donc de ma faute, je n'y peux rien, je souhaite juste pouvoir continuer et seul le système peut m'y aider. De toute façon, je n'y peux rien. 01 september septembreEntraînement cardio, retrouver la forme
Perdre du poids, concession aux normes?
Ou juste l'ivresse de l'effort?
Euphorisant pour tenir les coups du sort.
<P
Sur les ondes sombres de la nuit, je traque un reflet, une réponse Quelque signe dans le silence où je m'enfonce. Mais tout est en place, calme,quiet; alors à la fenêtre, Quelque part quelqu'un fume. C'est si calme, presque champêtre. |
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