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    27 september

    constat

    Donc c'est ça ma vie...
    Des doutes et des envies.
    Interrogation en affirmation,
    Frisson en pleine méditation.
    Des envies et quelle importance,
    Sans même parler de pertinence.
    Il y a tous ces éblouïssements
    C'est ma vie et j'y tiens.
    Ou, peut-être, je lui appartiens.

    24 september

    la honte

    oui, certes.
    Mais ,au fond, en pure perte.
    Comment vouloir la démocratie
    Et voter pour l'égocratie?
    Celle d'un mal dans sa peau?
    Je vois, je réalise
    Economisons une analyse!
    Pour tout prédateur, un adaptateur
    Tout juste branché sur le secteur.

    Et, à l'arrivée, déchirer les oripeaux.

    La vérité, comme une accusation,

    Simple, claquante comme une condamnation.

    Droit du sang, celui sur vos mains.

    Droit au sens, sans cesse remis à demain.

    22 september

    2007

    L'appartement lumineux, bel automne qui s'étonne
    D'être encore là, survivant entre l'atome et l'atone.
    Ma vie, comme une respiration retenue, les effluves
    Des heures sombres du passé, des heures d'étuves;
    Au bruit des bottes s'est sustitué le bruit des votes,
    Le bon peuple creuse sa tombe et danse une gavotte. 

    Et l'asphalte indifférent pour me conduire à moi-même,

    L'étranger intime qui me regarde à la surface blême

    Du mirroir, énigme de moi-même lancé dans le rêve

    Eveillé de ce monde, oscillant, branlant, concret,

    Où parfois s'offre le chatoiement d'une trêve,

    Sans pouvoir faire fi des rubans de l'abstrait

    Et de l'ésotérie qui suggère les sentes en échappée.

    Poser son corps un instant, laisser son âme se draper

    De pureté, de légèreté, loin de vos marées basses

    Quand ne restent sur la plages que vos idées fadasses

    Quand la page est creuse comme une calebasse,

    Et que d'ahan le nageur perd sa brasse.

     

    20 september

    équité

    Il est des mots à ne pas mettre dans toutes les bouches,
    La pureté se souille, et même l'ange en devient louche.
    Il est des maux qui savent faire souche;
    Quand un pays a peur, le pire a sa couche.
    Haine, exclusion, la main sur le coeur, le doigt sur la bouche;
    A quoi bon rester peu farouche?
    Au firmament The guns of Brixton accouchent
    D'un refus, d'une insoumission, et me touchent.
     
    18 september

    courage

    Le verbe haut, le front buté et l'air avantageux,
    Cheveux au vent, le french doctor incompris des gueux.
    Sus à l'Iran, maintenant qu'il est au gouvernement!
    Pauvre peuple de gauche, même plus besoin de Staline,
    Juste un docile agité qui va offrir en guise de praline,
    La collaboration pour servir à son rêve américain de paravant.
     
     

    Et ce parti sans idéal, qui y réfère quelque féal,

    Tous veulent être chef, qu'importe la conclusion fatale.

    Ces prudes moralistes lorgent les maroquins,

    Leur conscience admet donc de n'être qu'un faquin?

    Ils confondent la femme et la gourde,

    Bien en rang pour la défaite,

    Prenant l'humiliation pour une fête.

      

    15 september

    au café

    De me pose un temps, café dans un troquet;
    Lire ou rêvasser, attente du lycée.
    Pointe du souvenir, images remisées
    Et leur parfum est à mon coeur un doux stylet.
    Plus de baby, toujours des couples attisés
    Par leur jeunesse, fraîchement initiés.
    Baisers innocents prodigués à bouche déliée
    Avides de mordre la pomme, savourer.
    Dans les tasses fume, noir et chaud, le café.
    Les rythmes, les voix changent et la rengaine
    Au fond est plus ou moins la même, pérenne.

    Des cavernes aux écrans plasma, illusion
    Comme les regards et les promesses des filles;
    Ordre fragile, bonheur agile, stase élégante:
    Juste l'éphémère du bonheur qui scintille,
    Contrefaçon ou malfaçon, fi des galantes,
    Bientôt de la vie la froide intrusion. 

    13 september

    regard

    Regard sur les lointains, le coeur et l'esprit hautains;
    L'âme humble, disponible, ode ou quatrain;
    Iris et pupilles à l'azur confondus,
    Eau vive du destin, promesse du festin.
    Pour balayer la poussière des jours morfondus,
    La cloche sonne; ris et jaillis, de bon matin!  

    11 september

    11 septembe

    Dieu que le temps passe et même Satan se prélasse,
    Sourire complice à Lucifer qui se délasse.
    Bonnes ou mauvaises, paix aux victimes piégées des tours,
    Horreur fugace, nue sous sa mantille, sans dame d'atour
    Viendra l'épée de lumière
    Apaiser les ombres du cimetière.
    Paix aux victimes des ricochets, sous le soleil et dans le sable,
    Loin de l'opulence les ombres maudites
    Pour une hécatombe à la date susdite
    Comme tendue, écartelée, aliénée à un cable.

     

    désuet

    Je suis un vagabond, qui passe entre deux soupirs,
    A moins qu'il n'ose un quelconque sourire.
    J'écoute Manset chanter la mer rouge et j'embarque,
    Chambres d'Asie ou d'ailleurs, même le territoire de l'Inini,
    Comme une ouverture sur ailleurs, un goût d'infini.
    Prendre un fusil ou même à défaut un simple arc,
    Et partir conquérir son propre nom, le droit à un reflet
    Une fois les cendres glacées l'os rongé le lit défait.  

    Et même si c'est pour s'épuiser dans un haussement d'épaules

    Et même si c'est pour laisser s'effondrer l'Acropole

    Ou juste s'endormir avant même la nuit advenue.

    Juste l'ombre d'un vieillard noble, digne et chenu

    Pour une deux paroles de sagesse et d'ivresse

    De quoi initier quelque liesse

    10 september

    etoiles

    Scrute le ciel, écoute la langue froide des étoiles.
    Laisse le silence en toi éclore puis grandir;
    Laisse ton âme se lisser, les pensées frémir
    Et faire de ton esprit leur toile.
     

    Et peu à peu laisser l'agitation s'effondrer,

    Et le grand, profond calme émonder

    Les inutiles aspérités qu'en soi il faut sonder,

    Et qui  s'effaceront comme l'ondée.

    Et de nos vies le souvenir palpite déjà,

    Comme glisse sur ses anneaux le fascinant naja.

    Demain qui serons-nous? Hier, étions-nous?

    Inquiétante étrangeté, irrémédiable familiarité

    Comme un instant figé d'hilarité. 

     

     

    09 september

    Septembre

     
    C'est un pas de deux, la rentrée et son cortège,
    Tout un solfège riche d'arpèges.
    Plaisir d'enseigner, loin des polémiques;
    Sans doute est-ce parfois ingrat, mais pas inique
    Comme les jeux des bien-disant,
    Pantins qui vont guider le troupeau,
    Lui trouver quelques oripeaux
    Pour continuer avec pour tout horizon
    Une triste mélasse entre illusion et déraison.
     

    Sans idéologie, fi de la phraséologie, juste l'échange.

    Bien avant les garde-à-vous, ça fait parfois étrange;

    Mais les casernes désertées faut-il embrigader les lycées?

    Mais pourquoi laisser le respect s'affaler en esclavage policé?

     

     

    08 september

    arts martiaux

    Rêve de puissance, entre peur et violence,
    Pour, finalement, découvrir la patience;
    Penser avec le corps, trouver le juste accord.
    Révéler à travers la matière l'esprit fort.
    Régulier à fustiger  la paresse,
    S'amender et parvenir à une sagesse. 

    02 september

    Marie

    Marie déchaîne les passions et provoque bien des effusions!
    Que la mère ait le coeur brisé mais puisse ne pas s'allonger
    Pour attendre quelque funeste destin semble plonger certains en pleine confusion.
    Plus qu'à son tour d'un triste sort quelque chose comme l'intrusion,
    Déflagration et elle tient bon, dans le drame plongée;
    Certains ignorent bel et bien la compassion,
    Ils accablent la madone, comme s'il n'y avait d'abord un corps en passion,
    Ils ne planteront pas les clous, est-ce la clef de leur chagrin?
    Jeannot, au passage, ce n'est pas moi mais mon parrain.
    Il saurait répondre avec une grâce toute expéditive à cette incongrue familiarité,
    Et ce avec une saine colère et une salutaire célérité. 
     
    *