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    30 september

    anatomie de l'Enfer

     Dérangeant, peut-être malsain ou choquant, mais fort, un vrai propos, une réflexion singulière. L'homme, la femme,le lien.La vie, le sang des règles, la mort. Le regret, aussi. L'amour, qui reste tangeant, un possible qui ne se réalise pas. Film de femme, déroutant, approche aux abord des secrets de laféminité. Une féminité tourmentée, sans doute un peu délirante. Mais un étrange continent.
      La blessure, la grande thématique du film. Le goût du sang, un autre que celui des champs de bataille. Qui y conduit. Blessure venue, pour les autres hommes, d'un autre monde, ce monde étrange de la castration symbolique du héros.

    Jusqu'à ce que mort s'en suive.

      J'ai vu un reportage sur les bourreaux en Angleterre. Des hommes, de simples hommes qui tuaient de sang froid. L'alcoolisme les guettait, ils cherchaient dans le bible une justification. La retraite venue, certains écrivaient contre la peine de mort. Des commentateurs de dire que c'était pour se faire une publicité. Mais honte à nous: 1969 abolition de la peine capitale en Angleterre, dix ans d'avance sur la France et sansle courage de certains... La mort, comme le mal qui ne se conjure pas. Ajouter un mort à un mort. C'est tout. Poser la loi du troupeau, dont la fascination morbide pulse comme une étoile noire. Et maintenant? Plus de guerre, plus d'exécution. Les USA ont gardé les deux, lien infernal sous couvert de la bible, ils vont même vers la torture. L'empire est celui des barbares, l'islamiste qui lapide est ignorant, coupable mais moins responsable. La mort appelle la mort, beaucoup semble frustré de ne plus participer à l'hécatombe, de ne plus pouvoir charger un autre de la terrible culpabilité, entre attraction et répulsion. "Il n'est de pire chose que de pendre un homme sinon le codamner à devenir bourreau" 
    29 september

    Malebranche et Montaigne

      L'abbé cartésien n'aime pas le bordelais. Toute la suffisance d'un homme droit dans sa foi et sa philosophie contre l'imagination et contre "l'honnête homme". La conversation, non, il veut de la dissertation, asséner de la vérité. Les catholiques d'hier et les islamistes d'aujourd'hui, abandon de l'homme. Montaigne vit, lit, écrit. Surtout, il vit.  Il ne prétend pas à la vérité, il décrit un cours, un flux, sans  rien figer. Il doute, croit, se ravise. Rien de comment avec le poids d'une raison alambiquée pour tenir avec la foi.
     
    27 september

    avec tout ça

    Avec tout ça, le soleil brille et je l'oublie la vie
    Pourtant, un parfum dans l'air, elle sourit.
    Le soleil brille.

    audience

      Jugement rendu le 22 novembre, ça y est. Innovation, la mère d'Evan vient avec une amie. Il faut les voir parler avec son avocate. C'est sa meilleure amis qui est la fille de la voisine de sa mère et la meilleure amie de son nouvel ami. On se croirait dans une série sur Pink TV!  Elle a un talent certain d'artificier, elle se prépare sa petite bombe h perso avec application et minutie.
      Son avocate plaide et intervertit nos noms, Peggy glousse, mon avocat me dit sobrement à l'oreille de ne pas rire. L'avocate lance son tissu d'approximations et de francs mensonges au juge, elle opine du chef. Mon avocat plaide et toutes les mimiques de l'outrage passe sur son visage. Elle reconnaît implicitement que je suis le père de l'enfant, son visage se crispe. Un piège qui n'a pas fonctionné. Elle va bondir quand il est dit que je me suis occupé d'Evan. "Appropriation d'enfant", un classique.
      Elle a tout fait pour la transparence et pour l'accord amiable: la vérité sera à chercher au fonds dupuits. Totale impudeur, elle ne rougit pas du mensonge... Je m'amusais à imaginer sa tête en trouvant son nouvel ami sur sa meilleure amie. Maintenant je me demande si ce n'est pas lui qui aura une surprise. Je me marre...
      Elle ne comprend pas, ne sait pas dépasser les apparences. Elle s'est occupée de la mère de sa meilleure amie lors de son cancer, jusqu'à l'issue fatale. Elle lui a piqué le mec qu'elle faisait baver devant elle depuis des années. Connaissant le sans-gêne et l'égoïsme de cette fille, je doute que son bon coeur fasse taire vengeance et appropriation. Quelle issue, je n'en sais rien, précisément. Juste la logique qui suggère. C'est amusant, elle ne la supportait plus, à un moment. Mais elle est rentrée chez sa mère, c'est un tout. Exit le CAV, en route pour la seconde division de l'oncologie. Son fils, accaparé par ses ascendants. Et il y a le reste, tout le reste: l'envie réelle de sortir de la-bas. De s'ouvrir. De s'élever au-dessus, selon son propre aveu. A-t-elle pu éteindre tout cela. Ce qui couve, c'est la germination de ce qu'elle a semé.
       Et les dommages collatéraux? Elle n'est plus à ça prêt. Elle est dans le public, elle qui ne jurait que par le privé. Adieu Sarkho, vive Ségo. C'est tellement plus branché, elle est une progressiste chez les fachos.  
    26 september

    que notre reine est bonne.

    Emue par le film Indigènes, notre bonne et charitable reine a demandé à son auguste mari de réagir. L'air du temps, un film chargé d'affect, un ressort très "people". La démocratie? Ce doit être la prochaine étape! J'ai ragardé le téléfilm sur l'affaire Marie Bénar(d?): outre l'interprétation formidable de Muriel Robin, l'ambiance de Loudun m'a frappé. La France a-t-elle mauvaise conscience? Les bonnes gens, ces assassins en impuissance. L'élection qui approche se colore étrangement: ratifier toutes les dérives ou choisir les extrêmes lourds de chaos et de suicide. 
    25 september

    interprétation ou délire?

     La mère d'Evan a changé de boucles d'oreilles, les soleils offerts par son père ont été emplacés par des étoiles. Qu'elles aient été offertes par sa mère serait le comble. Elle s'est "débarassée" de moi et de son travail au CAV, sans doute des prolongements du rapport au père. Mais elle porte des étoiles, donc des soleils plus lointains, inaccessibles. Je disais qu'elle allait versle nuit, qu'elle segarde de l'instant où les étoiles une à une s'éteindront. Et si elle allait bie, si elle trouvait son équilibre? Les symboles sont une chose les actes une autre. Elle a quitté la première division de l'oncologie pour jouer en troisième division. Elle pouvait choisir une autre spécialité. Et la voilà, l'apôtre du privé dans le public. Elle s'est mise àmarcher au pas, ce qui correspond à mes prédictions mais là encore, elle reste sur la même spécialité. Simplement, moins à la pointe. Elle recule, sans être en accord avec elle-même. Le caméléon prend une nouvelle identité, mais le séisme est inscrit dans la fragilité du sol où les choses se constituent. Les éléments se superposent, s'agencent. Et il y a pourtant une identité, un point d'invariance Et ce point sera l'axe des révolutions à venir.
    22 september

    La mauvaise foi

     J'aurais Evan Samedi à "l'endroit habituel". Je demande des précisions: ce n'est pas ce parking de la zac d'Augny, c'est devenu le Match de Guénange. Devant mon refus, il paraît que je ne fais aucun effort. Mais ce ton, cet aplomb dans le mensonge. Elle croit vraiment à ses mensonges, ce n'est pas nouveau. La fille que j'ai aimée n'était-elle qu'un mensonge, le mensonge qu'elle m'a servi et auquel j'ai voulu croire?  Galerie de masques. Quand, ce soir-là, elle est arrivée, je me suis dit "c'est quoi cette pétasse?". Première impression, mais elle était blonde et elle parlait de soins palliatifs, d'engagements. Elle changeait au fur à mesure de la conversation, au matin, elle était celle avec qui j'allais construire un avenir. ça eusse pû tenir, n'étaient ses névroses et sa famille. Elle n'a jamais quitté sa mère. Fille soumise, sa mère ne l'a jamais laissée partir. Elle faisait un break à Nancy, j'étais sa pause kit-kat avant de retourner au charbon. L'illusion de l'indépendance. La vivre un peu pour pouvoir dire que.
     Maintenant je suis l'encombrant vestige, le témoignage d'une liberté qui induit que Evan ne lui appartient pas, ou, plutôt, n'appartient pas à sa mère. Et toute sa mauvaise foi n'y changera rien. La loi d'Airain du Territoire pour paraphraser Dantec. Ses ténèbres ne retiendront pas la lumière. L'amour d'un père, l'amour d'un fils.
    21 september

    Nouvelle audience en vue.

      Ma nouvelle carte d'identité est là. Elle est arrivée, valide jusqu'en 2016. Nouvelle adresse, pour la première fois ce n'est plus celle de mes parents, comme si depuis 1989 j'étais juste de passge à Nancy. Elle avait fait de même, nous habitions un appartement qui n'était pas celui de nos papiers. Sans doute un signe.
      Nouvelle audience le 27 septembre. A-t-elle communiqué les informations à mon avocat? Je ne sais pas, je vais téléphoner. Elle a Evan pour le scolariser et là, elle est en vacances. L'enfant comme un accessoire, pour se conformer à l'image que sa famille attend d'elle. Evan, elle a lâché son venin, ne serait pas mon fils, mais je suis avec lui, il a confiance en moi. Alors je ne la laisserais pas faire, tout broyerpour le bon plaisir de l'incurie familiale. Par Acadomia, j'ai reçu le magazine pédagogie: je le lis et je découvre tout ce qu'elle ne fera pas. Sa famille n'a pas besoin de conseil pour élever des enfants. Le bilan de son talent pédagogique? Tous les enfants sont devenus des membres de la famille, que souhaiter de plus? Ils savent bien, ils savaient bien, ils ont toujours su, ce doit être dans leurs gènes.  Les échecs scolaires, les tentatives de suicide, les névroses? C'est dans toutes les familles. Circulez!
       La justice ne tient pas compte de ça, j'espère qu'elle tiendra compte de l'arbitraire de cette fille qui décide de partir en vacances avec Evan, rognant mon temps de garde, stratégie du fait accompli. Elle ne sait pas si je suis ou non le père, objectivement elle ne peut que savoir que je le suis. Sinon, c'est des probabilités. Mais ce qui importe, c'est l'appropriation de l'enfant, comme unechose, un produit dans le pack de consommatrice intégrée. Mécanisme délirant qui vise àtout justifier, à tout vitrifier. Vie qui sent le formol, aveugle répétition du même, volonté de s'inscrire dans le troupeau, dans le "on sait bien que" qui appuie toutes les démagogies.
       La Justice, elle, en tiendra compte; sans doute en tient-elle déjà compte: ses actes sont un gibet qu'elle se bâtit patiemment, cultivant l'ombre pour qu'elle devienne ténèbre. J'ai refusé d'être entraîné dans la névrose familiale, je n'essuie que des phénomènes périphériques. Non assistance à personne en danger? Je lui ai dit l'essentiel avec valeur prédictive, le reste c'est sa liberté. Du moins ce que je dois respecter comme telle. Manipulée? Oui, mais consentante. Elle m'a éjecté pour le rester, c'est tout. C'est clair.
     
      Nouvelle audience, ce jeu inutile qui aboutira à un accord, ce jeu fort utile qui la force à réfreiner ses ardeurs. Plus que tout, cet avant-poste du principe de réalité, assiégé de toutes parts par le mensonge comme viatique familial, cet avant-poste qui génèreles troubles du sommeil, ce besoin de télévision pour se vider l'esprit, cette crainte des livres. Un accord? Quelque chose en attendant, en attendant qu'Evan claque la porte du matriarquat. Patience, patience. Il suffit d'attendre.
    20 september

    constat

    Approche l'automne,
    Evan me manque.
    Le jour est bel et bien atone;
    Sans le petit homme.
     

    La carte scolaire

      Grand débât pour 2007, qui n'a pas son avis? Déjà Royal recule "assouplissement": la conviction pèse moins que l'élection. On a pas l'éducation nationnale comme électorat sans quelques concessions. Toujours le même jeu d'illusion, replâtrage permanent d'une société obsolète où les privilèges sont des anachronismes, où supprimerles "z'acquis sociaux" vient compenser le fait du roy, ce président au-dessus des lois.  Face à l'islamisme, nos élites préfèrent pontifier et fantasmer leur grandeur d'âme plutôt que de lancer un combat. Ne pas stigmatiser lesmusulmans,  eviter l'amalgame. Ne vaudrait-il pas mieux obtenir une démarcation, une prise de distance? Pendant ce temps, Nicolas avoue sa nature servile: suivre l'Hyperpuissance. N'est-il plus ambitieux? Goût du pouvoir, le caniche fera le beau si c'est le prix à payer pour faire le roquet impunément.
      Les valeurs? Pas de débat à ce sujet, gouverner à vue, chichement, "en père de famille", aucun projet, aucune ambition noble. La réaction immobile. Que rien ne change, crispation sur un présent marécage où se laisser vivre, d'une vie qui n'attend que la mort-sanction. Alors que demensonges pour le plus y penser: le réalisme matérialiste, la consommation hédoniste, la spiritualité en self-service, la sexualité binaire, entre transgression et culpabilité. L'élan est de ne pas se recentrer, d'entretenir le déséquilibre. Le déclinologie, sacralisation du présent mais  explosive, car elle viendra contredire le cours linéaire des choses. Le système génère l'anticorps de la réaction, mais l'effet secondaire pourrait bien être l'action.
     Supprimerla carte scolaire, illusion de liberté tant que le système ne sera pas mis à bas, l'enseignement privé est une succursale du public, une machine de conformation alternative mais dont le résultat est le même: préparer au troupeau. La Vérité, non comme révélation, mais comme but, voilà qui devrait guider le savoir, loin de la productivité-employabilité. Apprendre à faire plutôt qu'àrefaire.    
    19 september

    déjà septembre

      Il y a presque un an que je tiens ce blog. Que de choses ont changé! Me voilà séparé, résidant au Haut-du-lièvre. J'attends toujours un métier "normal" et je me suisdécouvert libéral, non sous la caricature économico-réac, mais sous le vieux rêve de 1789. La liberté, les individus unis, sans sacrifier leur individualité. J'ai la nouvelle Freebox, M6rock, at night.Metal. Et je vois que je n'ai rien perdu de l'adolescence, juste le côté tourmenté et romantique qui peut s'exprimer et me fait aimer Rammstein. J'ai aussi appris que j'aimais le wisky, seul alcool dont le goût peut me manquer. Cette rudesse des Islay, rudesse et générosité. Cette rareté, à entretenir. Goût de luxe? Oui, d'autant plus que j'ai vu naître la suspicion liée à ma nouvelle adresse. C'est fou, c'est humain.
     J'ai un bel appartement, il y manque une femme, non plus une passante, mais une résidente. Je la voudrais à mon image, romantique et capable de me faire rougir. Et rugir, d'ailleurs. Une femme, une pirate, capable de s'engager parce que libre. Ou une fée, diaphane, à aimer comme on aime la lune. Peût-être l'ai-je rencontrée? Deux heures du matin, je vais aller me coucher. Evan me manque. Pour elle, c'est un accessoire, la panoplie de la femme moderne. Que dire, rien, hausser les épaules. La loi, les besoins de l'enfant, quelque autre mensonge. Pour accepter, essayer de ne pas voir. Je sais, inutile de tergiverser, je sais.
     
    18 september

    USA et torture pour tous!

      Nicolas va vers le pouvoir, petit être fragile qui cherche ailleurs à se faire craindre pour se donner l'illusion de pouvoir s'aimer. UMP: le Général doit constater. Mais les français partagent leurs intentions de vote entre Ségolène et Nicolas, plébiscite pour la fin du rêve de 1789. Entre la gauche anti-libérale et la droite lepéniste, que reste-t-il à la liberté? Les USA sont pour le droit, y compris celui à la torture. Une nouvelle aristocratie, sans noblesse et sans courage, celle qui se proclame "élite", dicte la pensée au peuple inculte. Les acquis, les vrais, ont été perdus: " la liberté guidant le peuple", belle utopie. Au fond, les 'ismes" de tout poil le font plus sûrement, peuple devenant fossoyeur de lui même.

    3 ans

    Anniversaire d'Evan sans Evan. La leçon est à retenir. L'année dernière Evan était avec moi le 17, j'ai accepté de l'ammener à sa mère pour qu'il soit avec elle le soir. Aucune réciproque.
     Il rate même l'école, une semaine, pour des vacances. Aller à l'école, la raison pour laquelle j'ai renoncé à demander la garde partagée. Naïf ou niais? Question étrange,ombre du doute,pointe de l'intuition: n'aimerait-elle pas que j'obtienne la garde d'Evan? En victime, privée de son fils, à cause d'un salaud tel que moi. L'occasion de s'amuser, pour elle, à pied joints dans l'inconséquence, l'honneur sauf pour sa famille puisque ce ne serait pas elle qui aurait laisser tomber son fils.
    Evan a trois ans aujourd'hui, loin de moi. Quelques mots au téléphone. Mauvais kharma. Le bal des maudits, ces mères névrosées de mère en fille. Il est des actes qui ont un prix. L'addition sera lourde, j'aurais à regarder et ma compassion sera de seulement sourire, sans éclater de rire. Manquerais-je de compassion?
    15 september

    Le pape bis.

     La polémique enfle, l'amalgamme islam et violence fait scandale... alors que hier soir les menaces sur la France faisait la une. Bien sûr tous les musulmans ne sont pas islamistes, mais il serait temps pour eux de s'interroger sur leur rapport à la violence. Que n'ont-ils un pape pour excommunier les terroristes? Hélas, cette simplification n'est pas à l'ordre du jour. La situation devient folle: l'échec de Tsahal au Liban serait presque sympathique pour la leçon donnée aux Faucons arrogants si elle n'était pas aussi comme un signe d'encouragement à user de la violence. Hélas ceux qui se battent pour leur terre aujourd'hui ne demandent qu'à être les oppresseurs de demain.

    Le pape et un article de Libé

       Il a eut tort, cet affreux "panzercardinal" de parler d'islam et de raison. Il a raison sur le fonds, mais ça ne se dit pas. Joli raisonnement journalistique qui explique bien des choses. Notemment la campagne électorale qui nous attend: la raison comme le censeur auquel on fait appel entre deux coups médias, pour meubler, rabaisser l'autre. C'est comme arrêter de fumer: demain. On réfléchira une fois élu (suis-je naïf!).
       Et l'électeur trompé remettra en cause le vote, les arabes, les syndicats, les patrons, les facistes. Le janus de toutes les peurs, de toutes les frustrations, démagogue qui recycle de façon policée les thèses du borgne, le Sarkolène se veut élu non par un programme mais par un plan média, sur des pulsions, bref de façon moderne, grâce au marketting. Aux urnes, citoyens! La liberté, voilà leur ennemi: soumis à l'état, au système, au "nom-du-père". Qu'il prenne garde, cet acrobate hermaphrodite des sondages à ce que l'original ne profite pas de son populisme pour nous mettre en face de la réalité: la réalité de la france n'est pas forcément ce mensonge d'"élites" qui manipulent, pour son bien, le bon peuple grâce au politiquement correct.
       Le moine zen Kosen, sur son site, a une texte formidable, ça s'appelle "coup de boule". Un petit bâton de dynamite, la meilleure façon de s'inscrire en faux contre la"pensée" qui a confisqué la liberté. Tout celà, c'est la force de la vérité. Même l'ère atomique n'a pas creusé de puits assez profond pour s'en débarrasser, malgré les talents des fanatismes de tout poil.
       Quoique, la raison, quand on est contre le préservatif et contre le sida... l'infaillibilité, sans doute.
    14 september

    Internet day.

     J'écris de mon bureau, ça y est. Je retrouve mon blog. Je découvre des chaînes à la pelle. Me voilà aussi avec des volets roulants, je pourrais à nouveau dormir en m'enfonçant dans la nuit, les ténèbres comme dans une matrice où me régénérer.
     Je trouvais que M G Dantec finissait mal ses livres, là, Grande Jonction tient la distance de ses presques 800 pages. Mélange des genres, et ce style, ce style efficace qui fait exister la loi d'airain, qui permet d'en sentir la force, l'énergie. Presque de quoi oublier le drame de Nicolas dont les parents n'ont pas choisi le bon pays... Ségolène et Nicolas, les clones de la dévolution. Etatisme et mépris, ambition pour toute vision. Puissent les français ne pas être dupes et ne pas opter pour la source d'inspiration, le borgne.
     La loi d'airain, ce qui doit être fait. Ce qui sera. Parce que l'homme peut accomplir. Parce qu'il n'est pas juste un animal, épuisé par la causalité. Nouvelle bataille. Elle part en vacances ave Evan, à nouveau, alors qu'il est à l'école. Je proteste, même si l'école n'est pas obligatoire, Evan n'est pas avec elle pour qu'elle fasse ce n'importe quoi auquel sa famille tient tant. Dévolution, je lui dédis le concept qu'elle incarne.
    08 september

    Maurice G Dantec

      Un pavé, un écriture flamboyante pour un roman aux confins: génie, folie, série noire, délire, philosophie, science fiction... Rugueux, provocateur, et surtout l'écriture. L'homme, la machine, l'apocalypse. Surtout sentir cette force nommée écriture, cet élan, cette investigation entre imagination et description. C'est bien l'écrivain d'une nouvelle liberté, entre guitare électrique et génération perdue, à la marge d'une vision du progrès, réussite mais sur un autre message que le purement économique, le flux d'argent se fend pour laisser monter un voix discordante, au-delà d'elle, au-delà de l'abandon du politique, qui se nourrit d'elle mais déclare que l'homme n'est pas vaincu, que la société n'a pas éteint ses aspirations, qu'il joue encore la carte de l'avenir. Contre la masse, ignare, docile, cruelle. Il y a quelque chose du partisan dans cette écriture, une résistance intégrée, la marginalité qui n'est pas rejettée sur les trottoirs, qui se veut récupérée, insérée mais dont le message conserve sa virulence. 
    05 september

    Ségolène et Nicolas

     Rendre l'école obligatoire dès trois ans, joli projet, tout le goût de la liberté des socialistes à l'oeuvre. Des écoles, des casernes, des prisons et la société comme un hachoir à individus. Les citoyens, polis, soumis, à la botte de l'intelligenstia; sous couvert de civisme, la soumission au hold-up effectué sur les Lumières. Georges  Bush comme une tarte à la crème pour dissuader tout élan libéral, dans la confusion avec cet économisme, fanatisme justifié, accepté pour justifié la dictature des nouvelles classes privilégiées, déjà dans l'arrogante impolitesse de tant de fonctionnaires, oublieux des hommes. Nicolas comme une version "soft" de Le Pen, Ségolène y ajoute la féminité. Mais l'arrivisme de ses deux là ne doit pas passer, discours interchangeable d'une même ambition et d'un même déséquilibre. Que ne pourrait pas nous apprendre un psy sur eux! La grande mode de la rupture, du changement au pays des conservateurs. Mais prenez garde, la France sait réagir, toujours avec excès, hélas, quand le péril est trop grand.
      Eduquer, oui. Mettre à l'école pour "dresser", non. C'est vrai que ça libère les parents qui peuvent dès lors se remettre au travail, ce travail que moi, j'attends. Au moins la reprise des entraînements viendra rythmer mes semaines, m'offrir une échappée hors de ce chez moi où travailler pour réussir un concours, m'insérer. Rentrer dans le rang. Mais aussi faire ce que j'aime, mais surtout rester en contact avec la philosophie, dans la vivacité de la parole, de l'échange. Peut-on appliquer une philosophie? L'adapter et la pratiquer, sinon elle n'est que mots dont on s'enivre. La méditer et la confronter à la vie, pas seulement par son esprit, aussi par son corps.
     
    03 september

    enfin!

     
    mon inscription a free est validée, d'ici à 10 jours\3 semaines je retrouve une connexion. Champagne! Les travaux d'aménagements sont passés aux finitions. Minutie, minutie. Heureusement mon père est là pour y veiller! J'attends mes cours de préparations à l'agrégation, le coeur vaillant et le besoin de réussir. M'installer, dans la vie, dans la société, plus simplement pour y jouer un quelconque rôle, mais pour Evan, le prendre avec moi. Sa mère, prise par la taille par sa mère, geste viril et protecteur, possessif. CQFD. Rien qui ne m'étonne, juste une confirmation, inquiétante. Mais Evan aime son père, de notre complicité je trouve de quoi ne pas craindre ce qui adviendra. Je lis Cicéron, rappel au stoïcisme. Je n'arrive pas n'y voir qu'une philosophie à maîtriser théoriquement pour un concours, je me demande comment l'appliquer. Sans doute en montrant moins de perméabilité à la séquence "séparation", non pas en renonçant à Evan. Il n'est pas mort. Il n'est à sa mère que de part la volonté de celle-ci. A moi d'y opposer la mienne. Ca dépende de moi!
     
    *