Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer Extra Help

Weblog


    30 augustus

    fiat justitia, pereat mundus?

    Viendra peut-être la pandémie,


    En tout cas, il faudra sauver l'économie!

    C'est dit et même écrit, personne ne réagit.

    Sommes-nous si las, menés sans un soupir à l'abattoir

    Et si les morts s'accumulent au crématoire?

    Frères humains, ne les laissez plus vous abuser,

    Toutes les ficelles de la petite raison crasse sont usées!

    Vous souvenez vous des valeurs, celles qui ne sont pas financières?

    Alors priez que le soleil de l'humanisme chasse la nuit de l'économisme:

    Sa prospérité partagée n'est qu'un accident collatéral, anachronisme

    Que le progrès corrigera, travaillez plus pour les nouvelles familles princières!

    Ressources humaines qu'on comptabilise ou prospects qu'on rançonne,

    Vous ne valez que si vous rapportez, vous ne rapportez que si vous les enrichissez

    Qu'importe si Méduse est déguisée en garçonne,

    Frères humains cessez d'écouter et réfléchissez!


    C'est sur nos épaules, qu'ils font le monde reposer;

    Nous avons même le droit de voter, il fallait oser!

    Alors ils disent "nécessité!" pour ne pas répondre aux questions posées

    Et continuer à se vautrer dans l'autorité et le mensonge imposés.

    Sans doute ne savent-ils même pas le mal qu'ils font,

    Braves petits SS sans arme, embrigadés, fanatisés, au fond!

    28 augustus

    insertion


    Poste en vue et soulagement,


    Ce n'est pas rien bohème et air du temps!

    Découvertes de villes, d'établissements,

    On me vit, on me verra enseigner et apprendre tout autant.





    Trier, soupeser brume et vapeurs et chercher

    Pour peut-être de quelque vérité se faire l'archer.

    Derrière les miroirs, débusquer l'envers du reflet

    Dans le mythe de la chose en soi, loin de l'opinion et son sifflet.



    Il en rirait bien, le père de la mort de Dieu

    De voir comment on a rendu son geste odieux!

    Finies les anciennes idoles, nouvelles fariboles

    Et un mort de froid ici, de faim là-bas,

    N'a même plus de Charron à qui donner l'obole.

    Un politique, un banquier et la race au front bas

    Des fils et filles de la servante thrace

    Triomphe dans les urnes et les universités.

    On chante la diversité si elle se fait uniformité,

    Black et beur de service, injonction de positivité

    Et volent les charters, mais nulle fatalité.

    Juste l'assentiment citoyen, silence mitoyen.

    Pas de slogan, pas de dogme, juste réflexion

    Et probité plutôt que génuflexions.

    Ne pas prétendre savoir pour imposer,

    Ne pas se réfugier dans l'ignorance pour obtempérer.

    Simplement sourire à la vie et écouter composer

    Le vent, le soleil, la pluie et se tempérer.

    Alors, au bout de la crise, l'amour du prochain

    Cette fraternité qui reste sur sa faim

    Avec son parfum de solidarité,

    En clé de liberté.

    27 augustus

    fin août

    Fin d'ivresse collective,


    Au soleil paresse votive


    Pour croire échapper à ses soucis,


    Parti de ci de là ou resté ici,


    Gueule de bois, renouer avec le glacis


    D'ombres sur nos vies,


    Jeux des envies sur fond de survie


    Et l'espoir qui n'a été occis.


    Alors désirer cette goutte de rosée,


    Aux colonnes d'albâtre ou d'ébène osée,


    Pour ne plus y penser


    Et le silence, tout le silence à panser,


    Ce silence derrière les slogans et les mots d'ordre,


    Le sombre silence depuis le puits


    Alors des dents à grincer, alors des mains à tordre,


    A force de chercher les mensonges du troupeau comme appui.

    La crise, distorsions et contorsions, qu'en sortira-t-il?

    La vieille malédiction, répétition du geste de Caïn,

    Et la leçon désabusée du Contre un,

    Qui reste et demeure, en meurent et attestent les styles

    Comme un son creux dans le péristyle

    Du temple qui devrait être sacré, battement de cil.

    18 augustus

    liberté

        De la démocratie, nous n'avons gardé que les politiques arrivistes et démagogues, oublieux de la fraternité de la phalange.Tout citoyen a été, est, sera hoplite: sa vie dépend alors de son voisin qui le protège de son bouclier, de ceux qui tiennent la ligne. Non, le libéralisme américain n'est pas démocratique, il manipule l'électeur et remplace la fraternité par l'avidité et la cupidité. Non! au pragmatisme à court terme qui pour le succès à court terme et la popularité sacrifie l'avenir, détourne la Raison pour en faire la petite logique étriquée qui n'est qu'une réthorique scientiste.
        Vivre ensemble exige de le vouloir et que les échanges ne négligent pas le partage. La cohésion générée par l'instinct grégaire ne pourra pas toujours tout: la plèbe veut des chefs! Elle les haïra demain et les adorera au surlendemain. Chacun, en disant que seul il ne peut rien, au mieux en militant dans un parti, pliant à sa ligne, renonçant à sa raison pour rentrer dans le rang et croire camaraderie ce qui n'est que coterie. 
    16 augustus

    monde en clair-obscur

    C'est l'été, on attend de nous qu'on oublie tout,

    Et pis c'est tout, comme de braves toutous.

    Diversion présidentielle à coup de pédales,

    Le citoyen égaré dans le vaste dédale

    Des médias, des discours, des slogans

    A qui ses chaînes vont comme un gant.

    .


    Croyez-vous la liberté fille facile à qui imposer un droit de cuissage?

    A quel droit prétendre quand on n'ose le défendre?

    Courage, pliez et endurez, suffoquez et votez, surtout oubliez!

    Quand le suffrage est détourné, comme il ya des caméras, souriez!

    Et l'incendie sera braises, les braises seront cendres

    Mais une aspiration n'est pas morte, elle se moque d'être sage,

    Elle est et se souvient que le devoir se moque bien du pragmatisme

    Qui n'est que le valet des porcs qui philosophent le capitalisme

    Ou quelques variantes où le pouvoir hypocrite sert l'instinct de mort.

    Drapeaux rouges et chemises brunes, unis dans le même combat,

    Mettre, maintenir l'homme à bas.

    .


    Laissons le peuple échine courbée, tête basse, et le verbe haut!

    Il faut des hommes, des hommes libres, pas des kapos

    Qui vont pour une meilleure ration louer le monde-camp, honte pâle.

    Savez-vous des enfants en détention, au nom de l'identité nationale?

    Sous prétexte de ne pas séparer les familles, hypocrisie banale.

    Dire non et poser autre chose que les équations bancales

    Des réactions sous couvert de progrès, croissance en dégénérescence,

    Pour une civilisation en sénescence

    15 augustus

    la bataille à venir

    Nos élites vont-elles oser réécrire l'histoire de la crise? Déjà, ils y a réticence à continuer à admettre le constat fait avec soulagement au début: le modèle social français a limité l'impact de la crise. Ensuite viendra le moment de nier l'implication des dérives libérales en néo ou ultra dans ce qui s'est passé. Pour mieux recommencer. La même chose,puisque ceux qui sont gavés jusqu'à mettre à bas le système peuvent espérer continuer de plus belle,puisque l'apocalypse n'a pas eu lieu. Mais pour ça, il va leur falloir discréditer ceux qui dénonçaient le capitalisme fou, qui prédisaient qu'on allait droit dans le mur.
     Crier haro sur les banquiers et les traders honnis permet d'alimenter un débat qui met àl'abri les "décideurs", ces "élites" pour qui ces gens travaillaient au fond.   
    09 augustus

    l'écho des pas

    Rien, tout le confort, architecture d'intérieure de la modernité,
    Etre de son temps pour n'être de nulle part, anesthésie en guise de sérénité.
     


    Mais aux pas n'est d'écho sur le sol où nulle trace ne doit rester,

    Ne plus habiter, juste en ombre disciplinée hanter et tester

    Un des costumes du grand camp mondial, prêt-à-être, taliban ou financier,

    Qu'importe la cruauté, sanglante ou raffinée comme un échéancier.

    Victime d'un accident de la vie qui ne se plie au contrôle délocalisé,

    Peur des collabos, caméras et écoutes pour toute intimité vandalisé

    Alors que Big Brother n'aura eu qu'à raser sa moustache

    Pour être adulé, accepté, revendiqué, pleutre et plein de tâches

     

    Les églises peuvent bien se vider, c'est la bonne parole qui fait effraction

    Directement chez soi, à la grâce des médias, cryptage de la réaction

    Quand l'humain se contente de l'homme de peine et de la fille de joie,

    Pourtant rongé par l'idéal, car il sait un haut et un bas et le ciel rougeoie.



    Paix, ils sont nés un matin suranné, c'était la guerre froide.

    Puis ils se sont aimés au siècle suivant, et une corde raide et roide,

    Folie d'un temps idolâtre, le Veau d'or se nomme marchés et règne la nation sans histoire,

    Celle qui prospère sur les charniers, géant barbare et dérisoire.

    Mais pour un baiser échangé, une ère nouvelle invoquée,

    Les vents et tourments du changements convoqués.

    Quand l'humain se contente de l'homme de peine et de la fille de joie,

    Pourtant rongé par l'idéal, car il sait un haut et un bas et le ciel rougeoie.


     


    Paix, ils sont nés un matin suranné, c'était la guerre froide.

    Puis ils se sont aimés au siècle suivant, et une corde raide et roide,

    Folie d'un temps idolâtre, le Veau d'or se nomme marchés et règne la nation sans histoire,

    Celle qui prospère sur les charniers, géant barbare et dérisoire.

    Mais pour un baiser échangé, une ère nouvelle invoquée,

    Les vents et tourments du changements convoqués.

    08 augustus

    l'éclat tranchant du miroir brisé

    Patients artisans du subterfuge,
    Où nous cherchons refuge.
    Nos idoles, briquées et polies par notre folie
    Sont les excuses à notre acrasie, courbette jolie.

    Tous savaient, nul n'aurait avoué.

    Paroles tues comme chape de plomb

    Pour isoler, oublier pour rester d'aplomb.

    Le tyran sanguinaire n'est que le plus dévoué,

    Il soude les gens dans l'abjection, tous unis les mains sales;

    Puis vient sa chute qui soude dans la culpabilité les âmes vassales.

    Et restent les coeurs, au vent mauvais des trahisons,

    Prêts à congédier les murs de la prison.



    Utopie, nom utopique du renoncement,

    Puisqu'ils voient le meilleur et font le pire,

    Et toutes les mécaniques n'excusent aucunement

    Quand il n'y a plus que le rire qui accuse l'empire.


    Pauvre fou, qu'espères-tu changer?

    Tout! Et si je ne puis, refuser du silence le danger.

    Les bonnes âmes ont le conseil prolixe pour annoncer

    Qu'il n'y a pas le choix, que tous font comme ça, qu'autant renoncer.

    Aime-t-on quand le baiser est tarifé?

    Le devoir congédié s'il n'est griffé

    D'un parti, d'une église, d'une communauté,

    Masques autorisés pour fuir le risque de probité,

    Masques sanctifiés par les experts, les autorités, les sommités.

    07 augustus

    fontaine

    Sous le soleil, quand même l'ombre halète,


    Que la pulpe du jour menace d'être blette,


    Qu'il me soit donné de rêver à la claire fontaine,


    Eau limpide et fraîche, source prochaine ou lointaine,


    Sur ta peau, avec un frisson, contagion en trouble émotion,


    Comme la douce torture du désir qui attend satisfaction,


    Tendu comme arc des steppes, ardent à la fusion


    Jusqu'à l'ultime fission qui laisse en pleine confusion.



    Et du songe brûlant, nulle fraîcheur mais la perle de sueur


    Qui parcourt mon dos comme un ongle aux lueurs


    Charnelles et troubles des jeux érotiques et ludiques


    Pour humaniser et raffiner l'élan impérieux et pornographique.


    Fontaine, ô fontaine que n'es-tu prise par la banquise!

    L'eau glacée qui apaise, qui anesthésie, torpeur exquise

    Pour ne plus se consumer, phosphore blanc de tes caresses

    Qu'importe le gel, demeure l'incandescence qui à mon souffle adresse

    L'ultimatum du besoin commun d'oxygène, éclat de rire

    Qui se distend en râle, en cri, et l'eau de la fontaine délire,

    Sa placide surface s'agite, hymnes dionysiaques

    Et ses tréfonds à l'unisson saluent le paradisiaque.

    06 augustus

    dans l'air du soir

    J'ai eu ma ration d'actualité, nouvelles de la folie ambiante,
    Et, pour m'en consoler, une matelote d'anguille,exquise et riante.
    Imagination aidant, c'est un peu Ysengrin et Goupil à ma table,
    De Montfaucon au HDL, le front de la gourmandise est stable.





    A défaut de Taliban, l'ami américain massacre femmes et enfants;

    Va-t-il nous entraîner dans la honte et la défaite en Afghanistan
    Puisqu'il ne veut pas comprendre à temps?


    Sa liberté, qui au fond à l'enfer se confond comme vol d'harfang.




    Un cri, pas même de nuit, dans la ville engourdie

    De soleil, de soucis et qui se résigne à aller ainsi.

    Mais fleurit le rose et fane le chrysanthème, énigme assourdie

    Quand resplendit l'argent sélène, astre en complot ourdi

    Qui paraît et disparaît comme le désir naît et renaît, vagues et écume,

    De l'océan d'un désir au rivage d'une peau, miel et agrumes.

     

    De l'inconvénient de ne pas avoir un couteau entre les dents

      Story telling autour d'un malaise pour course en plein soleil, voilà qui vous regonfle la côte de popularité. La crise, l'enlisement afghan avec un allié qui n'arrive pas à distinguer un civil, même enfant, d'un taliban, c'est bien trop sérieux, bien trop lourd pour un mois d'août! Le retour des bonus: rien à voir avec ce qui se passait avant, puisqu'on nous a expliqué que maintenant le capitalisme était moralisé. Puisque les nations ne sont pas à feu et à sang, puisque ça tient encore, alors les "décideurs" et leurs élites vont essayer de tout reprendre comme avant, de piller encore plus qu'avant la nation au nom des impératifs économiques avec la bénédiction des indulgences démocratiques. On nous fait bien croire que la liberté, c'est de travailler plus pour gagner plus dans l'extase de l'emphase de son petit pouvoir d'achat. L'âme vide, mais le caddy bien plein! Et si quelques doutes vous taraudent, y'a des coachs, des mollécules, des prostituées, bref de quoi s'offrir de quoi tenir le coup. Les questions philosophiques en succédané des réponses religieuses sont entre la platitude des pensées de servante thrace, réinterprétation du juste milieu en médiocrité, et le jargon jargonnant de ceux qui croient qu'inintelligible signifie brillant.  Surtout, pas d'individus avec des idées, mais des experts et des politiques, qui seront jugés de façon partisane, émotionelle, stérilisante.
      Les débats autour de la crise ont tourné autour de la question de moraliser le capitalisme, elle-même minimisée par la question de savoir si c'est possible. Autrement dit, il a été posé d'emblée que rien ne serait changé de structurel, qu'il n'y a pas d'alternative, que des ajustements. De quoi faire passer la pilule, en laissant à l'extrême-gauche le soin de colorer, donc de discréditer aux yeux de la majorité toute position hétérodoxe à ce mea culpa des financiers avides, qui lorgne les bonnes affaires que proposent la crise alors que la molle flagellation aura consisté à parler de limiter les bonus, les salaires pour obtenir que ce ne soit pas imposé. Que rien ne vienne hypothéquer un nouveau gavage, et tant pis si le foie explose... car cette crise aura des conséquences. Insidieusement, la parole des prêtres de l'économie se brouille. Ils ne sont pas infaillibles: même si ce n'est pas dit, désormais ça se sait. La liberté des démocraties libérales s'étale comme l'art de manipuler, de générer le consentement au mépris enmanipulant la Raison, en laissant l'or des fous de la raison technicienne être approuvé et poinçonné par les prescripteurs d'opinions qui tiennent à conserver leur prétention à être l'élite.
      Que fournit le système, sinon des êtres adaptés, jusqu'à des subversifs institutionnalisés? Il semble que Julien Coupat ait su éviter le piège de la notoriété médiatique qui en eusse fait le porte-parole d'une contestation s'exprimant librement, donc sous contrôle. Ne serait-ce que prise au piège de devoir plaire pour être invitée, sans cesse contrainte à plaire au spectateur, à jouer son rôle, à animer le débat: à fournir des arguments pour soutenir l'échange, autrement dit surtout pas quoique ce soit de définitif!
       
      
    05 augustus

    assécher les coeurs, les esprits

    Soif de profit et avidité, oublier l'humanité pour un monde logisisé, statistiques en guise d'éthique,
    Et des experts, des financiers, des politiques, nos frères humains devenus tiques;
    Nos simples, nos fidèles reflets, mais prêts à nous enchaîner si marionnettes ne sommes.
    Devrions-nous trembler ou trouver le nom de ce démon pour que la paix le somme
    De renoncer à la haine, haine de soi en égotisme exacerbé, réussite faisandée pour oublier 
    Qu'on peut être heureux, qu'aimer n'est pas un crime et que le sang est en tous le même,
    Humain, trop humain, alors précieux, loin des discours spécieux alors que la lumière reste le thème.  
     

    promesse de canicule



    Même le bitume, même les pierres rêvent et espèrent la nuit,



    Tendus vers le possible d'une fraîcheur, jusqu'à un matin de rosée,



    Comme un peu d'eau des lèvres desséchées, un sourire finalement osé,



    Au coeur des heures sombres, sans sommeil et encerclées d'ennui.



    Alors rêve d'un air marin, d'embruns océan,


    Mais nulle voile à l'horizon, pavillon bienséant


    Ou Jolly Roger, en rêve de liberté, sang et espoirs


    Des plus fous pour oublier les ombres passées,


    Les rêves brisés, les testaments trahis, un soupir outrepassé


    Et les ruines perdues d'un noble manoir


    Ou d'une chaumière fatiguée de misère,


    Racines, souvenirs, qu'importe hier


    Quand des feux de l'aurore, l'or pourra resplendir


    Alors renaît des ombres des bardes l'antique dire.


    Ecouter le silence, suivre sa patience,

    Plein de respect pour sa science

    Qui sut et qui saura, qui donne à qui prend le temps,

    Toute la petite éternité fugace de l'instant.

    03 augustus

    Absent de Nancy

    Autres lieus, moments heureux... au ciel un reste de pluie,
    Jeu amusant et tiède des gouttes alors que le sol luit.
    Escapade en mode mineur et à l'effet majeur,
    D'ahan, je ne veux plus être nageur.
    Et la planète bleue tousse et tourne au bout de tous les "et pourtant"
    Elle tourne et nous entraîne, galaxie s'arcqueboutant
    Au silence infini des grands espaces et pourtant un cri,
    Celui de la vie, celui de l'esprit qui se moque bien de savoir si s'est écrit.
    Et dont l'écho rebondit de chaos en naissance, vibre toujours,
    Nous donne rendez-vous hier, demain, un autre jour.
    Charge mobile de cuirassiers ou de brigade légère,
    Mais le combat n'est pas livré, avidité en mégère
    Qui nous fait renoncer, accepter, convoiter et batir les palais
    Aux salles creuses, sur les sables de nos compromissions, sinistre ballet
    Des gloires et des déboires, des communions et des exclusions,
    Comme s'il fallait encore finir la crucifixion.
    02 augustus

    vol d'un corbeau entre ciel et bitume

    Ciel gris comme une âme, hésitation pluvieuse,


    Comme un haussement d'épaules à la saison rieuse.


    Rues désertées au matin, sous la menace d'un vent mauvais,


    Tristesse minérale des tours partiellement abandonnées, rien à sauver.






    Alors nostalgie des lagons, de la palme et de l'orchidée,


    Tourbillon de la question béante des ailleurs élidés.


    Enigme d'une autre vie, bien ou mal, songe du possible


    Et humeurs hasardeuses d'une Parque irascible.



    Mais elle peut-être belle et généreuse, dons en cascade,


    De pure, de limpide lumière, la mirifique rasade.


    Elle prodigue l'amité de ses cuisses à sa guise,

    Mais déjà la voilà qui le froid coutelas aiguise,

    Celui du sacrifice, de l'assassinat et du suicide.

    Mais dans le jour le guerrier au regard impavide

    Songe à la rose et au poème, ronge son frein

    Et la loi de cruauté pour un visage, un sourire enfreint.


    Qu'importent les princesses, les empires et tout leur or,

    A quoi bon s'alourdir, s'affadir des décevants trésors?

    Le puissant Hercule et le bouillant Achille, que leur importe Crésus

    A eux qui défient Héra, Loki, l'archange et Esus?

    En tous temps, en toutes langues, l'histoire d'un mec

    Du jardin des Oliviers à la lointaine Mecque,

    Et plus encore, il faut tâcher de vivre, tracer des destins

    Mais qui plus que Spartacus mérite le festin?

    01 augustus

    inspiration musique de film

    Champs de blé blessés de quelques coquelicots,
    Caresse d'une main, rêve de paix et évidence du fil de l'épée.
    Mais des images, à la folie des hommes payer l'écot,
    Sang et larmes, rage mais sombre espoir, de fière volonté drapé,
    Pour serrer les dents, sans se résigner,
    Pour des étoiles la plus pure, la plus haute désigner


    Par ici, vie de confort même relatif, comme un abandon de l'avenir;

    Dos courbé, lourd des chaînes médiatisés, un peuple esclave

    De lui-même le tyran arrogant, parfois de la parole l'enclave

    Pour ceux trop content de suivre Ogmios, chaîne d'or de la honte,

    Si bruyants pour ne pas entendre, pour ne plus penser, pour renoncer
    Mais les consciences attendront, blêmes, des mensonges la fonte,Comme torrent d'alpage qui emporte les prêcheurs et les pontes.




    vacances

     
     Oui, bien sûr... Douce France des contents de soi, des inamovibles fiers d'eux, sombre engeance qui se donnera toujours bonne conscience, élection divine ou atavisme génétique, les justificatifs ne manqueront pas. Et notre fier joggeur qui part, piteux, se reposer, a-t-il mérité son séjour au Cap-Nègre? Il  est si fatigué, donc oui, voyons! Ses résultats? Permettre à ceux qui pourraient avoir mauvaise conscience de bronzer tranquille! Leur argent fructifiera,la taxe carbone sera là pour ça. Les déficits filent, les impôts baissent: monsieur et sa clique pillent la nation. Travaillez plus, ils gagneront plus! Opprobe sur les chômeurs, z'ont qu'à devenir entrepreneurs!
    Bien sûr, au départ, discours de "winner", ode à la culture du résultat...paroles, paroles. A l'arrivée, l'hyper-activité stérile, mais qui permet d'être droit dans ses bottes, la tête haute. Comme l'inusable "tout le monde le fait." Il serait temps d'envoyer les politiques et leurs partis se faire f**** pour demander à des hommes d'agir, sans clientélisme, sans calculs foireux et sans hypocrisie électoraliste. La crise,la pollution, la guerre en Irak: stop à l'hypnose médiatique, aux arguments réthoriques, au conservatisme honteux.
     
    *