Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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30 juli les ruinesIci était une grande et noble cité, aux hauts portiques et aux vastes avenues;
Dans ses jardins, des hommes et des femmes se sont aimés, des enfants ont ri.
Dans la poussière sont les cendres de ces amants qui à la fontaine nue,
Ont plongé un regard dans un autre regard, étoiles et galaxies, ils se sont souri.
Quand revient la pleine lune, des ombres passent et un murmure monte. Il y a des mots d'amour et des cris, un serment en sursis et la honte D'avoir résisté et d'avoir perdu, hautes murailles, puissantes murailles Dont les flammes, comme un océan mauvais, ont fait un détail Perdu de l'histoire, souvenir d'une ancienne gloire et que porte un poème Qui se souvient qu'ils se sont dits "je t'aime".
Qu'importent tous les chevaux de Troie Il ne reste qu'une gueule de bois. Clinquant des images épiques, Et à l'arrivée un chant silencieux et étique, La suggestion d'un autre possible D'un amour qui ne soit pas risible. Le ferment du chaosCa se nomme fonds souverains et ce pourrait bien être les invasions barbares
Quand le bel ordre de l'empire ne tient plus sur la vertu et que les étendards
Flottent encore au vent de tout leur orgueil, mais que les tigres sont de papier,
Papier-monnaie, comme il se doit; l'argent n'a pas d'odeur et il fait loi,
Inutile pour les sentinelles de veiller, concentrées, en vain à épier.
Par la consommation et l'image, l'occident a vaincu le communisme, n'est-il pas de bon aloi
Que par l'argent périsse le capitalisme qui se vend aux Chinois, qu'achète les Cheiks,
Et la grande Russie démocratique, plutôt que ses chars, sort son dard en carnet de chèques.
Bientôt viendra la question, aimons-nous la liberté ou préférons-nous la lâcheté?
Laissant les t-shirts à plus pauvres qu'elle, la Chine veut produire avec de la valeur ajoutée.
Quand les marchés seront saturés, découvrirons-nous que la guerre poursuit l'économie par d'autres moyens?
Dans le ruines, dans les décombres, ils auront des comptes à rendre les tristes politiciens. 29 juli Il paraîtLa grande gueule de service a récupéré ses millions, il a su l'ouvrir au bon moment pour la bonne personne.
Bravo!
Les prisons sont trop pleines, comme c'est étrange: sans doute privatiser sauvera la donne.
Attendons, nous verrons.
Sans doute le roi du béton
Méritera nos bravos
De nous protéger des hordes de sauvageons et de racailles,
Ces clones de nos "décideurs" qui ne sont simplement pas du sérail.
Vernis d'éducation, mais la bestialité est la même.
D'ailleurs pour le peuple apprendre un métier suffira, de l'esprit le carême.
C'est donc ça le deuxième millénaire, la barbarie des camps achevée, caduque Dans les ruines du nazisme et du communisme, le prosaïque capitalisme A sournoisement corrompu les coeurs et installé son tropisme La mondialisation est colonisation, les épiciers font la tournée des grands ducs. Nous sommes les nègres et les bougnoules du nouvel ordre mondial Qui n'admet même plus le refuge dans un quelconque cordial. La soumission doit être totale, réglementation jusqu'aux paradis artificiels. Imaginait-il ainsi son homme-machine, le frondeur La Mettrie? Que diraient les Encyclopédistes de ce que sont les Lumières devenues? La nouvelle aristocratie n'a aucune noblesse, rapacité et vulgarité des parvenus. Le peuple a trahi, troupeau mené à l'aiguillon du profit loin de toute fratrie.
Et notre passé nous fait de l'ombre, le doigt accusateur de Robespierre Prend le relais du regard fatigué du crucifié il y a tant d'hiers Qui n'ont toujours pas trouvé leur demain; et si nous ne mourrons plus de faim C'est que nous sommes plus utiles à consommer qu'à crever, prière de renoncer à une fin Dans le grand dressage pour l'achat compulsif, miette de pouvoir d'achat Qui est clé de la jouïssance et ressort de la nouvelle aliénation, à la liberté crachat. La grande addiction à la consommation est le nouvel opium, soyez comme un pacha Une fois, parfois, trimez pour le reste, oubliez la question d'un éventuel rachat.
la roseLa rose a ses pétales, et sa beauté est un don.
La rose a ses épines, et sa cruauté est abandon.
Et de la rose, le parfum délicat me confond.
Comme un rêve indolent venu des tréfonds.
Et sa feuille accueille le rosée et retient la perle du matin,
Il s'y reflète un rayon et un léger nuage, ciel posé sur du satin.
Mais la roseraie est bien déserte, comme à elle-même secrète.
Les pas léger ne s'y posent plus, surplus d'évanescence discrète
Du souvenir, d'un soupir ou d'un sourire; il reste la connivence.
De soi envers soi-même, à soi-même sa propre évidence.
Interrogation, supputation,
Introspection. 28 juli La guerre perdue, aurions-nous également perdu la paix?La guerre perdue, aurions-nous également perdu la paix?
Généraux incompétents, qui ont trahi par l'épée.
La Chine veut nous dicter notre conduite, comme à quelque féal.
Et notre représentant courbe l'échine, monarque de carnaval.
Certains ont cru, ils ont osé et résisté, mais leurs descendants se sont désistés, Préférant les jeux de basse politique, le pouvoir de s'enrichir et là ils ont insisté. De l'ouest est venu la grande illusion, celle qui a voulu conquérir la culture. A l'est plânait la menace des alliés d'hier, les vaincus de demain en une étrange rature.
L'ennemi d'hier a su renaître, phénix sans armes pour un temps Mais qui impose jusqu'à Pékin un respect certain et qui attend. Et ma nation s'est assoupie, estourdie il y a longtemps, un certain thermidor Quand aux idéaux, au renouveau s'est imposée la gangrène par l'or.
L'autre vainqueur s'ennuie de sa monarchie et se souvient de son empire perdu, Et ma patrie n'est pas, conjurée par le geste qui condamna Socrate à la cigüe, Comme un rêve trop grand d'un seul coup inquiétant le troupeau atavique, Et bien vite enseveli sous les discours lénifiants et les préceptes civiques.
26 juli le génie dans la lampeDans l'oisiveté un peu pleine d'ennui d'un après-midi de canicule,
J'étais vautré comme il se doit au fond du canapé, vide de tout calcul
Quand de la théière un nuage de fumée pris forme humaine,
Il disait devoir exhausser trois souhaits: gloire, amour et beauté avant la fin de la semaine?
Génie, bel ami, je ne puis voir mes souhaits réalisés ainsi. Futiles, je gaspillerais un don qui n'a pas de prix. Qu'ils soient l'affaire d'une vie, alors que resterait-il? Un univers, un continent, même une ville, peut-être bien une île Auraient certes des atouts, mais je ne veux pas devenir tyran malappris; Et j'ai trop d'ambition pour triompher comme ceci Sans mêlée furieuse et indécise, sans épique bataille Où, sous le regard de ma dame, frapper d'estoc et de taille! 25 juli les courbaturesIl y a du soleil et c'est une tentative de réveil.
J'ai mal aux jambes, une tasse de thé et de la violle de gambe.
Remise en forme, l'aventurier de la forme en sommeil.
Jolis crus de France et bonne chère, stagnation et flambe
Dans mon petit monde de musiques et de mots, d'idées et d'infos.
Mais l'été est là, il est temps de s'échapper de la caverne éthologique
Pour ne pas s'enliser dans les miasmes des eaux stagnantes et pathologiques.
Je retrouve les sensations d'avant, avant mon avc, dans l'effort comme hygiène au quotidien. Et même la douleur se fait un bien, espoir et réalité d'être là, corps et esprit sur l'étrange méridien, L'équateur entre jour et nuit, passion et raison, équilibre délicat où l'humain s'épanouit Dans le vieil idéal de la vie bonne, avec cette idée d'équilibre qui reste, demeure, s'affirme inouïe, Toujours neuve et précieuse Toujours fragile et délicieuse.
Naguère, il cherchait un homme le sage Diogène, Rustique, hors de son tonneau, la recherche dans les gènes, Non celle d'une quelconque technologie mercantile, Mais entre le sublime et le futile, Celle d'un art, d'une possibilité de vivre plutôt que survivre, seule nécessité Loin du pas titubant de l'occidental, perdu dans sa cessité. 23 juli l'air du soirIl est cette heure où valsent lumières et ténèbres, discrète apesanteur
De quelques instants dans l'air et le vent léger apporte des senteurs.
Celles de l'été, celles de tous les étés, comme si le temps était un leurre
Où nous remisons nos trahisons et nos illusions, du bonheur au malheur
Et l'inverse, double hélice qui enlace nos mots et nos gloires, tarentelle ou sardane,
Comme si tout n'était que danse dont la légèreté et la grâce essoufflent les mânes
De ceux qui ont par pareil soir soupiré il y a un an il y a mille ans ou à l'aube des temps,
Et qui ont su s'arrêter un instant pour que leur âme flâne et de la beauté du monde se pâme.
Parfois quand le soleil défaille, de l'éternité le chant esquissé coule et s'entend.
22 juli incorrectQuand avec le sombre nautonier ailleurs nous irons,
Que laisserons-nous?
Quelques mots, une ou deux images et ce dont ils hériteront.
Palais et châteaux en Espagne et un livret à la caisse d'épargne, Leur léguerons-nous. Pour toute culture, hélas, un écran plat et toute la capitaliste hargne.
Et la gloire de l'empire est sans fard, Paix des épiciers qui n'a rien de celle des braves, Joug invisible de la peur et de l'avidité le phare, Pas la grande avidité des bâtisseurs d'empire, juste celle d'un Harpagon Devenu fou, bien plus avare et qui consomme, temps hors de ses gonds. Nous nous décentrons, nous nous dispersons, de nous-mêmes les entraves.
21 juli la terrasse
regrets antérieursT'en souviendra-t-il des longues marches dans les marges
De tous les mondes connus où nous parleront un langage inconnu?
Nous verrons nos yeux emplis d'étoiles et de lumière vers ce rivage reconnu
Où la grâce du temps, triste assassin, se charge.
Et le bosquet, le champ seront des alcoves secrètes
Riches des parfums du plaisir et notre joie ne sera pas discrète.
Et au soir des couchants aux fastes impériaux salueront la joie qui va vite
Et les jeux nocturnes des amants qui nagent d'ahan à travers l'écume d'Aphrodite.
20 juli The magnificent sevenMagnificent Seven, The(The Clash)Ring! Ring! It's 7:00 A.M.! Move y'self to go again Cold water in the face Brings you back to this awful place Knuckle merchants and you bankers, too Must get up an' learn those rules Weather man and the crazy chief One says sun and one says sleet A.M., the F.M. the P.M. too Churning out that boogaloo Gets you up and gets you out But how long can you keep it up? Gimme Honda, Gimme Sony So cheap and real phony Hong Kong dollars and Indian cents English pounds and Eskimo pence You lot! What? Don't stop! Give it all you got! You lot! What? Don't stop! Yeah! Working for a rise, better my station Take my baby to sophistication She's seen the ads, she thinks it's nice Better work hard - I seen the price Never mind that it's time for the bus We got to work - an' you're one of us Clocks go slow in a place of work Minutes drag and the hours jerk "When can I tell 'em wot I do? In a second, maaan...oright Chuck!" Wave bub-bub-bub-bye to the boss It's our profit, it's his loss But anyway lunch bells ring Take one hour and do your thanng! Cheeesboiger! What do we have for entertainment? Cops kickin' Gypsies on the pavement Now the news - snap to attention! The lunar landing of the dentist convention Italian mobster shoots a lobster Seafood restaurant gets out of hand A car in the fridge Or a fridge in the car? Like cowboys do - in T.V. land You lot! What? Don't stop. Huh? So get back to work an' sweat some more The sun will sink an' we'll get out the door It's no good for man to work in cages Hits the town, he drinks his wages You're frettin', you're sweatin' But did you notice you ain't gettin'? Don't you ever stop long enough to start? To take your car outta that gear Don't you ever stop long enough to start? To get your car outta that gear Karlo Marx and Fredrich Engels Came to the checkout at the 7-11 Marx was skint - but he had sense Engels lent him the necessary pence What have we got? Yeh-o, magnificence!! Luther King and Mahatma Gandhi Went to the park to check on the game But they was murdered by the other team Who went on to win 50-nil You can be true, you can be false You be given the same reward Socrates and Milhous Nixon Both went the same way - through the kitchen Plato the Greek or Rin Tin Tin Who's more famous to the billion millions? News Flash: Vacuum Cleaner Sucks Up Budgie Oooohh...bub-bye Magnificence!! FUCKING LONG, INNIT? Petite ritournelle d'il y a vingt ans. La morale a-t-elle été tirée? Je ne crois pas puisque tout n'a qu'empiré.Et, surtout, l'air du temps est à encore faire empirer tout celà.Au-delà d'une question de politique de civilisation, c'est juste une question de liberté. Voulons-nous celà? Et pour dédouaner la lâcheté, il suffit de demander: " Mais que peut-on faire?" les déboires du loupLe loup a des états d'âme, il aurait bien besoin de faire sa promo.
"grand méchant", c'est discriminatoire!
Il a vu le Chaperon Rouge dans un film porno,
Offerte à une meute superfétatoire
Comme il ne souhaitait pas devenir homo,
Il s'en est retourné lire Diogène et Adorno.
Il a bien pris un psy, mais rien n'y fit, le voici végétarien! Alors la louve a plaqué avec Romulus et Rémus ce bon à rien. Furieuse, le chaperon a vu rouge et lui intente un procès Une vielle histoire, avec monsieur Seguin, ils l'accusent de zoophilie. C'est les amis des animaux qui ont décidé de crever l'abcès. Les brocolis et le tofu l'ont vite lassé, alors il a tenté l'oenophilie. Mais son foi délicat a rapidement excercé un droit de veto, Alors le loup est allé à l'ANPE et s'est mis à se lever tôt.
Une conduite, il s'était acheté et il allait même voter, Pour gagner plus, contre l'insécurité et pour s'intégrer. Bien entendu, son écuelle vide et son collier toujours plus serré Lui ont valu les quolibets de son cousin le mâtin, c'est à noter. Il a compris qu'au fond, il s'était lui-même dénigré Alors il a baffré un tartare en nage de tabasco et allumé sa télé; De non violent, il n'y avait qui lui, étrange vision aux enseignements zélés.
Comme il n'y avait pas de révolution à l'horizon, pas de lutte, Il est parti tourner avec le chaperon, vive la turlutte! Cigare, champagne et une moue amusée, un rien désabusé. Il s'est mis au sashimi et s'est trouvé un pote banquier rusé.
19 juli spleen sans idéalIl fait chaud et il y a cette moiteur,
Ne nous inquiétons pas, pas de senteur
Action garantie quarante-huit heures;
Pourtant la vraie puanteur, celle de la misère et des malheurs,
Elle garde son odeur, son actualité
Et nous rappelle contre quantité à qualité.
Alors comme un silence, immobile et simplement froid, Qui se traduit par un clignement des paupières Sans doute une question de lumières Et peut-être comme un vague effroi. Jeté ici par la vie, suis-je à la source des possibles? Au-delà des mots d'ordres et des doctes sentences, dans la déchirure risible.
Mais j'erre à la minuit dans un musée de cire, Illusion ou mensonge, est-il question d'occire? Je ne sais pas, je ne sais plus, qu'importe je saurais Et peut-être ne voudrais-je plus de cette farce colorée? A moins que... Toujours était-il que... 18 juli les hypocritesDu fond d'un ministère,
Avec la bave de deux ou trois experts,
Surtout de toute la raideur de la vertu outragée
Parce qu'il faut protéger une jeunesse ravagée
Des méfaits de l'alcool, vestibule du monde adulte,
Tant de pris sur les deniers du culte,
Une bécasse interdit la vente aux mineurs:
Qu'importe le mal, il suffit juste d'éffacer le symptôme!
Alors oui, j'accuse, accusons! Arrachons le masque de saint homme.
Il est si facile de jouer le sécuritaire, piètre protecteur.
Stigmatiser l'inconséquence des jeunes, dénoncer le scandale de santé publique N'est qu'un inutile roque, le roi est nu malgré ses soieries et l'indécence de sa trique. Le malaise ne se dissoudra pas dans l'artifice de la loi, il mérite plus qu'un regard oblique. Quel désenchantement donne soif à cette jeunesse? Quel est donc ce dispositif électrique? C'est la bonne vieille gégène occidentale, branchée sur les aspirations déprâvées, Fission des vocations, lande battue des vents mauvais de rêves délavés.
Qu'on se le dise, ça ne rigole plus! Tous au boulot et plus vite! Il faut bel et bien se méfier des buveurs d'eau qui se lèvent tôt. Plus d'éducation, le pur et simple dressage, marchez droit et payez vos impôts. Travail, famille et ne voyez-vous pas venir la redite?
17 juli humainIl est des altitudes où règne l'altière solitude;
Elle est un peu celle des saints et des assassins.
Plus près, trop près, Icares au vol rude
Qui aux soleils de la vérité ou de l'éternité se vouent à dessein.
Tôt ou tard regarder en bas, derrière soi et au chant des sirènes Vouloir se prendre et se méprendre pour de quelque façon se faire pendre Danser l'étrange danse avec la veuve patibulaire, trouver des comptes à rendre De n'avoir eu le coeur assez endurci ou l'âme assez hautaine ou sereine.
Se payer des pompes sacerdocales et s'enivrer du vin des noces et des festins Pour s'hébéter et soliloquer devant hommes et dieux serments, prières au destin. Et tâcher de rêver, de ne pas croiser, de ne pas arriver aux promesses du matin Quand la lumière fait éclater la part d'ombre et révèle derrière la princesse la catin Et sous les habits du prince charmant le dénuement du plus sombre des mendiants A l'écuelle vide d'obole, au pas lourd mais aux yeux pleins, lumière et diamants.
Alors il est toujours temps d'avoir une discussion, de trouver amant, maîtresse Et d'amasser tout en compulsion le confort pour meubler la lente détresse. Puis, dans le lit défait, ne trouver cri ni soupir, à peine l'ombre accusatrice des plaisirs Quand la grâce a quitté l'étreinte pour ne laisser que le désert du désormais anonyme désir. 16 juli Triste sireEst-ce le soir qui tombe, j'hante ma demeure en triste sire
Nul besoin de sombres sbires, simplement le reflet sinistre.
Mémoires d'un autre, de mille autres, de ce temps et d'autres
Pour n'avoir comme conversation que le vent dans le peuplier,
Qui se souvient et qui sait, qui tait et sait en silence plier.
Mais moi je n'ai que les bruits du dehors comme soupe d'épeautre
Par temps de gabelle, ciselé comme un curieux calvaire
Qui se dresse où personne ne va, pour prendre à revers tous les envers. pavillon noirIl n'est plus temps de verser une larme,
Il est désuet de vouloir donner l'alarme
Peut-être est-il encore temps de prendre les armes.
Dans son suaire tâché, la catin a galvaudé ses charmes
De trop les vendre, elle a du rendre son âme.
En vain, sa bouche, ses cuisses n'ont pas éteint la flamme
Et ses seins sont des faquins, seul le sot se pâme.
N'espérons pas quelque trait d'esprit, ce n'est pas dans la gamme.
Vous pouvez rêver tandis que vous la besognez, il reste cette bouche édentée Qui bien moins soupire qu'elle ne compte, Vous ne pouvez oublier, regard fixe, loin du plaisir et de ses caresses enchantées Il ne vous reste que la haine, la haine de votre ombre que son désir dompte Avachie, concupiscente sur le corps anonyme de la société, Marianne s'est fait remplacée, oeuvrez à satiété.
Qu'il avait raison l'antique Platon qui proscrivait la propriété au gardien ou au roi, Utopie bien moins illusoire que du présent les rêves trahis ou le coeur froid! Et les draps de soie ne changeront rien, ni princesse, ni bergère, juste une catin décharnée Mais avec un plan médias pour masquer l'odeur qui est celle du charnier.
Mais laissons les reflets s'offir une sarabande chamarrée, Ils seront bientôt emportés par le ressac, piégés dans la marée. Et le sorcier nous tend une pomme, la Grosse Pomme; Mais ce n'est pas une sinécure à mâcher cette gomme.
Peut-être vaut-il mieux parler d'amour, roucouler des "toujours". Et aux larmes acides de rage froide préférer les sanglots romantiques Plus sirupueux que des trémolos, plus impérieux que les ordres pratiques. Et espérez finalement ne plus y penser, suprême artifice, ineffable tour. 15 juli le matin suivantC'est une aube, longue et blanche, et elle conduit à l'aube suivante
Dans les courbes d'un point d'interrogation, le point de suspension
Pour que la matinée se fasse de la question la servante;
Mais la question enserre la réponse, énigmatique conversion.
N'est-il pas assez d'amertume quand les décombres Du jour, de ses détours, jusqu'à l'horizon encombrent? Mais au fil du temps même le fiel tourne en miel Et du possible, les fils étranges des intrigues en plein ciel.
14 juli matinDans un grand ciel bleu brille un soleil radieux.
Sans nuance, en pure stance.
Et pourtant il passera et la nuit viendra et les adieux
Peut-être les départs vers d'autres cieux, orbe de l'errance.
D'à soi-même l'absence pour vers soi enfin voyager, Sans s'en laisser compter, au fil des souvenirs, d'un défilé paysager. Et des cimes et des lacets, érotique d'une courbe dans la lumière dorée Où le rêve aux lèvres s'attarde, douceur de tous les matins et perles de rosée.
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