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30 juni que faire?Seuls contre le système, que pouvons-nous faire?
Mais le système, c'est nous, c'est moi, c'est nos bras ballants
Et nos renoncements, nos compromissions, tout le bel allant
Que nous mettons à croire raisonnable de collaborer,
A chasser le doute, à ne pas voir les faits corroborer. C'est se croire des fers pour ne pas avoir à en porter,
Ceux qui cadenassent nos idées, par les sophistes apportés,
En quelques équations et un plan média adoptés,
Par le jeu des sondages par les évidences rances cooptées. Simplement refuser le silence et l'indolence,
Élaborer des pensées ou cracher sa haine
Plutôt que d'accepter le froid pour une petite laine,
Faire exister ce que le côté obscure
Qui veut nous mettre à la réalité de la cure
Entend bien discréditer la solidarité, la fraternité
Et faire même de l'amour une utopie,
Un songe creux, toujours malheureux, réservé à ceux
Qui méritent les objectifs et les articles impies
Puisqu'il est argent et que l'argent est à eux. Les noirs corbeaux de la finance ont le blanc d'un peu de coke
Pour symbole de pureté, mais qui leur dira qu'elle est frelatée?
Faudra-t-il des Marat et des Robespierre pour leur jeter la première pierre,
Celle qui dressera les barricades avant le soir, pour l'espoir d'une aurore?
Suffira-t-il d'un éveil de la conscience,moins larmoyante que fière,
Moins hautaine que simple, comme les reflets d'or et la muraille des corps? Manuel WallsVoilà un homme qui a tout pour devenir un bon leader socialiste: du cynisme qu'il sait prétendre "parler vrai" et un ego, un vrai, un de ceux qui s'alignent pour 2012 parce qu'il le vaut bien. Je sais peu de choses sur lui, simplement que je ne pourrais pas le prendre au sérieux s'il parle de solidarité. Il est déjà incapable d'oeuvrer pour le bien de son parti, sa petite cause personnelle justifiant qu'il contribue à la disloquation par lutte des chefs de son parti. Il serait temps que les électeurs croient ce qu'ils voient plus que ceux que disent les démagogues. Il parle de refonder le ps: sans doute autour de sa candidature annoncée. De grâce, des idées, pour changer. Un projet.
J'espère que le "front républicain" prendra une claque à Hénin-Baumont: toute la campagne des européennes a tourné sur les thèmes rances qui ont permis 2002. Il serait bon qu'un avertissement clair vienne avertir ses politiques qui jouent avec des pulsions bien dangereuses et oublient bien vite... qu'il y a des choses simples. L'électeur effrayé par l'insécurité (avez-vous remarqué comme le pays redevient sur le scrutin révolu?) voit le constat d'échec de l'UMP en la matière. Est-il censé chasser ce point de ses préoccupations? Ce serait alors obéir au chef, avec un aveuglement qui ne présage rien de bon. L'urgent, c'est de redonner des bases à la vie politique du pays et de stopper la dérive de la "politique politicienne" qui sert à nous faire perdre de vue que les politiques ne sont pas d'abord là pour se faire élire et représenter des opinions, mais pour agir au nom de la "res publica", non des intérêts privés. Et encore moins leur seule ambition égotique. 29 juni la haineDes mots, des promesses et des détresses,
Des débats sans hauts, encore ces mots, en tresse Electorale ou communication-manipulation, Pour nous faire oublier l'infâmante capitulation. ![]() Nous sommes en passe de perdre l'acropole, Le sens de nos idéaux, de nos souvenirs, De perdre encore une fois contre nos lâchetés, Faute de croire que la dignité n'est pas à acheter, Et que l'arrogance des marchés s'extrapole De la vieille malédiction en mauvais sourire De Mercure quand il outrepasse Zeus et Athéna, Faisant des hommes un bien comme un autre, Marchandise qui s'échange pour une opulence Comme soie pour masquer une purulence. Il est des nôtres, il fait comme les autres. Tout va bien, il respecte du linceul le canevas. Regardez la ville même au soleil triste, où l'écho sinistre De nos soucis, de nos craintes résonne de son éclat bistre Et terne, comme pendu à une lanterne, valse des ministres Pour ne pas avoir à changer le peuple ou le Christ Désormais supplicié mais qui a pris des avocats Pour dommages et intérêts, buvant en lieu et place du vinaigre du coca. C'est un pas au pied des tours et un café en terrasse chic, Pour voir ce monde, et lire et écouter les tics et les hics. Celle-là est voilée, cette autre a la peau noire et elles ont des rêves Comme ces futiles, un rien névrosées, qui ne trouvent trêve, Même au soleil attablées, avec leur fardeau de vanités et de frustrations Et Pourtant elles sont soeurs en humanité et désirs inavoués, Il n'y a pas de féminité, il n'y a qu'humanité bafouée. pauvres petits ministres!La farce... Des courtisans qui rechignent à accepter les désirs du prince! Que laisseront-ils de la république? Combien de temps survivra-t-elle à la peoplisation? Le plus drôle est que le monarque est l'artisan numéro un de ce discrédit... Ce qui arrive quand la carure n'est pas là. L'insulte et le bling-bling, le stand-up pernament et le mensonge éhontée. Et pour toute philosophie une rolex pour se dire qu'on a réussi sa vie et des certitudes à la pelle pour calmer ses angoisses, des talonnettes et un mannequin pour jouer l'homme.
Et l'état du "débat démocratique": fi du chômage, de la crise, des guerres. Les propos de paltoquets finissent par l'animer. Pour aboutir à quoi? Ne rien changer. 27 juni 27 06 2009Coordonnées en plein désert, le désert de nos villes en fourmilières,
Un souffle de vent encore, volutes de poussières.
L'occidental a cru rendre à l'arbre sa pomme, mais son Éden est souricière
Et il couine, piteux, dans l'isoloir miteux, l'âme ancillaire. ![]() De la légitimité des servantes thraces à garder le fonds du puits
Indistinct et boueux, avec le sang des astres qui goutte, nuit et brouillard et puis?
Torpeur dans les allées de l'hyper, propres, distillant le besoin et l'ennui,
Allées rectilignes qui quadrillent l'enfer qui ne connaît pas la nuit. Nous consommons les fétiches qui nous consumment et nous laissent en friches,
Jamais âme ne fût d'avoir eu, collections des fraudes cognitives et l'episteme triche.
Et du fonds du puits, ça gronde, ça menace, fermentation instable au coeur du noyau,
Souffle des apocalypses et pluie noire, comme tombé du soleil un joyau.
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Et cette larme, des autres crimes, ceux qu'on a pas punis
Phosphore à Hambourg et jungles et rizières par le défoliant unies
Pour ces politiques prodigues du sang des autres, téméraires de leur vie,
Don pour la cause déficiente de leur parti, de leur profit et malheur à qui le vit
S'il ose demander, s'étonner, questionner leur cruauté à même la paix,
Inhumanité travestie en progrès, le seul déficit est en leur coeur qui mérite l'épée.
Pas de bombe, ghettos et banlieues et le message de haine, contre l'état
Qui leur donne le pouvoir mais qui limite leurs caprices, alors des banquiers l'attentat. la guerre de la vérité et de la réalité.Le réel est devenu l'artifice des néo-pragmatiques pour se passer de la vérité, ou, plutôt, pour d'un vague mouvement de la main faire taire toute tentative d'objection: "-vous voyez bien.
-Quoi donc?
-Pas d'inquiètude, on va vous dire ce que vous devez voir."
La société moderne a mieux que des asiles à la soviétique pour assurer la normalisation: le normal est fixé par des experts, c'est scientifique. Contredisez et on vous discréditera. Ceux qui émettaient des réserves sur les marchés financiers étaient des gauchistes, des rétrogrades. La crise leur a donné raison? Vous n'avez pas la temps d'y réfléchir, il faut sauver les banques et relancer "l'économie réelle". On ne peut pas le dire tout de suite, mais les spéculateurs s'échauffent déjà en coulisse. Vous comprendrez bien qu'il n'y a pas le choix. Puisqu'on vous le dit! Il y aura des études!
En ce qui me concerne, je me discrédite tout seul, qu'on ne se fatigue pas: Mickaël Jackson est, pour moi, l'îcone de la vulgarité émasculée que les USA font valoir en guise de culture sur le monde.
Sur le réel, pas de vérité, mais des opinions dont certaines autorisées. La pensée unique est la dictature démocratique qui repose sur des convergences d'intérêts disparates, avec ce culte de la "rupture" pour assoir le conservatisme. La grande dévalorisation des mots trouvent un écho dans la prière qui nous est faite de ne pas relever les contradictions. Le discours politique nous demande constamment de nous assoir sur la raison. Prenonsl'exemple de ces socialistes dont l'altruisme se heurte à la volontéde se prmouvoir, soi et soi-même, quitte à faire perdre le parti. Et c'est eux qui parlent de fraternité et de solidarité! On a analysé que leur échec vient de là et: incapacité totale à évoluer!
La vérité, c'est être. La réalité contemporaine, c'est avoir. Avoir l'image de. Avoir des "arguments". Avoir les sondages pour soi. Avoir une Rolex.
Que faire? Refuser, le dire, la complaisance ambiante, la grande farce qui se joue sous le nom de "démocratie" mais que ni l'abstention, ni le mépris des suffrages exprimés n'atteint.
Nous sommes tous priés de regarder le doigt qui montre la lune, pas la lune. 26 juni Qu'avons-nous fait de la paix? Poignée de main échangée sur un tas de billet,Dans la vacuité d'une civilisation étrillée,
L'ange aux ailes mazoutées sur un transat allongé,
Par le cancer et l'avidité rongé, mois d'août en congé. De l'éloge de l'avidité sous la bannière étoilée,
Cupidité qui, elle, n'a pas à avancer voilée.
Centre de rétention, pôle emploi,
Détention généralisée et la Raison ploie.
Nos idéaux passés non au fil de l'épée,
Mais de mode, dans cet atavisme épais,
Création et adaptation d'une variation en aliénation,
La vieille haine, frère contre frère, en incarnation. Ne comptez pas sur moi pour pleurerLes médias parlent de la star, le ministre de la culture de "musicien de génie"... Prière d'excuser la pédophilie, émotion mondiale! Pour moi, un chanteur populaire est mort selon un style qui me laisse froid. Déjà le mythe, un de ces destins américains dont on doit s'ébaillir. Je n'y vois qu'une longue tragédie, bien en phase avec l'inculture impériale. Les journaleux parlent des "contradictions" de Bambi: le mot exact est incohérence, vie qui va à la dérive, solitude glacée de la vache à lait, exploitée jusqu'au-delà de la fin. Etandard de cette barbarie qui envahit le monde pour le configurer comme il plaît à l'Oncle Sam, qui brise l'individu tout en l'auréolant de gloire, en exarcerbant sa croyance à sa singularité qui n'est que tentation de s'abolir. Mickaël J lui-même disait rechercher l'enfance volée: est-ce un modèle pour autre chose qu'une société d'aliénés?
Idolatrie nauséeuse qui nous fait chercher notre reflet dans un homme sans visage, en rupture de couleur de peau. Poids des médias qui finit par faire l'évènement, par poser le conformisme grégaire comme sorte de conscience collective de substitution. Il a souffert, prière de verser une larme, lui qui incarne la volonté de ne pas vieillir. Qui incarne bien ce que propose la nation parvenue au sommet sans savoir se maîtriser: des moyens énormes mis au service d'un peu de vanité, de beaucoup d'inanité. Alors comment ne pas songer à Diogène et sa lanterne? Et ne pas sentir un malaise face aux héros de notre époque... 25 juni Place St-EpvreEncore un commerce fermé, remplacé par un distributeur de billets... Signe des temps? J'aime les terrasses de la place, face à la basilique et à la statue du duc, pavés et jambes nues pour ravir le soleil. C'est un peu bourgeois, irrémédiablement différent d'ici, de chez les yabs-les-hauts dirait un réunionnais. On dirait que la crise, les menaces s'arrêtent avant l'endroit... C'est moins clinquant que la place Stanislas, moins orgueilleux avec un brin de fausse bohême. Sur la place,il y a souvent ce prof de philo manchot, qui doit être à la retraite désormais, méditant en silence devant un café ou une bière, longuement. Quelle est la longue trame de ses réflexions? Je ne sais, je sens juste une amertume en écume qui se fracasse encore et encore sur les rochers de l'ici et du maintenant.
J'y aurais passé des heures sur cette place, mon but d'expédition quand j'avançais avec ma canne. Je me rappelle de ce kebab-traiteur libanais La Vallée où je me régalais, face à la grosse poutre de la cheminée frappée du symbole du pélerinage à Compostelle et où j'ai découvert ces vins du Liban qui méritent quelques attentions.
J'écoute un vieil Album de Lavilliers, 1975, et tout était déjà dit, de ce monde malade des billets, nouvelle mouture, façon vulgaire en parodie de liberté, du sang bleu de naguère. Me revoilà dans ce "quartier populaire" comme le disent les journalistes du bout des lèvres comme si ici on ne vivait pas, n'aimait pas, n'espérait pas. Simplement à vivre là on apprend la méfiance que suscite un quartier, la ligne de démarcation invisible d'avec la ville qui se croit normale, qui se pense celle des gens biens puisqu'ils n'y a qu'elle pour le croire. la pensée communeMais déjà elle s'est vengée de l'infâme du drame,
Pour frapper les faibles et les innocents, procédure instruite,
Modernité lassée, délavée qui ne sait plus du cerf le brame. Nous avons perdu les prés et les forêts
Pour que certains occupent les palais.
N'attendons aucun merci, les marchés sont devenus financiers Et nous n'en avons que la mauvaise prose des échéanciers. Le gouvernement appelle à l'audace, mais c'est l'impudeur
D'un équarrissage et le peuple est complice.
Dépeçage sous le couteau des décideurs,
Pour encore un peu de profit et beaucoup de haine, goût du supplice.
Chronique d'un désastre annoncé, programmé,
Qui tourne comme une croix gammée,
Instinct de mort qui s'empare d'une civilisation
Non pour devenir enfin citoyen du monde, seulement exploités sans frontières
Qu'on assomme des platitudes de la raison plénipotentiaire,
Sevrée de vérité, sevrée de probité, chassée du souffle chaud de la vie
Par les nouveaux sophistes dont la scholastique sévit,
Logos mou, élastique, débat en débarras
Pour faire taire et laisser parler, on assassine à nouveau Marat. 24 juni hommageDes enfants sont morts, pas loin, de l'autre côté de la rue. Accident de la vie? Vétusteté? Fatalité? Déploiement en force des pompiers, arrivée des journalistes, la faute d'une porte blindée... Je ne sais pas, je voudrais juste une pensée pour ces enfants et je ne trouve que ces mots "paix à leur âme". Il reste une fenêtre noircie de fumée et la cité continue sa vie. La tour sera détruite bientôt, elle devait l'être déjà. Mais il fallait reloger, d'abord. La mort aura frappé plus vite. Pour une raison ou une autre, et même si c'est un "drame familial", paix à ce père qui doit survivre,qui a déjà survécu à un avc. lundi matin au soleilDans Kaputt, Malaparte imagine l'avenir de l'Europe en rose saumon, comme dégradé du drapeau rouge de l'URSS. La couleur était la bonne, mais c'est celle des pages économies du Figaro. L'économisme est un credo, celui d'un peuple qui n'a plus d'ambition, à bout de souffle, enlisé dans la consomnation triste, qui confie son avenir à un conservatisme lâche, qui le place dans le sillage de l'Empire, dans cette grande déresponsabilisation qui consiste à s'abriter derrière la raison économique pour rejouer la haine sociale et l'aliénation, pour ne pas refuser et se révolter. L'éducation a soit-disant été "démocratisée", elle a surtout été dévalorisée pour faire de la médiocrité une norme, cette norme qui ravit l'animal en l'homme. Le pseudo bon-sens qui n'exclut pas l'idôlatrie des "experts" permet d'amuser la nation de débats sans fin, dans l'illusion du choix, du consensus mou qui profite à l'ordre en place. Le néo-libéralisme ne s'occupe même pas du "social",puisque la casse se fait au nom de la liberté, la liberté d'entreprendre pour ne pas avouer: celle de posséder, d'éviter le partage. Pour ce faire, menacer ceux qui ont un peu de devoir partager alors qu'ils le font déjà, permet de dissuader de demander à ceux qui ont beaucoup l'effort à la mesure de ceux qu'ils ont.. Alors on plaindra même les pauvres riches. En oubliant que tous paient de leurs impôts, de leur sueur, de leur travail, de leur consommation l'aisance de ceux-ci, leur sécurité.
La tentative faite est celle de bloquer l'effort d'émancipation par la grande illusion des élections: que signifie le mépris de l'abstention? D'un haussement d'épaules,on discrédite ces mauvais électeurs sans se demander de quoi il retourne. Est-ce paresse, indifférence ou symptôme de l'inanité de l'offre politique?
Entre les extrêmes que leur extrêmisme discrédite quand la lassitude,le désarroi ne les rendent pas tentation de "vote-protestation", gauche et droite maintiennent leur main-mise alors qu'ils proposent la même chose, un conservatisme qui nous illusionne de la question du social. Un peu plus ou un peu moins? Heureusement, l'effondrement du PS a éloigné le bipartisme que certains souhaitaient déjà pour faire à l'américaine. Quelle occasion ratée pour certains de verrouiller définitivement le jeu politique! La contestation institutionnalisée ou discréditée, grâce au prisme des médias. La Peoplelisation de la vie politique n'est pas juste une dérive, mais l'avènement du discrédit voulu de la Raison: une image, des arguments préfabriqués et la connivence, la convergeance d'intérêts, bref un système qui n'a aucun cerveau, juste une épine dorsale, ces "décideurs" et ces "élites" que secrète le troupeau qui va au ryhtme de son instinct grégaire.
Mais où va-t-il? L'économie a la vertu de vider de sens cette question, la droite se veut "républicaine" parce qu'elle croit pouvoir manipuler cette forme de gouvernement en posant un esclavage soft, une aliénation qui fait de l'homme un producteur-consommateur, la consommation permettant de les dépouiller de la majeure partie de la richesse qui leur est consentie.
23 juni FoulesLe citoyen devrait voter grâce à sa raison, mais il n'y a que des communautés, qui votent pour des opinions grégaires,qui se convaincent grégairement. Alors tout est démagogie, sophismes. La république romaine le sait, la vertu seule garantit la liberté. Mais pas sa version bourgeoise, la grande vertu, celle de l'homme libre, pas celle de l'intégration au troupeau, à son pas. Qu'attendons-nous de demain? Les mêmes chaînes? 22 juni Ce n'est pas si simple, encore eusse-t-il fallu!Comment peut-on laisser les incompétents en place? Parce que nous ne sommes pas en démocratie, les partis ont "volé" les scrutins pour se partager le pouvoir, les électeurs sont ivres d'opinion et moins ils savent,plus ils affirment. Quelques patrons viennent nous poser l'addition de leurs folies, sûrs de la passivité d'un troupeau où chaque individu croit devoir tirer son épingle du jeu contre les autres, c'est une refondation du contrat social qu'il faut viser, réaffirmer que vivre doit mettre produire à son service et non l'inverse.
Le plan Marshall a acheté l'Europe pour qu'elle se fasse servile et docile, nos dirigeants sont des collaborateurs de cette tyrannie soft qui n'est pas même nationale,en fait. C'est celle de l'argent, de ce dollar qui a pour encre le sang d'un génocide et suinte de nos bas instincts derrière la bannière de la liberté.
Versaillais Peuple de France, as-tu eu honte quand, face aux Prussiens, les gens biens ont fait tirer les paysans sur les ouvriers? La belle République des poignées de mains, de Montoire pour le tragique à "l'ouverture 2007" pour la bassesse. La politique entre sondages et débats creux, 1981 pour nous dire l'échec démocratique face au "mur de l'argent". Depuis, la lente mais continue glissade dans l'économisme. La Nation? Mais la patrie du dollar, voilà qui compte! Pour le reste,le jeu des communautés pour nourrir les revendications et les craintes, entretenir la guerre soft de tous contre tous, et la peur, peur de la crise, des musulmans, des délocalisations, pour ce réflexe du nom-du-père.
Mais cette fois, le "père" est un enfant qui joue à l'américano. Et l'Europe abandonnée à Barroso... Tout ça pour faire des affaires ou comme si. 19 juni Mes bons conseilsMeute de journaliste pour le mariage J Coupat et Y Lévy: il aurait suffi que les mariés portent la burqa! Mais arrêtez les faux débats qui mettent tout sur le même plan, qui flattent démagogiquement le lecteur ou l'auditeur fier de sa petite opinion à lui. Innocente cacophonie ou réelle néantisation des consciences, trop épuisées pour s'insurger, heureuses de laisser faire élites et décideurs.
Entendez-vous ces experts qui continuent, comme si de rien n'était. Le seul débat qui vaille est interdit: l'économie doit-elle être la fin de nos sociétés? Face à l'impasse de la croissance qui épuise les ressources, on agite le développement durable. Face à l'explosion des chômeurs,on propose de reculer l'âge de la retraite. Le président a lu un livre et c'est une information! Il découvrirait la culture... Si c'est le cas, tant mieux, mais son élection en dit long sur la barbarie moderne. Lui, au moins, évolue.
Faut-il supprimer le bac? Question posée en débat gratuit ou volonté de défaire ce que voulait la République? Puisque le pays serait une entreprise,surtout pas de travailleurs surqualifiés!
Contre cette destruction du contrat social, cette guerre de tous contre tous pour les emplois et la surconsommation, entretenue par ceux qu'elle sert à diviser pour mieux régner, ceux qui ne sont pas des comploteurs mais des individus partageant une communauté d'intérêts, peut-être même victimes d'eux-mêmes, posons l'humanisme, un humanisme fort et exigeant. Quel avenir voulons-nous? L'homme n'est-il qu'une bête de somme hédoniste? Devons-nous renoncer à un réel projet d'avenir pour dilater le présent de la jouïssance mesquine et étriquée? 16 juni justice?
Les larmes de l'ange peuvent toujours couler, Les sables continuer à s'écouler,
Il n'y a de volonté générale qu'autour d'un idéal, une idée,
Sûrement pas autour des passions vénales, catin ridée
Qu'une société qui n'a que la cupidité à enseigner,
Ne sachant même plus ses morts peigner.
Inutile d'incriminer l'élu des foules à temps de cerveau disponible, De croire en faire un alibi, il n'est que le champion, même risible,
D'une vieille France à l'honneur bafouée, raciste et métissée,
Un troupeau qu'hante le souvenir de la vertu trahie, des liens tissés.
Et les huées pour l'apprenti tyran, avatar moisi d'une vulgarité éculée,
Mais la justice sacrée, contre l'ignominie consacrée, brille, acier froid
Et le souffle de sa pureté pourrait bien semer l'effroi.
Pourra-t-elle faire abstraction des charniers
Face à ce monde qui s'est vendu pour bien moins de trente deniers?
Mais quelle est la vérité, au nom de quoi condamner?
Il reste la volonté, la bonne volonté, congédiée au nom d'une réalité ramenée
A la science salariée, soumise à l'économie au visage parcheminée,
Simple masque sur la vieille ignominie, des ténèbres acheminée.
Puisse renaître la fraternité pour désamorcer l'iniquité,
La solidarité pour éviter le choc des velléités et des inimitiés,
Pour nous rappeler à la clémence, à la pitié,
Qu'au moins la pureté soit acquittée. alarme Problème de civilisation grave: notre gouvernement ne vise aucun progrès profond, seulement l'enrichissement continu dans l'ombre du géant américain. Un progrès qui ne profitera que marginalement à tous. C'est la vraie barbarie, pas celle de ceux qu'on ne comprend pas, mais celle de ceux qui ne savent vivre qu'en exploitant les autres au nom d'un dieu ou d'une "réalité" qui ferait de la réussite une question de gènes, pour la race, et de mérite, pour la bonne conscience. Cette France qui ne sait pas lire, pas penser et qui triomphe du retour de son refoulé.
Monarchisme mou, veule, narcissique pour un peuple endormi. Abjection et c'est le Panthéon qui tremble. Quel projet? Le triste néant du bling-bling, de la politique-spectacle qui n'a d'autre fin que maintenir la paix sociale dans la manipulation, pour que les affaires continuent. L'écologie est une rustine sur notre modèle de consommation en aboulie. Nous n'avons qu'un ersatz de liberté, de projet pour nos vies: l'onanisme du pouvoir d'achat.
Lancer non du débat pour que chacun y vienne bramer son opinion, mais amorcer une réflexion, non celle des intellectuels-alibi,mais celle, directe, du questionnement socratique, dans son urgence même: comment bien mener sa vie. C'est pas sexy, non. La beauté est en passe d'être délaissée pour la plus crasse des vulgarités: seins, lèvres, fesses siliconés, abdos en toc et culte de l'illusion de soi-même. On impressionne avec sa Rolex, à la limite avec sa bibliothèque si elle est en bois rare avec un espace pour l'écran plat géant et qu'aucune lecture n'a abîmé les pages des éditions rares.
la guerre d'Iran est commencée! Aucune sympathie pour un dictateur fanatique. Au contraire, elle va aux émeutiers. Ce qui n'est pas une raison pour être aveugle: l'Empire veut se retirer cette épine du pied. Par un soulèvement populaire,en douceur, démocratique et tout... Demandez aux palestiniens ce qu'ils pensent du président américain qui peu à peu se révèlera pour ce qu'il est: un plan média pour redorer le blason de l'Empire. Gantanamo? Bardem. Les mesures sociales: en devenir, un moyen de calmer les foules. Les banques? Sauvées et revenues à l'aspiration à l'anarchie selon Nozick.
15 juni retraite à 67 ans?J 'espère pouvoir travailler bien au-delà de 67 ans. Mais j'aimerais surtout déjà un travail. "Travailler plus": las déboires de la France viennent moins de la "paresse" des français que de la nullité de ces politiques clientélistes, qui ne visent qu'à être élus. On va nous redire le "déficit" de la sécurité sociale: ne mérite-t-elle pas d'être sauvée comme ces banques qui déjà veulent rembourser pour recommencer à faire comme elles veulent.
La publicité pour la défense nationale met sur le même plan Gergovie/ Verdun/ les plages du débarquement et l'Afganisthan: l'image, l'argument, même ridicules, du moment qu'il manipule les foules. Nous sommes en guerre en Afghanistan: sale guerre, discrète,qui ne doit pas nuire à la consommation. Bref à la classe qui nous tient par la consommation, cette chaîne tressée de désirs et de lâcheté. |
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