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30 juni le gouvernement ne peut rien faire. Elisons-nous un gouvernement pour entendre dire qu'il ne peut rien faire? Le néo-libéralisme doit être ravi, lui qui souhaite transférer le pouvoir, au nom des libertés, aux "décideurs" privés, ces messieurs qui trinquent à la hausse du pétrole et à la baisse des salaires.
génération en marge de l'histoire Je suis d'une génération qui a grandi sous la menace abstraite de la dissusion nucléaire dans un monde bipolaire, puis elle a vu passer l'histoire de l'autre côté des écrans de télévision: liesse d'un mur de la honte enfin abattu, stupeur des tours s'effondrant... Derrière l'irréalité des images; en contrepoint, le discours sur la crise, l'idéologie économique. Elle nous est imposée comme un improbable catéchisme, la croissance comme l'élixir des nouveaux bonimenteurs. Et pendant ce temps, la roue tourne: l'atlantique devient un nouveau mur, les hordes asiatiques ne sont plus juchées sur des T34, mais elles sont sacrifiées dans les usines du capitalisme d'état qui vise la conquête. Et nos sociétés collaborent, ces brillants capitalistes qui délocalisent sans comprendre, sans vouloir comprendre, décidément avauglés par ces profits qui contrastent étrangement avec la prétention que les caisses de l'état soient vides. tous ces moments se perdront dans l'oubli comme des larmes dans la pluie Pour les images, il y a Blade Runner. 2019, dans onze ans, utopie sans fard, celles des rêves trahis dont il ne reste que les cauchemards. Et comme espoir rémanant, l'amour. Et comme certitude à l'horizon délavé, la mort. Faut-il croire aux certitudes? J'aimerais partager ce film avec des classes, mais c'est long, bien trop long. Et pesant. Comme un morceau de Manset, c'est au-delà. Mais qui veut partager ça? Qui le peut?
Non pour quelque savante discussion sur pourquoi Rutger Hauer sauve Harrison Ford, juste pour l'émotion, la musique et ces images où même le feu est froid.
Mais s'il le faut, quand il le faudra, pas une larme juste des perles de sang. Refuser le Nirvana s'il n'y reste que l'abandon et l'indifférence; il y a eu autre chose, il y a un autre possible. Sinon, sinon il n'est d'abysse assez profond.
Et de l'abîme s'élève le cri, la mise en garde ou en question. Pour le reste, ils sont légions à disserter, à pérorer, à argumenter sur l'illusion salie. Regarder l'arrogance, les tours sont tombées et personne n'a compris. Il y a J Kirviel et personne ne veut comprendre.
Vincennes a brûlé, pas ce qui hantait ces murs. Besoin de main-d'-oeuvre, mais quels réplicants faudra-t-il? Toujours se léveront des doutes et des dénonciations, et qu'importe la traite, viendront toujours les traites. 29 juni épaveQui s'en soucie, ce n'est pas assez sérieux.
La justice, le bonheur du philosophe les voeux pieux.
La mélancolie, l'amour du poète l'alcool piteux.
Le soleil, la vie de l'humain le besoin miteux.
Est-ce l'espoir qui sur une méchante grève git? Il reste l'illusion des vainqueurs et le goût de l'illusion des vaincus, Souvenez-vous, des divisions blindées de la morgue nationale surgies; Et le héros d'hier devient le sombre collaborateur, nation cocue et fière d'être cocue. Nation de valets qui n'est pas à la hauteur de ses grands hommes, de celui qui a dit "non" Et qui n'a pas cédé à la nécessité, laissant l'ami américain à ses canons Pour, d'en Europe garder la tête haute; maintenant il reste des lignes comptables Et juste de sinistres paroles, qui au glorieux préfèrent le confortable, Applaudies au nom de la rupture, l'hilarante rupture, celle d'avec la culture Pour demain vous faire croire que la nation a été sauvée du communisme, Des hordes déferlantes d'immigrés et de chômeurs, entre autres forfaitures, Pour nous laisser à genoux, sans de l'au-delà le souffle, sans plus aucun prisme. rivagesC'est au loin, au bout du rêve ou de l'exil,
Aussi bien une mégapole qu'une simple île;
Juste un endroit pour se délasser de tous les envers,
Et oublier comme est froid le baiser sur le verre.
Il reste alors une poignée de secondes,
Qui part au fil des songes au fil de l'onde
Vers le couchant et peut-être plus loin
Juste comme une aiguille dans le foin,
Comme un objectif qui essaie la mise au point,
Et qui attend un peu de lumière d'appoint.
C'est le zénith ou le nadir, art du contrepoint.
Et déjà une image ou une idée poind. 28 juni antisocial
Une illustration de l'affaire de Nancy, 1790. Voilà un texte du XVII, qui doit inspirer bien des politicards: sa notoriété est sans doute aussi restreinte que sa postérité et sa modernité sont grandes. C'est surtout un texte qui s'annonce le précurseur de la grande squizophrénie qui nous emporte actuellement: il est écrit au sein d'une société, pour des lecteurs avec qui il tisse un lien, pour une attitude qui n'a de sens que s'il y a un peuple.
« La liberté du peuple n'est pas Ma liberté! Stirner C'est plutôt violent, peu y souscrirait ouvertement. Mais quitter le pays pour payer moins d'impôts, c'est le mettre en pratique. De quoi préférer débattre des faits que de "philosophie"! Car comment concevoir une société composée de tels individus? Déjà au niveau du couple, il est besoin de réciprocité! Voici un texte qui apporte une réponse: il est bien moins flamboyant, il ne joue par sur l'émotion alors forcément il "passe" moins bien. "L'homme a un penchant à s'associer, car dans un tel état, il se sent plus qu'homme par le développement de ses dispositions naturelles. Mais il manifeste aussi une grande propension à se détacher (s'isoler) car il trouve en même temps en lui le caractère d'insociabilité qui le pousse à vouloir tout diriger dans son sens, et de ce fait , il s'attend à rencontrer des résistances de tous côtés, de même qu'il se sait par lui-même enclin à résister aux autres. C'est cette résistance qui éveille toutes les forces de l'homme, le porte à surmonter son inclination à la paresse, et, sous l'impulsion de l'ambition, de l'instinct de domination ou de cupidité, à se fraye une place parmi ses compagnons qu'il supporte de mauvais gré, mais dont il ne peut se passer. L'homme a alors parcouru les premiers pas, qui de la grossièreté le mènent à la culture dont le fondement véritable est la valeur sociale de l'homme, c'est alors que se développent peu à peu tous les talents, que se forme le goût, et que même, cette évolution vers la clarté se poursuivant, commence à se fonder une forme de pensée qui peut avec le temps transformer la grossière disposition naturelle au discernement moral en principes pratiques déterminés. Par cette voie, un accord pathologiquement extorqué en vue de l'établissement d'une société, peut se convertir en un tout moral." Kant, idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique L'insociable sociabilité, l'alliance de mot résume bien des choses: à nous de surmonter la pulsion qu'expose le premier texte pour parvenir à ... Là, j'avoue que je crois que ça reste utopie. Simplement certains peuvent s'inspirer plutôt du premier texte, créant un lien de subordination: il s'agit moins d'une question morale que d'un problème de jeu de pouvoir. Qui, maltraité en société, ira trouver une compensation en devenant un tyran domestique. Surtout l'homme qui agit par pulsions, jouet de ses désirs, est devenu maître dans l'art de se justifier, non pas en s'excusant, mais en revendiquant. Il sait plier le réel à ses besoins, et expliquer qu'il n'y a pas le choix, que c'est la seule solution.
« Légitimistes et orléanistes constituaient, (...) les deux grandes fractions du parti de l'ordre. Ce qui attachait ces fractions à leurs prétendants, et les opposait l'une à l'autre, n'était-ce pas autre chose que les fleurs de lis et le drapeau tricolore, la maison des Bourbons et la maison d'Orléans, nuances différentes du royalisme ? Sous les Bourbons, c'était la grande propriété foncière qui avait régné, avec ses prêtres et ses laquais. Sous les Orléans, c'étaient la haute finance, la grande industrie, le grand commerce, c'est-à-dire le capital, avec sa suite d'avocats, de professeurs et de beaux parleurs. (...) Ce qui, par conséquent, divisait entre elles les fractions, ce n'étaient pas de prétendus principes, c'étaient leurs conditions matérielles d'existence, deux espèces différentes de propriété, le vieil antagonisme entre la ville et la campagne, la rivalité entre le capital et la propriété foncière. Qu'en même temps de vieux souvenirs, des inimitiés personnelles, des craintes et des espérances, des préjugés et des illusions, des sympathies et des antipathies, des convictions, des articles de foi et des principes les aient liées à l'une ou l'autre maison royale, qui le nie ? Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte
minoritéNihil nove sub sole
" La paresse et lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes, après que la nature les a affranchis depuis longtemps d'une direction étrangère (...) restent cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu'il soit si facile à d'autres de se poser en tuteurs des premiers. Il est si aisé d'être mineur ! Si j'ai un livre, qui me tient lieu d'entendement, un directeur, qui me tient lieu de conscience, un médecin, qui décide pour moi de mon régime, etc., je n'ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n'ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse payer ; d'autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux. Que la grande majorité des hommes y compris le sexe faible tout entier tienne aussi pour très dangereux ce pas en avant vers leur majorité, outre que c'est une chose pénible, c'est ce à quoi s'emploient fort bien les tuteurs qui, très aimablement, ont pris sur eux d'exercer une haute direction sur l'humanité. Après avoir rendu bien sot leur bétail, et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures n'aient pas la moindre permission d'oser faire le moindre pas hors du parc où ils les ont enfermées, ils leur montrent le danger qui les menace si elles essaient de s'aventurer seules au dehors. Or ce danger n'est vraiment pas si grand ; car elles apprendraient bien enfin, après quelques chutes, à marcher ; mais un accident de cette sorte rend néanmoins timide, et la frayeur qui en résulte détourner ordinairement d'en refaire l'essai. " Kant, Qu'est-ce que les lumières ? Frères humains, n'ayez contre les penseurs le coeur trop endurci! Ils sont légions ceux qui font profession de se moquer d'eux et qui viennent vous rassurez. Vous ne saviez pas, et si c'est le cas, comment l'auriez-vous cru? Aujourd'hui, la boîte à image vient vous essorer le cerveau. Elle diffuse le modèle culturel et idéologique, modelée et modelante. Elle entretient la peur qui fait aimer les chefs, elle réinvente la révolte en faisant passer le cuistre et l'histrion pour des rebelles. Les attaques contre l'école sont une menace idéologique: substituer au citoyen majeur et responsable le professionel toujours en dette de son prochain salaire, de sa prochaine génuflexion. Signe des temps, l'hostie se reprend à genoux: je ne juge pas, je ne condamne pas, je constate. 27 juni prise de conscience Partout, le faux débat sévit: Nick Sarko n'est pas le fonds du problème, il n'est que sa traduction politique. Le vrai débat dont la France aurait besoin devrait porter le fait de vivre ensembles: pourquoi? Dans quelles conditions? Au nom de quelles valeurs? D'avoir fait d'un système économique une valeur est sans doute le point de fracture. Encore s'il s'était agi de faire de la lutte contre la pauvreté une priorité. La croissance n'a pas cet objectif premier, elle sert juste la spéculation. Qu'y a-t-il e rationnel à voir un pays étouffé pour une ou deux lignes comptables? Le plus drôle serait de savoir combien d'électeurs droits dans leurs bottes vont pleurer dans les villes qui vont perdre leur régiment?
Le projet du Grand Paris n'est que l'illustration de la confiscation de la République par ces élites ineptes. Quel projet ont-ils pour la nation, à part de développer leur lieu de résidence et de protéger leurs lieux de villégiatures? Le reste du pays n'est une réserve de richesse qui se contente d'un régionalisme fleurant bon le terroir, plein de charme et, somme toute, bien innocent.
Déjà, à ceux qui ne jurent que par les states, qui veulent que nous les singions, qu'ils aillent s'y faire voir! Arrêtons le débat en termes économiques: cet angle de vue fait de l'argent la valeur transcendante. Justement, lançons le débat sur les valeurs: qu'est-ce qu'être citoyen? Quel lien nous unit? Que voulons-nous comme développement? L'équité, la tolérance, la paix, le progrès: que représentent-ils? C'est compliqué et ça n'est pas pragmatique? Le pragmatisme, l'alibi de ceux qui ne veulent pas avouer leurs valeurs parce qu'eux-mêmes en ont honte. La droite décomplexée peut jouer la provocation, se pavaner, elle n'en reste pas moins une pure forme, simulacre d'être. La gauche anti-capitaliste peut lever le poing, elle n'est elle-même qu'une posture, un pur artefact qui sonne creux, le meilleur allier des réactionnaires qui ont besoin du péril rouge puisque le péril vert ne prend pas et que c'est un autre vert, écologie celui-là, qui annonce la faillite du système. un pavé dans la mareDe colère chargé le pavé va se noyer, ronds dans l'eau puis lisse plane surface qui tout efface.
Alors, à quoi bon les alors, il resterait à prendre les armes, s'inventer des charmes sans traces.
Dans la pure abolition du temps, juste à ce point où il ne reste qu'une sinistre farce.
Quelque chose comme la légende d'une mauvaise passe.
Du sombre passé, aucune leçon n'est tirée; balbutiant puis s'affirmant la bête immonde s'offre notre monde;
Il y a les discours du politiquement correct et il y a les actes, la réthorique monotone et si ronde
Qui endort, qui achète le pire, quand même la rebelle France marche au pas
D'un OTAN, insulte à l'histoire d'un continent, sa punition et son presque-trépas.
Et chez moi je regarde la rose et son parfum s'est dissous dans l'air du soir,
Ici en Lorraine, ailleurs à la Réunion, toujours ce reflet qui passe et se découvre oeuvre au noir.
ko Curieuse impression, au coeur de la nuit. Attendre la prochaine reprise. 26 juni modernisation... Faut-il applaudir? La réthorique est éprouvée: il fait ouvertement ce que les autres faisaient dans l'ombre. Les critiques viennent de communistes réactionnaires, au bas mot. Ils feraient de la France un protectorat archaïque de la Chine. La sécurité sociale, le droit du travail, le pluralisme: archaïques! La preuve: les pays à la mode n'en ont pas!
Tf1 sera donc le contrepoids à la chaîne d'état. L'avenir est là, bientôt gauche et droite devront se comprendre "de l'ump". Sinon, il y aura bien le facteur, mais oscillant entre "pas crédible" et "bolchevique avec le couteau entre les dents".
C'était il y a quelques jours, le débat tournait autour de l'indépendance des médias. Alors ses sbires s'indignait qu'on puisse suspecter quoique ce soit, voyant là la marque de paranoïaques ou de gens de mauvaise foi: lui, répond à sa manière: il rend légal son contrôle sur France Télévision. On annexe les Sudètes qu'on peut.
A quand le couplet qui voudra que, face à la crise, il faille une dictature économique? La situation est grave: revenons au XIX siècle pour faire face au défi du XXI! Si je ne comprends pas, c'est que je suis out, ringard: il y a ceux qui ont des Rolex et ceux qui travaillent pour que les premiers puissent se les acheter. C'est pourtant simple, non? C'est destin, fatalité, atavisme, lois de l'économie.
Certains diront que cette nomination n'est pas si importante: je suis d'accord. Ce n'est qu'un symbole, qu'un symptome de plus. Toujours avec ce côté de plébiscite rampant, qui consiste à opposer à ceux qui contestent la majorité silencieuse, ce brave troupeau qu'un général nomma des veaux.
Le tout avec la complicité d'une opposition dont le principal parti n'en finit plus de sacrifier au combat des chefs et qui n'a rien à proposer, étant pris dans les mêmes réseaux que le parti en place.
La belle unanimité autour du besoin de croissance insulte la faculté d'adaptation de l'homme: elle le condamne à recréer la situation des Trente Glorieuses. Mais sans seconde guerre mondiale, comment faire? Alors on ne fait pas, transformant le discours libéral-économique en unique solution parce qu'elle sert les intérêts des nouveaux privilégiés qui utilisent les fonctionnaires comme bouc émissaire: la vindicte populaire vitupère leurs "zacquis"; alors le bon peuple apaisé peut plaindre ces malheureux contraints à l'exil fiscal. 25 juni Pour réagir au dernier billet de Rosine sur la sécu Pourquoi tant de haine envers la sécu? La droite libérale veut son démantèlement parce qu'elle y voit un symptome de ... communisme. Est-ce vrai? Sans aucun doute, est-elle le symbole de la solidarité. Mal gérée, peut-être. Mais avec toutes ses imperfections, elle crée l'idée que nous sommes une nation, un peuple. Pour certains nous ne devrions être que des travailleurs interchangeables que la consommation pousse à restituer leur salaire ilico.
L'état s'est servi dans les caisses. Peut-il rembourser? Le paquet fiscal, c'est prendre à tous pour donner à quelques-uns. Le principe de tout impôt, la redistribution. Mais là, c'est prendre à ceux qui ont peu pour donner à ceux qui n'ont pas besoin.
Derrière, il y a cette idée: la prédestination. Sa version labellisée "adn" quand le candidat dit à Michel Onfray que la dépression est dans les gènes. C'est pseudo-scientifique, ça passe mieux: l'ancienne version tenait à la volonté de Dieu. Ce qui explique l'anticléricalisme révolutionnaire qui n'est pas, au départ, un athéisme. C'est-à-dire que ces gens n'aiment pas la liberté; leur mérite est héréditaire: ils ont été choisis par Dieu ou le destin ou la fortune. Quant aux autres, male victis.
La sécurité sociale est, outre solidarité, volonté de liberté: soigner le malade, ne pas le laisser à son sort. L'affranchir en partie des coups du sort. Mais on ne fait des efforts pour des hommes, pas pour de la force de travail ou du pouvoir d'achat individualisé. Soyez un fort pouvoir d'achat et vous vous offrirez des médecins. Sinon travaillez plus et négociez! Soyez, citoyens, responsables; l'état ne n'est plus, il vous laisse libre.Jeu de dupes du libéralisme qui use des concepts et peut produire un discours séduisant quant ses actes et ses acteurs sont dans le sens unique d'un égocentrisme forçonné. Si vous n'êtes pas capable d'entreprendre, la société pourra se passer de votre faible valeur ajoutée. 24 juni Bande à part! Cette règle que se prescrit Georges Brassens, elle est plus juste que jamais. Monsieur Ducasse ne souhaite plus être français, que grand bien lui fasse! Mais ces voix d'auditeurs qui sélèvent pour plaindre ces riches qui paient trop d'impôts...Cet argent qui sert au gouvernement à essayer d'instaurer un pays de consommateurs et de travailleurs dociles, ce gouvernement qui fait sa publicité, non pour lutter contre le gaspillage ou pour les 35 heures, mais sans autre message que son auto-promotion et qui songe, dans le même temps, à allonger la liste de ce que la sécu ne remboursera plus.
Il y a déjà un moment que nous n'avons plus à verser notre sang pour la patrie: c'est bien, non? Mais la solidarité s'en fissure, on dirait! Quand beaucoup s'inquiètent de leur pouvoir d'achat, condamnés à compter, à se serrer la ceinture, à faire des efforts, d'autres s'inquiètent juste de rester plus riches que riches. L'homme doit encore apprendre à gérer la paix, là où triomphent l'égoïsme et l'instinct grégaire. Ne parlons pas d'individualisme, mais juste de conformisme, de besoin atavique d'obéir et de se soulager des frustrations qui en résultent sur les autres. La mondialisation a cette efficacité qu'elle tétanise tout sentiment de solidarité. A rebours du stoïcien cosmopolitain, il s'agit moins de devenir citoyens du monde que de se complaire à être les sujets de l'immonde ou du tour de passe-passe du capitalisme financier qui dématérialise les frontières et pulvérise la société pour n'en faire que la cacophonie des débats et des discours de politiques qui n'ont plus le pouvoir, qui n'agissent qu'en prête-nom. Dans le marc
La raison comme un défi ou une énigme, la lucidité en complexe de Cassandre. Bien sûr, nous survivrons, comme toujours; d'un fil ou de ses méandres, Les symboles sont là, ils n'ont rien d'ésotériques; gagner plus et trouver des cendres. Une centre de rétention et quelques faux débats, la nuit commence à descendre. Serait-il l'heure de se taire, est-ce une possibilité que je me terre? Sûrement pas quand les lâches et les cupides se croient des serres! Jamais ces lâches n'auront la croix de fer ou la silver star, Qu'ils veulent se décerner en récompense de leurs tares.
Et des années bling-bling viendront les années clic-clic, S'il faut pour changer quelque chose, espérons le déclic. 22 juni 1987Une rose prend la pose et m'offre une pause,
Comme la rosée au matin perlée s'efface la prose.
Il est des rouges voluptueux, ce qu'il faut de ténébreux
Pour poser des lumières et un parfum scandaleux, loin du scabreux.
L'ombre d'un baiser ou l'écho des gouttes de pluie rit.
En retard et trempés, nos yeux brillent et la classe sourit,
Témoin amusé, complice, et c'est pour moi alcool et poison,
L'ivresse d'un temps, puis un visage, de la mélancolie le blason
Au fil des ans qui passent comme le rêve toujours à lui même absent,
Pour une aventure qui ne connut ni dragon, ni effusion de sang.
J'ai gardé mes larmes, bien trop fier, comme on remise ses armes Pour un jour ou un autre, quand pourra retentir l'alarme; Et tout a continué, je me suis civilisé et les jours aux jours sont allés Pour ne laisser que ce visage, plus vieux, un peu étranger Où brillent ces yeux où reste une fièvre comme un danger.
Mais qu'en reste-t-il, ces quelques mots et une émotion? Les lieux ont changés et ne me sont plus que vaguement familiers, Comme après un silencieux sinistre ne restent du temple que les piliers Pour qu'un jour on se souvienne d'une civilisation. Mais dans ces ruines, il n'est qu'une ombre et c'est la mienne, elle rôde, Entre songe et souvenir, elle frémit des images qui s'érodent Mais qu'importe quand la plaie est toujours là, que ça saigne encore Et qu'au détour d'un songe, vient la mémoire en rehausser les ors. légion du déshonneur Rien de nouveau, absolument rien: les Grognards de Bonaparte sont sûrement ravis de voir Kylie Minogue rejoindre l'ordre. Mais se choisit-on impunément des héros? Tony Parker représente la France à l'étranger, certes. Pour George Cloney, s'agissait-il d'un test pour savoir si Carla restait? En tout cas, pas besoin d'être psy pour se demander ce que ça veut dire un président qui se targue d'être plus étrange que David Lynch et se dire "rien de bon". SolsticeLe soleil brille, enfin c'est l'été!
Mais il plâne l'ombre du paradis que nous n'avons pas fait.
Jour de marché, belles pastèques et poulets qui rôtissent,
Mille couleurs, mille odeurs et la foule des ostracisés
Entre ces tours d'une prospérité mal cicatrisée,
Où s'installent ceux que les bonnes consciences maudissent.
Chômeurs, que le travail a trahis, les oubliés de ces prospérités Qui vous jettent leurs miettes au nom de salaires mérités, Pour lesquels nous prostituons nos vies et abandonnons nos envies. Contre lesquelles les cris se brisent, revendications obvies. Mais c'est à pleine dents que se mange la pastèque mûre, Et l'enfer n'est pas ici mais dans les coeurs endurcis De ceux qui galvaudent la solidarité, comme une addiction en sursis, Pour la gloire de leurs profits, jus en pus amer et sur.
20 juni Hélas, ce n'est pas une blague"Le sénateur UMP de l'Essonne, Serge Dassault, a jugé «anormal» aujourd’hui que l’Etat aide les chômeurs, «des gens qui ne veulent pas travailler» et suggéré de «réduire carrément les aides». «Le problème n’est pas seulement de trouver de l’emploi mais aussi que l’assistance et les aides diverses aux chômeurs sont trop élevées, à mon avis, pour qu’ils aient une certaine envie de travailler», a exposé Serge Dassault, propriétaire du Figaro, à l’ouverture d’une audition de plusieurs dirigeants du service public de l’emploi devant la commission des Finances du Sénat.
«Prime pour l’emploi, et bientôt RSA… c’est quand même anormal de vouloir donner de l’argent de l’Etat qui n’en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu’on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d’argent à l’Etat», a ajouté le maire de Corbeil-Essonne, rapporteur spécial du budget de l’Emploi. «On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l’argent sur denier de l’Etat», a-t-il ajouté." Je cite cet article trouvé dans Libération: n'est-ce pas les contribuables qui financent le succès du rafale? Que ces concitoyens paient pour l'entreprise de cet individu lui semble sans doute un dû. Mais un tel mépris, et c'est un élu... Faut-il pardonner? C'est sûr qu'une fois morts de faim, les chômeurs n'en sont plus. Il me semble qu'il a laissé l'entreprise à son fils: c'est son droit, mais je devine que pour lui, il n' y a de solidarité qu'entre personnes du même monde. Inciter les chômeur à travailler, qu'on commence déjà par leur en proposer du travail. Non, la plupart ne sont pas des parasites. Ils subissent un dévalorisation sociale, déjà. En plus des difficultés à vivre. Que monsieur aille vivre pendant un mois ou deux avec un rmi! Sans doute n'est-ce pas même pour lui l'argent de poche d'une journée. Il faut "décomplexer" les français par rapport à l'argent? Alors que ceux qui ont peu n'aient pas à avoir honte de ce qu'ils ont, pour commencer. Et que ceux qui ont beaucoup arrêtent de croire qu'ils sont les seuls à connaître la valeur de l'argent ou que la France est un tiroir-caisse à leur usage exclusif!
19 juni l'ami américain Oncle Sam nous donne une leçon de libéralisme: l'USAF devrait relancer un appel d'offre quant à ses avions ravitailleurs. Bêtement, j'y vois comme un refus de voir le contrat aller à Airbus/EADS plutôt qu'à Boing: n'est-ce pas du protectionnisme? Beaucoup mettent à la mode l'anti-anti-américanisme: là, quelle sera le réponse de ces messieurs? Que l'européen que je suis est nationaliste, suspect donc de nazisme, trop nul en économie pour comprendre, trop niais pour ne pas comprendre que la super-puissance, c'est eux et qu'ils nous en..., sans payer, bien sûr? Va-t-on nous dire qu'il faut qu'Airbus délocalise? Osera-t-on ranger son américanophilie bling bling pour dénoncer le colonianisme économico-culturel? Hélas, Mickey Atrabilaire préfère taper sur les fonctionnaires ou démanteler l'éducation plutôt que de montrer du vrai courage...
Ceux qui nous font l'éloge des marchés, ces brillants journalistes sont bien la voix de leur maître: eux si prompts à fustiger sont étrangement muets, pour l'instant. Ils ne commentent pas. Mais il est vrai que c'est un fait, patent et que leur pragmatisme ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. La concurrence, nous dit-on, sauvera le pouvoir d'achat, la qualité du service publique etc... Flash de 07h00 sur Europe 1: la cour des comptes a donné raison à Boing. La cour des comptes.... Il faut attendre que l'information soit développée pour avoir cette petite précision: la cour des comptes américaine. Il est suggéré que cette décision a une connotation politique. Et patatras, MC Cain avait demandé l'appel d'offre et le gentil Obama était contre.
Interventionisme dites-vous? Mais c'est parce que c'est une question de sécurité nationale! 18 juni on a retrouvé l'ombre de Goebels L'écho de la défaite est partout, certains déporterait bien Domenech: joli psychodrame de salon. Et dans ce tumulte, une petite nouvelle, présentée de façon anodine, purement informative: le gouvernement va faire de la publicité sur son action.
Alors, évidemment, je râle. Il faut être moderne et donner sa chance à ce gouvernement si courageux qui réforme à tout va. Bien sûr, mais voilà, je ne peux pas ne pas voir encore un élément qui va dans le sens de ce que dénonce Alain Badiou dans son livre sur le président: cette France nostalgique de Vichy. Mais bien de ce siècle-ci dans ses dérives: il ne s'agit plus de convaincre par des arguments et des faits ou d'en donner un ersatz, désormais il compte de communiquer. C'est un couteau dans les reins de la démocratie: plutôt que de former des citoyens, on va générer des masses serviles dont le temps de cerveau disponible sera réduit au possible. A quand un délit de libre pensée? Bien sûr, je m'exprime librement: je m'exprime encore librement et je veux pouvoir continuer à le faire. Même si ça ne sert à rien, que personne ne me lit. Ce que je distingue, je ne le garderai pas par devers-moi. Je puis avoir tort, j'aimerais avoir tort. Quel monde nous prépare-t-on? Sous la menace de la guerre économique et des pays émergeants, nous devrions nous sacrifier aux entreprises, soutenir ceux qui investissent et accepter l'inégalité comme le prix à payer pour ne pas devenir un "protectorat économique de la Chine" (François de Closet). Extraordinaire, non? La mondialisation est sans doute une dynamique réelle, mais la forme qu'elle prend obéit au marché, à l'action des G8, FMI, OMC... Ceux qui s'enrichissent sont donc les responsables de cette situation dont ils tirent profit. Que la Sainte Economie vienne les bénir! Marx faisait de l'économie pour améliorer la société, trouver des modes de développement plus harmonieux. Aujourd'hui, la confusion des genres fait des profits financiers le but de toute économie, ce qui équivaut à faire de la spéculation, pourtant dénoncée comme dangereuse, l'instrument efficace des menées à court terme. Inquiet pour son pouvoir d'achat, rongé par les discours des déclinologues, bombardés des slogans en forme de paralogismes tel que "travailler plus pour gagner plus", le citoyen est pris dans un climat de désastre différé grâce au gouvernement. Les retraites en sont l'exemple: renoncez à vos acquis, travaillez plus longtemps et vous sauverez vos retraites! Bref, pas de progrès possible! Ce quiétisme qui fait de nous des pénitents, jetons-le à bas! Les profits du cac 40 illustrent bien que certains s'enrichissent, les marchands de canon de la "guerre économique", grâce à la manipulation spontanée par ces élites qui défendent plus ou moins consciemment le statu quo qui leur garantit leur place. Puisque l'action du gouvernement s'enlise ou du moins n'a pas les succès dont elle se targue, (le traité de Lisbonne à lui seul résume bien les choses: pendant des mois on nous a affirmé que c'était une réussite du chef de l'état égale à un des travaux d'Hercule.), il suffira de le dire à la télé, dans les journeaux. Sans doute est-il hors de question d'utiliser le mot qui fâche "propagande". Nous ne sommes plus à cette époque!Voyons, la démocratie française est saine et au-dessus de ça! Il doit juste être nécessaire de mieux communiquer et de faire comprendre aux français l'action gouvernementale. Dans le programme de terminale en philosophie, il est une distinction conceptuelle persuader/convaincre. A supprimer cette matière qui risque d'éveiller l'esprit critique!
" SOCRATE : - Tu prétends, Gorgias, être capable de rendre orateur quiconque veut bien s'instruire auprès de toi ? Platon, Gorgias
« Dans la glorification du travail, dans les infatigables discours sur « les bénédictions du travail» je vois la même arrière-pensée que dans l'éloge des actions impersonnelles et altruistes : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent maintenant, à la vue du travail - on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir - qu'un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment un but mesquin et peut assurer des satisfactions rapides et régulières. Ainsi une société où l'on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l'on adore aujourd'hui la sécurité comme la divinité suprême. Et puis ! Epouvante ! Le « travailleur » justement est devenu dangereux ! Le monde fourmille d'individus dangereux ! Et derrière eux, le danger des dangers - l'individuum ! » Nietzsche
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