Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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30 juni samedi 30 juin.Eté qui semble un automne,
Grisaille et horizon atone.
L'arbre et la pierre moroses
Songent mélancoliquement
Et le temps continue à bousculer les roses.
Un sourire un peu triste dans l'air,
Patience, il ne faut pas s'en faire.
Un sourire désolé délicatement,
Pour ourler les nuages et comme une larme perle
Pour croire consoler la mère qui s'inquiète;
Il y a longtemps que nous nous contentons de merles!
Qu'importe la diète.
Les tables des noces et des festins attendent,
"Courage et patience", elles nous demandent.
Ainsi vivent les hommes, torse bombé ou front plissé, Pris dans les fils que quelque Parque aura tissés; Ivres de lumière et de liberté, d'idéaux hérissés; Etres machinaux qui jusqu'à eux-mêmes ne se sont pas hissés; Et après? Viendra le vent s'en iront les tourments, S'en ira de nos os la poussière, légère. S'en ira de nos chairs la matière sévère.
Alors aurons-nous appris? Serons-nous devenus meilleurs? Ou ne serons-nous que la sinistre répétition de nos erreurs? C'est à peine un murmure, pas même un bruissement, C'est presque l'ombre d'une rature, le tranchant d'un crissement Et revient le vide de l'heure, dans le silence, disponible. Et reste le pafum de l'infini, accessible.
29 juni société de contrôleVoilà la belle et longue paix,
Ce n'est pas celle des guerriers,
Encore moins le fraternité.
Le triomphe des épiciers
Et les violences discrètes.
Le suicide d'un peu de ressources humaines,
Les mains sur la tête et des serrures de sécurité,
Et l'ignominie toujours pérenne.
Le siècle des Lumières
Pour s'affaler dans la société des faux experts,
Savoir frelaté mis en conformité.
La madone à la rose prend la pose;
Bientôt il n'est plus que les épines.
Le mensonge confessé,
Les fausses promesses professées,
Encore elle ose,
Bien que par un nabot fessée,
Se croire la candidate du progrès,
Immortelle en Chine,
Démagogue vaincue, elle s'échine,
Triste ambitieuse qui plus qu'un congrès
Mérite un piteux procès.
A aucune valeur elle n'a accès.
Mais elle est bien du troupeau
Malgré tous ses oripeaux.
Pour un avenir, il faudra des idéalistes
Au sang-froid, au cuir dur, hyperréalistes,
Mus par un immense refus
De cette grégarité d'esclaves confus.
28 juni MayaNous sommes les illusions terriblement concrètes
Qui donnent forme à une éternité secrète.
Nous construisons ces hautes prisons de verre
Où l'on décide en costume et l'air sévère
L'art de torturer son prochain.
Après tout, qui mieux haïr que son voisin?
Couleur de peau et même si le sang est le même,
Alors il y aura toujours quelque croyance blème,
Un mot, l'ombre d'un mot à extirper
De la main du tortionnaire
Ou de la plume du fonctionnaire.
Regarde le souffrir, ton semblable, ton frère, Regarde c'est bien un blasphème Mais à quoi bon jeter l'ombre d'un anathème? Si nous le voulions, nous pourrions. Mais qui le veut? En nous, notre nature profonde en pose l'aveu; Les prescriptivismes ont trébuchés Sur la faiblesse de la volonté Sur l'allégresse de la bêtise Qui toujours les braises du pire attise.
L'ombreC'est un jour gris, couleur fer blanc;
C'est un jour aigri.
Le soleil bientôt.
Le paradis tantôt.
Soeur Anne ne verra rien venir
Et les étoiles une à une vont pâlir.
C'est un peu la retraite de Russie,
Les batailles gagnées et la guerre perdue,
Dans la neige et le froid.
C'est un baiser éperdu,
Dans l'oubli et l'absence, minutie
De l'aigle qui cherche sa proie.
Mais il y a la douceur d'un murmure, Une étincelle dans un regard qui devient toute une parure, Rivière de diamants sans ostentation; Des valses lentes la tentation. C'est dans le coeur d'une nation, L'aspiration sanglante. C'est dans la main du bourreau La lame élégante. C'est l'histoire secrète d'une épée en son fourreau Et les derniers mots d'une galante, D'un testament les promesses mirobolantes. 27 juni les soldesLes soldes ne sont pas une affaire d'état,
Tout au plus le pénible constat:
Nous sommes les pigeons abusés,
Heureux de payer le prix, pas même médusés
De le savoir si fluctuant, s'amenuisant.
-20 -50 -70%!
Et le reste du temps?
Nous savons produire des richesses;
Mais pour quelle détresse!
Sans doute, les lois de l'économie... Et vive la simonie! Gagner de quoi perdre, de soi l'ennemi Fidèle comme l'insomnie. Les échanges ne sont que ce que nous en faisons, Certains inventent les règles qui leur donnent foison Et nous disent que les contester serai déraison. D'autres veulent renverser le trône bancal et créer le grand soir Qui les fera les nouveaux dictateurs d'un quelconque blason. La faucille et le marteau, le dollar, le croissant ou un autre désespoir.
26 juni Hélas, trois fois hélas.La tempête est autour de toi et je ne suis pas là,
J'aurais pu t'offrir le réconfort un peu anecdotique de mes bras
Et je ne peux que chercher des mots de-ci, de-là
Piètre antidote au poison de la vie quand il est pis que celui du cobra.
Aimer ne suffit pas à protéger, à sauver, à préserver
La main vide, mais pas le coeur et je ne sais que persévérer
Face au vent même s'il se fait ouragan.
Face à la nuit qui étire, dans son délire flagrant.
Des coeurs saignent et pourtant le monde est beau, Des corps souffrent, des âmes pleurent prises en cet étau. Cependant le ciel, les étoiles et le vaste océan Qui rumine de sa vague quelques secrets de titan. Ce n'est pas la poésie amère des larmes, c'est juste à vomir. Et je n'ai qu'un murmure, des paroles qui vont s'endormir Alors il reste une pensée, un baiser, la magie des "il était une fois" Pour espérer t'octroyer un peu de réconfort et une peu de foi Pour sourire à demain, pour saluer le matin Et embrasser les méandres du destin.
25 juni originesQuestion sans réponse, dans toute cette agitation.
Je vois ma vie, périgrination.
Elle doit bien avoir une destination?
La loi tourne sa roue et les mondes en ignition;
La folie ambiante et une confiance au-delà des questions.
Il est des endroits inconnus où des indices dorment, discrets, Il est des paysages en moi où le vent porte des secrets. Immobile pour retrouver ce qui m'a pas changé, qui ne changera pas. Calmer mon âme jusqu'à en faire un miroir, sur le seuil avancer quelques pas.
directionEgaré dans l'action, à vouloir aller vite, pragmatique,
Egaré dans la réflexion, immobile, tamasique;
Gesticulation, déréliction; fausse sagesse hypnotique
dissoute, aliénée à un arrière-monde amnésique.
Nature profonde, recherchée, oubliée, elle reste à réaliser. De tout le poids du troupeau, l'erreur idéalisée Du manifeste, de la matière, de la cécité volontaire. A patauger dans la boue de la folie ordinaire.
routes.Faut-il prendre sa besace et partir vers le ponant?
A moins que l'humeur ne soit à rejoindre le couchant.
Paysages lourds de présages qui le bout du monde s'en ont touchant;
L'ombre d'un maître ou son souvenir y est, trônant.
Suffit-il de tourner au coin de la rue Et de pousser la lourde porte? Dans le matin gris, anodin, presque écru, juste avant que la pluie ne tombe, drue.
Mais peut-on partir pour autre chose qu'exporter son monde? Nous arpentons la vie et nos "ici" tels des sondes, Insolites voyageurs en quelque façon de transit Hésitants à se souvenir d'une destination entre nadir et zénith. Même repus, le désir nous pousse, son aiguillon Reste aigü, qu'importe la profusion et la consommation. Il n'est de champagne qu'un jour nos bouches ne crachent, Aspirant à une eau limpide, qui désaltère et qui sache.
24 juni Les petites certitudesElles sont ce qu'on nous en a dit,
Peut-être même appris.
Alors les ors, les palais, fastes et orgueil, tout compris.
Mais la villa n'est qu'un taudis,
Une belle masure qui s'est délabrée
D'où l'innocence a fui où la Loi fut sabrée,
Où naquit ce mauvais dharma
Qui alourdit notre karma.
Elles sont nos précieux alibis qui tout justifient; Assassins, pourquoi pas tant que le sang ne reste pas sur nos mains? Au nom du Père, pour la nation, par devoir, par ce qui nous pétrifie, Enfoncer la dague, verser la cigüe, serrer le cou, fraternité des humains. Pourtant Pour autant Traverser la tempête, dans la nuit et le brouillard, Epuiser les convulsions, aller au bout des circonvolutions du cauchemar Car une main se tend, Un regard attend.
Samedi 4h36Mes mots deviennent plus importants que ma nuit,
Ils deviennent l'ossature irréelle de ma vie.
Est-ce l'ombre de la folie?
Comme un ange incarné et alors décharné,
Venu savoir l'ivresse des rires et écartelé entre deux charniers.
Cette ride qui barre le front,
En forme de porte de prison.
Procuste a donc fait le lit
Et tout dépasse.
Qu'importe, ça passera à l'as.
Maldonne? Mais que fait la madonne? C'est ce monde, votre monde. Je suis des vôtres et je ne me joins pas à la ronde. J'invente ma propre fronde, C'est une figure absconde! Je suis en exil, Dans les souterrains, Naguère souverain, Bien plus que parrain Et là, pas même pélerin. 23 juni Ce monde est-il condamné?Ecoutez-les hurler!
La déclinologie comme l'antienne boufonne.
Ecoutez-les vociférer!
D'une barbarie à l'autre, bétîse atone
Comme un rire sans timbre, le rire d'un crâne.
Vous avez renoncé à tout, suivre un nabot
Plutôt que d'oser dire tout haut
Trois siècles de dérives,
La démagogie comme bateau ivre
Pour tituber vers un lendemain qui n'est que la déjection d'hier,
Sous vos crânes en poussière, oseriez-vous être fiers?
D'une abjection, l'autre; nouvelle noblesse
Comme l'avortement de toute promesse.
Une larme d'Evan Vous condamne. Le sourire de Marie Vous offre un sursis. Aurais-je donc encore une âme? Ombre déroutée vomissant l'infâme; Votre société mérite une mise à pied. Pied de nez, en attendant de quoi châtier. A quoi bon expier, chèque en blanc Pour la liberté mettre au ban?
22 juni Mythes fondateursL'aède attend le scribe, il sait le grand récit et les mots de sagesse.
Il sait les trames obscures du destin, le jeu des hommes et des dieux,
L'avidité alliée à la bêtise, l'inconséquence et la détresse.
Ses mots parlent d'hier et de demain, de la lumière et de l'odieux.
Ils attendent celui qui saura les sauver du siège que l'oubli attente;
Et l'enfant qui passe va écouter, saura-t-il en garder la rente
Qui lui apprendra l'action juste, sans passion, sans haine, sans pitié
Qui apprendra à son coeur rectitude et satiété.
Les frères se déchirent et l'âge de Khali menace, De désirs vains et pour un voeu malheureux, l'impasse. Le fils du cocher s'en va vers sa mort, Dés la conception marqué de l'oeil noir du sort. Un partie de dés qui présage d'une grande bataille, Métal froid plongé dans d'un même sang les entrailles.
L'aède au pays des épices ou celui qui fut aveugle, Et même le barde ont gardé la trace de cet ancien peuple, Ces conquérants qui engendrèrent toutes ces civilisations, Et qui laissent les traces d'une langue au-dessus des nations, Et à notre temps de savants et de pédants, accumulation des connaissances Ils opposent le souvenir du prix du silence et l'espoir d'une renaissance.
21 juni Art martialLoin de l'école de la violence,
Apprentissage de la patience.
L'ivresse de la force, humiliée devant l'esprit.
Le poids des rites, pour certains tout est dit.
Pour d'autres, juste le fil d'Ariane,
Longue est la voie et la carte diaphane.
Le champion n'est qu'illusion,
Au sommet de la montagne et des passions,
Il doit redescendre et vaincre son ego,
Comme les chaînes qu'on ne brise tout de go.
Expérimenter, loin de la suffisance des exprimentés, Ouvrir le possible, rendre possible La soif d'apprendre, l'imprévisible. Elle n'est pas dans les sourires fats, la vérité. le veninQuel est donc ce venin qui nous barre l'entrée au Paradis
terrestre?
Piteux péché originel, fi du serpent, point de fruit défendu,
pas d'Archange et d'épée de feu.
C'est bien plus trivial, pas pour un sou rocambolesque,
Satan, le dragon, l'Ennemi ne sont que des litotes burlesques
Pour masquer notre honte, soldatesque à jamais pédestre
De la bêtise.
Rien de la noblesse de l'ange révolté, loin du romantisme de Lucifer, aucune rébellion formidable Simplement l'atavisme qui rend aveugle et sourd, en somme c'est assez minable. On dit "Hitler" et on attend un monstre, ne vient qu'un homme un peu pathétique. C'est le fruit vénéneux, purulent, chair rouge et douceâtre, à la ponctualité exquise D'une époque, d'un temps, du suicide d'un continent et de l'immolation de l'esthétique Pour le triomphe vulgaire d'une certaine Amérique, Inique, Pornocrate, Fille contrefaite de ce qui fût l'occident flamboyant Celui du Parthénon et des Lumières, des druides et de Socrate, à jamais aristocrate. Non de cette ignominie du sang, mais de ce que le dernier penseur du siècle nomma "Anarchie courronnée", Une exigence, une volonté; quêter, explorer et mépriser la bourse et le bas de laine, Exiger l'idéal, ne pas abdiquer pour le tout-venant, Au mépris du danger, au mépris des bûchers, avancer, tenir sa course à en perdre haleine Et fustiger le troupeau et ses croyances, le bousculer, l'éduquer et parfois le faire avancer. Alors il a inventé la bureaucratie et a cédé à la ploutocratie, alibi à l'oligarchie Des fils du sérail, des marchands, du singe récessif qui veut l'humanité évincer, Le nain diforme sur les épaules de Zarathoustra, chantre de l'avanie et du gâchis.
20 juni CimeCime d'un arbre dans le vent, juste à ma fenêtre.
Balancement, bruissement, esquisse d'un peut-être.
Et l'air lourd, pesant, qui impose son quand même;
Alors le rêve d'une eau fraîche et limpide, de baptême,
D'un retour à la vie dans l'allégresse d'un torrent,
Ou d'un passage sous la cascade, déférent.
La soif des origines, la question des racines Et le grand et beau silence du ciel s'obstine Dans un mutisme étrange, loquace pour le paradoxe. Est-ce un humour subtil et quelque douce ironie, Affûtée, belle comme la fille entre les rounds à la boxe, De cette beauté qui absout et sanctifie le sang et la souffrance; Lointain écho de ce qui est perdu, cruelle transe?
> Nous vivons un temps qui n'a plus le temps des questions; Au petit bonheur des réponses, qu'importe la torsion. Des opinions, des experts et la dictature du nombre. Académie, Lycée ne sont que les décombres De la simplicité du plus sage des hommes. Il fallait bien lui tendre la coupe du silence, Qu'importe un oracle face aux sinistres stances De la folie ordinaire, débonnaire qui gomme Les aspérités et les indices vers l'autre possible, Qui tremble d'un regard qui de la vérité fait sa cible. Amante parfois austère, souvent insatiable, Pourquoi pas aussi à l'occasion regrettable, Elle attend et seule son étreinte apaise Son baiser est sagesse, on en soupire d'aise.
; approche de l'orageDehors, des cris d'enfants.
Il fait grisaille et lourd.
Attente sans visage, pesants
Instants ou un seul qui se dilate,
Sorte de trou noir, gourd.
Je suis pris d'une torpeur,
Ralenti de stupeur.
J'attends, englué dans les sables
Du temps, ce grand instable,
Mensonge pudique,
Invention ludique.
Ailleurs impossibles, utopie et idéal, En cet étroit chenal, de nul le féal, Mais la soif de vérité, de lumière, Rétif aux ténèbres, au simulacre et à la poussière, Déjà sourd aux litanies du troupeau, Réfractaires à ses appeaux, Tenir le doute sans sombrer dans le nihilisme, Ne pas devenir perle dans le vin des ismes, Lambeaux de drapeau pour se croire un visage, S'octroyer l'apparence d'une réalité dans ce paysage.
Que la vie est belle, quel magnifique temple que le monde! Au milieu coule une rivière et nous l'avons souillée Et ces vastes champs de blé mur, nous les avons minés, Et par la chirurgie de l'inutile, la beauté est abîmée. Mais il ne se congédie pas si facilement le spirituel, Règne du billet vert, dictature de la matière, résiduel Atavique faux pas avant de retrouver la raison, Ce moment viendra, fi des oraisons Empressées de la pulsion de mort, Crâchons bien loin le mors.
De désir, nous sommes dressés à être l'esclave. Une page de publicité, un viol de l'inconscient, Société de contrôle où la vaseline est le confort, Panem et circensens, quotidien sans enclave Où reprendre son souffle, penser à bon escient. Se lever tôt, travailler plus, et perdre le sens de l'effort. S'extasier d'être bête de somme, ne plus penser Juste penser à, pragmatisme et automatisme, Crime contre l'humanité d'un certain modernisme.
19 juni AlphaDans la grande bibliothèque à l'escalier en spirale,
Vis sans fin vers la vérité,
Le vagabond a refermé un dernier volume.
Dans le parfum du parchemin et des agrumes,
Perplexe, dérouté dans sa ténacité,
Il va reprendre sa route philosophale.
Qu'il vente,qu'il pleuve, que le soleil matraque Il ira, il poursuivra cette ancienne traque. Il vit... Il vit tant de choses. Et il en verra bien plus s'il ose. Dans ses yeux, une abîme qui mène vers les cieux. En attendant, il erre parmi les bons et les odieux. Il a vu les faibles asservir les forts; Il les a vu pervertir l'effort, Armée de servantes thraces, S'emparant de la pensée pour moucher son audace. Troupeau vil qui toujours aspire à obéir, Tout à cet étrange délire Servir et expier, coupable vénération De sa propre destruction.
Il vit aussi l'amant terrasser le dragon et ceuillir la rose, Le coeur pur, vacillant d'un baiser,versifiant la prose Des jours moroses, Pour que la lumière éclose. Il vit le sage dans son humble probité, Loin des palais et des universités, Boire une eau pure qui à vie désaltère Et les faux prophètes, qu'ils déblatèrent!
Il ne veut pas un jour avoir du savoir, Sophiste qui d'un diamant fait sa mangeoire; Technologie, technique sans art: illusoire. Il veut l'oeuvre au noir, tel est son espoir, Changer sa glèbe en gloire. ainsi est-il.Ce n'est pas une prière,
Paix aux cimetières,
Ainsi va la poussière.
Ce n'est pas une supplique:
Qui se souvient des guerres puniques?
Evan, mon fils, je sais ton âme Elle parle à mes dieux mânes Qu'importent les paroles D'une mère folle! Si ce n'est en ce monde, ce sera dans le prochain. Laisse la lumière disperser les chagrins. Aujourd'hui, flasque cauchemar. Mais il importe demain. Alors le grain... En attendant serrons le dents en cas de cafard. Haussons les épaules si avis de tempêtes; Viendront dimanches et fêtes.
18 juni AlorsAlors l'avenir est énigme, tranchante comme un sabre,
Avec ses vastes palais de marbre
Et ses catafalques. Où me conduit ce chemin?
Je n'ai pas de sauf-conduit sur un parchemin,
Simplement mon regard vers demain et l'instinct,
Même si rien n'est vraiment très distinct.
Ville trois fois sainte, Devenue enceinte, La folie des hommes t'insulte De la grande haine des incultes. Monde étrange où du meilleur le pire est tiré, L'archange les ailes vrillées par la vérité attiré. Mais l'arrogance des nantis et l'inconstance des autres, L'espoir est permis, le bon grain et l'ivraie, même l'épeautre, De nouvelles moissons, de nouvelles vendanges, Viendront tant que des hommes sauront ne pas céder, Tenir bon, malgré l'attrait des théories de l'échange, Savoir qu'avoir n'est pas être, cqfd.
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