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    29 mei

    Mais tout de même...

    Qui connaît les verts purs et durs, les gauchistes dans la ligne de leur croupe, sait que le délit d'opinion ne leur fait pas peur: quine pense pas comme eux ne devrait pas avoir le droit de penser! Où sont les amoureux de la liberté? Pas ces "libéraux" sectaires pour qui "liberté" est le moyen d'oublier leur fanatisme économiste et que souvent, leur réflexion, s'arrête à être contre les "gauchistes", c'est-à-dire tout ceux qui ne sont pas pour l'argent. 
    Il est temps que revienne le temps des honnêtes hommes, que le débat devienne dialectique plus que politique, recherche d'une répone,plus que rappel des troupes pour défendre une opinion. Cette crise est une crise de société, de modèle et d'idéal, loin de la gestion au jour le jour et des magouilles.    

    Coupat libéré

    Coupat libéré, mais sous contrôle judiciaire strict. Rien dans le dossier, mais comme c'est un gauchiste, il est forcément coupable quelque part. Une ministre nous annonce une victoire sur des terrorristes, monte au créneau: de ses échecs,pas un mot. L'ultra-gauche, c'était si bien pour parler d'insécurité, maintenant il faut aller sur le terrain des banlieues où est acté l'échec de ce même pouvoir. Mais qu'importe,ilfaut se faire élire,alors on ressort les vieilles ficelles.
    Par ce que Julien Coupat avait lu et écrit, il fallait en déduire sa dangerosité. Mais ça pourrait s'appliquer à moi. En plus, je suis et prof de philo et chômeur!
    28 mei

    Pourquoi tant de confusion?

     L'usage "démocratique" du débat est perverti par un libéralisme qui mise sur l'indécision pour agir. Le débat est transformé en jeu de trouver des arguments, des justifications, non pour aboutir à une solution, mais pour faire valoir une opinion propre. Le problème n'est pas tant le relativisme que l'absence de probité: la "vulgarisation politique" produit un art de poser les évidences qu'onsouhaite pour ne pas avoir à déranger son opinion.
    Exemple: à propos de Julien Coupat qui va être libéré,une habitante de Tarnac: vu le dispositif policier déployé  lors de l'arrestation, vu qu'en France on ne met pas les gens en prison sans raison, il a bien dû faire quelque chose. On ne nous dit pas tout.
    Voilà cette France de la délation, de la peur, à l'oeuvre, désarmante de naïveté, grégaire à souhait. Alors la crise va encore s'aggraver pour qu'une réaction se produise, autre que le simple espoir de relancer ce système qui a failli. Les "décideurs" sentent l'opportunité de tout obtenir: baisse de salaire, flicage généralisé, démission davant l'injustice. Même le NPA n'a-t-il pas un boulevard devant lui pour institutionaliser son rôle de parti de la contestation radicale? Il va attirer un vote,àl'image du FN, sans avoir à se soucier d'exercer le pouvoir. Une place lui est offerte à table pour partager le gâteau démocratique, l'inscrire dans le système, soupape de sécurité.    

    "Comment faire autrement?"

      Question présidentielle pour discréditer les "bonnes consciences" qui renâclent à applaudir le discours sécuritaire. Nous devrions vivre dans la peur, la peur de la maladie, des jeunes, des délinquants, du chômage... Cette peur qui pousse à se jeter aux pieds des puissants,à renoncer à sa liberté. Contrat social hobbessien pour inspiration de la manipulation en vue des élections?
      "Sanctuariser l'école", ce genre d'objectif qui s'impose de toute son évidence. "Retour au plein emploi", "relance économique", "travailler plus pour gagner plus" démagogie des fins de bon aloi qu'on ne dit pas comment atteindre, mais qui permettent de mettre en place le pire. En attendant: quel projet pour l'Europe?   
      
    27 mei

    fin mai

    Changer le monde, je ne puis;


    Effet papillon sur la vérité au fond du puits.


    Stupeur et séisme, ligne de faille


    Et l'économisme défaille.


    Sur la margelle, sang en conjuration;


    Mais pas de larme en expiation.



















    Et la souffrance, qu'en savent-ils de son goût rance

    Ces politiques amis des financiers qui prônent la croissance?

    Et l'errance, furent-ils à son école pour délaisser les transes

    Froides des beaux salons ou des quartiers où s'encanailler

    Pour ce que certains y vivent, mauvaise conscience de France,

    Par l'écho des idéaux, par le souvenir du devoir tenaillée.
    Si changer le monde, je dois alors il faut essayer
    Sans se rassurer des illusions lézardées
    D'un réalisme fissuré, en dernier mot hasardé.
    Les Ecuries d'Augias balayer?
    26 mei

    On se fout de nous!

    Au nom de la sécurité publique, l'état espère pouvoir nous voler nos voitures: les impôts n'augmentent pas, il faut bien remplir les caisses! Puisqu'il faut travailler plus, pourquoi pas en télétravail pendant les congés maladies? Aunom de la liberté, je serais pour. Mais de quoi s'agit-il? Faire que la sécurité sociale paie une partie des salaires? Satisfaire les patrons qui nous veulent au travail sauf quand ils nous mettent au chômage?
    Ce gouvernement est prix d'une folie, réussira-t-il à mettre le pays à feu et à sang? Aucun projet, juste rentabiliser au maximum l'entreprise "France", autrement dit pressurer au maximum les citoyens.  
    25 mei

    La palme d'or de Charlotte Gainsbourg

    Je ne me prononcerais pas sur un film que je n'ai pas vu, je constate juste que même la "provocation" est illusion. Pour les scènes les plus transgressives du film, Charlotte Gainsbourg a été doublée par des "actrices pornos": belle façon de s'encanailler tout en restant respectable. Jugeait-elle ses scènes dégradantes et indignes d'elle? Ou avait-elle trop de pudeur, pas assez de courage; au quel cas, pourquoi participer à ce "film"? Elle dit avoir voulu "choquer son père", elle revendique donc bien les scènes chocs: c'est intéressant en ce qu'il s'y lit l'incapacité à rester cohérent. Nous voulons et nous pensons pouvoir tout avoir. 
    Cela relève-t-il de la psychiatrie ou de la mauvaise foi? On montre puis on met une distance, on met le feu et on a déjà à la mainle sceau d'eau.   
    24 mei

    bof

    Pas un mot, explication en dessiccation, fission
    Des images, des slogans comme une immense mystification
    Et des larmes plus acides que pluie, humanité en démission,
    Et le cancer de nos avidités, en malédiction.






















     


     


    Parodie d'élection, haro sur le centre, et l'Europe orpheline
    Qui n'a de son âme qu'un souvenir de crinoline
    Et les tranchées profondes et une communication en ligne
    Mais les langues pour cette Babel posent un mauvais signe.
    Des ruines, les cendres peuvent se faire braise,
    L'écho lointain en murmure obsédant des idéaux,
    Accusation d'une trahison, pour prix le fléau
    Du sophisme en démagogie si à l'aise.

    les 13 tortionnaires

    Treize noms, dont celui de Georges W Bush, liste officielle des responsables de la torture: démocratie à l'oeuvre aux USA! Manifestement, en toute légalité, y compris l'indignation et l'agitation juridique après-coup, une démocratie peut torturer, toujours au nom de la nécessité, en traitant de traîtres ou d'utopistes ceux qui envisagent d'autres méthodes, qui font passer des valeurs avant la morale gégaire. Va-t-on faire l'éloge des USA pour ce qu'ils reconnaissent leur faute? Souvenez-vous du Vietnam: une armée dénoncée, critiquée qui recommence en Irak! Les dommages collatéraux sont les meilleurs sergents-recruteurs des talibans: alors, alors, des excuses, des regrets mais l'incapacités de changer profondément. C'est le triomphe de l'irresponsabilité politicienne qui apprend à "rattraper le coup" pour tout.  

    modernité de Platonisme

           Le communiste de Platon n'est pas un égalitarisme arithmétique,mais géométrique. Mais les classes d'or et d'argent qui détiennent le pouvoir politique et le pouvoir des armes n'ont pas droit à la propriété privée, apanage de la classe de bronze, ceux qui produisent. Ce qui commande à l'élévation sociale est le mérite: il ne faut en attendre que plus de devoirs. La république est le souci de la "chose publique", de l'intérêt général, pas du sien propre ou de celui de sa caste. Nous avons une société actuelle qui repose sur l'idée que l'homme est un égoïste rationel, non de la grande Raison, mais de la petite logique mesquine. 
     
    22 mei

    croissance...

    Le néo-libéralisme nous a été imposé par le discours de la "science" économique qui fonctionne comme une religion, avec des croyances aveugles:  l'auto-régulation des marchés, la vertu de l'argent (qui se comprend avec cette idée que bien gagner sa vie est signe d'élection divine, conception héritée du protestantisme qui sugère que l'inégalité est justifiée parce résultant de la volonté de Dieu) et que la croissance, c'est le progrès. Dans la mesure où c'est l'amélioration du niveau de vie, oui. Mais quand elle devient fin en soi, elle rend tout progrès impossible: avoir plus, pour faire quoi? Pour être quoi?
    Mais la croissance remplit (avant tout) les poches des décideurs, permet aux politiques de contenter le peuple et à celui-ci d'avoir ses jeux et son pain. Que demander de plus? pourquoi ne pas attendre de recracher le champagne, bouche blasée et laisser monter la décadence? Parce que nous avons le droit de nous poser des questions, parce que l'aiguillon du sens intervient, non dans des discours abscons d'intellectuels qui critiquent ou justifient, bonne conscience inoffensive, mais dans l'immédiateté du doute: pourquoi la vie? Quel sens? Du divertissement, cher Pascal,nous en eûmes rarement  autant: le débat démocratico-médiatique, les soucis de la vie courante, la mise en culture du désir par la publicité... voilà pour ne plus y penser. Et la peur,la peur pour nous faire marcher au pas.
    Remettons la croissance au service d'un projet de société ou utilisons ce que nous avons déjà!  

    le ridicule acccompli, sans aucun faux pli

    Là, c'est sidérant: les deux enfants mis hors de cause... Mais, de toute façon, peut-on arrêter des enfants à la sortie de l'école? Par contre, aucune interpellation à la Courneuve... n'accablez pas les policiers aquitains, ils sont pris dans un agencement qui provoque l'hystérie: les discours sur l'insécurité, la recherche du chiffre,  imposée par la hiérarchie, alors les nerfs lâchent un peu. Regardez les mots: la justice des enfants devient la justice des mineurs, l'enfant n'est plus que le pas encore majeur, seulement celui que son âge protège des justes sanctions. C'est un discours de haine. Personne n'ose-t-il donc le dire? La haine du jeune, du patron,du sans-papier, du juif, du musulman, du gauchiste... faudrait-il faire commesi ce n'était rien?
    Ce n'est que la conclusion logique d'un monde sans perspective positive autre que des fins mesquines, égoïstes: gagner plus, sauver sa place, se faire élire, défendre sa communauté. la guerre à tous les niveaux de tous contre tous,même au sein du couple, de la famille: le conflit homme/femme, le fossé générationnel. A quoi celà mène-t-il? Faible avec les forts, fort avec les faibles... Est-ce là des valeurs à défendre? Un pays en tentation de guerre civile, voilà  ce que nous préparent nos décideurs, pour un mandat de plus, pour ne pas évoluer dans leurs idées... La crise économique devrait nous réveiller,nous mettre en garde contre les faux prophètes, nous inciter à repenser le monde actuel,à vouloir préparer demain réellement, bien au-delà d'un développement durable quiremet encore et toujours la croissance non maîtrisée au centre de tout. Non maîtrisée parce que décidant pour nous, moyen devenu fin.
    Le faux débat démocratique à expertises contradictoires permet de geler la prise de décision, de placer devant le fait accompli et d'épuiser les énergies.    
    21 mei

    le poison

    Aurais-je eu l'imagination, j'eusse trouver l'idée saugrenue, bien exagérée,
    C'était sans compter sur l'efficace de la réalité en ce monde dégénéré.
    Deux voitures, six policiers pour cueillir des enfants à la sortie de l'école:
    Six et dix ans,une question de bicyclette volée, le bon sens s'affole!
    Le comment du pourquoi importe moins que le constat,
    Comment nier à cet endroit que la démagogie sécuritaire fait des dégâts?


























    Mais comment laisse-t-on la dérive continuer, s'accélérer?

    Gardez nous de ces droits dans leurs bottes, ces énervés!

    Ils ont le goût du sang et ne le savent pas, ne le croient pas,

    Pleins de certitudes, écrasés de leur importance en faux pas,

    Incapables de voir leur image bien en face, besoin des caméras,

    Et pour nous nous sommes à leurs yeux odieux des formes de rat.
     
    L'avidité fait trembler l'économie, mais le pire empire;
    Pour justifier l'inadmissible, on ressort la peur,
    Pour ne plus sentir le sang que quelques vampires
    Aspirent de notre labeur, de nos malheurs, vapeurs
    Méphytiques des fantômes du passé, oublié jamais soigné,
    Vaguement conjuré de quelques exécutés, le peuple dédouané,
    A encore à apprendre beaucoup à propos d'humanité
    Et pour commencer à cesser de singer les identités
    Des maîtres du jour, à voir dans les discours les insanités
    Qui ont trahi les idéaux, qui les réduisent à la mendicité
    Et laisseront dans l'explosion des colères et des aigreurs brûler la cité
    D'une démocratie qui a soldé la vertu pour les mondanités.

    pas de sanctuaire scolaire

    L'ombre des miradors pour abriter les amours débutants,
    Baisers de cour de récré, main dans la main alors délinquants?
    T'en souvient-il de nos lames et nos bières, de la liberté prise
    Loin des grands discours actuels où son ersatz est de mise.
    C'était un temps où l'idée de la nation ne se bradait pas en entreprise;
    Sommes-nous à l'heure de voir la citoyenneté tombée en employabilité
    Quant les gueux de l'esprit n'ont que la leçon en contrefaçon apprise,
    Profit, rentabilité et c'est la mort de l'homme, le grand crime contre l'humanité.
    Que veut-on produire, sinon des esclaves qui traversent dans les clous,
    Propres sur eux et productifs, qui le collier au cou se croient encore des loups.






















     
    Alors les paillettes de Cannes, les resto du coeur institutionnalisés
    Comme on transforme une indignation en bonne conscience labellisée,
    Et le triomphe de l'avidité, de l'argent divinisé même lorsque décrié.
    Avec le postulat que c'est par dépit de n'en pas avoir que certains se sont récriés
    Postulant des vertus fictives quand tout le monde sait bien
    Qu'un chômeur est un paresseux, un bon-à-rien,
    Que, derrière le musulman, il y a un islamiste
    Et que la pente naturelle du gauchiste, c'est d'être un terroriste.
    Laisser-faire les décideurs, leurs pères ont dessiné les plans
    De la ligne Maginot et eux ont investi chez Madoff, ils ont un biseness plan!













     
    La guerre froide finissait et l'avenir semblait s'ouvrir,
    J'avais envie d'apprendre et j'avais des questions.
    Classes préparatoires, et la longue gestation.
    L'an deux mille, et mon bug personnel pour découvrir
    La fragilité, leçon en paralysie. Puis en paternité,
    Apprendre, toujours, comprendre, éternité.
    Ne pas vouloir accepter, ne pas pouvoir se résigner
    Au sinistre bulletin qui le retour du pire à désigner.
    Mais qui peut entendre la mise en garde d'un anonyme pas même prophète?
    C'est Thanatos qui se cache derrière Mercure, et vous voulez la défaite,
    Vous les braves électeurs du parti des traîtres; les larmes qu'importe la fête,
    Derrière le Fouquet's, Gandrange, et la honte derrière les commémorations obsolètes.
    La crise de la finance n'est que le visible de la dérive des esprits qui se sont vendus,
    Et pour avoir préféré l'avoir à l'être nous veulent, gênants témoins, pendus.

    Police des écoles

    Il est question d'agents assermentés pouvant fouiller les cartables des élèves... Plutôt que d'augmenter le nombre des surveillants, créer une forme de police de l'adolescence... Sanctionner les parents démissionnaires est sans doute une bonne mesure. Mais ces mesures suggèrent surtout que l'école ne fonctionne plus. Cette droite qui a discrédité les enseignants, qui estime que le curé est supérieur à l'instituteur pour éduquer et les enseignants qui disent qu'ils ne sont pas des éducateurs,que ça ne fait pas partie de leur boulot confirment cette nécessité. Je suis à la disposition du ministère pour enseigner les rudiments de la self-defense dans les salles des profs. ça fera un chomeur de moins!
    Mais l'intervention du ministre vaut surtout pour cette idée de "passeport d'orientation" qui officialise que l'école n'est plus là pour former des citoyens mais des employables. Les quelques voix qui ont voulu protester ont été balayées d'un si facile: "les parents ne veulent pas quel'école fabrique des chômeurs." Formule inépuisable qui recycle sans fin une pseudo-évidence qui discrédite a priori toute objection. C'est comme "travailler plus pour gagner plus." Dans le colimateur, les sciences humaines et les lettres,qui étaient à la pointe de la lutte contre la loi LRU. Ces matières taxées de "gauchisantes", encore que, de mon temps, l'UNEF taxait les étudiants de l'ufr philosophie de royalistes ( plus proches de l'action française que de Ségolène, ne confondons pas!).
    Le monde-camp se précise, l'individu y est une rouage de la machine productive et le projet humaniste est abandonné. Diogène, prête-nous ta lanterne! Ilnes'agit plus d'éduquer des individus comme des fins en soi,autonomes,mais de les préprogrammer pour la vie active,loin des réflexions. L'action comme moyen de rendre passif: au travail, les "classes dangereuses" ne font pas de bêtise. Joli progrès, ce Lumpenprolétariat consistant en l'essentiel de la population, en tous ceux qui pourraient mettre en cause la pertinence de ce modèle de société, bref tout ceux qu'emploiera l'entreprise France pour assurer de bons dividendes à ses actionnaires. 

    Quel avenir voulons-nous?

    La crise montre que l'anarchie libérale est un échec, l'avidité y empêche toute véritable régulation. Pas d' "ultraminimal state", en fin de compte, mais le sauveur des banques, le garant de la paix sociale. Quant l'exemple du chacun pour soi des délocalisations témoigne du contraire,il vient relancer l'idée d'un redressement national par le travail, des efforts... qui profiteront avant tout à ceux qui le ruinent. Baisses de salaires, augmentation du nombre d'heures travaillées mais chômage, temps partiel. Nous assistons à la folie de la curée, quand il s'agit de se remplir encore un peu les poches avant qu'il ne soit trop tard. C'est de la folie. Prenons l'exemple de la présidente d'Alternative Libérale qui sort un livre sur... un projet politique? Des mesures de sortie de crise? Une reflexion sur l'impact politique de l'économie? Non, contre Olivier Besancenot! Le péril rouge, voilà bien qui ressoudera la secte. 
    L'héritage libéral de ceux qui luttaient pour la liberté contrefait en liberté d'entreprendre. La solidarité, la fraternité sont décriées avec des accents à la Stirner, mais l'état de droit affirmé avec des lois pour que ceux qui sont hors du troupeau des bénéficiaires n'aillent pas attenter aux intérêts de la caste. 

    Retour sur cette abstention positive

    Je ne veux pas voter pour un de ces partis qui fait de l'économie l'alpha et l'oméga, que la croissance profite à quelques uns ou à  tous. Je voudrais voter pour des idées, un projet de civilisation. Anarchie couronnée, certes: non pas pour telle part ou fraction du troupeau, ni même pour lui dans son inertie repue. Il est tant de repenser notre présence au monde, actuellement génératrice de conflits et destructrice pour la planète. Devons-nous plus craindre les islamistes ou l'arrogante fumée de nos cheminées d'usine? L'embrasement des banlieues ne sert-il pas la cohésion contre l'ennemi intérieur?  Trouver des patrons voyous, des cellules de gauchistes menaçants, des risques, des menaces, bref provoquer la crispation défensive, le repli, l'abandon à des gourous qui disent savoir et qui sont donc rassurant. Aucune proposition vraiment nouvelle, aucun but, simplement le jeu politique qui laisse croire que quelqu'un décide alrs que c'est bien cet "on" qui se hait, qui se demande ce qu'il va faire de lui-même.
    C'est assez amusant, au fond. Que voulons-nous dans le développement durable,sinon la consommation avec la bonne conscience? Simplement bloquer des évolutions nécessaires?

    Flandres

    Arte,23h49. Je devrais simplement regarder, mais je suis submergé. La vie... qu'ai-je compris? Hamster dans une gage. Hamsters dans une gage. Bière dans le désert, y croire. Et regretter l'aimée, pour le sang sur les mains. Rien à comprendre. Vivre,survivre. Peut-être ne pas le mériter. Le faire.  
    Et un jour revenir, comme de tout, et découvrir l'énigme du sens, n'en trouver qu'en l'aimée.
    20 mei

    dois-je?

    Dois-je trouver une cause, un engagement? Je devrais déjà trouver un poste,un vrai. Mener une vie... je ne sais plus. J'ai tout fait en cdi, quelque part.J'ai appris et il devient temps de vivre! Mais ces vies qui ne mènent nulle part,à quoi bon? Que préconiser à  Evan? J'aimerais... une famille, oublier cette solitude qui m'aspire plus que je n'y aspire. Mais sans elle, pourrais-je être celui qui respire? Je crois que oui, qu'elle me conduit au bout de la nuit, impasse.
     

    Au fait

      J'ai toujours connu le chômage, j'avais même cru que réussir à l'école devait m'en protéger. Je croyais alors au mensonge d'une société menée par des gens compétents.  Puis j'ai vu les luttes,les combats gauche/droite et j'ai assisté à la débâcle socialiste de 81, consommée en 83: Le "réalisme économique" s'appelait alors le "mur de l'argent". Dans les années 90, j'ai lu des articles sur la façon dont les libéraux économiques faisaient de l'entrisme; ils ont su faire de l'économie une science à leur service, pour gagner de l'argent et faire taire les revendications. Résultat: ils ont fait sauter la banque. Mais l'état est à leur botte, il a épongé de notre argent, de notre avenir les dettes. Finalement l'alerte de la crise n'aura rien changé. Ils sont fous, leprofit, l'argent les aveuglent, nous aveuglent. Nous cessons peu à peu d'exister comme être humain pour nous déliter en salarié/consommateur sous le régime de la perpétuelle frustration de ne pas avoir l'objet qui apaiserait la soif consommatrice. Gagner notre vie pour dépenser notre âme... en quelque sorte, le matérialisme capitalisme fait l'économie de se confronter à la question des fins. C'est le spinozisme fou du pouvoir d'achat tenu pour pouvoir d'exister, d'affirmer  son être. Pulsion d'achat comme symbole de puissance sur le monde, nous ne sommes pas loin des tueurs en série. Eux consomment au-delà du tabou, ils assument pleinement l'essence du capitalisme qui fait d'autrui un moyen, un moyen de produire,un moyen d'écouler la production.
      Sans doute quand la situation nationale sera intenable le président servira de bouc émissaire, comme Bush qui aura fait le sale boulot, Obama vit sur ses acquis. Il redonne une virginité aux USA, mais en réaffirme la domination avec les applaudissements des "progressistes" trop lâches pour vouloir un vrai progrès. Ou,tout simplement,trop impliqués dans le système pour vouloir le changer.
     
    *