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    31 mei

    mes mots

    Mes mots peuvent avoir la rage, c'est de leur âge;
    Mais l'idée derrière vaut plus qu'un carnage.
    30 mei

    austére

    Gloire à qui laisse la haine s'estomper et sait la changer en amour,
    Honte à qui n'a que la faiblesse et s'en croit bon, 
    Gloire à qui à la puissance et sait laisser passer son cours,
    Dans le vent mauvais, l'orage et la tourmente tenir bon.
    Hélas, je ne sais que trop tenir bon et pas pardonner.
    Que les verres soient un ou mille, de pinot ou de chardonney.
    Surtout, plus que tout en guise de démence, de la patience.
    Dans cette vie ou une autre, il me faudra bien découvrir la clémence.
    29 mei

    Princesse en détresse

    Plus belle que le triomphe de l'aurore,
    Plus douce que la lune pleine au poète,
    Plus pure que l'eau limpide de l'anachorète,
    Légère et pensive dans les méandres dehors.

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    Personne ne sourit, mutisme figé, personne n'aura ri,

    Un sinistre abandon, le souvenir en aura frémi;

    Elle erre dans le palais désert, d'elle-même faste démis,

    Privée des protections des nonchalantes rêveries.

    Personne n'aura trahi, la froide rage d'un "c'est ainsi".

    Alors les longues jambes au galbe affolant vont

    Pas moroses et immense gâchis entre les tentures moisies.

    Alors la belle poitrine se soulève sans exhaltation,

    Simple respiration, monotonie de la survie, innombrables stations

    D'un chemin sans croix, bientôt sans voix pour fredonner

    Un viel écho nostalgique, piqûre sourde d'un sentiment éperonné

    Pour ne pas renoncer, abdiquer la souveraineté des brumes,

    Et dans l'air pur, frais du matin, une tasse où le café fume.

    28 mei

    faudra-t-il?

    Faudra-t-il des larmes de sang,
    Plus acide que le sang de l'alien?
    Faudra-t-il immoler ce monde oppressant
    Pour e plus être en soi même cet alien?

    comme une armée vaincue

    L'année s'achève, doucement, en délitement;
    Mystique du bac, désormais tout juste à sable.
    Mais ce n'est qu'une anecdote, pas de quoi mériter un tour de table.
    C'est presque à regretter des armes automatiques les crépitements.
    Nous ne nous battons plus que pour un salaire, se  protéger des autres
    En n'arborant aucune aspérité, en abrasant toute identité, comme une soupe d'épeautre.
    Et pour raison de gabelle, n'espérez pas de sel.
    Bientôt, pourquoi pas, nous serons tous en selle.

    C'est sombre comme l'ombre des rêves trahis,

    Un chemin où même le silence se désunit.

    Il reste du marbre des statues un regard ébahi,

    Comme si leur perfection même avait été punie.

    C'est un anneau brisé, des lèvres scellées et un mot murmuré.

    Un spectre, souvenir en avenir, au dépourvu emmuré.

    C'est une volonté qui ne s'est pas soumise,

    Qui se survit dans une perpétuelle surprise 

     

     
    27 mei

    simplement...

    Incroyable, ce nouveau débat autour de la cigarette: des photos chocs sur les paquets. Quelle hypocrisie! L'état n'ose pas interdire, alors on s'agite. Et la haine monte: les uns contre les autres, le citoyen contre le citoyen pour prolonger un peu notre société moribonde, cette pure folie de la consommation sans frein, sans âme, sans conscience. Quelle n'est pas la faute de ceux qui ont fait de l'économisme la nouvelle foi? Ceux qui tiennent les rênes doivent bien rire de voir les foules s'épuiser en débats libres et vains, puisque, de toute façon, ils décideront in fine. 1981 et la leçon est simple: la démocratie est à portée limitée.
    Alors le système nous rend prêts à accepter n'omporte quoi grâce aux médias et aux experts, ces parleurs de jargon qui masquent par la complexité du discours le vacuité du savoir. Le divertissement généralisé, jusqu'à ne plus pouvoir réaliser ce qui se passe: les prix sont des conventions, la valeur marchande est l'exploitation invisible qui prend les richesses des pauvres pour les mettre dans les poches des riches. La publicité, la mode, tout est là pour nous faire défendre le système qui nous exploite.
    Les intellectuels pensionnés défendent l'idée qu'il n'y a pas d'alternative, le marché et toujours le marché qui n'est plus celui des marchandises mais des hommes et de la spéculation, toujours plus, encore plus.
    Quels sont ceux qui veulent abolir la "dictature" de l'état? Des libéraux? Non des intriguants qui croient pouvoir y substituer la leur. Le pragmatisme veut des faits, des actes: ils s'en sont emparés pour masquer les intentions. Face à eux, rien, juste une jeunesse de plus en plus égarée et quelques icones médiatisées dans des rôles codifiés. Mais au fond, rien, aucune réelle proposition ou plutôt le refus de la formuler, de la diffuser. 

    monument aux morts

    C'est une croix oubliée qui rouille en silence,
    Etait-il héros, lâche ou simplement là?
    Quand d'autres, loin, à l'abri prononcent la sentence.
    En 2008, plus de fusil ou de coutelas,
    Juste les sacrifices du pouvoir d'achat,
    Pour que les 200 familles aient du caviar pour leur chats.
     
     

    Comme une sinistre prémonition, les vers de Platon, lucides

    Et le diagnostic est sans appel, le dernier des hommes prie l'incurie

    L'ultime artifice des sophistes: la science contre elle-même, sinistre furie.

    L'Empire du pays sans mémoire où la liberté se monnaie

    Est la longue éclipse de la conscience brûlée à l'acide

    Des croix gammées et des étoiles rouges, symboles du troupeau berné

    Mais bien moins que dans les illusions des urnes.

    Jamais servitude ne fut si volontaire, sous l'éclat de Saturne.

     

    Un mur chasse l'autre, il pousse même comme un rio

    Pour inventer de l'injustice baptisée liberté le fort Alamo.

    Mais cette fois, pas d'arme, tout au plus des larmes;

    Des larmes et la faim qui tombent sous ces charmes

    Captieux et somme toute faux d'une civilisation sans esprit,

    Qui renonce à la vérité et les cours de la bourse prie.

    Mais ils grondent, ceux qui se sont sacrifiés pour un monde meilleur,

    Sous terre ou aux cieux, pour des vieilles avanies construire un ailleurs. 

    20 mei

    Partouze Suicidaire

    Décidément, à quatre ou cinq pour deux femmes, ça va être chaud. Mais leurs ébats ne les épuisent pas: ils luttent d'abord contre le facteur de Neuilly. Sans doute veulent-ils s'entraîner avant d'attaquer l'ancien maire? Au fond, ne veulent-ils pas la même chose que lui? Pour eux, le sans-culotte est un dangereux pervers qui fait la sortie des écoles. Quant au temps des cerises, il veulent d'abord savoir les cours à Rungis. Gérard Lambert vous le dira, fallait pas y aller, à Rungis!
    De toute façon, il s'agit de rendre sobre la jeunesse. Il y a une semaine, c'était la sécurité routière. Comme le chantait GBH "if I die, I wanna die drunk". Non, ça n'avance pas le débat: ça évite juste d'entonner la Marseillaise censurée: était-elle trop longue ou la république des rats était-elle allergique aux autres couplets? La brave ménagère qui damne et condamne, trouvant dans le dit du dictateur déclassé l'orgasme, qui maudit le sans-papier et applaudit l'enfermement à vie s'émeut  d'un hymne si guerrier. Qu'elle ne le connaisse pas, c'est un détail, ce détail de l'histoire. "Mais Salomon, vous êtes juif!" et tout est dit.  
    Pendant ce temps, doucement, on invente le modèle du"capitalisme chinois": modèle d'efficacité auquel on nous suggère de céder.
     

    congédiez, répudiez

    Il est des matins de soleil où l'évidence sourit en plein ciel,
    Offerte, facile, aux horizons plus doux que le miel, doux nectar
    Et sa belle poitrine offre à l'humanité le lait des ailleurs du superficiel,
    Là où brille la belle droiture du sens, celle qui vient, même tard.
    De la révolution, le défenseur est tombé, L'Incorruptible guillotiné
    Au nom de tous les laisser-faire de ceux qui n'ont la liberté que lutinée.
     
     

    Thermidor, un nom en blockbuster pour le mois des dupes, 

    Spolier la noblesse et faire de la propriété un "droit sacré".

    Sa force de travail appartient-elle au chômeur sommé d'accepter un turbin?

    Autant que son corps à la jeune étrangère contrainte à faire le tapin,

    Qu'est donc la Terreur, sinon le froncement des sourcils de la vertu.

    Il était contre la peine de mort, il en but le calice jusqu'à la lie

    Mais les idées avec lui ne se sont pas tues,

    Elles flamboient dans les faux-pas de notre monde en attente d'ordalie,

    Dans les mensonges des élites qui se délitent et jouent de leur élytres

    Pour attirer les foules, soumises par paresse à ces sinistres pitres.

    Mythologies des guerres de religion, nouvel artifice pour diviser, taire le message;

    Plutôt que de laisser se disloquer le troupeau, inventer l'orage et la rage;

    La paix enfin advenue, elle aura servi la nouvelle aristocratie à faire oublier

    Qu'elle n'est qu'une ruse de la raison, entre consommation et vacuité publiée,

    Comme la tentative d'enivrer le monde pourqu'il ne tourne pas la page,

    Pour qu'il reste à fond de cale sans voir, si proche, le rivage

    19 mei

    afrique du sud

    Sont-ils devenus fous? Pas même, ils restent simplement humains;
    La ségrégation à peine passée, ils immolent avec entrain
    Puisqu'il ne suffit plus de jeter d'un train
    Les sans-grades et les petites mains.

    Procès Fourniret, triste héros d'une triste époque,

    L'individualisme du tueur, le fantasme de l'ultime frontière,

    A défaut d'idéaux, la comptabilité  meurtrière

    Pour poser des discours en loques. 

     

    boussole

    Qu'importent les colères, n'évoquons pas les misères!
    L'Empire est partout, son culte est capitalisme,
    Son credo se veut pragmatique, il est pur autisme,
    Le moyen devenu fin, ce n'est qu'ombre et poussière.
     

    On nous vend la compétition en oubliant de nous prévenir,

    Les médailles sont déjà au cou du vieux système,

    Celui qui fournit les canons et arma les négriers, anathème.

    Quand il n'est pas question de partage, la soumission comme avenir.

    Et cette société émiettée attaque le symptôme,

    Haro sur l'alcool pour protéger la jeunesse,

    En oubliant de se demander le pourquoi du syndrôme,

    Désespoir à l'âge où se devraient être liesse et promesses.

    Mais ce n'est pas la jeunesse qui a la gueule de bois,

    C'est bien l'humain qu'aura mis aux abois

    Le vieux discours moisi et pervers

    Quand ce qui brille reste toujours à l'envers.

    18 mei

    Conte de fée

     Il était une fois, mais, hélas, cette fois-là la fée avait pris un rail de coke et le prince cuvait le nez dans le ruisseau. Merlin croisait les bras, l'oeil réprobateur pendant qu'Arthur essayait de récupérer Excalibur au Mont-de-Piété. Mordred avait mis Guenièvre sur un plateau de télé-réalité et Gauvain faisait faire la manche à des jeunes roumains.
     Il était donc une fois, et cette fois-là, ça n'allait pas fort. Morgane était fort dépitée, le royaume n'attendait pas ses sorts pour dépérir.
     

    Il est vari que le nouvel ennemi n'avait pas d'armure et s'était grimé des atours du progrès, la réthorique scientifique en guise de chant, jouant sur la peur et l'avidité. Economie: l'art de solder l'humain, de laisser-faire pour le pire, éviter le meilleur. Soumission en démission, de l'humain il reste la force de travail et la force de consommation. Mais qui osera dire que le monde change, que le travail salarié a vécu, qu'il faut inventer la société du nouveau millénaire non pour quelques nantis, non pour le vide des foules abruties, mais pour une certaine idée de l'homme. Non pas cet Adam chassé du jardin d'Eden et condamné à gagner sa subsistance à la sueur de son front, mais l'homme solaire, celui qui ne produit pas que des biens et des services marchands,pas plus que la simple chair à canon mais celui de la poésie.

    Mais quelle Bastille faudra-t-il prendre? La nouvelle noblesse sans aristocratie a su la délocaliser; de la radio à l'université, il aura suffi de minéraliser la pensée, soudain froide et immobile, avec pour paradigme l'informatique, cet art d'aller à l'inverse de l'esprit, de clore le monde sur la matière. Pourquoi cette haine réactionnaire contre mai 68, cette mise à jour qui aura simplement permis de faire durer le système d'exploitation obsolète? Refuser le discours des cravatés, oser "soyez réalistes, demandez l'impossible", c'est mettre à bas l'illusion d'un capitalisme éternel parce que nécessaire: 1989 a vu la fin du système rival, vermoulu, laminé par sa perversion, mais il a laissé une immense place vide, celle du frein. Le travail du négatif n'était pas aboli pour autant. Qu'est-ce qui a fait tomber le géant rouge? L'usure de la distance entre un système fondé sur la vertu et la réalité d'un pays qui n'était pas prêt tandis que l'occident pouvait s'appuyer sur la corruption, toujours pour reprendre le vocabulaire d'Alain badiou. Mais nous en sommes à un moment crucial, celui où elle se revendique. Derrière l'éloge de l'argent, quoi donc sinon le désir de solder la mauvaise conscience, de faire taire ses doutes dans la veule approbation générale. Faudrait-il un Robespierre à ce temps? L'ombre de l'échafaud n'est pas si séduisante. Vaut-elle mieux que les tranchées, les cheminées ou les ANPE?

    Etendard

    L'homme a inventé l'amour, dame d'atours et troubadours;
    Il a construit les hautes tours et les temples harmonieux
    Puis il s'est découvert quant au bonheur parcimonieux,
    S'accablant de ressentiments, semant la destruction jusqu'aux berges de l'Adour.
     
     

     

    Au fil des siècles, il a pu faire se relâcher l'emprise des prêtres;

    Il le crût et s'inventa d'autres chaînes, de l'éco-politique les reîtres

    Sont venus inventant les discours mathématisés d'une sombre idôlatrie,

    Vaste excuse pour insulter ce qui devrait être fratrie.

    C'est la trahison au nom de la pseudo-raison,

    Celle qui construit du quotidien la sinistre prison.

     

    17 mei

    séquelles

    Il est des livres qui ne se traversent pas dont on ne sort pas
    Qui nous suivent pas à pas, par qui on passe vie et trépas.
    Mille et une idées, mais au fond, derrière le fait d'avoir le troupeau en aversion,
    C'est de l'humanisme à  jamais contre le fanatisme et ses versions;
    "Bande à part, c'est ma règle et j'y tiens" chanta le maître,
    Et en écho juste le refrain et le train-train des traîtres
    A la cause, l'unique, celle de la main tendue
    Pour au frère, témoigner de la justice rendue.
     

    Inutile de se prosterner devant le marché ou d'invoquer quelque vague divinité,

    Ce qui compte, c'est l'humain et ce qu'il doit devenir, et de l'histoire, la cupidité

    N'a pas soldé le sens, il est des fantômes pour hanter les nuits des faux dévots,

    Les sinistres prévôts des exploitations et aliénations, démocratie en usage de faux.

    La vie belle, mais surtout l'ombre néfaste

    Des négations tout en fastes.

     

     

    mutisme

    j'en perds mes mots, vortex ouvert sur le néant
    Ou quelques mots hasardés à rebours, au seuil béant.
     

    En dessous, le vide des rancoeurs en haut-de-coeur,

    Il est donc possible d'accepter le pire et l'ire,

    De l'adversaire la sombre tire-lire

    Où fermentent les sinistres sons de fifre.

     

    16 mei

    la peur

    Selon A Badiou, le nouvel homme aux rats se caractérise par sa peur, sa peur et la haine; turc, tu peux entonner la chanson du malaimé! Ce n'est pas l'Islamisme, pas plus que l'Islam: c'est simplement la peur de l'autre. Mais la peur n'est pas un crime, le crime est dans l'appel à la haine, dans l'aveuglement plutôt veule de ceux qui vendent leur âme au diable,en jurant l'air digne ne pas être au courant. Qu'importe, ils auront toujours pour eux leur art de l'auto-mensonge.
    14 mei

    ténèbres

    L'esquisse d'un sourire qui esquive la banalité,

    Loin des marais âcres de la normalité,

    Vers quelque rêve en virtuosité.

    Juste un sourire, dans le bloc, une anfractuosité.

    Lézarde, blessure d'où le marbre perd sa splendeur minérale.

    Là se vrille un cri en strie, sourd, qui s'élance vers l'orbe sidérale.

     

    Quelques circonvolutions, voltes en révolution, droite en diffraction.

    Puis, à l'avers de nulle part, en surprise, la vérité par effraction.

    Comme l'éclair, silence en lumière, subtile fulgurance

    Qui étonne et détonne, triomphant en imminence.

     

    Le vent sur les blés

    T'en souvient-il, qu'en reste-il des champs où nous nous aimions?
    La moisson et l'hiver sont passés, avec l'insouciance et le temps,
    D'autres printemps sont venus, puis se sont oubliés au fil de l'été.
    Une bouteille de vin blanc et quelques lampions,
    Le chant d'une rivière et le vieux rêve d'éternité
    Quand s'offrent tous les sortilèges de l'instant.
     

    La soirée approche et je suis d'humeur vagabonde,

    Comme une ombre qui rêve à la lune blonde.

    Et de toute la douceur d'une rêverie qui lâche la bonde

    Aux images, aux mots perdus, à un sourire perdu sur l'onde. 

     

     

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    démocratie?

    Les représentants du peuple souverain qui n'ont pas voté un texte pro-ogm sont rappellés vertement à l'ordre: n'est-ce pas eux le pouvoir législatif?  Déjà, les braves auditeurs viennent stigmatiser ces parlementaires qui n'étaient pas là lors du vote, quand bien même un député explique que s'était un choix délibéré; inutile, l'antienne du "tous pourris" retentit pour chanter la louange de l'exécutif.
    13 mei

    wish you were here

    Si simple, et tu n'es pas là alors juste l'enfer
    La cage sombre des désirs, la chaîne des souvenirs.
    Alors, il reste la solitude et de l'homme un loup,
    La sombre aspiration à l'animalité sans coup férir.
    Et juste des poèmes au goût de geôles et de fer,
    Frères, votre enfer est là, venu comme un mauvais coup.
    2008, et rien, juste un temps de chien
    Qu'aucun parmi nous n'aurez fait sien.
     

    Où sont tes lèvres au goût de jeunesse éternelle?

    Mais la guerre est perdue, et des profondeurs, je m'exclame:

    "frères, qui vous a mutilés, pourquoi nul ne nous aclame?

    Je ne sais que trop, la loi du troupeau en sentinelle.

     
    *