Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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30 mei barbarieEst-ce à rire?
Est-ce à vomir?
Ravaler le moindre sourire,
En perdre jusqu'à l'idée de dormir.
C'était hier, c'était ailleurs.
Excuse à toutes les torpeurs.
C'était des hommes, nos frères?
A moins que nous ne soyons les leurs,
Il faut être sincère
Nous deviendrions vite des leurs.
L'ombre de la barbarie,
Elle n'est pas tarie.
A de nouveaux charniers, -Pourquoi le nier?- Nous sommes prêts. C'est à croire que la paix Aiguiseune cruauté Rentrée, feutrée, Frustrée. L'humiliation des panzers N'a pas calmé le parterre. Obèse, fonctionnaire, chômeur, indigent, Bientôt un code-barres à lecture laser, Quelques agents, Mais surtout la vindicte bête et cupide Des zombies volontaires, livides A adjurer leur liberté pour le démagogue à la mode, A entonner de la pulsion de mort l'ode. 29 mei Lili MarleenLa chanson dans le matin frais,
Dénonciation du crime fait aux jeunes amants,
Quand les peuples ont soif de sang
Et que leurs baisers en font les frais.
Mais notre monde est en paix, Pourtant il continue ce forfait. Ce n'est plus la mort violente, Adieux au champ d'honneur, France des marchands et de la mort lente, Par, du quotidien, l'horreur Des égoïsmes, des fausses valeurs Et de la grande surdité aux pleurs. Génocide, le grand génocide des pays riches, Peuples asservis et de la démocratie la triche; Afrique qui meurt et ghettos en friches, Et l'amour doit être commercial, retour sur investissements Et la barbarie sourde des bien-pensants, chiche, Honteuse et agressive, dans son long vomissement.
27 mei vagueMontaigne sans sa tour, Catulle sans Lesbie... Est-ce possible?
Mots peut-être tus, tout un peu de beauté perdu,
Un peu plus du monde laissé aux hominidés pénibles,
Perclus d'eux-mêmes, dans leur fuite éperdue,
Ne sachant vivre, projet de dissolution dans l'action.
Mais la réalité n'en est pas épique,
Juste des déprédations, des exactions
Au mépris de toute esthétique.
Mais l'humain n'est pas que là,
Dans ces êtres à genoux qui grouillent de ci, de là,
Sans même la grâce d'une feuille morte.
La mort, en eux, est congénitale.
Pulsion centrale.
La mort sale, technique, dans son escorte
De bons sentiments et de mauvaises raisons,
Pour l'avenir, la sinistre prison.
L'avenir n'est pas à l'économie Qu'elle soit parcimonie Ou pseudo-science, Il dépend de la conscience.
24 mei love will tear us apartUn studio d'étudiant, de trop vieil étudiant,
Et Joy Division en boucle se répétant,
Curieux avertissement.
C'est un crémant de Hongrie extra-dry
Quelque part vers la minuit.
Hélas, la messe est dite.
Prophétie qu'on ne veut pas, qui ennuie,
Ce ne sera pas une histoire canaille,
Le vin est tiré, comme une redite.
Il s'est suicidé celui qui a créé un tel souffle glacial, Au-delà de toute la chaleur des baisers, une boucle impériale. Un coup de poignard qui transperce les amants et fige l'étreinte, Coléoptères curieux épinglés par un entomologiste boutonneux, Infini cruauté de l'anodin, aucun éther vaporeux, La plaie, la blessure où le sang s'écoule, contrainte D'une obscure nécessité qui broie les paroles et les espoirs amoureux, Une guitare, un clavier, hypnose froide d'au-delà tous les sourires. L'éclat artique et dément d'un rire. Une guitare qui court, hamster en cage; Une batterie qui ponctue avec une précision sadique Une voix qui déplore, lassitude clinique; Et ce clavier, sans rémission, l'annonce du gage Pour avoir osé croire, pour n'avoir pas écouté Tgv à pleine vitesse, dérouté. 23 mei ombre du souvenirIl y a déjà longtemps,
C'était ma vie, adolescence en errance;
Poutrelles et solives, couleur rouille,
Une mine désaffectée, antan.
Nous y allions pour la trouille,
Et pour casser les carreaux en abondance.
Verre brisé et bière tiède, danser au danger.
S'inventer une aventure, croire changer
L'ombre norme de l'orbe de nos dérives,
A grands coups d'injectives.
Funambules de l'inutile, que cherchions-nous? Rien d'original, la mort et une détresse Aimer? Nous ne pouvions, qu'aurait-on pensé de nous? Ce nous ans forme, moi qui se cherche et se tresse. Instant de paix, sur un toit ensoleillé. La vie peut être belle, pas toujours endeuillée De nous ne savions quelle tragédie Que nous espérions comme une comédie Trash et débile, Nous les anges de l'inutile.
22 mei ambivalenceBeauté cinglante du monde, aveuglement.
Et, au fond, quelque chose d'indécent.
L'enfant qui pleure et qu'aucun bras ne vient enlacer,
Le vieillard, seul et courbé, qui de tout s'est lassé.
Myriades d'éblouissement devant sa perfection,
Une action de grâce à chaque inspiration.
Et le peuple qu'on extermine, regard d'outre-tombe,
Fusillant l'envol des colombes.
Et l'exécration dans l'expiration.
Nous ne savons pas; Nous inscrivons nos pas Entre l'abîme et les cimes. Alors la fausse prudence, La couarde tiédeur du raisonnable Ejaculation de comptable. Chiche. Pragmatico-égoïste Dans l'excuse des chiffres en chapelet. Plus de coeur, tout au plus le cervelet.
Mais il y a un sonnet de Baudelaire, un vers de Catulle Un lever de soleil, un midi débonnaire, Hannibal et l'éléphant Gétule. Les rêves de l'enfant, ses espoirs devenu grand. Et de la vie les plaisirs, flagrants.
aiméeMon amour
Voici venir la nuit des doutes, Prends ma main mon amour pour la traverser, Faisons mentir les murs sales de la déroute. N'en soyons pas prisonniers, il ya une route. Et quoi qu'il en coûte, à qui bon tergiverser? Baisserons-nous pavillon devant le malheur? Avant d'avoir perdu, sabordage? Lutterons-nous jusqu'au dernier boulet Pour prendre le bonheur à l'abordage? Qu'importent les frissons, les heurts; Il y a le poids de notre volonté.
Les particules élémentairesPessimisme, la vie comme une tragédie,
Pas même de costumes, juste l'ironie.
Le sort, le destin, la liberté comme le cinglant déni
Infligé à l'ombre du moindre sourire, sinistre prosodie.
Aimer n'est plus de son prénom le doux anagramme,
Entre viatique et coup de grâce, simplement un expédient,
Vivre encore, croire encore, tourner la page suivante.
Aimer est le possible, le salut qui se referme, épigramme
Sur une pierre froide, dernière salve d'épouvante.
Quand le vie se fait à vomir, la mort, la folie, ligne déviante
Du néant au néant, via la litote de l'espoir,
Hyperbole pour un détour par l'ombre noire.
Film ou roman, le même goût amer. Mon amour, est-ce encore loin la mer? Reprendre du rêve, des couleurs. Il est bien un monde ailleurs. Puisque je le sais, puisque tu le sais Dans l'intensité d'un baiser, Dans la présence par une pensé, Allons le vérifier.
17 mei se centrerLoin du vacarme,
Au mépris des alarmes,
S'assoir immobile et attendre
Que monte le sourire
Quand l'agitation n'est plus même cendres.
L'être de s'ouvrir.
S'absenter pour être présent,
Et la pointe du bâtonnet incandescent.
Le parfum délicat et éphémère,
Ouverture sur soi, salutaire.
Dans la fraîcheurDans la fraîcheur des matins du monde,
La chevauchée des cavaliers.
Depuis, l'écho s'est écoulée comme une onde;
Et un monde nouveau s'est lié.
Les baisers d'hier sont comme grains de sable du Gange, Le rire de ce jadis, le regard de ce naguère, Ont traversé toutes les guerres Pour aujourd'hui gardée intacte la magie des anges.
Plus de bâtisseurs d'empire,l'épée reste à rouiller. Les sages ne rayonnent plus, ils sont à fouiller La fange. Le progrès, comme un rêve s'est délié. Un possible doit toujours rester dans les langes Des espoirs et du devenir, Alors nos lèvres ont posé la douceur d'un baiser Mille ans sont un rêve, lui est intact; Il brille dans nos âme avec tact. Tout l'or et le diamant condensé en ce baiser. Il brille dans nos âmes, avec tact. ami, entends-tu?Ami, entends-tu le cri sourd...
J'espère que non.
Il est des mémoires,
Il est des symboles,
En faire l'aune dérisoire
D'un temps d'oboles,
Du triomphe des balourds,
Sinistre déraison.
Sacrilèges en florilège,
Cynique arpège
Qui raisonne comme la cloche de la ville engloutie
Qui annonce, qui prédit et le sage déglutit.
Un phonograhe qui s'éraille Quand dehors le monde déraille. Et ces faces sans visage qui accusent Et ces complices qui récusent Le crime. Et ces complices qui excusent Toute cette frime. Dans la nuit, ils allaient. Combattre un triste sire. Ne nous déplaise messire, Gardez donc votre ire. Elle suffira à vous maudire. 16 mei libelluleC'est une ruelle;
C'est un peu cruel.
Ici, là-bas, ailleurs.
On l'arpente.
C'est beau, un peu triste,
Un tour de piste,
On croit trouver au moins la charpente
D'un monde meilleur.
On croit, on espère, on vit.
On survit.
C'est beau. c'est froid. On relève son col, l'esprit voltige au bord de l'effroi. Solitude, goût nostalgique D'une mélancolie fine en guise d'antalgique. On marche, désespérément seul. On a désespérément peur de croiser quelqu'un, Une voix, un regard, trop, juste l'entrain de faire le funambule L'ombre vaporeuse à la réalité poreuse qui déambule Au bout de tout un chacun. Alors chaque marche est le seuil d'un univers, A elle seule la traversée de tout un hiver. Un jour, il y a déjà longtemps, Il devrait y avoir prescription maintenant, Un jour, Libellule échappée d'une cellule, Qui est prise au détour d'un pendule.
15 mei ComplainteEncore, toujours, comme un souvenir, un mauvais rêve
Qui pourtant palpite de tout l'espoir sans trêve.
Une langue étrangère, un phonograghe dans la tourmente
Et qui se souvient d'une autre valse démente.
Ce que veulent ceux qui s'aiment,
Comme une orbe avortée, l'échec sur un thème,
Réécrire dans une autre langue ce qui ignore les frontières
Et n'a que faire des larmes des cimetières.
programmes nocturnesAu coeur de la nuit, l'inspiration gît.
Par une route solitaire,
Au détour des lumières de la ville,
Ruban d'asphalte et gyrophare,
contrôle de papiers, restons civil.
Les rues désertes où se taire.
Dans le silence des pierres ,
Sous l'éblouïssement des phares,
Dérive nocturne, qui enlace le lierre
De mes pas aux ruines de la cité assoupie
En attendant le matin et ceux qui sont toupies.
Programmes de nuit à la radio,
Monde hors monde des noctambules,
Sur le néant funambules;
Et étrange contingence de la bande audio,
Derniers échos d'une sonate,
Interrogations des étoiles disparates.
J'ai lu des mots bien trop beaux
Pensé avec des esprits bien trop hauts
Pour m'impressionner de ces méandres locaux,
Relents des pailles des cachots,
Souvenir d'une heure, d'un jour
Juste l'instant d'un bien étrange tour
Qui scelle le destin, qui noircit le parchemin,
Un peu trop naïf, archaïsme enfantin,
Même pas un adieu, rien, jeu du destin,
Qui dessine son sourire sur ses lèvres carmins.
La vagueSur le rocher, écume saline,
Fin de course, alcaline.
Venue de loin ici s'échouer
La vague tatouée.
Elle apporte ses secrets et les murmure A la grève qui au vaste ciel les susurre. Un rocher ancien porte une mémoire, Il sait l'érosion et le temps, vénérable grimoire.
13 mei Le dimanche s'ennuie doucementLe dimanche s'ennuie doucement,
Le temps hésite soleil et pluie,
Et les arbres agitent leur cime lentement.
Ce n'est ni l'enfer, ni le paradis, c'est ici
En attendant la nuit.
Quelques mots qui sont des cristaux,
Qu'on ouvrage dans un étrange étau,
Et qu'on pose sur un plateau
Pour chasser le vide et le néant,
Talisman pour ne pas s'effacer céant.
Nos vies sont autant de Pompéi
Qui attendent les cendres de Saturne,
Pour laisser à peine un vestige diurne,
Et un parfum lointain dans le silence.
Ce n'est pas l'oubli, a-t-on jamais su?
Hier ou il y a mille ans, et pourtant
C'est un même tissu,
Ce n'est pas même son envers,
Quelque part vers l'essence,
L'effleurer d'un ou deux vers,
Au-delà de l'existence.
Il faut aller plus loin, courage d'une stance, Au feu de l'existence vouloir forger sa transcendance. Ivre de substance, Sous le fardeau de l'ignorance, Chercher, maugréer et persévérer, Trembler et ne pas renoncer, Persister. Croire encore en la Vérité. Loin des illusions des hommes, Loin des collusions et des suppositions. Laisser les discours aux bêtes de somme, Non pas des mots, une incarnation. La perfection d'un geste ou l'absolu d'un regard, La lumière pure qui ne sait pas les hasards.
OmbresPar une nuit sans lune,
Inscrite dans le jet des runes,
L'amante défunte erre,
Elle cherche sa vengeance,
Elle arpente la terre
Et chaque goutte de sang
N'est qu'une larme s'évanouissant.
Son chagrin immense
Signe un destin intense,
A jamais arrêté au souvenir brisé,
Avec un parfum parfois un peu rance,
Juste une image irisée.
Blessée d'avoir aimée, Avoir aimé à s'en damner, Les jeux de Cupidon De terribles poisons font le don. Au lieu liée, ombre blanche Qui passe sous les branches De l'arbre sinistre A l'écorce bistre.
MédéeC'est une étrange lande, au delà d'étranges brumes,
Un village froid où des cheminées fument,
Traces de vie dans un monde figé par quelque secret.
La magicienne songe, elle se tait, regard distrait.
Elle se souvient des vallées riantes et des prairies,
De son noble père et d'un peuple prospère.
L'écho des éclats de rire de la fratrie...
Un jour, de la mer venu, jeune et fier, courageux
Un héros venu risquer là un destin hasardeux.
Il y eut l'amour et la trahison, La fuite et l'abandon. Surtout le crime, sans rémission. Alors même le triomphe n'est plus un don Et l'amour s'éteint sous le sang Comme une rose pourrissant. 11 mei Avez-vous?Avez-vous vu une guerre sans un crime?
Avez-vous vu un arbre sans sa cime?
Le barreau et la lime,
Le bourreau et la victime.
Mais aussi l'éclat de rire
Qui à l'infini, s'étire.
Marie-Antoinette, fausse innocence,
Conclusion de la folie d'une offense. SondagesEt quoi? Encore un sondage.
Dictature des médias, le sophiste sourit.
La fin est un vieil adage,
Désormais elle n'est plus qu'un gourbis
Abstrait pour ne pas admettre
Que de l'humamité, nous parvenons
A nous démettre.
Même plus de direction de conscience,
Là où nous nous promenons,
L'avis, l'opinion de la masse comme science.
La vérité et sa recherche, voilà qui est aristocratique.
Sa négation est son oubli dans le consommation,
Voilà qui est démocratique.
Journalistes aux ordres, ordre moral sans sommation,
Toute notre société devient bavure,
De nos idéaux bel et bien la rature.
C'est un étrange hiver sous ce divers, Quelque chose de bête et de pervers, Entropie vers l'animalité grégaire, Fascination mordide du sectaire. France de droite, raide comme une saillie, France de gauche, balbutiant une trop vieille bouillie. Ta seule gloire est dans quelques braves hommes, Un balladin et sa moustache et sa guitare et ses gaudrioles Qui s'amuse de sa gloriole; gloire aux fleurs d'automne.
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