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    30 april

    1 mai

     
    Le muguet en ce mai aura un parfum âcre et amer,
    Et la blanche clochette pourrait se faire coquelicot.
    La fête du travail quand la grande spoliation a eu son écot,
    L'économie a jeté la politique et la raison à la mer:
    Notre pays est en coupe réglée, l'insécurité en diversion
    Pour éloigner les haines des as de la spéculation
    Et charger encore un peu le dossier de l'immigration.

     




























    Et pendant ce temps, nos politiques se pavanent et se battent pour l'os
    Relief du pouvoir que leur jette la caste médiatico-financière avec des trémolos
    Et pendant ce temps, parodie de justice pour l'embastillé Julien Coupat
    Coupable de tout puisqu'il n'a pas marché au pas.
    Six mois de détention et toujours pas de preuve, ou seulement celle
    Des dérives avc les lois revotées, Lisbonne ou hadopi avec cette grosse ficelle:
    Si le vote déplaît, on rcommence ou on se passe des suffrages
    Et les esclaves dans l'âme de ne pas voir de la démocratie le naufrage.

























    De ci, de là, un article pour dénoncer l'acharnement sur le bouc émissaire de Tarnac,
    Mais pas de scandale ni d'excuse par la Royal, si désireuse de jouer le cornac
    De la grosse bête selon Platon, ce sinistre troupeau qui choisit de son instinct grégaire
    Des chefs qui singent le rugissement d'un bêlement, humanité embryonnaire.
    Messieurs les opposants, les imprécateurs, les donneurs de leçons,
    Aucun d'entre vous ne se lève pour savoir s'il est innocent?
    Serait-ce par peur d'être assimilé à l'extrême-gauche, pour sauver une carrière?
    Serait-ce que le créneau n'est pas porteur? Pas de patron voyou, d'islamiste,
    Aucun cadavre, peut-être le vague alibi d'une mèche et d'une poudrière
    Et cet art de justifier le vil d'une mine déconfite en invoquant être réaliste.
     
    24 april

    Rachida l'alibi

    Où sommes-nous pour que la gloire et la décadence d'une courtisane puisse tant provoquer le débat? Pendant ce temps, la jungle de Calais va être liquidée. Mais qu'est-ce? La conséquence prévisible de la fermeture du centre de Sangatte dont la brillante collaboration Sarkozy-Lang permit la fermeture. Ne comprennent-ils donc pas ces migrants qu'ils sont priés de crever dignement loin de chez nous et surtout discrètement!? Qu'ils sont malappris ces Afghans après tout ce que l'armée fait pour leur pays! C'est l'exemple même de cette politique, qui comme l'économie,vise le court terme, la prochaine élection. L'enfer est qu'à peine élu,il s'agit de faire en sorte d'être réélu. Souvenez-vous des ministres issus de la "société civile": ils ont été condamnés pour leur manque de sens politique. Le fameux problème de "communication" qui passe de la bonne compréhension au marketing pur et simple en un clin d'oeil!  
    Le peuple doit se réapproprier le politique, la politique crée des divisions, les entretiennent. Prendre le pouvoir doit  se prolonger à travers une fin,un but. Non pour l'intérêt des banquiers ou des ouvriers, des jeunes ou des retraités, mais pour la communauté, non pas son pastiche éclatée mais l'ensemble de ceux qui cohabitent,qui partagent un espace, une culture. La mondialisation sera une bonne chose quand elle unira les peuples, que la délocalisation sera un crime. Délocaliser, c'est affirmer la volonté d'exploiter et le travailleur et le consommateur!   
    21 april

    L'hypothèse communiste d'Alain Badiou.

    J'ai commencé le livre: percutant,engagé, d'une clarté qui ose le risque des cris et des anathèmes. L'attaque a priori de Marianne contre lui a pris un nouveau sens pour moi: la doxa enplace met en scène sa propre contestation. Pour être crédible, surtout quand on critique, on doit s'astreindre à se démarquer de tout ce qui peut servir à discréditer. La critique du politiquement correct se met en abîmes: il faut se montrer raisonnable, responsable, dans cette petite raison qui se contente d'enregistrer cette version du monde quinousdit que seul le libre marché permet la démocratie, au fond et qu'on ne peut pas proposer d'alternative. L'utopie... et croire en la titrisation,ce n'était pas utopique? Créer de la richesse avec du vent. Faut être économiste pour nepas s'en étonner!
    Mais vouloir le changement, n'est pas risquer la terreur, la guerre civile et le désastre dans la concurrence économique? Peut-être. Ne rien changer, c'est accepter que recommence la même folie. Les banques sauvées, on nous rassure: la reprise viendrait plus vite que prévu! Rien n'est acquis, mais ne désespérez pas du système!Et comprenez la répression de ceux qui oseraient lui en vouloir! Que devient la Martinique?  L'insurrectionnette y a-t-elle portée ses fruits? Les entreprises ont-elles fait faillite? Les 200 euros ont-ils été obtenus?
     
     

    impression

    La parole présidentielle est dévalorisée: les promesses n'ont plus aucune valeur; pas de sagesse, mais de l'arrogance; pas de dignité, mais de l'agressivité. Le style stand up appliqué à la politique a des effets secondaires: une fausse proximité, une pseudo-familiarité qu'il faut, ensuite, savoir assumer! Mais quel est l'argument phare: il a été élu deux fois, donc même s'il n'est pas très intelligent,il vaut plus que l'intelligent qui ne passa pas le premier tour de la présidentielle. La tare reprochée à D de Villepin fut de n'avoir jamais affronté le suffrage universel.
    C'est plus qu'instructif: il se dégage une survalorisation de l'élection qui en dit long! Ce qui compte, c'est de se faire élire: autrement dit, faire de la politique en revient à savoir se faire élire. En faire une fin en soi traduit l'impasse démocratique: il ne s'agit plus de prendre le pouvoir pour appliquer une politique qui mettrait en oeuvre une vision,mais d'avoir le pouvoir. Dès lors, le gouvernement n'est plus qu'un gestionnaire, ce "bon père de famille" qui fait bouillir la marmite. Et qui offre le chaudron rempli de pièces d'or à ces décideurs, à ces élites qui exercent le pouvoir réel: confrontées à leur échec, doucement mais sûrement, elles remettent en place le même système pour encore un peu se "goinfrer".  
    Séquestrer les cadres, les patrons: dégradation du climat social qui servira toujours à justifier plus de répression alors que la situation glisse. L'insécurité ressorti pour la prochaine campagne est l'abandon de toute dignité, se faire élire à n'importe quel prix! Mais ces pyromanes jureront la mainsor le coeur qu'ils ne savaient pas! 2002: la farce de Le Penau second tour,le déni démocratique des manifestations dans les rues. Est-ce si vieux? Il serait temps que les citoyens s'intéressent à la politique! Pas au spectacle.
    20 april

    Ségolène, la meilleure alliée de Nicolas.

    Avec l'aide des médias, les excuses de dame Royal ont pris le pas sur les propos du roi qui est son propre fou. Contente de faire parler d'elle, elle collabore au grand divertissement: le scandale passe des propos calamiteux à ses excuses ridicules. Elle n'est rien, ne représente qu'elle,mais les médias font monter la mayonnaise: pendant ce temps, tous marchent au pas. Un faux débat pour ne pas aborder les points qui fâchent! S'agit-il de nous faire croire que la seule solution est la rue? 
    Les banques ont eu l'argent pour se refaire, les salariés de Gandrange des paroles! Et les médias passent à autre chose: illusion, illusion.  

    humeur de lundi

    A la face de la démocratie, une verrue:
    Personne n'est élu au hasard des rues.
    Représentant du peuple, donnes-tu son meilleur profil?
    Ou n'es-tu que l'expression de l'atavisme qui défile
    Au pas lourdaud du troupeau,
    De gauche à droite balance le museau
    .


























    Mais la liberté est un feu, et brandir sa torche demande une vertu
    Qui ,ténue, devant la déferlante de l'esprit mercantile, s'est tue.
    On communie encore, dans les stades ou l'entreprise, terne reprise,
    Irrédentisme des soumissions, l'appât du gain fait les âmes grises!
    Au nom des décideurs et de l'esprit d'entreprise,on bâillonne l'Esprit,
    Et on prend pour projet le résultat comptable,les Marchés on prie.
























    La communauté se soude pour un projet, solidarité et fraternité.
    Il ne reste que le mensonge du tous ensembles chacun pour soi
    Avec l'espoir de tous pour moi, et pour un monde meilleur l'éternité.
    Mais devant sa glace, se rasant, se maquillant, la larve se déçoit;
    Alors elle veut hair du nanti, du sans-papier faute d'oser avec ses maîtres,
    S'épuisant à oublier,à ignorer qu'elle se fait mettre.
    16 april

    Et là,mais là!

    Un article de Libération  http://www.liberation.fr/politiques/0101562292-sarkozy-se-voit-en-maitre-du-monde qui annonce  le séisme à venir. L'egotisme du maître rejaillit sur ses valets qui s'épanchent dans les médias. Leur ministère n'est pas digne d'eux! Qu'ils aient besoin de médiateurs en dit long: c'est le titre qui compte, pas la fonction. Celle-ci devient un rôle médiatique dont le but est de maintenir l'illusion. L'éloge de la titrisation en dit long: aucune leçon n'est tirée. La possibilité de se goinfrer à nouveau, quitte à un nouveau désastre, emporte tout: iront-ils jusqu'à la guerre pour assurer la relance? Logique du pire que nous aurions sans doute sans la menace du feu nucléraire!     
    En même temps,quelle alternative? Marianne attaque déjà le futur livre d'Alain Badiou,"l'hypothèse communiste". Ont-ils eu les bonnes feuilles? Ou alors leur esprit critique (que j'apprécie) souffrirait-il de son"politiquement correct"? Le livre de Badiou sur Matrix avait déjà eu droit au mur du çon dans Le Canard Enchaîné. Je l'avais lu et trouvé fort interessant. Le conformisme des contestataires qui sont pris au piège de leur rôle qui requiert ce qu'ils contestent.  

    d'un mal récurrent

    Les citoyens sont guidés par leurs affects, et les politiques font un usage de la raison, la sale petit raison, pas celle de la dialectique, mais celle des sophistes et des sorbonnards. Les arguments n'ont qu'un usage de façade: psalmodiés, répétés jusqu'à devenir des évidences dans un groupe. Aucune probité, seulement l'instinct grégaire qui rumine cette soupe idéologique si apte à rassurer,à éviter l'interrogation.
    Prenons le RSA: sous couvert d'avancée sociale, de remise au travail des RMistes (c'est connu,il y a du travail à tous les coins de rue), c'est le constat qu''il faut compléter le salaire des travailleurs pauvres. Les milliards perdus de la finance montrent bien que l'argent a été détourné. Pour éviter l'implosion,le gouvernement vient corriger les excès de ces économistes quifont du profit,toujours plus de profit, dans une folie quin'est douce que pour eux.
    Nouveau tour de passe-passe: les services à la personne. Faîtes leménage de votre voisin qui  vous fera la cuisine: bref travaillez! Même si c'est juste une coquille vide dont le but est de maintenir l'illusion sociale! Faire payer à l'état, les salaires. Via les impôts...
    Solidarité? Pour les aides à domicile, rien à redire. Pour permettre aux caissières surexploitées de la grande distribution de  s'en sortir, la solution est d'imposer des salaires décents! Mais pas besoin de faire l'ENA pour comprendre le malaise. Le profit, c'est spolier la majorité pour une minorité qui a trouvé le social pour servir de bouc émissaire. Les milliards de Total viennent de nos poches. Mais ils sont sacrés! Pas question d'en ponctionner!     
    Par la pipe de monsieur Hulot, halte! Assez de déraison logiciste! La politique a fait de la démocratie la machine d'aliénation parfaite. Mais elle   porte en elle le remède: mettre la Raison à la portée de tous et développer l'esprit critique positif,pas le cynisme. 
    15 april

    printemps 2009

    Le soleil brille, chauffe le bitume

    Et les esprits s'échauffent au manque de thunes.

    Un coup de couteau, ce n'est pas le bourreau de Béthune,

    Juste un jeune en suicide homicide, amertume.




























    Et si la tempête, sang qui sèche noir, se lève


    Oseront-ils s'étonner et justifier, doctes? Morgue et suffisance.


    Il n'est de violence visible qui ne réponde à une violence invisible.


    Et si la révolte s'élève, si le peuple se soulève,


    A quelle illusion cèdera-t-il, aura-t-il une pulsion invincible


    Vers quelque démagogue, vers une autre servitude?


    Atavisme et goût de l'habitude,


    De toute liberté, de toute responsabilité, défiance!


























    Ne range pas ta lampe, Diogène,nous en avons besoin par ici!

    L'instinct grégaire va bien à l'égoïste matérialiste salarié,

    Bien trop à son pouvoir d'achat pour encore oser le souci

    D'un pourquoi, trop à consommer tel bactérie sur une dent cariée.

    Mais lâcher la bonde aux frustrations, vous savourerez le retour du refoulé.

    Le rêve de 36 vitrifié par la défaite lâche et honteuse, l'abandon des lions,

    Et la conversion de 45 d'un aigle à l'autre, illusion d'impuissance

    Pour ne rien changer, pour berner la populace et faire de l'université le Pygmalion

    Du nouveau conformisme, tyrannie de la raison restreinte

    A une équation en loi économique et quelques considérations sociologiques.

    Et d'une dictature des médias, opinion publique astreinte

    A s'aveugler d'un argument creux, s'assourdir de son pendant spécieux, jouissance

    Terne et veule, alors il faut bien se défouler!

    Au stade, dans la rue ou sur un yacht et c'est le même antalgique:

    Oublier la question pour se passer de réponse, s'étourdir pour maintenir

    Les vieilles idoles repeintes à neuf, veaux d'or qui sonnent creux, pas d'attente.

    Que le marteau n'ausculte plus, mais fracasse cette folie poisse et lente

    Pour briser la gangue et ouvrir, et offrir un avenir.
    11 april

    de guerre lasse

    Dénoncer, fustiger, demander
    Des comptes pour amender.
    Voix dans le désert du réel
    Que les sophistes ravalent à la truelle.































    A quoi bon,et le conseil "prends l'oseille et tire-toi!"
    Mais où, sous quelle latitude, abrité de quel toit?
    Tant pis pour l'oseille, s'il est celui des bras aimés.
    Mais ce monde s'enfonce dans l'enfer parfumé
    Des vanités exacerbées et l'isolation des emmurés
    Dans leur employabilité pour ne penser jamais.
    Alors démocratie manipulée pour la liberté vaine,
    Pour substituer au café noir quelque infusion camomille verveine.



































    Alors à défaut de barricades, faisons rempart de nos corps!
    D'étreintes en orgasmes, à l'aube de nos chairs d'encore en encore,
    Proclamons le paradis égoïste de la solitude à deux, il sera déjà temps
    D'affronter la déraison des citoyens à la petite raison, ces bourreaux à mi-temps
    De la possibilité de la sculpture de soi, trop grégaires pour inventer, pour créer,
    Couards à la cruauté inassumée sauf pour lyncher un sans-papier, un fonctionnaire,
    Elire non un programme, mais du ressentiment et croire général un vulgaire drapier.
    Encore un effort d'inconséquence et ils auront le maréchal et le tripier;
    Faisons donc confiance à leur manes de tortionnaires!



































    Et un baiser un rien lubrique en guise de pied de nez
    A tous ces braves gens qui tombent le torse, ces bien-nés
    L'échine courbée.
    Des effluves et des fumets, qui évoquent le tourbé
    En guise d'hommage à l'Apollinaire, celui qui a traversé
    La détresse d'acier et ses orages en sachant déverser
    La beauté et la lumière par ses sacrilèges versets
    Toutefois plus pieux que les psaumes de ceux qui conversaient
    A l'abri des états-majors ou de l'arrière, front levé,
    D'une privation ou deux, se croyant lésé, par l'effort élevé.






























    Alors révisons la leçon à fleur de peau,
    Celle qui fait draps complices les orgueilleux drapeaux.
    Retrouvons dans l'incendie carné la virginité
    Pour puiser l'allant,la force et la dignité
    Des combats à venir pour bâtir un futur
    Avec de rage et de fermeté bonne mesure.
    10 april

    Le vote surprise

    Au parlement de la République populiste de France, un vote se fait "par surprise" pour cause d'absentéisme! Pas de député de la majorité dans l'hémicycle: nos représentants prennent à coeur leur rôle législatif! Pauvre engeance qui fait du suffrage populaire l'équivalent de cette légion d'honneur qu'on ardore naturellement quand onest d'un certain monde! Le grenadier de la garde partage sa gloire avec le bon bourgeois et la star sur le retour... Nos députés de cette majorité bien pensante nous donnent une leçon de civisme! S'ils n'ont besoin de siéger, c'est que le pouvoir est ailleurs, entre la bourse et l'Elysée. Et la mise en faillite de la nation, de la sécurité sociale... La vertu républicaine, c'est déjà d'aimer assez la liberté pour ne pas l'aliéner à l'économie. Refuser l'arnaque des libéraux MacDo qui n'acceptent que la liberté d'entreprendre. Blâmer sans faiblesse tous ces faibles d'esprit qui votent au pas,pris par le nom-du-père, se découvrant un surmoi dans les rodomontades d'un mauvais comique du moment qu'il bombe le torse.    
    09 april

    Décadence

     Le bou-bou de Royal, la rolex de Sarkozy. Est-ce ça la politique? Les idées,les projets s'effacent devant l'histrion: l'homme politique est-il un simple acteur qui joue le rôle du pouvoir quand celui-ci est  confisqué par les groupes de pression? Comment la crise actuelle a-t-elle été possible sinon par une anesthésie de la pensée? Ceux qui dénonçaient l'argent fou passaient pour des idiots ou des communistes primaires. Des beaux parleurs vantaient la réussite, le rêve américain pour tous alors que ce n'était que l'alibi de l'enrichissement de quelques uns. ! La guerre froide est terminée, il n'y a plus de bloc communiste. Plus aucune excuse à notre soumission aux USA, sinon les ennemis qu'ils créent, ce choc des civilisations qui a fait long feu. Bush a perdu, Obama a le même  objectif, la vaseline en plus: dominer le monde. Sommes-nous si couards que nous n'osons nous y opposer? Staline ou Hitler le voulait, Wall Street l'a fait.

    et Bruxelles inventa le rosé

     
    Et souffle le vent, il était une fois,
    Conte de fée qui vire aux méfaits
    C'est une dérive, de la manufacture
    A l'évidence de l'imposture.



























     
    Aux peuples sied la dictature, ordre noir et garde rouge,

    Et le mensonge démocratique salarie les escadrons de la mort.

    L'homme africain ne serait pas rentré dans l'histoire

    Et de quoi se vantent ceux qui ont chaque année leur Montoire?

    Les files devant les Pôles Emploi ne sont pas un coup du sort,

    Mais la faillite d'une civilisation qui s'enlise dans le bouge

    Des ennemis de l'esprit, de ceux qui ont confisqué le progrès

    Pour préférer verre et acier au rose mnésique du grès.























     

    Des économistes fats, qui font science des alibis rétrogrades


     
    D'un monde vendu aux épiciers plus gloutons que des plantigrades.



    Pour le pouvoir, ils ont tout avili de la religion à la nation.



    Et les massacres lents un peu partout dans le monde-camp, déjection



    D'une modernité où consommer devient exister,



    Où la servitude volontaire doit dissuader même de résister.


















    Quelle alternative offrir à tout ce déplaisir?

    Il faut oser l'aristocratie des désirs.

    Changer le monde plutôt qu'un cours de la bourse

    Avant que les lamentations n'atteignent la grande ourse

    Depuis une planète exsangue où se bafoue la harangue

    Dans la bouche pâteuse où claque la langue.

     

     

     

     

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

     
     
    C'est bien l'intérêt incompris qui dicte de sacrifier la qualité,
    Mélange facile pour écouler des quantités, nécessité, fatalité
    En alibis creux pour dédouaner les traîtres à leur pouvoir
    Qui sur leur responsabilité ne font que s'assoir.

    03 april

    les faits


    Liste grise des paradis fiscaux, Obama nest pas un coco!



    Système qui a failli et que sournoisement on reconduit,



    Ce "on" des décideurs, ceux que la vie a éconduits,



    A l'esprit mécanique, mathématique que guide le banco!



    A risque réduit, la banque c'est notre argent et c'est toujours eux,



    A frais réduits, l'addition, on nous la laisse, avec la peur



    Comme condiment pour faire passer la potion: "c'est un malheur,



    Mais faîtes nous confiance, sinon ce sera affreux!"



























    Ce monde chancelle, et tombent les masques, ils n'ont rien appris.


    Le profit, toujours, jusqu'à se renier et croire ne pas en payer le prix.


    Deux genoux en terre devant la dictature, adieu Tibet!


    Aucun tollé, les journalistes craignent-ils le gibet?



















    Est-ce si loin Lhassa? Ces gens aux yeux bridés sont nos cousins,

    Mondialisation oblige, qu'elle ne soit pas celle des argousins!

    Non, ce n'est pas Munich. Ce n'est pas la paix à sauver, juste des affaires

    Juste des banques à renflouer, des amis à satisfaire.

    Ô mannes de 1789, il est plus que temps de remettre à neuf

    Cette république sclérosée par ces nouvelles élites qui font l'oeuf.
    02 april

    la honte!

    La France récuse toute prétention du Tibet à l'indépendance. Après le retour dans l'Otan, encore un nouvel exemple de ce qu'est la liberté selon le président de la honte: le droit de faire des affaires, d'afficher son fric, d'écraser les pauvres. Et le mensonge, la promesse sans plus aucune pudeur pour afficher son populisme. Jusqu'où allons-nous tomber? Et pendant ce temps, il pérore au G20, prétend être à la hauteur pour claquer des portes alors que pour quelques centrales, il se met au garde-à-vous devant les dictateurs. Déjà face au fantoche lybien. Alors face à une grande puissance!
    01 april

    G20

       Obama veut diriger le monde, il le dit et Libération de dire "Give Obama a chance." Sans doute peut-il infléchir le résultat désastreux de ce qui fut initier par Reagan et qui a continué plus ou moins vite jusqu'à Bush. Mais devons-nous accepter d'encore payer les traites de 1939? La colonisation économico-culturelle par l'ami américain s'est heurté aux résistants, mais elle a su s'imposer à une société sclérosée, séduire la jeunesse et tenir par l'appât du gain les collaborateurs éternels, ces "décideurs" qui croient que leur supériorité les met naturellement du côté des puissants. Ils croient encore à la physique aristotélicienne du milieu naturel.  
       Parce qu'on a évité le nazisme, parce qu'on a échappé au communisme, faut-il accepter sans recul l'américanisme? On nous gave d'économie alors que l'économie n'est pas une fin en soi. Pour les USA, elle est l'instrument de la domination, à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières. Domination soft, assurée par l'appât du gain. La propagande, dès les années 20, pour réussir là où les totalitarismes ont échoué: rendre invisibles les chaînes.
       N'y a-t-il qu'une manière de gouverner? La variation ne s'établit-elle que sur des marges infimes: une once de social en plus ou en moins? Quel avenir voulons-nous? Justement, la recherche du profit implique que notre avenir se mette au court terme: le prochain repas, les prochaines vacances. Avec le paradis menacé de la retraite, pour masquer l'horizon. La culture, cette Kultur contre lequel le nazisme sortit son pistolet en vain, est l'ennemi des états-unis, elle nie le nivellement par l'argent. Elitiste, elle demande l'effort et la volonté, loin de l'immédiat du "temps de cerveau disponible", le talent, la sensibilité ne s'achètent pas. Les goûts s'éduquent pour s'émanciper. Le fast-food les cantonne au plaisir immédiat, facile. Le goût américain pour les grosses poitrines, la pornographie est du même ordre: l'immédiat, le facile, le consommable. Bref, tout ce qui cantonne l'homme à sa minorité. 
     
    *