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    29 april

    Interstices

    Le monde est une feuille sur laquelle nous dissertons ou simplement divaguons,
    Et nous le plions de tous le sens de nos mots et nous hantons cet étrange wagon
    Qui à l'apparence d'avenir nous conduit quand une dette infinie se déduit
    Dans la froide assurance de la belle aux caprices stériles qui éconduit
    Son amant, un moustique, sa raison,
    Et à la pomme préfère un fruit de saison.

    Notre âme inconstante peut jouer des méandres de ses fantaisies,

    C'est tout de même un grand et sinistre effroi qui au détour du jour la saisit.

    Nous vivons dans l'intervalle improbable, un réel au fond virtuel,

    La somme de nos actes, de nos énoncés à sa propre vanité dénoncée

    Alors le discours du vieil homme se dit depuis la douceur qui sied aux vérités cruelles.

    Il n'a pas plus varié qu'il ne varira, indifférent au papier glacé et aux doctes engoncés

    Dans ces certitudes de passage qui font d'économie ou théologie des certitudes

    Au nom desquelles rendre à son prochain la vie rude.

    Grand mensonge qui fait de la vérité ou une délurée ou une jeune fille prude

    Même frigide pour nous condamner à ce monde languide

    Où nous acceptons d'un air terne, balivernes et sourire livide.

    C'est une belle, un peu rebelle, rire scintillant qui brise les alternatives et l'habitude.

    Les hauts murs que notre race a bâtis pour se cloîtrer, labyrinthes de malétreinte,

    Et ces sentinelles mécaniques, résignées, de jour en jour d'astreinte,

    Faux discours et modes filantes, humanité fuyante,

    Dans sa gangue d'asphalte et d'images, bruyante

    Pour ne pas entendre

    Pour encore se méprendre.

    28 april

    dangerosité

    Espérez des monstres, croyez des criminels, rassurez-vous, identifiez!
    De toutes les iniquités de cette justice que vous dévoyez sans vous y fier,
    Il ne restera que les larmes de l'innocent et le rire du dément,
    Mais il n'est pas de ceux-là celui qui tisse votre linceul,
    Il n'est qu'un homme, un père, un frère, un fils aux geôles de la pauvreté
    Quelque part les yeux qui ont trop pleuré les poings qui se sont trop serrés, seul.
    Patenté employé de vos déraisons économiques, diplômé, breveté.
     
     

    Quand viendra la haine, vents mauvais des destructions et des hécatombes,

    L'air surpris, vous vous offusquerez au bord de la tombe,

    Feignant l'incompréhension, roucoulant vos idéaux, singeant la colombe

    Quand vos coeurs sont avides, secs et contrits, palombes.

     

     

    Le jour se lève

    Cime d'un peuplier dans le matin, doucement elle se berce.
    Elle berce les lueurs du soleil neuf, comme le sol la herse,
    Lente et profonde, fertilise et fait place aux semis plein de vie.
    C'est l'entame d'une salutation, courbe ravie.
     

    Fi des prés et des forêts, dehors c'est la cité

    Où, au milieu du troupeau, je vis parqué.

    Banlieue nord, monde réprouvé, complainte récitée

    D'une voix blanche, fatalité dans le béton marquée.

    C'est aussi l'endroit où espérer et rêver ou se révolter,

    Là où l'envie de vivre n'est pas anémiée, survoltée.

    C'est aussi les ruines d'une paix prostituée

    Qui n' aura pas été celle de la fraternité,

    Pour le commerce, pour l'aliénation constituée,

    Loin des espoirs d'éternité.

     

    Pourtant il est des ailleurs qui demain seront des ici,

    Pour, eux aussi, finir, dans le souvenir et les possibles en "si".

    Traque généralisée et mauvaise conscience banalisée,

    "Dieu est mort", ressentiment et mauvaise conscience légalisées.

    Mais il reste des sentiers loin des fadeurs des rentiers

    Où la rose éclot, où l'homme peut rester entier.

    27 april

    juste un message

    Quelques mots venus d'hier, poussière et soleil, quasiment la vie d'avant
    D'avant que je sois moi,
    Comme un souvenir, un émoi,
    Un être dans la tourmente, l'orage, l'averse et tout ce vent.
    Enfant des années soixante-dix, quand il ne restait rien des rêves,
    Juste un retard d'une génération, image du défilé des marteaux sans trêve
    Comme un songe de flamands roses
    Qui trouve soudain porte close.
     

    Presque l'envie de crier, de pleurer et ça ne servira à rien.

    Puis les années quatre-vingts, s'éloigner de tout ça, bon gré, mal gré,

    Et déjà le siècle suivant, croire tourner la page grise comme le grès,

    Continuer, pourtant arrivé nulle part, le vacarme de l'irm et l'évidence des vauriens.

    Continuer, il faudra bien arriver, dans le calme du soir, dans la gloire des matins

    Et c'est l'étrange chant qui apporte le tercet et le quatrain

    Où on aimerait bien même un corps de catin

    Et où on n'a qu'un alphabet et un reste d'entrain.

    Mais restent ces pas qui s'éloignent, un mois d'août,

    Coup de poignard, sacrifice de tout un coeur

    Qui bat encore, cependant,

    Qui saigne toujours, breloque et son pendant.

    Fardeau de ce qui n'a pas été dit, sans doute.

    Le mur haï qui n'a pas cédé de la redoute

    Et le tir croisé des aléas.

    Fallait-il donc aller là?

    Et, mais de tous les "et", la vanité

    De l'être, l'insoutenable légèreté ou gravité,

    Question de jour pair ou impair

    De l'instant l'art de plaire.

    Les racines du mal

    Qu'elles soient profondes, rizhomes,
    Elles ne sont que surface des abîmes,
    Cet envers de nous, loin des cîmes;
    instinct grégaire, refus que d'être un homme
    Pour se fondre dans les tourments,
    Pour préférer un monde qui ment.
     

    Nos identités construites sont les chaînes du nouvel esclavage,

    Individualisme de façade quand il y a fusion dans l'adageéthique étique

    Discours lénifiants de trahison par la lettre de l'idéal, sinistre breuvage

    Qui apporte la bonne conscience aux tyrans du quotidien, domestiques  

    26 april

    c'est un frisson

    Peut-on trembler, une flûte qui fait des paradis en enfer
    Triste et concret sur terre,
    Au bout du monde dans une solitude de fer
    Où ne se dépose  que la rouille, où la luxure se terre,
    Comme un dernier geste qui n'en finit jamais,
    Et les notes d'une guitare qui croit se rappeler qu'elle aimait.
     
     
     

    Ici ce n'est pas une Chambre d'Asie,

    C'est mon domicile et c'est Nancy.

    Juste une chanson, saveur du curry vert et bière fraîche;

    Juste un retour sur le champs de bataille de ma vie,

    Regard qui balaie et ne s'effraie, il sait le rèche et le révèche.

    Juste s'étonne-t-il qu'il reste encore des envie;

    Offrir de nouveaux cieux à un fils cantonné à l'odieux

    De ces gens hier de peu aujourd'hui tout en arrogance

    Qui remonte leur karma comme une bombe, sentencieux.

     

    scriptorium

    La grande république des lettres, celle qui ignore le temps,
    Loin des listes qui confondent qualité et quantité,
    Loin des plumes prostituée à l'argent et à la vanité des ans
    Celle des enragés du verbe, celle des affamés de vérité.

    Et les erreurs et les errances, les oppressions et les oppositions,

    Mémoire des hommes par les scribes de la conscience, au coeur de la nuit,

    Ou aux premières lueurs de l'aurore, même griffronner sur une nappe, inspiration

    Pour porter l'intuition ou simplement tromper le putride et fétide ennui.

    Mais au règne des épiciers fleurissent les plumitifs

    Et les arrogants et les incultes aux valeurs en vomitif,

    L'image remplace l'idée, simulacres à tous les étages

    De la grise tour illuminée des rages et des orages de cet âge.

    Mais rien n'est perdu, loin du dernier soupir d'un pendu,

    Juste la volonté en une course éperdue

    Vers l'avenir, les sources ne sont pas taries, viendra une renaissance

    Après les années d'aliénation, publicité et croissance en excroissance.

    25 april

    sourire

    Une révérence au vent léger et chaud,
    D'alpha à tau;
    Pour l'omega, on verra déjà.
    Un peu de légèreté,
    Un peu de gaieté,
    Brille le soleil, ne soyons pas goujat!

    S'il est une échappée, elle sera évidemment belle,

    Gracile comme le vol de l'hirondelle, céleste dentelle.

    Au rebut les parapluies, brandissons les ombelles

    Il est temps de sacrer le printemps, licence sans tutelle.

    24 april

    le sentier des brumes

    C'est un pas qui n'hésite pas, un pas qui ne se hâte pas, régulier et singulier;
    La farandole des doutes , le dol dans ses redoutes et peut-être un souvenir altier.
    Ronces et marécages, le jeu des feux follets comme une question oubliée
    Et au coeur sombre des bois les plus reculés, l'ombre d'un désir sublimé.
     

    Juste à la prochaine boucle, à peine au-delà les rêves,

    Terre des promesses bien au-delà des trêves.

    Dans l'étrange labyrinthe, le formidable minotaure a mes traits,

    Il est mon frère, il est moi, ombre en moi de mon ombre,

    Qui sait tant de mes faits et méfaits pour un éternel été

    De canicule où quelques veinules irriguent encore les courses sans nombres.

    Ariane aux petites oreilles, sans ton fil à quoi bon l'airain et le glaive?

    Errance en transhumance, dans le silence et la méditation,

    Dans les paroles et la fureur de la nouvelle Eve,

    L'énergie des origines pour ne pas renoncer à la transformation.

    Alors il faut savoir jeûner et patienter, avancer dans le sable et la cendre.

    Et ne pas sombrer, quand le chant vient de l'océan qui va descendre,

    Révélation des secrets des abysses, il ne faut pas se méprendre

    A tout le moins ne pas oublier d'apprendre.

    23 april

    Mystères

    Etait-ce un soir de pleine lune?
    A moins que ce ne fût nuit de brume?
    Ou le grand midi, nadir insolent.
    Même en plein après-midi indolent.
     
     

    Patience, au fond des eaux ou à la surface des dunes,

    De ma raison, de mon coeur, forger pour mes idées une enclume.

    Des secrets de Brahma aux échos d'Eleusis,

    N'avons-nous que renforcé le voile d'Isis?

    Il y a la raison, la grande raison qui se rit bien des détails

    D'une logique engoncée dans les costumes étriqués du bétail

    Des servants du bal, foule hautaine

    Comédie rien que trop humaine.

    Rites païens

    Pas besoin de prêtre,
    La dévotion est prête;
    Rendons-nous au pied du viel hêtre
    Pour de nos sens sacrer la fête.
    Et de nos souffles saccadés, concertés
    Explorons nos corps en univers hasardés
    Pour les rivages nonchalant où musarder.
    C'est une prière au monde et au-delà,
    Dans la simplicité de baisers de-ci, de-là.
    Audace folle et lascive, raison déserté
    Dans le bel incendie de nos envers,
    Souveraines sources souterraines
    De notre désir, de notre plaisir de prose et de vers
    Dont la belle hirondelle est la marraine.

    De la plénitude de tes seins, honorer des saints;

    Trouver à l'origine du monde l'abandon métaphysique

    Et des étoiles aux confins la rosée parfumée, onirique

    Qui, bue à ta source, t'offre l'élan lyrique

    Qui chante le jour qui enchante nos jeux érotiques

    Jusqu'à perdre le souvenir, s'enivrer de ce qui est de plus sain,

    Tes lèvres généreuses, ta langue rapide et tes caresses

    Qui n'ont de cesse que de me rendre à cette belle confesse.

     

    22 april

    Qu'a donc écrit le vieil homme?

    C'est une langue que vous ne savez plus, ce sont des mots que vous ne voulez plus pour ces vérités que vous n'avez jamais entendues. Alors, au feu de la solitude de la mi-nuit, une plume intrépide glisse sur le papier des arabesques de sang, l'encre des veines de l'immolée à vos barbaries, lourdes de la matière boueuse qui leste la moindre de vos idées. C'est un murmure, c'est un cri; un soupir, aussi. une seulelettre en sait plus que vos cerveaux brumeux, avilis à la réussite et à l'inique. Les quelques mots d'une imprécation pour marquer vos carnations du fer rouge de la vérité, celle qui se rit bien de vos certitudes médiatiques, étiques comme coups de trique, squelettiques comme le sont vos éthiques.   

     

       L'acte d'accusation et l'amorce de l'absolution, l'ombre de la dissolution le temps des dilutions écoulé. Chaque mot y est ancre métaphysique qui arrime ce monde au seuil du néant, vaine tentation.

    w1

    J'arpente ce monde bien que d'ailleurs, jours en chemin de ronde.
    D'hier ou de demain, terriblement de l'instant, comme une sonde
    Echappée d'une galaxie un peu froide et vieille, riche de mondes
    Longueur d'ondes,
    Balle de fronde et des ricochets
    Jusqu'au point superbe de l'élan fauché.
     

    L'arrogance de temps

    Où déserte l'esprit,

    Où la dévouverte oublie,

    Rose des sables, rose de sang.

    A l'holocauste du monde industriel, nuit et brouillard,

    Répond la machette, l'efficace du débrouillard.

    Qu'importent les volutes d'encens,

    La rage, la volonté et le printemps. 

    19 april

    carré d'as

    L'instant où la nuit sainte bascule en jour,
    Dans sa tasse, fument les ténèbres du café.
    Du sommeil, en quelque façon, l'autodafé.
    Un, deux doigts d'aurore sur le gris des tours.
     

    Pantins futiles aux mimiques inutiles, l'humaine comédie

    Est le sang étrange de nos jours, poésie ardue en prosodie.

    Mais il naît des mondes, dit-on, levons l'ancre

    Vers le ponant, vers le couchant déjà nous irons

    Dans le crépuscule frémissant, nous nous raidirons.

    Il est cet étrange poignard aux formes oblongues

    Que maints nomment amour et vénèrent;

    Il répand bien le sang et les larmes,

    Toujours il sonne l'alarme de ses charmes,

    Ivre de lumière et de vie, même s'il dégénère.

    Frères humains qui avec moi vivez, n'ayons le coeur trop endurci;

    Reviennent les jours légers qui posent les papillons multicolores

    Avant la pluie ou après, l'orage de rage indolore

    Peut distiller, peut tonner, il n'aura le dernier mot de ses soucis.

    Comme le sourire à l'aube du condamné sur l'échafaud, indompté;

    Comme la grande nouvelle, révolte et liberté, impromptue et promptée.

    Simplement une main qui se tend, des doigts qui effleurent

    Le cuir tanné du voyageur que la légende parfois leurre,

    Qu'une blessure encore fait que le sang affleure

    Et qui au bout du monde murmure: "A la bonne heure!"

    18 april

    Le tombe du poète.

    Autour du corps défunt, ronds de jambe et viole de gambe,
    Ils se bousculent, écharpes tricolores et admiration de fonction.
    Eux qui chassent les dystiques comme des moustiques, ponction
    A la culture des chantres de l'inculture, ces nouveaux négriers flambent.
    La couleur de peau leur chaut certes moins que le patrimoine,
    Prudence de vicaire, négritude en contrition de chamoine.  

    Au chantre de la Martinique, fi du soleil pour le grand sommeil,

    Du Panthéon; la nation a besoin de héros en guise de carte vermeil.

    "Je veux le seul, le pur trésor,

    Celui qui fait largesse des autres"

     

    17 april

    mémoire

    Une goutte d'eau et un océan en quelques émaux,
    Ceux que le temps n'aura pu effacer, pas plus que les mots.
     
     

    C'était un pull  trop large, une écharpe aux bleus sublimés d'une pointe de parfum;

    C'était des corps nus sous la pluie, de l'espoir et une dérive. Ma dérive vers nulle part;

    Investigation immobile d'un monde souvent terne, plat et cruellement dénué d'art,

    Des ombres et des vents mauvais, de folie et de révolte un véritable mesclun.

    Suis-je parti? Ai-je fui?

    Loin de ce puits de mine, silencieux et accusateur; l'endroit appartenait à la nuit et l'ennui.

    Alors j'ai appris, et, à la toile de ces temps, je fus pris.

    Et du fantôme et ses yeus si bleus, son sourire en énigme, ses mains légères

    Jamais je ne fus réellement dépris.

    Hypothèque sur chaque baiser, le bonheur mis aux enchères.

    Une écriture, petite et aristocratique, l'art des phrases qui bâtissent les cathédrales de l'esprit,

    Ange ou déesse, et comme un vide, une longue absence, un exil qui m'a éconduit.

    Un sucre trempé dans le café et la mirabelle, une chanson comme la terre qui prie,

    Et juste l'éclair infini des yeux qui m'ont séduit.

    15 april

    Pour un monde meilleur

     Lois, chartes, honte à ceux qui n'osent pas dire les choses: l'olympisme victime du CIO, les démocraties unanimes: capitalisme et profits, à quoi bon d'autres anneaux? David Douillet est face à sa conscience, osera-t-il quitter sa réserve munichoise?
     Mais pourquoi oublier que le pouvoir appartient aux téléspectateurs? Sans doute parce que tous craignent le verdict de l'audimat. En France, nous aurons bientôt un joli fichier pour l'efficacité de la police. Ach, l'efficacité de la Gestapo! Nous n'en sommes pas là: pas encore.
     Au nom de la civilisation, pour un monde meilleur, refusons!

    sérénade

    N'est-il pas lassant de vouloir balancer des grenades
    Et de n'avoir que des mots et des bombes à eau?
    Même s'il faudrait du napalm pour taire le son du pipeau.
    Flânons, lézardons pour, sous un haut balcon, donner la sérénade.

    frères humains

    Que faudra-t-il encore accepter? Combien de temps encore courber l'échine?
    Regarder le nabot clinquant triomphant de trois somaliens et si servile pour la Chine!
    Il prend aux pauvres et donne aux riches, comptez sur lui pour faire de 89 une friche;
    Il stigmatise le chômeur et l'étranger, pour l'ignominie il ne sera pas chiche.
     

    Tous ces braves paroissiens, l'écume aux lèvres,

    L'amour du prochain dépecé par cette horde de chiens,

    Non pas des gueux ou des lépreux, qu'ils crèvent

    Tant qu'ils ne font pas grêve.

    Les bons citoyens ne lèvent pas le poing,

    Ils aiment la justice, mais d'assez loin.

    C'est le souffle court, décollement de la plèvre,

    Des experts, des intellectuels, des journalistes

    Pour écraser l'esprit sous l'analyse stérile, prétendue réaliste.

    Ne valons-nous pas mieux? La comédie humaine n'est toujours que tragique,

    Chanson de geste du viol de la liberté par les grossiers appétits des épiciers.

    Danse macabre sous les étoiles d'un ciel inique et artificiel, pathétique,

    Et c'est la sinistre agitation des serviles chiens policiers.

    14 april

    A ceux qui savent

    Apprentis sorciers, politiques et financiers,
    Enarques ou hiérarques de parti, braves électeurs
    Qui assènent leurs certitudes couleur acier
    Trempé, blindé et le tout sur un ton flatteur.
     

    Cessez de les écouter, regardez les, ces apprentis Néron la torche à la main.

    Sans doute pensent-ils du chaos tirer leurs fantasmes pour demain,

    Dans la morphine du politiquement correct, inventer l'esclavage hi-tech.

    Et notre complicité passive, permissive sous excuse d'impuissance,

    En fruit d'une éducation en déresponsabilisation et soumission à la jouïssance,

    Et l'espoir de vacances à bronzer sur un ponton en bois de tek.

     

     
    *