Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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27 maart matin gris.Matin au ciel en glace sans tain,
Couvercle terne et incertain.
Un bruit court, il va vous rattrapper:
L'homme serait devenu fou, sa raison happée
Par le train aux wagons plombés
Des clichés d'une civilisation qui s'est cru comblée.
Dormez, braves gens, tout va bien. Le monde peut bien s'écrouler, L'économie en être toute chamboulée, Ne vous inquiétez ni ne doutez. Au pis, accusez les fonctionnaires Et là, ne soyez pas débonnaires. Pour ce repose, lit de fakir délicatement clouté.
26 maart Le batteleurJ'ai la rose et son parfum est fade.
Je suis en cale sèche au fond de la rade.
J'ai la rose, elle est bien pâle.
Ma conscience, l'espoir seraient-ils sales?
25 maart les amis du French DoctorPourquoi donc s'inquiéter que notre brillant ministre des affaires étrangères soit l'ami des chinois? Vu son sens de la fidélité, c'est le soutien le plus fort qu'il pouvait témoigner aux Tibétains.
Je suis injuste: il n'a, en fait, jamais trahi le maoïsme de 68. Mais soyons plutôt reconnaissant à ceux qui demandent à la Chine de réprimer avec mesure. Pas de barbarie inutile. La Shoa ne nous a donc rien appris puisqu'il reste toujours aussi facile de s'arranger avec les valeurs et les consciences.
Ou plutôt, nous ne savons que trop que les victimes d'hier sont désormais d'excellents bourreaux. A la tête du monde, l'enfant bâtard et maudit de l'Europe qui fit son nid des cadavres d'un génocide. A qui croyons-nous encore, sinon à Dollar et Euro? Nous n'avons pas vendu nos âmes au diable, non, seulement à l'humain trop humain. Un peu de désir, quelques compromissions et tellement de bonnes raisons! Quand le peuple n'a plus d'horizon, alors les politiques virent aux marchands. Mentalité d'épiciers, elle devient le poids obsidional qui afflige nos âmes, la grande trahison de l'humanité. Alors j'entends "toutes les options sont ouvertes quant à un boycott des J.O", l'Inflexible épouse avec grâce les inflexions de l'opinion. Je n'en suis pas revenu.Il est des errances dont l'arrière-goût n'a rien de rance,
Qui garde à jamais la saveur de la transe.
Etait-ce le temps, âge de la danse?
Mais tout des brumes de l'igorance.
As-tu oublié? T'en souvient-il?
Devrais-je fuir vers les promesses de l'île?
Mais il reste un peu ou tout de moi,
Captif songeur d'un simple émoi.
24 maart se perdreQu'ai-je poursuivi sous la lumière froide des réverbères,
Sinon mon reflet, mon ombre, mon nom comme autant de Cerbère?
Dans ce fatras, dans ce fracas des jours, je me suis perdu.
Comme une lueur déjà en retard, encore en avance, éperdue
Amante d'un rayon de la belle lune qui s'attarde sur de l'acier.
Et quelque part mon âme s'entiche d'un monolithe en sommeil sur un glacier.
Et le printemps qui ne vient pas, énigme d'un flocon hors de son cocon. Blancheur sur les tons gris de l'asphalte, pureté jetée ça et là, dilapidée Comme la beauté en surabondance d'un monde-orchidée, Gerbes qui s'offrent et composent le festin divin, ivresse sans flacon.
Crainte et tremblements, de la beauté du jour à l'instant où bascule la minuit,
Et scruter une vitre, une flaque, un reflet tandis qu'hésitent le sommeil et l'ennui;
Puis fixer l'iris, la prunelle et ne même plus découvrir un étranger.
Dans ce salon, sous les voûtes orangers où je ne suis même plus dérangé
Par un courant d'air, quelque écho d'une vie, ou ma raison comme en danger.
Ma grande raison posée à la pointe d'une flamme, équilibre qui oublie de changer.
Et si le ciel évite de se fissurer, peut-être comme une vigne à vendanger. et la neige, et la nuitLa neige qui tombe est prise vitesse par la nuit, quelques fenêtres s'allument.
J'irais errer dans les rues, trajet aléatoire pour des idées dilatoires,
Dans ma tasse, un thé fume.
Doucement, lentement, douceur hallucinatoire,
D'un soir qui oscille entre splendeur et dérisoire.
Quelques bruits viennent de dehors, comme une vie hors de ma bulle, Que je ne verrais pas, ne sortant qu'en somnambule. Quelques mots, quelques silences et mon cheminement en maturation, Et alors nous verrons bien, au-delà des lassitudes et des saturations. Je pourrais allumer la bougie et écouter sa flamme interroger la ténèbre Dans sa méditation qui pose la grande sérénité, stance qui n'a rien de funèbre.
23 maart 2000 lieus sous l'amerNous avons des sous-marins nucléaires, terribles, redoutables,
Silencieux dans les eaux profondes et froides, orgueilleux.
Mais nous n'avons que des mots et des hésitations contre la misère, piteux.
Un acte ou deux, quelque argument spécieux pour nos consciences, pitoyables.
Rmi, cases en tôle et 4x4; un grand boulevard et un clochard mort de froid. "Il avait choisi sa vie", casuistique de l'effroi. A l'école accusée, l'université vilipendée de ne pas assez professionnaliser Des élèves dressés à n'être que des hommes stylisés, A quoi bon encore ouvrir les livres riches des savoirs Dont les adultes n'auront tirés que des déboires?
Donc se saoûler, s'ennivrer s'il ne sert à rien de se révolter, ne plus penser Et se laisser disséquer par les discours kitsch, cool, pour accepter l'insensé Sur fond de propagande pour la liberté, plus que jamais décrétée, imposée Au nom d'une responsabilité qui s'essoufle à consommer pour s'assommer. Avec le relent de mauvaise conscience et de ressentiment pour assaisonner Le gibier bipède au goût de l'instinct grégaire, le dissuader de raisonner A tout prix pour s'assurer qu'il n'ira pas refuser d'être cloisonné.
Nancy, 2h un samedi soirCette ville où je vis et travaille, vaille que vaille,
J'y ai ri, j'y ai aimé et je traverse ses entrailles
Qui me sont un désert, aucun visage ami ou ennemi.
Du bon grain ou de l'ivraie, que m'importe le semis.
Ces années de course, chagrins et bonheurs, même presque la mort au matin.
Il y a déjà longtemps, juste avant Evan, mais la fortune n'a pas été une catin.
Quitter ce fauteuil, croire l'orage dépassé, penser pouvoir souffler, avoir payé
Et trouver d'autres chaos, d'autres étaux, le canon n'est pas enrayé.
Tout ira bien demain, gloire au lendemain. Brandir l'espoir comme une épée à deux mains Et l'angoisse diffuse du temps des chiens enragés Et l'angoisse de s'y trouver dans un camp engagé Pour le meilleur en traversant le pire, Dans les décombres de l'empire.
Inventer un autre monde, pour désolidariser la matière,
Pour oser l'esprit et l'aventurer hors de sa tanière.
Et la nuit est noire, et qu'importe la mémoire,
Il se doit, il ne peut qu'y avoir une page, un grimoire
Quelque ligne tracée des mots de lumière
Et qui n'est pas retournée à la poussière.
Pour ne plus jamais retomber dans la haine,
Pour éviter de porter son feu d'étoile en scène.
22 maart une plume dans le ventLe sang est rouge, rouge comme le drapeau chinois;
Etoile d'or qui fait pâlir jusqu'à la banière étoilée.
Sans doute est-ce réalisme et prudence, mieux vaut que la vérité reste voilée.
Dans notre monde riche, sous-marin en silence noir aux ogives en sinistre minois.
C'est sans doute notre sourire désolé pour le bonze tabassé.
Mais comprenez, l'économie.
De l'abject, l'ergonomie.
Et une génération vient qui a bu la lie de la coupe de notre modernité, Même plus nihiliste, dans l'hédonisme du condamné, avide de vivre, réduite à la charité. Saura-t-elle serrer le poing, le lever bien haut? Saura-t-elle balayer le cynisme Et s'affranchir des mensonges en éducation, rééducation médiatique et académismes?
Qui reviendra des brumes et des glaces, l'aimée avec un bouquet
Ou le combattant le regard incandescent et glacial et sabre briquet?
Pour le carnage, la lutte pour voir si un printemps viendra avec le muguet
Dans chaque esprit, dans chaque coeur, l'espoir fait le guet.
A la terreur sourde du quotidien répondent les sirènes,
Et la Faucheuse cherche sa robe à traîne,
Instant solennel où les contradictions s'enlacent en hélice,
Quand le monde hésite à basculer en jardin des Délices,
Arbres aux fruits inouïs, pendus en grappe, offerts aux corbeaux.
Il faut inventer un avenir en trouvant un présent qui puisse être beau. 21 maart cassandreA quoi bon savoir? A quoi bon avoir raison?
Si la folie, l'aveuglement et un verre de Jurançon!
enseignerComme l'ombre d'un échec, parler du meilleur
Et ils ne le voient même pas. Rien ne sert d'être querelleur.
Vivre avec son temps, même quand ces jours sont ceux de Satan,
Ou d'un autre fantasme en excuse pour un temps.
Quant au pire, il soupire et respire Dans les compromissions et un éclat de rire. Ce n'est sans doute que la vieille indécence des décadences. Quand la déraison mène la danse. Education en incandescence, Sur une question en inflorescence. 20 maart incertitudeSuffit-il de s'écouter? Faut-il se laisser dérouter?
S'il suffisait de se laisser dégoûter.
La vie est envie, mais lorsque le sel même est fade Alors quelques mots pour s'attarder en rade. Avant de trouver les tripes, d'oser une parade Et de mettre le cap vers les cimes en sérénade.
Qui suis-je?Qui fus-je? Qui serais-je? Reste-t-il une réponse? L'identité comme un durillon passé à la pierre ponce. Un visage flottant dans l'éther, le mien comme un autre, Le mien en guise du vôtre, S'il peut s'inventer nôtre.
18 maart Les morts ne sont-ils pas tous égaux?Larmes de crocodiles pour ceux que la patrie a sans vergogne sacrifiés,
Ils sont dans la fosse commune de l'oubli, décorés et sanctifiés.
Tandis qu'au Tibet, qu'importent les gibets.
La vie d'un bonze ne vaut pas une médaille olympique,
Au fond, les droits de l'homme ne sont qu'une haie,
Que franchit aisément le politique ou l'économique.
Et, d'abord, qui peut décréter ce qu'un homme doit faire? Chaque athlète doit se prononcer non en fonction d'une nation, mais de sa conscience. Mais reste-t-il encore ce droit dans cette société de fer? Sa carrière, ses contrats, illusion de liberté, réalisme du cynisme et déficience.
Nous ne sommes pas enchaînés par l'airain ou l'acier, C'est bien plus subtil, l'or d'Ogmios. Subtilité du balancier.
Combat Certains, en France, sombrent dans la mode créationniste, au nom des libertés que, longtemps, l'église a balayées. Ecoutez parler les politiques, écoutez les débats sans fin: un argument est mis en avant, en guise de thèse. Alors il faut trouver, si bancal soit-il, un autre argument pour répondre. Ensuite, scène ô combien émouvante, l'avorton démocratique choisit en fonction de ses convictions, moins en fonction de ce qu'il se met à professer qu'en fonction du but poursuivi.
Beaucoup, au fond, sont incapables d'avoir un opinion raisonnée; non que leurs convictions les aveuglassent: tout simplement, ils suivent, avec passion grégaire. L'attachement au clivage théorique gauche-droite en est l'exemple: l'échec importe peu, il faut surtout conserver les mêmes repères.
Versatile, l'opinion publique brûle ce qu'elle a adoré, sans plus comprendre ce qu'elle fait que lorsqu'elle le vénèrait. Les Lumières ne sont pas révolues, le plein jour reste à atteindre. La philosophie via les médias n'est qu'une gesticulation stérile qui s'arme des droits de l'homme pour se défendre de la critique. Son combat commence ici, maintenant: inviter chacun à la réflexion, à un minimum de compréhension plutôt que d'hurler avec les loups. Sa première victoire serait de vider les réthoriques usuelles de leur force pour que naisse une alternative aux faisceaux de monologues persuasifs qui viennent donner l'illusion d'un débat quand il ne s'agit que de convaincre l'auditeur. Avez-vous déjà vu un vrai dialogue entre deux politiques adverses? Ils ne sont que dans la parade de séduction, aucun n'oserait prendre le risque de se laisser convaincre par l'autre. Or, sans cette base d'un accord possible, que reste-il sinon du verbiage? 17 maart ImpostureInventez-vous un passé glorieux,
Il ne sera pas aux cieux!
La résistance n'a pas cette stance
Sous les calculs. La paix des bravesUne minute de silence ou une heure,
Pour d'autres le silence en perpétuité.
Drapeaux en berne, rouge du sang et blanc des linceuls.
Pour le bleu, le ciel, son calme, énigme en vacuité.
Pour le bleu, à peine teinté, larmes et pleurs.
Une ombre qui passe, qui se lasse, morne et seule
Avec trop de souvenirs
Que ne dissipera aucun soupir.
La mémoire s'estompe, une mémoire une voix se sont tues.
Avec le temps, la der des der n'est plus que quelques pages.
Des rivages où nous n'étions pas est venu l'orage.
Qu'avons-nous appris? Qu'avons-nous retenu?
Nationalismes en fanatismes, la folie mise à nu.
Et des haines déversées, revanche mise en perspective. Sur l'autel des nations, l'innocence est immolée sans invective. Alors il reste un malaise, l'ombre portée de la barbarie. A la pelle et au couteau, le corps-à-corps et sa sauvagerie. Le froid, la boue, l'effroi, les coups. L'arrière et la censure, Monde bien réglé, qui ne voulait voir ni savoir, loin de l'ordure. Enterrés, quand du jour, quand de la nuit, explosions et convulsions. Bientôt oubliés, le fils, le frère, le père. Le héros et le lâche. L'ami ou l'ennemi, à peine poussière, caricature taillée à la hâche.
Et la modernité nous porte au-delà des tranchées, par-delà les cheminées, Dans le fracas de tour effondrées, dans le fatras des idéaux parcheminés.
16 maart Pourquoi le doktor AUE a-t-il tué Thomas?Schnapps ist Schnapps und Krieg ist Krieg, qu'importe l'uniforme quand rôde la mort,
Fraternité des armes qui, finalement, s'érode au feu du coquin de sort.
Sacrifice de son double, dans les ruines et le désastre final, long suicide collectif,
Où même l'animal innocent expire, crépuscule des Dieux festif.
L'ami sans doute aimé, jalousé, admiré et finalement immolé comme le passé pour ouvrir le futur.
France terre d'asile contre son gré, pour oublier les décombres, pans de mur sans toiture.
14 maart voyagesC'est une ombre, fatigue et poussière.
Ses yeux ont vu les plus étranges des lumières.
Celles de maints mondes aux étranges langages,
Ou mille et une astuces s'épuisent en gages.
Qu'importent les distances, aux bouts des tourbillons, aux longues errances Juste en attente d'un mot, d'une vérité, pénitences et silencieuses transes. Attendre à chaque aurore le murmure de la vérité, Oser passer quelques idées au fil de l'hérédité.
Un sage attendrait quelque part, avec les mots ailés. Alors la quête, recherche parfois éthérée, souvent zélée> 12 maart croisementDéjeuner qui n'a rien de cossu,
Au hasard d'une ville plus que sue.
Alors le rêve des toits d'un ailleurs entre-aperçu.
Et au hasard d'un regard, une inconnue comme reconnue. Autre temps, autre vie, loin de ce marasme convenu. Juste comme un parfun d'antans de plus que loin revenus, Pour un instant, se croiser et un visage qui ne sera jamais revu.
Une ombre, un fantôme des mémoires perdues Quelque part vers les civilisations disparues, éperdues. Mais ce n'est qu'un méandre qui emporte son dû.
11 maart égaréPerdu dans le dédale d'une ville, l'heure est passée.
Et je suis au jour, à la vie un peu contrit et dépassé.
Que croire, où trouver une boussole?
Quel est donc cet itinéraire et sa course folle?
Et chercher dans ce reflet une explication. Et ne trouver que l'énigme de moi-même, combustion Spontanée des certitudes, des repères et il me reste mes mains vides Et sans doute une ombre qui me ressemble,livide.
Je ne me changerai pas en statue de sel, il viendra un signe, Une direction, elle doit attendre en moi et je suis à moi-même sourd, Pourtant mon destin frappe et frappe des coups gourds. Pourtant je suis dans cette amorce de printemps sans insigne. Pour autant, je ne renonce pas, je n'abandonne pas, persévérant ou aveugle, Je ne sais que la question, poison qui m'étonne et beugle.
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