Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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31 maart tricoloreTrois couleurs, grandeur, honneur, malheur ; Symbole et relique, par nos politiques salis. Certains ont cru, ils se sont battus, Grâce à vous les voilà cocus. La mission de la nation avilie, L’idéal trahi pour un point de PIB, quelques voix, Sauvegarder ce monde qui louvoie, Par l’avatar étriqué des pragmatiques, Par le fantasme dévoyé des dogmatiques. <
il importeIl importe
Cette ville, j’y suis ombre parmi d’autres, Simple passager de l’éphémère, Une dérive délétère, D’une rive à l’autre, passage, Qu’importe. Etrange débâcle du jour, Bouderie de la dame d’atours, Et l’esquisse d’un mirage Ombre où l’ombre se vautre. Qu’importe. De tes mots, un venin. Sur midi le juste un crachin. Quelque chose de mesquin. Austérité de franciscain. Il importe. Feu croisé des conversations, Monologue déguisé, malversation, Pas même une bière en compensation, Dimanches et fêtes en vacation. Il porte.
Comme un nom, un ton, une leçon, Sur l’orbe du jour, en extension, D’un rayon de lune, condensation. Faramineuse rançon. Elle emporte. Quoi ? Un regard, un sourire, un souvenir, Même un poème dans un étrange sabir. Bien plus de légèreté qu’un délire, Loin d’un Néron et de sa lyre. Elle déporte. fait diversL'écho lointain de la vie,
Du quotidien, le fracas.
Celui des riens, des tracas
Des joies, d'une envie.
Alors le jour se passe.
Nos jours se passent
Comme du sable dans un poing.
Aiguille dans une meule de foin.
Autre écho, antique, Dans les labyrinthes du temps, Quelque secret ontique, Te souviens-tu de ce printemps? Il fut nôtre, à jamais, L'herbe verte et la rivière, s'aimer Sous le soleil, dans le souffle ami Du vent, dans la fournaise du midi, L'incendie de nos peaux, perle de sueur Comme un diamant pour sacrer nos ardeurs.
Il était une fois, Il sera... la gorge se serre A trop savoir qu'il n'est de sincère Qu'Il est. Présent complet, abolition Des routines, même celles de l'univers; Il ne s'agit pas d'un fait divers.
30 maart sourire
A l’aube des temps, peut-être bien avant, Une déesse, prêtresse, belle et douce Plante, délicate force, une jeune pousse, En elle les baisers des amants. De ce monde, elle orne la voûte, Fi des hésitations, des doutes. A la boussole de nos destinées, Elle offre une étoile pour se guider.
Mais aussi la dague et le poison, Ils sont morts les amants de Vérone ; Tristan sans Iseult, Erec sans Enéide, Du malheur vaillants les séides ! Pour un front, l’espoir d’une couronne, Et des soupirs, et des roses à foison.
Un mémorial, des ans le mensonge bestial ; Plages dont le sable a bu trop de sang, L’aimée y mène des pas loin de mes bras l’attendant, Elle y défile le fil de pensées hivernales Et du fond de la nuit, l’écho des Saturnales, Remise en questions, un sourire sidéral, Bacchanales pas de terrassePas de terrasse, ce jour, la salle non fumeur, C’est une petite anicroche à mon humeur. Un brouhaha comme lointain, j’en suis extérieur. L’art de promener mon regard, un peu rieur ; Bien trop clément pour être cruellement moqueur. Il est amusé, médusé, abusé Par les méandres du jour rusé. Seul, solitude en fait salvatrice, Dans cette ville, échappée créatrice. Le loisir de s’avérer hors de la matrice Et d’attendre du destin une mélodie la factrice.
Comprendre, mettre du sens, interpréter. Herméneutique du banal, pris dans un chenal, Sémiotique du point de suspension, apprêtée ; Régler, assurer quelques détails, le bon canal.
Crois-tu ? Vois-tu ? Sais-tu ? Entends-tu ? Mille et une questions, Pour une interrogation. La même, sempiternelle, Carême d’éternel. L’ancienne nostalgie, Sans névralgie, Souvenir de magie Dans le vent la flamme d’une bougie. 29 maart refus
Terrasse sous un auvent, matin gris Et finalement la pluie.
Pluie sur la place, place bourgeoise. Deux sdf et la réflexion d’une dame A l’air fort courtoise. « J’ai déjà donné à une autre, c’est gentil ! » Quelle brave fille ! De toute sa suffisance protégée, Bien–pensante sournoise Que le diable la toise ! Dire « non » avec respect ? Elle préfère les culpabiliser eux, Point de charité, malotrus de gueux, Leur regard pourrait briser l’aspect Bien lissé, bien ordonné de ses valeurs D’oie blanche éloignée du malheur. Mes mots comme un coup d’épée dans l’eau ?
L’eau que je mets dans mon vin, matelot Sur ce vaisseau de l’existence, je me gausse, Voilà le Titanic, j’embarque sur l’Argos. Garder la légèreté, au fond l’innocence, Etrange hérédité, à soi-même présence. Je vois ces visages, automates plus qu’animaux, Où la conscience à la vie des minéraux, Présence et absence, Vacance. Et un homme, plus qu’une pièce, Des paroles, un sourire, comme une liesse. 28 maart l'olivierS’abandonner, de soleil enivré, langueur et sueur, Plaisante pression de l’inaction, avant poste du bonheur. Soleil, étrange four, de l’œuvre au noir à l’œuvre au rouge, Et même les poutres de titane s’émeuvent, bouges, Pour reconfigurer mes pensées, dépoussiérées mes affects Et effleurer du Verbe le concept. Qui se rit des mots, bien plus direct. Ma vie n’est pas une réussite, Leçons amères, savoir austère. Mais de l’infini, la poursuite. Déraison, risque des enfers ? Vaut-il mieux se croire pour les vers ? Ou préférer du feu, la mise en cendres. Mais quoi ? De ce cadavre à rendre, A la terre, au vent, à la mer, qu’attendre ? Fidèle compagnon d’un temps, Des bribes de l’instant.
Mais la vie continue, comme un lancer de dé, S’abolissant et se créant, elliptiquement hasardé. Va, le cœur vaillant, ferme et confiant ; Du destin, tu affrontes les vagues, Du destin, tu traces l’esquisse à la pointe d’une dague, De diamants sertie ou de discours lénifiants. L’homme ment, c’est ton frère, un peu dément. Ne pose pas le genou à terre, pourtant reste clément ; Garde de toi de maudire, garde de toi de médire Et surtout évite de te dédire. Ma vie n’est pas une réussite Tout tient à sa poursuite. Hier est veule, mais fertile. Les germes ne sont pas futiles, L’olivier ne sera pas stérile retraitLe soleil et la chaleur, la terrasse fait recette, Instant de détente, de vanité, de disette, A chacun son fin mot. J’offre ma peau à la lumière Dans la ville, comme une clairière. Païenne, hédoniste, pourtant une prière, A Hélios, Teutatès, Marie, Allah et des poussières. Qu’importent les noms, il y a la vie, l’amour, le devenir, Un chant toujours neuf, déjà ancien, ailleurs, présence de l’avenir.
L’énigme de la conscience, dans le flux et en marge ;
Comme tous ces attablés, mais différent, un peu barge ? Ils croient à tant de choses et ignorent le reste, Moi, un point d’interrogation ne prend dans sa geste. Tous veulent vivre, bons ou mauvais, beaux ou laids. Tous ont ces rêves et ces peurs, mur qui les éloignent d’eux-mêmes Qui les préservent des abîmes ; qu’ils haïssent, qu’ils aiment, Au tréfonds le complexe émaux. Aux armoiries martelées. 27 maart Savoir l'instantLa rose sait, à la floraison, la débauche de l’instant. Mais elle ignore « combien de temps ». Et se fane sans un soupir. Sa sagesse végétale n’est qu’un sourire, Et ses pétales peuvent s’ouvrir Sur l’étrange silence D’une beauté pure présence Et déjà souvenir Et déjà le regard de s’alanguir Comme une plainte Comme une étreinte conte de quatre heure.Quel rêve étrange, mon ami!
Il était question de vie, de mort et d'un tamis,
Précieux, bien plus que celui d'un orpailleur,
Filtre magique des sentiments, tais cet air railleur.
La haine, l'orgueil, la colère
Et même un vers d'Homère
L'ont traversé sans reliquat,
J'étais démuni, fantoche d'apparat.
A la surface calme de l'eau, le reflet de mon désarroi Et pas même pour le distraire un peu de vent noroît. Alors je reprenais le labeur, oui, souris mon ami. Et la boue s'écoulait, je n'osais regarder. Alors un tsunami Venu de loin s'est précipité dans l'instrument, Fracas, éclaboussures d'une eau plus salée que les larmes, C'était un peu dément. Cette fois, il restait une rose Et j'étais sous son charme. Une rose d'encore plus loin éclose.
Et aux épines de cette rose un fragment de parchemin, Message d'une écriture fine "Je t'aime, viens!" Alors que faire d'autre que se mettre en chemin? Il suffisait de suivre la terre dévastée, outrée Par l'eau de l'océan labourée. Mince trace, frêle espoir "viens!" Alors le sillon aqueux comme fil d'Ariane, Alors l'aiguillon curieux et la course de Diane, Qu'importe le doute, mon ami, qu'importe le doute, Mettons-nous en route!
26 maart Lorraine
Je vis là, région que je ne connais pas ; Je suis né là et mon fils aussi. Galeries de mines et industrie, avant ; Restent des champs, pas seulement De batailles où plane le trépas. Des étangs, des fleuves, indécis. Mon grand-père m’a montré La malédiction sur cette bâtarde Entre latins et germains affrontés, Aujourd’hui un peu blafarde En cette ère de misère, Des âmes, des cœurs, à la lisière De la folie. Où es-tu Erasme, toi et ta plume jolie ? L’Europe s’est trahie, avilie A la traîne des Etas-Unis, Elle, la nation désunie. Peuple d’Europe soulève-toi, Abats la dictature de mauvais aloi De ces politiques ; Redeviens mystique, Les mégalithes se souviennent ; Vieux continent toujours enfant, Ta mémoire aux sources des temps, Attend de l’avenir qu’il advienne.
sans condition
Le soleil est un aimant, il m’attire hors de ma tanière. Il a des choses à me dire, palimpseste, Il est question d’azur, de chaleur, de lumière Et d’une ancienne chanson de geste. Ma vie oubliée, dans le temps annotée, Nostalgie faussement dénotée. Hier est une plaine, elle n'est pas morne.
Elle importe moins que ce palais qu’est demain, Hautes colonnes que mes espoirs ornent ;. Je suis un peu passager clandestin. Qui vit, qui voit passé et destin s’enlacer Alors qu’il crochète ce présent cadenassé.
On peut y vivre, s’y installer Et la rose de fleurir et la rivière de couler. Mais c’est un campement dans la vallée ; Camp de base, de paix ourlé, Point de passage, en attendant l’ascension, Viens, l’effort sera rédemption !
Tonne l’orage, s’étonne le mage, Les questions ne sont pas en marge. Traçons l’avenir sur la blancheur de la page. La liberté est notre stylet, Gravons des mots stylisés Pour un avenir idéalisé.
dix vagues à SionJe n’ai plus envie de rire, Je ravale mon sourire ! Pour un plus grand éclat de rire. Délire ? Des lyres ? Je fais un piètre Néron Même parfaitement rond ! Je ne veux pas une miss, Je veux l’aimée, Je ne veux pas l’enfermé, La main sur le kriss.
25 maart D’un dimanche
Retour sur la place St-Epvre, le lieu que j’aime tant, J’y suis pour y inscrire dans la douceur de l’instant, Un café, quelques mots et humer le fond du temps. C’est un dimanche, plage amorphe s’étirant, Pas de drame, un étrange charme, rien de déchirant, Juste un magma hésitant, pseudo-néant soupirant.
Je m’aperçois ne matant plus les filles, Mon cœur se serre quand passe une famille, Un père et son enfant, déambulant, escarbille D’un bonheur dont je suis intermittent désabusé Mais auquel je participe, acteur et témoin amusé, L’ombre et la lumière, combat qui n’est jamais usé.
Je suis là, solitaire, mon cuir contre l’air glacé, Fidèle à moi-même, comme une lame damassée, J’ai vieilli, gloires et déboires, expérience amassée. J’ai vieilli, dans cette ville et le passage Est devenu villégiature, j’attends ce message. Vers quels rivages diligenter mon équipage ?
Une fille un appartement puis un enfant ; l’avenir semblait tracé. Tout comme khâgneux, mon devenir semblait décidé, compassé. J’ai enseigné, en franc-tireur. J’ai vécu en chômeur. Outrepassé, Le champ des évidences s’est abîmé, le couple a fait naufrage. Dans les mines d’un passé sans doute trop sauvage et plein de rage L’appartement est vendu, reste l’enfant pour ne pas croire un mirage.
Un rayon de soleil installe son sourire, enlace la place Et mon humeur de sa céleste et légère audace. Mars, avril et le joli moi de mai qui laissa des traces, Il fait frais, terrasse téméraire, l’après-midi lacunaire. Comme si les accents de l’intrusion solaire Se fondaient à l’hiver agonisant et aux interrogations lunaires.
24 maart a pas mesurésA pas mesurés, recherche de l'équilibre parfait, harmonie,
Lentement, immobilité se mouvant, étrange perfection,
Ligne droite dans les dix mille directions,
Unité globale qui se défait, symphonie,
Et le silence révèle le chant des sphères,
Orbes d'au-delà, d'en deça l'atmosphère.
Nous sommes venus voir la grâce de la rose
Dans la rosée et l'aurore.
Nous sommes venus rendre gloire à cette effort,
La vie qui brille, bulle fragile.
Mais le geste le plus gracile
S'empate, lourds de choses,
Nous oublions que le centre de l'univers
Est en nos coeurs, unique et divers.
Alors nous avons la guerre,
Nous créons l'enfer,
Bête immonde de haine et de lâcheté,
Notre stupidité, nous croyons acheter
Une âme, et nos mains sont vides,
Et notre visage cru bronzé livide,
Fi des UV et des vacances
Dans les camps du tourisme
Du voyage la décadence,
Simple prothèse à notre nihilisme;
Le monde comme supermarché, tous en caisse,
Par l'esprit déserté, les valeurs sont à la baisse
Et la rose étiqueté et calibrée
Languit de la rosée .
divaguationSerrons les dents, elle me vole l'enfance d'Evan, elle me vole...
Mais sait-elle que ces actes ne sont pas gratuits?
Elle ne pourra pas tout préserver dans le formol
Ou s'abriter derrière le fortuit.
Coupable et condamnée.
Damnée.
Mais que faisons-nous là mon fils et moi?
Pourquoi sommes-nous liés à cet émoi?
Monde mesquin d'où a fui la gloire
Pour ne laisser qu'une funeste passoire.
Même amélioré, l'homme n'est pas un singe,
Qu'il continue et le suaire sera son linge.
Première ligne, honneur insigne?
Un appel, reste à s'en montrer digne.
Votre France m'insupporte, Paradis des ignares et des cloportes. Intellectuels vaselinés, bouche ouverte et à genoux, Rebelles de quartier, sans cause, tout autant à genoux.
22 maart libertéLiberté, tu n'es pas une petite chérie
Qu'on enlace et déflore impunément.
Putain royale, vierge guerrière,
Mille sont tes visages d'agrément,
Dix mille ceux qui ont péri
De n'être que de piètres amants.
L'amitié de tes cuisses, assurément,
Ne se décline ni ne s'oublie, fière,
Solaire, indécente.
Incandescente,
Ton étreinte marque l'esprit, marque les chairs;
Malheur à qui n'assume pas l'enchère.
Et jamais tu n'es acquise, Sauf à ceux qui s'enlisent Dans ton fantasme Et prolifèrent de tes spasmes. devenir en gestationQui suis-je? Où suis-je?
Un devenir en gestation,
Dans ces limbes du quotidien.
Quelle est ma quête?
Fi d'inutiles tractations,
Adieux aux illiusions,
J'ai la vérité en tête,
N'y changeront rien les méridiens,
Il n'est de fuite fructueuse,
Tout au plus délictueuse.
Que poursuis-je?
Une cause, un combat, pour s'ancrer dans le monde, Engager un bras de fer avec l'immonde? Je n'ai plus le goût à hurler à la ronde, Entre parenthèse la fronde. Déjà ailleurs, un refus, un veto Celui des idéeaux déchus Et le sort qui m'est échu Est d'être loin du troupeau Et en son sein pourtant. Ce n'est pas une sinécure pour autant
Mais c'est ma voie. Non, je n'entends pas de voix. Juste l'évidence de l'endroit, S'y installer d bon droit. interludeNoir Guiness sur le noir de la nuit,
Une énigme couleur de suie.
Inutile d'expliquer la pluie,
Superflu d'interroger l'inuit;
Le bout du monde est au pied de la tour,
L'aurore viendra, il fera jour.
Mais le velours nocturne frémit, Mille et une conversations, il y gémit Le souvenir des hiers fabuleux Et s'y susurre les lendemains nébuleux.
A tout le moins croire encore au fabuleux, Secouer la dictature des jours heureux. Ne plus se souvenir du mot "peureux" Hausser les épaules au vocable "libidineux"
21 maart 300 Premier contact avec le film via la critique de Libé. Un déluge de haine, un tir de barrage idéologique. Brave petit journaliste qui ailleurs eut rempli les goulags sans état d'âme de tout ce qui ne pense pas droit. La suffisance et la prétention, l'art de s'offusquer de la violence. Bref une bonne raison de voir le film.
C'est violent, un rien kistch mais c'est efficace. J'ai aimé l'esthétique, le traitement de l'image. L'érotisme aussi. Message à la gloire de Bush? Alors il est raté: l'homme qui fait usage de la raison et qui refuse la corruption, je le vois mal chez les néo-conservateurs républicains.
Mais ce qui mérite surtout l'hommage, c'est Léonidas et ses 300, ceux qui n'étaient pas dans un film, ceux qui ont résisté à l'envahisseur. Garder sa liberté. Garder ses valeurs.
Et le film leur rend hommage. D'abord à eux. Ensuite, il est vrai que les interprétations peuvent aller bon train. Mais ne méritent-ils pas une minute de silence? Leur exploit a traversé les siècles, au-delà de a victoire ou de la défaite. Loin de tout utilitarisme, loin de la prudence affadie en médiocrité, le cri d'un homme qui ne se prosterne pas. |
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