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    26 februari

    C'est jamais perdu pour tout le monde.

      La polémique Pérol a trouvé son relai "Ségolène Royal, femme libre": pendant ce temps, on n'insiste pas sur la Guadeloupe. Le retour de la France dans l'Otan: pas de débat, juste quelques réactions pour donner le change, deux ou trois critiques complétement vaines. Il n'y a pas de démocratie: la ratification par le parlement du traité de Lisbonne, l'alignement sur Washington... Imaginez qu'en métropole, on comprenne qu'il suffit de ne pas laisser le choix aux patrons et au gouvernement pour qu'ils trouvent des solutions. On va nous dire que le mois de grève aura ruiné l'économie insulaire. Le désastre ne serait-il pas surtout le partage de la misère? Ces pauvres békés qui ont cru pouvoir indéfiniment maintenir leur colonialisme. Les chômeurs de l'automobile  perdent un peu plus que l'actionnaire privé de dividendes. L'économie vient à son secours: il vaut des investisseurs, sinon! Faire croire qu'il n'y a pas le choix, que les caisses sont vides alors même quele paquet fiscal les vide un peu plus et, devant la réussite de la propagande, perdre de plus en plus toute pudeur. Les mensonges d'état ne se cachent même plus, bientôt le monarque mettra fin à l'hypocrisie et ne prendra même plus la peine de justifier. Et les békés métropolitains d'applaudir.
      Ce que masque la crise, c'est qu'elle n'est pas la cause du chômage: il est devenu structurel. Là, il explose. Au lieu de promettre le plein emploi, de demander aux cadres et ingénieurs d'accepter des baisses de salaires pour une solidarité qui s'arrête aux actionnaires, pourquoi ne pas changer la société? Pourquoi ne pas lancer l'idée que le progrès a libéré l'homme du travail? Qui souhaiterait revenir au plein emploi aux champs? Oui, il faudra apprendre aux hommes que le travail n'est pas juste voué à gagner un salaire: travail pour une oeuvre, travail sur soi, travail bénévole dans une association. Brisez le Medef et le carcan idéologique qui vaut dans les familles bien-pensantes, fières de travailler en se salariant, et encore plus fières de pouvoir reprocher à d'autres de ne pas le faire. La leçon kantienne qui veut que l'humanité soit considérée comme un fin et non comme un moyen pourrait enfin être appliqué! N'en déplaise à madame Parisot, nous ne sommes pas sur terre pour faire de la croissance et du profit qui ne sont que des moyens au service du fait de vivre. L'avidité chérie du capitalisme a permis le formidable développement de nos sociétés. Mais à l'heure où la planète s'épuise, où la finance devient folle, n'est-il pas temps de passer à autre chose? 
     Le jeu de domination qui bloque la possible évolution est remis en cause par la crise, l'ordre ancien est bousculé. Laissons faire la réaction et elle nous trouvera dans le modèle chinois l'exemple mais qui se heurtera à la question de trouver des consommateurs. Une bonne guerre pour tout résoudre?  

    aveuglement?

    Explosion du chômage, et ce n'est que le début disent les experts;
    Tremblez, acceptez, le travail comme un luxe qui désespère.
    Quand osera-t-on les nantis qui bossent contre les parasites des pôles emploi?
    La tentation, en rétention, et en Guadeloupe cède la loi.
    Les décideurs dépassés lâchent, les grévistes ont pris
    Ils ont osé, ils ont lutté, qu'en avons-nous appris?
    Sans doute un accord bien fragile, tentative de démobiliser,
    Rien de définitif, sans doute faut-il analyser.


     


























    Une main tendue ou un poing levé,
    Un point de vue qui se veut plus élevé,
    Et des illusions, des collusions pour l'innocence enlevée,
    Flottent les voiles de Salomé, une tête volée.



















    La situation n'est-elle pas trop grave pour laisser faire
    Les élites crispées sur leurs prérogatives quand elles ont failli,
    Ont vendu leur courage, la raison, le savoir et le pouvoir assailli
    Pour toujours plus de profits, jusqu'à pousser les portes de l'enfer?
    25 februari

    Un peu de sérieux!

     Ecoutez Obama se faire acclamer alors qu'il est en pleine méthode coué et qu'il annonce que les USA vont se doter d'un équivalent de sécurité sociale. Les journalistes s'extasient. Nous, la sécurité sociale,on l'a depuis 1945... Il martèle qu'ils vont reprendre leur place: devons-nous nous réjouir de cette ambition? La France rejoint le commandement intégré de l'OTAN: aussitôt elle signe des accords avec Bareïn et ses troupes sont désormais présentes face à l'Iran. Le blairisme du président? Mais La France, l'Europe ont-ils vocations à être de "brillants seconds?" N'ont-ils pas atteint l'âge de la majorité? Mais la Pax Americana a des alliés de choix, ceux qui font des affaires, qui partagent l'idée que la démocratie, c'est le peuple qui choisit de faire ce qu'ils veulent. Alors cette crise se développe sur le modèle du déni: l'ordre sera rétabli. Soit disant par une pincéee de morale et la solidarité de tous avec ces financiers, actionnaires selon le principe de la privatisation des profits et de la nationnalisation des pertes.
     L'économie française espère, la consommation a légèrement progressé: les soldes et les primes sur l'achat d'automobiles: bref, des mesures de relance par la consommation qui ne s'avouent pas. Officiellement, la relance doit avoir lieu par l'investissement, donc en irrigant les réseaux des financiers. Surtout en ne touchant pas au paquet fiscal! Et prière d'oublier que le bouclier fiscal n'a pas fixé et fait revenir les grandes fortunes. Voilà la compétence des conseillers économiques du président. Sage décision d'enfreindre la loi, avec un mensonge au passage pour s'assurer de la confiance des français, et de se débarasser de ce monsieur Pérol. Vu son efficacité, c'est sans doute pour punir ces banques que les milliards venus de l'état ne rendent pas plus prêteuses. Il est vrai que c'est une bonne affaire pour lui, vu le pactole du remboursement des intérêts. Mais que n'aurait pu faire l'état de ces milliards! Hélas, il faudrait déjà qu'on arrête de faire de la France une entreprise!
    Le cerveau humain n'est pas un ordinateur, les états ne sont pas des entreprises. Mauvais paradigmes, mais si utiles!
     Le but de l'état n'est pas le profit, mais bel et bien de vivre ensemble, d'assurer le développement, la croissance de société. Mais quel contrat social reste-t-il sans solidarité? Ces entrepreneurs qui délocalisent le trahissent. Mais quand le citoyen est censé être l'"égoïste rationnel", quelle solidarité reste possible? Simplement celle des trahisons.

    soleil

    Et c'est un ciel bleu et un beau soleil qui brille,
    Tracas du quotidien pour oublier ce monde qui vacille.
    Le profit, vice vertueux d'un temps, s'est révélé bacille
    Et l'infection ronge les coeurs, les esprits, les étrille.





















    Des barricades, la grève générale, faut-il l'espérer, le redouter?
    Du pire au renouveau, l'espoir comme arceau, il y a de quoi douter.
    Feu roulant des nouvelles, tir de barrage des experts à hauts salaires,
    La lâche tentation du statut quo ou la sagesse d'accepter l'envers?
























    Savoir faire des illusionnistes, regarder faire les contorsionnistes,
    Bûcher des vanités qui se savent phénix et la question du nutritionniste,
    Bien odieuse, de santé publique, évitons l'obésité
    Mais de toute évidence pas la cécité.
    Des fruits frais, des légumes,
    Et un chèque emploi-services pour qui presse les agrumes.


    24 februari

    la vente du siècle

    L'art devient, via les informations, un produit un peu scandaleux, le signe absolu de richesse, et les milions pleuvent, faisant l'intérêt au détriment de toute autre considération. Les années 1980 avaient eu la folie des PIN's pour comprendre que le système capitaliste perdait la tête, que la valeur réelle pouvait être abolie du moment qu'il y avait des acheteurs. N'est-ce pas une arnaque pyramidale généralisée?

    Je resterais poli

    Faîtes un cedeau, il n'y a que l'intention qui compte. Critiquez le gouvernement et vous faîtes un procès d'intention! Il y eut un moment où critiquer les USA, c'était faire faire de l'anti-américanisme, forcément primaire. Là, on sort l'anti-sarkozysme. Il va de soi que la question de savoir si la critique est justifiée ne se pose pas. Mais les mesures politiques ne sont pas pragmatiques, elles s'inscrivent dans un projet global, ou à défut de "vision", dans la défense d'intérêts partisans.
    Luc Chatel, sur Europe1, affirme aux auditeurs qui se plaigent de la hausse des prix, qu'ils se trompent parce qu'ils n'ont qu'une vue partielle alors que lui à un indicateur qui porte sur 100 00 produits "sortis de caisse". Le sommet est atteint lorsqu'il fait observer qu'un étudiant qui se plaint et fait ses courses dans un Carrefour ne choisit pas la megazin le moins cher. Bref, dans sa tête ministérielle, il y a ceux qui peuvent choisir leur magazin et ceux qui doivent chercher le moins cher. Si es prix sont trop chers, c'est bien de leur faute de mauvais consommateurs! Comme les chômeurs: tous des fainéants!
     Et que fait Luc Chatel, en ce jour? Il reçoit la grande distribution pour comprendr pourquoi la chute des matières premières ne fait pas baisser les prix. J'ai bien une réponse: parce que ces braves messieurs se goinfrent. Comme pour Total, leurs profits sont notre argents. Ils ont juste trop exagéré, ça commence à gronder dans le peuple. Et il y a l'exemple de la Guadeloupe. Alors, il va essayer... une inqualifiable intrusion du gouvernement dans le privé! Le Medef guadeloupéen ne veut rien céder: a-t-il compris que sans les CRS et l'état français, il n'est rien? il est même à espérer que ses membres courent vite.
      

    Un prisonnier politique?

     Julien Coupat est toujours en prison: le parquet s'oppose à sa remise en liberté, le dossier est vide et le dangereux terroriste, au pire, n'aurait été qu'un saboteur! Même là, il semble que son dénonciateur soit un mythomane. Peut-être Mam attend-elle de trouver la connexion entre Julien Coupat et l'insurrection en Guadeloupe? Monsieur Domota devait fréquenter l'épicerie de Tarnac.
     Un petit article dans Libération, rien ou presque sur les ondes: aucune mobilisation médiatique. Aurait-on reconstruit La Bastille? Une jolie Bastille, furtive pour être moderne. Ce qui est étonnant, c'est qu'aucune pièce n'est fournie, que l'idée d'un emprisonnement arbitraire est évoquée, avec persistance, et que l'état ne juge pas utile de répondre. Ce silence est sidérant, assisterions-nous au recul des libertés? Il est possible de s'exprimer, parce que c'est équivalent au silence, la satisfaction d'avoir agi en plus.  Pourtant que dix, puis mille, puis dix mille posent la question; arrivés à cent mille, ils rendront une réponse urgente.
    23 februari

    "le commencement est la moitié du tout" Aristote

      Le front uni des bien-pensant ne l'admettra pas, avec ce haussement d'épaule dont on use pour protéger les fausses évidences: nos sociétés ne peuvent plus être baties autour de la valeur travail productif. Les usines ont fui, on en est à donner des chèques emploi-service aux plus défavorisés... En même temps, l'éducation est mise en cause, on réduit les emplois enseignants. Il serait temps de fonder la société de l'épanouissement humain, loin de la recherche du profit financier ou du goût nauséeux pour le travail-punition, ce travail d'après le péché originel.
      A l'hyper-consommation pourquoi ne pas substituer l'hyper-éducation? Non pas dans l'optique du pédantisme universitaire, mais dans celle d'un retour à l'humanisme. Du sport et de la culture, la société des loisirs y tend. Mais pas ce n'importe quoi des stades et des plans marketting: apprendre à chacun à user de son pouvoir créatif, à développer corps et esprit.
     Comment faire? Déjà, en faisant d la crise qui vient l'occasion d'en finir avec un capitalisme qui asservit, qui veut des travailleurs et des consommateurs, pas des hommes et dont l'avidité a même oublié la leçon d'Henry Ford, croyant pouvoir supprimer la masse salariale sans détruire la demande. Actuellement, nous sommes face à une tentative de colmatage qui ne peut que renforcer la dictature des Talibans de l'économie. Ceux qui admire la croissance chinoise avec envie, bien certains de ne pas être, eux, parmi les masses qu'il faut sacrifier à la prospérité.
         
     
    22 februari

    est-ce si loin les Antilles?

          Une situation pourrie, depuis longtemps déjà. Et cette arrogance qui faisait croire que les "negs" se laisseraient faire, à l'arrivée. Le clivage "negs" et "békés" rendait les tensions plus visibles: il me semble moins pertinent que celui d'exploiteurs/exploités. Le discours de Laurence Parisot qui rejette toute intervention de l'état et nous rappelle que sa république à elle est fondée, avant tout, sur le droit à la propriété veut que nous fassions confiance à l'éthique des patrons, seuls finalement réellement majeurs. Il est vrai que le code napoléon faisait des esclaves des biens meubles. Ce code le disait, le Medef pense que les travailleurs le sont tout autant, mais ne le dit pas ouvertement: délocaliser, c'est bien faire de la ressource humaine une variable d'ajustement. Alors il faut un état fort, un état policier, sitôt que la propagande ne suffit plus: un état à la chinoise, c'est économiquement très efficace. Que le peuple se réveille, et nous verrons très vite les limites de la démocratie. Que les "décideurs-propriétaires" voient leurs prérogatives remises en cause, et nous verrons! Les USA arrivent à passer pour le champion de la liberté alors que le mouvement ouvrier y a été soigneusement éradiqué, bien avant la menace de l'URSS qui aura juste permis de le faire plus en profondeur. La nation, pour certains devraient céder devant la boîte: la culture d'entreprise, l'histoire d'entreprise, tout pour créer la fiction d'une appartenance qui crée une identité, un attachement qui vaille qu'on se sacrifie pour le bien de cette nouvelle patrie.
        Or les Antillais nous apprennent la valeur du "non!", de ce refus des fers. Les salariés de Gandrange se sont battus pour Arcelor, ils ont enrichi la famille Mittal que l'état a subventionnée pour découvrir que la république les abandonne. Mais ils n'ont pas lancé de grève générale, dressé des barricades et brûlé de magasins. Alors quelques articles, dénoncés comme des attaques contre la dignité présidentielle, et la messe est dite. Le requiem d'une région. Mais que valent, vu de Paris, ces quelques Lorrains? Pas plus que ces Antilliais. La citoyenneté, la responsabilité est, vu du medef, de savoir se résigner. Autrefois, c'était à la religion de le justifier. C'est désormais à l'économie. 
         
    21 februari

    des tarentules et des chinois qui ne sont pas de Koenigsberg

    Le discours d'une science aseptisée, salariée,
    Celui des bien-pensant, creux comme une dent cariée.
    Vient l'émeute, les rodomontades passées sort le chéquier,
    Le politique a pris cette mentalité de banquier.




















    Qu'est devenue la valeur travail?

    Une façon d'occuper, d'aliéner et un vitrail,

    Le louer et rémunérer le capital.

    Vacuité des discours et des faits, le fait fatal,

    Qui ne ment, ni n'enjolive alors des mensonges

    Pour que dure, pour que perdure le songe.

    Pourtant il reste des aspirations,

    La mécanique de la respiration

    N'empêche pas la soif d'idéal.

    Comment rester indéfiniment le féal, le vassal

    De celui qu'on ne voudrait même pas comme commensal?

    Le grand mensonge pragmatique ou le sang réal

    L'illusion en diffusion pour faire tenir cette abjection,

    Quand le contrat social est vent et déjections.


























    Mais les digues de la conservation ne tiendront pas,

    Les chaînes de la réaction ne résisteront pas.

    Si rien ne vient, si aucun espoir n'est offert,

    Il se pourrait bien des reflets de l'enfer sur terre.


    20 februari

    la poussière et le bitume

    février 2009

    La poussière et le bitume




    Nous avons des routes, nous avons les voitures
    Pour sillonner les espaces de nos quotidiens.
    Nous avons des doutes, il y a ce qu'on redoute
    Et des certitudes de bric et de broc comme toiture.




















    L'économie du "on", aliénation en perte de nom,
    De la société en système d'anathème, des gens bien le sermon.
    Egalité- le masque de la fatalité.
    Fraternité-le masque de l'avidité.
    Liberté- le masque de la servilité.






















    Au bout de la nuit, la fête finie, il ne reste
    Que ce qui fut fui sans demander son reste,
    D'heure en heure, de verre en verre, comme peste.
    De la bêtise cruelle, récurent, le zeste.
    Des charniers les leçons cèdent à la malfaçon,
    De l'humanité, la maison a souvent tout d'une prison.
    Et il ne sert à rien d'incriminer le maçon
    Quand vient de l'architecte la déraison.




















    Mais où est-il? Est-ce dans le suffrage des foules abusées?
    Ou dans les rêves qui ont trop brillé, désormais usés?
    Mais furent-ils abandonnés ou attendent-ils une nouvelle aurore
    Pour prendre leur essor dans l'écarlate et l'or?
    19 februari

    dynamite

    Est-ce si loin les Antilles? Il y devient normal de tirer sur les forces de l'ordre: l'insurrection, ça s'appelle, non? Pendant ce temps, les crânes en poussière ne changent pas. Madame Parisot s'inquiète des 2,6 milliards accordés au social: elle craint que la facture ne soit lourde. Et celle des délocalisations, de la spéculation? Et celle de la tension? Mais cette brave dame, que l'émeute gagne la métropole, suggérera sans doute de faire donner les blindés?
    Petite caste de "décideurs" qui ne se sentent responsables de rien alors qu'ils sont coupables! Que se passe-t-il sous le soleil des tropiques? Simplement une identité forte. Il y reste un peuple. Ici, nos patrons se croient la seule classe à encore avoir conscience d'elle-même, de ses intérêts. Nous ne serions que des individus, égoïstes, que quelques largesses suffisent à faire marcher au pas, de l'usine au supermarché, que l'illusion de l'ascenseur social suffirait à faire adopter les valeurs des exploiteurs, au cas où... Méfiez-vous des réveils inopinés et incontrôlés! Pas de réelles revendications, juste l'explosion de la rébellion, la facture des fractures sociales et culturelles. Grattez le vernis économiste du discours, et vous verrez: un seul argument, la détestation des pauvres et de ces travailleurs qui ne se sacrifient pas assez pour ceux qui possèdent. Grattez encore mieux et vous verrez que derrière la haine des solidarités, de l'humanisme se situe la haine de soi. Le cynisme est un masque narcissique: ces individus sont écrasés par le nom-du-père, aristocratie sans noblesse, leur haine se nomme instinct de mort. Ils savent leur vide et savent  mieux encore leur prétention à être des surhommes, dont ils tirent la justification du mépris du commun des mortels, s'absolvant d'un "il n'y a pas le choix". Leur culpabilité les rongent et ils ont besoin du grand mensonge de l'Ordre. Et ils le font partager à tous, propagande et éducation tronquée.  
    17 februari

    la flèche du temps

    Une île ou deux, chaos et chaînes mal effacées.
    Allocution vide et compassée.
    De la servitude volontaire, toujours d'actualité,
    Par une révolution trahie, un empire,
    Et, de ce monde des marchands, le pire.
    La tarentule plus que le lion ou l'aigle, factualité
    Pour se disculper de la raison déficiente,
    A l'abri d'un réel saumâtre, la lie signifiante.


     



















     
    Mais un vent se lève, tourbillons de dollars, d'euros,
    Qui bouscule les officines et les escrocs pignons sur rue;
    Ces gens biens nous voient en prolo, en grue
    Bien disciplinés, dociles, serviles, jamais trop,
    Pour voter et accepter, en remerciement de la paix,
    Utile aux affaires, leurs affaires. Ni plume, ni épée
    Pour contester la grande aliénation libérale,
    Où la liberté est illusion, moins qu'un peu d'huile minérale.




















    Les panzers défaits, un autre empire.
    Et la logique des fous, guerre froide.
    Et toujours nous trouver une corde roide:
    Terrorisme! Crise!
    Et la civilisation tremble sur ses assises.
    Et regarder la city, ses vampires.
    Croient-ils, tous ses beaux messieurs,
    L'histoire figée sous ces cieux?
    J'ai vu un mur tomber, un bloc se disloquer,
    Mais pas de victoire, juste de quoi débloquer.
    Trentes glorieuses pour acheter les consciences,
    Déformer l'ordre et la science.
    Pour nous faire croire à la lune, il suffisait d'y marcher.
    Maintenant nos yeux pour pleurer
    Mais des larmes qui seront les flèches de l'archer,
    Justicier pour ceux qui dans la médiocrité ne veulent plus demeurer.

    Mieux vaut en rire!

    Il semble plus simple d'aller, de retourner à la télévision, même plus en direct, que d'aller aux Antilles. C'est vrai que les quolibets y seraient sans doute trop blessant pour Napoléon le si petit! La crise est mondiale, elle est la brillante conclusion du monde selon ses amis. Ecoutez madame Parisot sortir son couplet sur le droit à la propriété. Qu'elle demande leur avis aux expulsés des subprimes! Que dire de ce qui vendent leur travail pour des salaires de plus en plus misérables et qui ne sont, pour l'essentiel, que nous, les citoyens de ce pays. De seconde zone? Nous avons des papiers, mais pas d'actions! Celui qui travaille dans une entreprise ne s'en approprie rien, au moins c'est clair. Ses efforts, sa fidélité, les années comptent moins que des actions en des mains anomynes. Et elle nous parle de morale, d'éthique? Mais nous ne sommes plus à Germinal, il faudra le lui faire savoir. Une épreuve de force s'engage, quelle société voulons-nous pour nos enfants? Ces arrogants veulent briser le peuple, le soumettre au chantage de l'emploi, l'endetter pour le posséder. Lui redonner confiance dans une identité nationale moisie, qui en appelle aux mânes des résistants mais louche vers Vichy, oubliant qu'elle s'adresse au peuple qui fit 1789. N'oubliant pas qu'il est celui qui plébiscita par deux fois l'empire. Le prince Jean est imposé à des notables envieux qui supportent en espérant les récompenses mais qui doivent jalouser jusqu' à la détestation. Toute une France est dupe, classe par classe, chacune croyant que c'est elle qui profite. Attention au réveil!
    13 februari

    le centre de gravité

        Ces ministres ont besoin de médiateurs, autrement dit ils ne savent même pas faire leur travail! On dirait bien qu'ils sont des individus médiatiques plus que politiques, que leur art est moins celui de gouverner que de se faire accepter comme détenteurs du pouvoir. En fait, les profits de Total exposent le grand divorce: les citoyens sont des vaches à lait et les profits, au nom d'un capitalisme qui n'est plus un système d'organisation sociale, mais bel et bien d'exploitation, sont une fin en soi: le politique n'envisage rien, il ne fait que gérer pour l'économique.
        Cette collision dans l'espace entre deux satellites montre la logique à l'oeuvre: surexploitation et aveuglement sur le moyen terme. La terre se trouve désormais avec des anneaux poubelles: rien que de très prévisible. Alors pourquoi n'avoir pas prévu?
        L'explosion du chômage devrait inviter à se poser des questions sur le plein emploi, ce mythe qui contredit  toute la dynamique du système et qui suggère une croisance infinie sur un monde fini. Les délocalisations disent bien que le travail est moins une valeur que l'achat. L'exploitation des travailleurs va se heurter à une limite: le besoin de consommateurs. Le capitalisme financier a cru résoudre le problème. L'"économie réelle" le posera à nouveau: pour produire, il faut une demande pour écouler l'offre. La publicité peut créer une demande artificielle, mais il faut encore que les acheteurs aient des moyens. Ce que Ford avait bien compris, l'avidité de ses héritiers l'oublie, sans doute pour affirmer sa suprématie de "race", ceux qui sont pour l'ordre, certains se retroussant les manches, certains affirmant leur talent de mouches du coche.

    13 février

    On nous propose des gros lots, devenons plus riches que riches
    Et apprenons à devenir de deniers et générosité, chiches.
    Martinique et Guadeloupe laissent ce cri "assez!", tiendront-elles
    Face aux entourloupes des médiateurs, sirènes aux voix de crécelles?


     






    Le bon peuple de métropole sait qu'il doit être raisonnable,

    Ne pas croire que les profits de Total le disent corvéable,

    Que c'est ainsi qu'on récompense une marée noire ou deux,

    Et que pour certains les marchés n'ont rien d'hasardeux.

    Désormais nous savons qu'il n'y a pas eu révolution, mais substitution,

    Du marchandage au libertinage, du chéquier à l'épée et l'absolution

    Rêvée de l'inégalité par la propriété, la grande aliénation du tavail salarié

    Qui fait de la vertu républicaine une antique dent carriée.

    Mais que faire? Simplement se souvenir que la liberté n'est pas à vendre,

    Il faut le courage de la prendre.

    Et plus encore de la conserver, contre les bons apôtres

    De leur cause, politiciens à faconde, qui font croire que du leur les autres,

    Et pis encore les fanatiques qui en appellent à la nécessité, au réel,

    Pour imposer leurs aspirations qui n'aspirent qu'au néant, au chaos irréel.

    12 februari

    ils l'ont dit

     
    Les pauvres doivent payer l'impôt par citoyenneté et solidarité.
    Les riches en être dispensés pour qu'ils ne s'exilent pas.
    Ce n'est pas quelque satiriste en quête d'hilarité,
    Non, y'a même de très sérieux députés, croyez-le ou pas.







    Et ce n'est pas une algarade, ça se veut intelligent,

    La souveraineté populaire pour la démocratie des indigents

    De l'esprit qui marchent au pas, bien en rang, doigt sur la couture.

    Ils ont leurs blessures et ont besoin d'un chef qui les rassurent.

    Polémique sur les profits de Total, endémique.

    Cet argent vient de nos poches, vol académique.

    Et levons nos verres à ceux que nous exploitons,

    Simplement d'être nés ici, pouvoir d'achat que nous convoitons

    Pour oublier les ruines, les décombres et les débris

    Des peuples à qui notre civilisation a souri.

    Qui aura la volonté, non de sacraliser ce laisser-faire

    De scandaliser ceux qui font des affaires

    En se souvenant que la liberté, c'est décider quoi faire,

    Pas l'hypocrisie libérale-économique et son enfer

    De consommateurs pour un salaire prostitués,

    De citoyens par la propagande en fantoches institués.

    10 februari

    On va rire!

    Ou, décidément, cette crise n'est pas si grave ou nos "élites "nous prouvent leur incompétence. Fortes de leur autorité, de leur prestique, elle s'agite pour que rien ne change, au fond. Le capitalisme financier était-il de génération spontanée, capable de prendre le pas sur la vertueuse économie réelle? Laurence Parisot prend le bon peuple pour des cons: l'éthique des patrons? Avec leur fanatisme, en toute bonne foi, ils sauront s'assoir dessus: au nom des intérêts supérieurs du marché, ils sauront bien justifier d'outrepasser des principes qui étaient  surtout là pour éviter l'intervention de l'état. Madame Parisot, les patrons américains fuient-ils ce pays qui limite leur salaire? Un français serait sans doute déjà loin, mais quand on est au coeur de l'empire!
     Surtout, comment acceptons-nous que ces individus fassent de nous des variables d'adaptation de notre système d'exploitation? La concurrence entre chercheurs est une bonne chose pour accroître leur productivité! Surtout, pour éviter les prises de risques. Einstein avec sa théorie aurait été viré illico en son temps. Mais c'est trop subtil sans doute pour ses fanatiques, ces Phillipe Teysson, mauvaise foi et certitudes chevillés au corps, parlant haut, persuadés qu'à avoir le dernier mot on a raison. Et c'est encore eux qui viendront nous dire que, ne serait-ce la crise, la politique gouvernementale aurait été formidable. Mais ils ont "réussi", ils protègent leur acquis, bien réels ceux-là. Ils sont moins à blâmer que ceux qui les suivent dociles.

    Et le vent porte la pluie

    Coups de vent et averse,
    Nouvelle pièce qui au dossier se verse.
    Rêver à l'aimée malgré les litanies des nouvelles du matin.
    La haine se porte bien, tout autour de la planète,
    Ailleurs sanglante, par ici plus policée, bien nette,
    A justification économique, non plus la croix, mais la Rollex,
    Et les mille bouches du déshonneur qui annone "dura lex, sed lex".
    Grimée, souillée, trahie, ils ne feront pas de la justice une catin.







    Et des milliards pour l'automobile, les actions montent.
    Les actionnaires n'ont pas d'état d'âme, ils aiment la tonte
    Des moutons que nous sommes, état qu'ils critiquent,
    Mais qui reste leur service, sur la blessure acide citrique.








    Arrogance de ces politiques, suffisance des élites
    Et que leur importe si le lien social se délite.
    Ils inventeront bien une guerre, une croisade
    Quelque chose qu'ils salueront d'une ou deux rasades
    De notre sang pour éviter la possibilité d'une révolution
    Ou simplement du souvenir des idéaux et leur évolution.



    Inquiétez-vous du vent, il ne fait que passer!

    Lui, au moins, ne vous place pas face au miroir,

    Face à vos faiblesses, rien à dépasser;

    Les cadavres au fond du tiroir.

    Il en faudra de la pluie pour masquer les larmes

    Laver la suie, les cendres et étouffer l'alarme!

    Il se pourrait que l'avenir parle de charmes et d'armes.

    09 februari

    de l'usage



    A bon quoi dénoncer? Quelle utilité à tancer? Gratuité et inefficacité
    Contre un système bien rôdé, qui impose l'inanité et la cécité.
    Mais il faut le dire, simplement par probité et pour esquisser la fissure.
    La crise: la preuve par les faits, beaucoup de décombres et la caricature
    Par ces beaux messieurs à l'expertise fallacieuse qui redécouvrent la solidarité,
    Avec eux, parce qu'entre nous elle garantit leur hilarité.
    Pensent que nous oublieront leur responsabilité à l'usure
    Et attendent du nous un effort pour qu'ils se refassent,
    Or de propos qu'ils ne ressassent.




    Qui est celui qui n'apprend pas de ces erreurs?

    Celui qui fait une faute mais qui va se refaire, donc pas de terreur.

    L'argent qu'ils ont perdus venait de nos poches, ils en reprendront

    Démocratie en doctrine Madison, ceux qui la liront comprendront.


    La liberté est à tous, mais il faut que les élites décident.

    La liberté, il faut en protéger le peuple, un peu de sérieux!

    Et ils y croient, même derrière leur cynisme, pathétique odieux!

    L'armée de l'empire, au nom de la liberté, génocides.

    Elle perd un peu partout dans le monde, ravage, tue, se retire.

    Victimes collatérales et agent orange, à l'abri des ogives thermonucléaires,

    il y a bien de la terreur au fond de l'air.


    Le court terme, leur credo: des profits! Mentalité de pilleurs.

    Et la planète tousse, mais ils se font sourds comme artilleurs.

    Ils ont des savants et des médias pour l'obstruction à l'évidence.

    Et c'est la farandole, un peu macabre, sinistre danse.

     
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