Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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28 februari consolerJe voudrais des mots légers,
Pour consoler,
Des mots ailés,
Pour le lecteur égaré,
Pour le lecteur ici hasardé
Ou pour l'ami isolé,
Pour l'aimée désolée.
La croix et la bannièreLa vie, l'élan initial, l'enfance et "je serais président",
Puis le pas devient hésitant, le faux pas évident,
Alors on ralentit, on hésite; le filet nous a pris, la menace du trident.
Comment en arrive-t-on là? Les vivats et les applaudissements
Comme alternative le grand silence,
Tout autre évidence.
Alors les bras s'ouvrent, Bien que personne ne s'y blottisse; Ils s'en moquent et d'autant plus, s'ouvrent. Au loin, la silhouette esquisse Une croix, L'attente d'un choix, L'espoir d'une voix, Peut-on encore être hissé sur un pavois?
Et la vie boxe, droite, crochet, uppercut Dans les cordes, ko debout Et on tombe à genoux En moins poli on se murmure "Zut!". L'arbitre compte, un deux trois Et on est là, on reste, effroi Puis anesthésie, tentation: S'allonger et ne plus faire attention. Secondes de répit. La volonté Alors se relever, de toute sa bonté, Aidée de sa hargne, à la lisière de la conscience, Aller au bout, arrêter la déliquescence, Tenter crânement sa chance, Découvrir son excellence Même au prix de son innocence A jamais quitter la somnolence
EntrelacsOn attend la vie, le destin, la providence, la fatalité,
On jongle avec cette idée,opportuniste,
En alternance, défaitiste.
Au gré des humeurs, on adopte une identité.
Pourtant, je sais et le chemin est long Se polir, se forger, être martelé et recommencer Patience, constance, c'est parfois abscons. De l'ombre à la lumière, de la lumière à l'ombre, avancer. Le sourire aux lèvres; dents et poing serré. ça reste fécond. On attendait la droiture de la lame, On trouve les méandres d'une âme. Et, derrière les circonvolutions, La linéarité d'une maturation.
Alors, pourquoi pas sembler un enragé Pourquoi pas, même, s'avérer engagé? Et se découvrir stoïcien, sur les remparts De la citadelle intérieure. Mais savoir qu'il y aura des départs, Vers le bout de la nuit, l'Eden, soi, Ego qui fait du monde le miroir Ou tâcher de se comprendre, savoir, Papier de verre et vêtement de soie.
Il n'est de complexité qui ne se résolve, bien ou mal, Simplicité révoltante, Enigme virevoltante. De l'humain à l'animal, Et l'inverse, c'est primal, cérébral, primal...
27 februari fut-ce?Fut-ce en ce siècle-ci?
Fut-ce en ce monde là?
Fut-ce de ci de là?
Peut-être même ici.
Riche de tous les ailleurs, Avide d'un monde meilleur. Etre un guerrier, être un sage, En tout cas ne pas craindre l'orage, Oser les lointains rivages. Tombe la pluie, Même noire et chargée de suie. Il y a un chemin, Et un rendez-vous avec le destin.
Se serre le coeur Se noue la gorge. Pas de place pour la langueur, Il faut avoir été de soi-même La forge, Où se consumment les matins blêmes Au sortir d'une nuit sans sommeil, A tant d'autres pareilles, De bar en ruelle, quête nocturne, Sous le signe de Saturne.
Lasser son regard pour l'acérer, Jusqu'à de l'apparence les toiles lacérer, Il y a, mais la surface du miroir est lisse, Lisse et froide et le reflet y glisse. Point d'interrogation Point d'exclamation. Il y a, ça se devine, Comme une ombre divine. Inutile de trembler, A quoi bon parler? Tendre la main, Cueillir demain.
ce fût une rose?Ce fut une rose,
Ce qui en reste est bien morose.
Ses pétales furent les étreintes
Pleine d'une passion aujourd'hui éteinte.
Ses pétales sont fânés, flétris, à hier reconduits.
Il ne reste que les épines et fi de l'art du déduit.
Ne fleurissent plus que ta haine et ma colère,
Le seul parfum qui reste est l'injustice.
Il y a l'enfant, délicat et solaire,
Qui s'est égaré, attardé dans ta matrice.
Il jette bien trop de lumière,
Dans ta nuit, dans ta famille en poussières.
Tous vos secrets minables, Toutes vos combines lamentables Instruisent votre procès; A charge, selon le désir secret, Selon votre mal d'être né Et l'aspiration au verdict Sentence bien plus terrible que toute ma vindicte.
Et je sais, je sais et je constate L'étrange affaire, qui ne fera pas même date. La rose n'avait pas de racine, Elle n'était qu'une toxine. La rose ne fut qu'une rémission Dans ce cancer qui ronge ton sang, Un délai face à la grande fission, Annoncée depuis lontemps. Ton destin s'est noué, il y a tout un temps Ces sorcières penchées sur ton berceau, Mère, grand-mère; il faut continuer l'anneau. Maudite par tradition, Avide d'ignition.
22 februari charitéUn sentiment d'humanité, quelque trace de charité,
Poser le pistolet sur la tempe et ne pas exécuter.
Humanité ou faiblesse, humanité louable?
Faiblesse qui n'est que coupable?
Peut-on tolérer ou même pardonner
A ceux qui ont fait et continuent à faire
De l'innocence
Du mal qui les ronge, l'essence,
Carburant d'un banal, quotidien, bien-pensant, enfer
Les mots sont tordus, les sentiments grimés,
Aucun regret, juste se bercer de remord, de culpabilité
Se draper d'une pose tragique pour aux racines du mal s'arrimer.
Jouer en société, donner les illusions pour masquer cette débilité
Des âmes, des coeurs.
Et il se lève cette odeur,
Faisandée, de charniers.
A défaut de cadavres mutilés, les larmes d'un enfant:
La soif du mal des êtres déments,
Démence du quotidien,et on ne veut pas voir ces charniers.
Pourtant, on sait.
Il faut attendre, attendre qu'il soit trop tard,
Que tous les trains aient quittés les gares,
Que les cheminées tournent à plein, pure horreur
Qui n'enlèvera pas au bien-pensant sa Légion d'honneur.
la lame nueTroupe marmoréenne,
Figée dans une immobilité pérenne,
Elle attend.
Les épée sont affûtées, les coeurs serrés,
De l'injustice, la longue litanie,
Qui au fond n'est que la seule façon d'insulter.
Pauvre enfant, soleil confronté à la vilenie,
Des mots, des gestes pour te blesser,
Et la troupe attend,
Ils enfourcheront les dragons
Et ne laisseront rien de cette contrée
Si mal famée.
Le soleil brille sur l'acier des armures, Dans un grand silence, aucun murmure. Ce qu'il y a de sacré, ce qui ne doit pas être bafoué Et qui l'est Serre les coeurs, noue les gorges et crispe les mains sur les gardes Des épées, la lumière se déchainera, bien trop pour cette harde blafarde Ces formes d'humains qui n'en sont que le brouillon Dont,il y a longtemps, les âmes et les coeurs ont bu le bouillon.
Qu'attendent-ils? Simplement de ne pas déchaîner l'enfer Simplement pour apaiser la colère. Ils attendent ce calme qui vient dans l'oeil du cyclone, Et qui laisse à la justice sa place, Pas de manières, pas de forfanterie, ils ne sont pas les clones De ces êtres vils et lâches, le goût du sang n'est pas feutré En leur palais, point de mimiques outrées Pas plus d'air dégoûtés, Aucun sourire sadique, Pas de lueur, dans le regard, diabolique. Mais leur bras ne tremblera pas, inutile de se calfeutrer.
20 februari trainTrain dans la nuit,
Comme une ligne de suie,
Train qui emporte mon amour,
Ce qui manque singulièrement d'humour.
Elle hante des lieux que je ne sais pas,
Elle fréquente des visages que je ne connais pas,
Elle manque à mon coeur et son absence rythme les heures.
La douceur de sa peau sous mes lèvres, sublime candeur
De son corps qui frémit
De son corps qui gémit.
Et je n'ai plus que ses mots
Ou que sa voix et je suis là comme un sot
Mes bras se referment sur le vide
Et à mon front se dessine une ride.
La distance nous impose une étrange danse, Et la patience succède à nos transes. Je garde ton prénom comme d'autres un talisman Si proches, si loin: nous restons amants. 16 februari A quel monde?A quel monde nous voue-t-on?
Sommes-nous ces moutons
Dociles
Imbéciles?
Toute la dictature du "on"
Sans visage, sans façon,
L'alibi, le masque
Dont nous couvrons nos frasques.
Pulsion de mort, souterraine, Trop souvent souveraine. Les champs de bataille sont silencieux, Des holocaustes du passé sans doute envieux, On s'invente ces abominations, Sous couvert de récriminations, Même plus de cadavres, la nouvelle lobotomie, Belle et médiatique infâmie.
Inutile de se lamenter, A quoi don fomenter? Errer dans les décombres de notre conscience, Hanter les ombres froides de nos défiances.
15 februari Another brick in the wallFût un temps où le refus se chantait, s'illustrait, maintenant il n'y a plus que ce grand marasme qui laisse pourrir ce monde de parvenus avachis, êtres humains avortés. Nouvelles du jour, les jeunes sont sceptiques face à la politique. Comment s'en étonner? Ils n'on pas encore assez de biens à protéger pour fermer les yeux et se pincer le nez. Les propos contradictoires, les attitudes purement marketing, le jeu des people... petite cuisine électoraliste qui s'épuise dans le choix d'un candidat, le rejet d'un autre par les médias. Le troisième homme pointe, raillé, marginalisé, comme une atteinte à la toute puissance de ces sphères du pouvoir qui ont fait campagne pour le "oui". Elles ont cru dicter un résultat et le referendum ne leur a appris que la peur, l'envie de protéger leurs privilèges.
Aujourd'hui, l'envie est d'être respecté, intégré. Dans ma jeunesse, "intégré" équivalait à "récupéré". Respecté, non pour ce qu'on est, pour ce qu'on fait, juste parce qu'on a "un droit à". Respecté à sec, prêt à respecter les autres, petit wagon du train social. L'anathème tombe vite sur celui qui préfère jouer le chef de gare. C'est un peu le mythe du suicide collectif. La solidarité n'est plus à la mode dans les faits et gestes, elle le devient dans la débilité. Et je suis dans ce maëlstrom, sans m'y abandonner, sans faire taire ma conscience. Je crois qu'un avenir est possible, que nous assistons à la transition vers demain. Il n'est pas impossible que MG Dantec est raison, que la guerre civile nous renvoie à notre bestialité pudiquement occultée. L'inflation des discours, leur ode au sophisme effréné tuent la parole, bientôt il faudra des actes. Encore que même les actes, pour l'instant, sont solubles dans les discours. Alors j'enfile des mots, petit macramé littéraire pour ne pas devenir fou. Mais je ne ne me sens pas "out".
La penséeLe soleil brille, ce froid soleil d'hiver,
Et mon esprit s'élance sur la terre,
Vers les cieux, vers la lumière,
L'acuité d'un regard calme et déterminé,
Derrière les simulacres et les décombres,
La danse des nombres, le jeu des ombres.
C'est un terrain miné,
Au sublime répond la poussière,
Et de la cendre naît l'arbre sacré
Si sacré qu'aucun rite ne lui est consacré.
A qui de chanter le salut, A qui de moquer le temps perdu, Mais ils n'y sont pas, C'est un chemin vers soi, il ne se choisit pas, C'est simplement vivre, loin des donneurs de leçons, Ne pas mordre à l'hameçon Des vies banales Des vies vénales Ce n'est pas choisir la voie royale, Mais simplement envers soi essayer d'être loyal, Ne pas se fuir, ne pas s'étourdir, prendre le risque du silence, Et attendre la grande, la lente patience, Sorte d'abstinence des fausses évidences. Coup du sort, peines et joies, la sarabande de la vie, Mais toujours un appel, une nostalgie.
13 februari Ange déchuPour un mot, un geste, une maladresse
Ou toute une séance de torture,
L'ange a renoncé aux célestes caresses,
Chastes et éthérées,
Dans la nuit, sur le rouge des chairs, à la limite de l'ordure,
Les parfums capiteux, il a préféré.
La tension du désir, l'extase du plaisir. Et la souffrance.
Surtout une errance,
Celle qui ne croit pas qu'un paradis
Puisse être sans la quête accomplie.
Les réponses d'un autre, il a dédaigné. Ses doutes, il a saigné Comme autant de larmes, Fi des révérences et des charmes, La vie comme un alambic, un athanor, Pour chercher bien plus que l'or. A des altitudes que vous n'imaginez pas, Dont votre imagination n'est même pas le sherpa. Dans des solitudes trop rudes pour vos coeurs routiniers. Dans des silences trop denses pour vos nerfs de cantiniers. Un seul regard, sa seule ombre, devrait Vous consumer, vous crucifier Vos villas, vos certitudes, vos compromissions incendier. Oui, une simple de ses pensées le devrait. A celui quiA celui qui n'a pas su la douleur
Sur qui la haine a glissé
Pour qui la colère est un leurre
Et dont les poils jamais ne se sont hérissés
Celui-là peut estimer que rien ne doit changer.
Mais pas ces hordes de braves gens plein de fiel, supurrant de venin,
En guerre contre le vent, la lune, les étoiles, contre tout ce qui pourrait être saint.
Avec leur conscience, ils savent trop bien s'arranger,
Dans leur sommeil ils ne veulent être dérangés.
Mais un regard, juste un regard pourrait les rendre étrangers,
A leurs vies mesquines, au poids du troupeau, à jamais.
Et ce regard ce peut-être le tien, Pas besoin d'un ange, il suffit d'un humain, Pas de besoin de savoir ou de croire, Il suffit de vouloir.
12 februari 36Toutes ces années, une mollécule d'eau vue des confins de la galaxie.
Une expérience formidable, ce chemin, des rires et des pleurs, bien peu d'ataraxie.
J'ai appris, souffert, aimé et tout reste à faire,
Dans cette France balbutiante,
Qui avance titubante
Vers le grand déchirement.
J'ai lu, appris, observé, senti l'Ether, l'Enfer
Et, malgé les tours et détours, aucun revirement,
Loin ou près de moi, ce cheminement.
Il n'est un éclat de rire, il n'est un baiser Qui soit parti en fumée Le temps comme une pluie fine et glacée N'a rien, absolument rien effacé, Dans ses arcanes complexes tout est conservé. Et si demain importe plus qu'hier, Rien ne se résume à de la poussière. Le regard de mon grand-père, La saveur tiède des premières bières, La découverte du rôle de père. Bien des choses sont à advenir, Juste mon point d'invariance, Entre patience et science. Sous la loi du devenir, Garder le regard où brille la flamme, L'appel vers la vérité comme oriflamme, Qui claque aux vents, bons ou mauvais, Qui galvanise au delà-du temps et des pavés De la Vieille Ville où je vais, rêvant. Et je me trouve, là, persévérant A quoi, à la folie du jour, Retour aux tours et détours.
10 februari surprisesDe la vie les surprises
Qui se font fi des méprises.
Se croire sur une voie de garage,
Garder juste, sans comprendre, courage.
Et s'apervevoir que le miracle Se passe aisément d'oracle. Mais pourtant il advient, Et là, se dire " il tient".
En attendant le constat: il advient. Pas besoin de devenir devin, Neuf mois c'est pas rien, Et c'est juste un alevin Egaré parmi les requins. 09 februari Le respectValeur de la fin des valeurs,
Quand chacun revendique
Sans aucune éthique,
Sur fond de peur.
Plus de force pour l'imposer, le respect.
Un dû de plus qui me laisse circonspect.
Où est l'honneur?
Pas celui qu'on agite devant les tribunaux,
Pas celui qu'on agite comme des oripeaux,
Mais celui de l'homme libre présent dans ses actes,
Ce noble pacte,
Qui nous lie à nous même.
Respect intériorisé,
Avant de revendiquer
Appliquer.
Non pas sanguinaire, mais fier, Capable de vouloir et de pouvoir, Non pas velléitaire, abandonné à hier, Réfugié vers demain, couard. Mais bel et bien là, dans la lumière. Nous ne nous sentons pas concernésLecteurs MP3, Closer et une avalanche de droits concédés,
Alors pourquoi se sentiraient-ils concernés?
Des egos flattés, orgueil excédé,
Non au nom d'une excellence à décerner,
Juste sur un égoïsme irresponsable,
Qui se protège du "pas capable".
La sexualité comme ultime transgression,
des mots pour provoquer, sans aucune passion,
La dernière ligne de pseudo-contestation,
Le dernier bastion où chercher un parfum de rébellion.
Le grand sommeil de la facilité, Une suggestion d'humanité délitée Comme un insecte l'aiguille dans le thorax Qui me meure ni ne vit, végète Un coutelas, un scamarasax Un peu de tragique Assez de pathétique Il faut que dans ces vies la pensée jette L'inconfort du doute, la béance d'une question. Atavisme terrible du conformisme exsangue, Affirmation creuse qui devient une gangue, Moderne caverne où vivre sur ses frustrations Et un peu de névroses variée pour conserver un air confiné, La crainte du grand air, le besoin de la grande santé affiné, Le dernier des hommes traîne son nihilisme mou, Ses convictions floues, Dans une salle de classe, quelle part en terminale, Confronté au danger de la liberté, liquide séminal Qui viendra enfanter le surhomme, l'affranchi du troupeau Le créateur d'un monde humain, dans l'effort et le sursaut.
Ivres d'une vie facile, loin des guerres, naïfs et cruels, Leur innocence est violée bien trop tôt, Ils ont en avalanche des idéaux Et pour s'en protéger, l'absence de cohérence Une belle désertion, loin de l'honneur, l'errance, Avec le postulat de l'acrasie, universelle excuse Et la position de la victime, accablante ruse. 08 februari risqueIl y a cette pseudo-certitude,
Courbette aux habitudes.
Ne pas écouter.
Ne pas penser.
Surtout ne pas être dérouté,
Ses doutes de conformisme panser.
Il y a un risque, celui de vivre, Il n'y a pas de recette, pas de carte, Ce n'est pas un chemin fléché, Encore moins aisé. Celui qui l'arpente n'est ivre Que d'air des cimes, du grand écart D'avec ce gaz pollué, vicié, évalué. La bravitude, L'art pour le peuple souverain de la servitude. Dun certain nombres d'idéaux la décrépitude, Et l'idéal mis en quarantaine, Monde d'épiciers, au long cours où sont les capitaines? Il reste une parodie de cabotage Ouverte à tous, de l'esprit le sabordage En discours devenus radotage, Fonctionnaires de la pensée Et cabotins de l'insensé.
07 februari révoltez-vousPavillon noir ou poing levé, ne pas accepter, Non dans le flux bêlant, Non dans le slogan Mais avec l'anarchie couronnée, Aristocrate de soi-même, intercepter La moindre défaillance avant Ne pas se laisser aller au droit, s'imposer le devoir, D'être soi, de se donner ce pouvoir, De le défendre contre soi, La paresse, la bassesse, préférer une rudesse Pour ne pas se déliter dans le confort, Pour ne pas croire du néant l'essor.
C'est une quête, sans bruit, sans fracas, Mais pas sans tracas, Patience, se polir comme on polit la lune, Sans pour autant céder aux néons et à la thune. Face non à la mer, mais à soi, Dans l'égoïsme de le faire pour soi, Dans l'évidence que c'est l'unique choix. Quel but? Je l'ignore, je chemine. Entre intuition et puits de mine, Celui où sommeille la vérité, Sa poursuite comme une hérédité. Qu'importent les écueils, La seule alternative est le cercueil. Aller vers la lumière, Ou s'arrêter à n'être pas même poussière, Du non-sens la grande-misère, La fausse lucidité, l'art faussaire du dandy, Cynisme de pacotille plus doux que sucre candy.
06 februari Le tempsTempus fugit.
Omniae vulnerant, ultima necat.
Si même une langue peut mourir,
A quoi bon courir?
Pourquoi sourire?
Una nox dormienda
Il restera nos baisers
La caresse à la joue aimée
Bien après de nos os la poussière,
De ce monde la sortie de la lumière.
Pas une seconde, pas un instant,
Rien ne sera perdu et l'éphèmère
D'un seul regard congédie le temps,
Comme un nuage, comme un orage
Hors saison.
Comme un outrage,
A la rose entre tes dents.
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