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    29 december

    Marcher au pas

    Marcher au pas, je ne sais pas.
    Pour être franc, je ne peux pas.
    Pour toujours guerrier et jamais soldat,
    Toujours à se battre, mais sous le seul drapeau
    Qui méprise de la pourpre et du luxe les oripeaux.
    Toujours en quête d'une cause, non d'un dada,
    Mais loin du sillon profond des troupeaux en communauté,
    De race, de classe ou d'un autre mensonge en fraternité.

    Nature morte de nos sociétés où la tempérance n'est que soumission,

    Toujours prêtes à lui préférer quelque ferment de consommation.

    Fidèles, écoutez les trahisons des prêtres, de l'ordre à la damnation.

    Jamais le Veau d'Or n'eut tant d'éclat, de Rome à la Mecque.

    La société de contrôle attend une guerre de religion, une menace à la production

    Pour voir avancer comme un seul homme tous ces pauvres mecs.

    Savoir libère, posséder enchaîne, celui qui ne sait être dandy

    Regard froid et amusé sur ces pénitents qui poussent depuis l'enseigne leur caddy.

     

     

    Mais le sommeil des masses est agité, de prozac en lexomil, de mauvais alcool en télé réalité,

    Quelque chose n'est pas mort qui se fend d'un rire amer à l'excuse de la fatalité.

    Mais la médecine veille, le savant et le curé ne sont pas deshérités,

    Plus que tout , il faut galvauder le seul vrai devoir de l'homme: liberté.

    Alors on vante le tonneau des Danaïdes,

    Alors on érige des idoles putrides,

    Et on vend la démocratie au peuple enfant;

    Il peut continuer, Diogène avec sa lanterne,

    Aujourd'hui la virtus est aux abonnés absents;

    D'Athènes à Rome, c'est le même spectacle terne.

    28 december

    volutes

    Un batonnet d'encens,
    Point incandescent;
    La fumée s'élève, parfumée, voltes légères.
     

    Humer l'air du soir et la paix du côté du crépuscule,

    Les premières heures de la nuit, funambules.

    Un mot, une idée, un songe; de pulsions en impulsions

    Vers le calme, le grand calme où l'âme devient ascension.

     

    Il y a toujours un chemin, sente boueuse ou voie pavée,

    Qu'importe le dallage, le silence viendra taire les ave.

    Il restera le chemin, à parcourir, à arpenter, à aimer; 

    L'infini des pas qui résonne étrangement dans le fini, le mensonge d'un damné.

     

     

    27 december

    l'or des Niebelungen

    La jalousie est un hideux poison, sombre et froid,
    Comme un frisson qui passe avec effroi.
    La terre qui vit passer Gautama a encore tué
    Ce qui était de meilleur parmi ses enfants, 
    Ce qui méritait l'or et la myrrhe infatuée
    Et n'aura eu qu'une bombe et des balles comme implants.
    Loin de nos démocraties en déni s'écrit l'histoire
    Peut-être en champignon qui n'a rien d'hallucinatoire.
     

    Siegfried, le héros qui défaille, lointain écho d'Arminius, un jour céleste,

    Puis humain, trop humain, par les siens assinés d'un poignard leste.

    circonvolution

    Un silence, tout le poids d'une absence, celle de moi-même à moi-même,
    Comme si le monde perdait son poids, réduit à un blasphème.
    L'heure du doute, comme la possibilité d'une déroute.
    Cet étrange équilibre, tout en rupture et en capture.
    Juste avant l'éclair tout en zébrures.
    Mais où est le rêve de belle en parure,
    De dragon et de donjon, de château aux hauts murs?
     
                                                                                                                                                                                                                                                             
    26 december

    Jusqu'où?

    Jusqu'où aller pour se dépouiller de ses illusions, de ces vies superposées?
    Boire la honte, la peur, l'orgueil jusqu'à la lie
    Ecumer ses rêves jusqu'à leur délit
    Mordre le noyeau brillant de l'espoir, comme un dernier cri opposé
     

    Dans quel océan faut-il plonger et nager jusqu' l'horizon,

    Course à perdre haleine, long chemin où perdre la raison?

    Laisser loin derrière soi les fausses évidences et vos idoles infâmes,

    Comme derrière soi on laisse, traîtresse et rassurante, une femme.

    Aller plus loin que le réverbère du coin, aller plus loin, même pétrifié

    Du grand éclair blanc de la vérité, resté un temps terrifié.

    Le temps de voir, le temps de savoir la libération,

    Loin des ruines en construction, élévation.

     

     

    Alors briser d'un regard les allégories de vos valeurs trahies,

    Alors mettre à nu l'essence et voir la simplicité, ébahi.

    Monstre visqueux qui fait les nations marcher au pas,

    Toute cette raison mise au service de la fabrique de l'opinion.

    Alors le citoyen n'est plus que de la soumission le sherpa,

    Et même le tyran n'est qu'un jouet du troupeau, son champion. 

    23 december

    23 décembre

    Notre temps est en torche; dans l'air climatisé et asceptisé,
    La tête de l'hydre repousse, pas même par des millions de mort cautérisée.
    Des guerres de religion, la Belgique nous prouve l'actualité
    Avec tout l'humour des tensions linguistiques, belle consensualité
    Dans l'art de haïr, Le noir, le blanc, le musulman, le croyant, l'athée.
    Mais surtout le riche, le pauvre. Et tous réconciliés contre l'homme épris de liberté.
    De la croix, le message toujours biaisé, revient en absolution
    Il sert à s'acheter la parodie d'ataraxie, dans le troupeau, au chaud de la putréfaction
     
     

    Et mon reflet m'offre un sourire et un regard torve, flash glacé. 

    Je suis fils de ce temps, consomateur viscéral, en attendant d'être déplacé

    Vers ce centre de moi-même, une ombre enlacée, serait-ce la vérité?

    Elle brille d'un éclat d'outre-monde et ignore la charité.   

    22 december

    Parménide et Héraclite

    Tout s'écoule et rien ne passe,
    Même si les larmes s'effacent,
    Les coeurs, eux, font face.
    Nos visages changent, mais le grand secret reste de glace.
    Humaine agitation sans cesse avide, sans cesse nouvelle
    Qui ,à son néant, fait la part belle.
    L'eau s'écoule et elle érode de sa fluide étreinte le rocher monotone,
    Engoncé dans sa masse et  sa rêverie atone.
    Les amants se lassent, se prélassent puis s'enlacent
    Dans la gloire cutanée de l'instant qui s'agace
    De ne parvenir qu'à affleurer l'éternité,
    Pour essayer de retrouver comme un souvenir de sagacité.
    Temps assassin n'es-tu qu'une invention de physicien
    Et quelque soupir volage de poète ou de musicien?
     
     

    valeur sûre

    Ambiance feutrée où l'encens perd son âme,
    Entre deux cardinaux le triste chant émane.
    Hypocrisie, hypocrisie.
    C'est au nom de Dieu et des valeurs,
    Mais déjà l'Eglise rappelle son moisi,
    Profession de foi pour oublier les actes hâbleurs.
    C'est cette France-là, celle des défaites et des restaurations
    Sous la bénédiction du goupillions.
    C'est cette France qui brandit le sabre
    Et oublie qu'elle est juste bonne aux palabres.
    C'est celle des poignées de main
    Et de sa conscience remise à demain.
     
     

    Chanoine de Latran qui vit dans le péché

    Mais pour donner ses leçons ne se sent en rien empéché.

    Dictateur en latrines sans citation latine,

    Homme de son temps, vulgaire et parvenu,

    Qui croit à la rupture par un discours convenu,

    Celui de l'incohérence et de l'arrogance des damnés,

    Cohorte qui de l'éducation n'a appris que le mépris

    Qui à la mauvaise conscience et au ressentiment est condamnée;

    Par les médias, l'hyper-troupeau de lui-même est épris

    Humour balourd si loin de l'ironie mutine.

    21 december

    société de contrôle

    Derrière les débats réthoriques,
    Au-delà des sondages orientés et des démonstrations oniriques,
    Souffle le vent inique de l'esprit d'un temps cathodique.
    Notre liberté est orientée, les chaînes sont esthétiques.
    Pas de joug, ni de licol; contrôle en amont, en somme érotique.
    Cadrer, découper, façonner, créer le désir: c'est économique.
     

    Tout est en place, la créature nous digère, nous mastique

    Jusqu'à ce que nous entrions dans ses chaires élastiques.

    Les nouveaux esclavages sont cybernétiques,

    Ils ont un parfum plastique.

    Luxe galvaudé en confort, nos âmes vendues astiquent

    Les bottes du grand dictateur, un peu publiciste, surtout critique

    De toute critique, pragmatique, grand féru d'éthique

    En guise d'antalgique, au sourire politique.

    Simplement nous perdons un peu du goût de la vie.

    A peine, si peu, si légère anesthésie ainsi va la vie.

    Ca n'empêche ni les rires, ni les sourires, simplement ils ont un prix.

    L'amour devient coït, mais avec un bouquet pour ne pas être un malappris. 

    20 december

    blog ô mon blog!

    Blog ô mon blog dit moi...
    Mais tu n'es que le reflet,
    Même bien apprêté
    De ce qu'il est convenu d'appeler moi.

    Que fais-je en ce temps?

    Serait-ce la facétie de quelque contretemps?

    D'ici ou d'ailleurs, d'hier ou de demain

    Qu'importe si j'ai perdu la main?

    Patience ou errance,

    Un pas dans le silence.

     

    19 december

    assiégé

    Les flux de l'information, le vide de la communication.
    Le matraquage publicitaire, volume à saturation;
    Les faux débats de la pensée, argumentaires en digression
    Et clichés recyclés jusqu'à l'agression.
    L'esprit du temps s'est fourvoyé,
    Peut-être l'avons-nous dévoyé.
    Alors frémit une triste sensation, un terrible frisson.

    L'homme de l'année 2007 est Vladimir Poutine,

    Sûreté de choix du Times, nouvelle comptine.

    Qu'elle ne soit pas l'ombre lugubre d'une prémonition,

    Le visage d'un nouvel Hilter, sanguinaire en parturition.

    Notre temps ne mérite-t-il qu'un bourreau?

    Travaillons plus et laissons notre raison au fourreau.

    Mais l'ivresse béate sur moi ne prend pas.

    Allez, je vous cède le pas.

    Juste quelques mots pour dire tout bas

    Ce qui ne sera ni clamé, ni motif à débat. 

     

    A déclamer dans le désert, j'apprends tout le prix du silence

    Et combien la raison peut passer pour une indécence.

    Cette société mérite peut-être sa potence,

    Moins pour ce qu'elle est que pour ce qu'elle pourrait être.

    Elle ne mérite pas un haut chêne ou encore un noble hêtre,

    Pas plus qu'elle ne vaut une corde ou une stance.

    Je suis de ces fils, qu'on m'apporte une branche d'if.

    Quel uniforme un matin de froid vif? 

    18 december

    fantôme

    C'est un passé déjà ancien, était-ce d'ailleurs en cette vie?
    C'est mon passé et il me hante encore, autres lieux, autre temps.
    L'histoire d'une messagère des dieux et un parfum d'antan.
    J'étais jeune, plein de fougue et d'envies.
    Le monde était trop petit pour mon appétit.
     

     

    Et de jeunesse et de folie, je perdis mon coeur.

    Et de jeunesse et de folie, j'appris.

    Mais, au fond, à l'arrivée, que sais-je?

    Quelques poèmes,

    Des philosophèmes.

    J'ai appris à marcher dans les ombres,

    Compter des étoiles sans nombre

    Et écouter du silence les accents, patient.

    Alors demeurer, même en vain,conscient.

    La Boétie en Béotie sous le soleil de Dionysos

    Il avait bien raison ce noble coeur et la servitude n'a jamais été si volontaire.
    En notre beau pays triomphent les pesanteurs de l'esprit grégaire.
    L'amitié s'est fêlée, et le ressentiment ne passe plus par l'autel,
    Sa version laïcisée devient "travailler plus" et le pouvoir un cartel.
     

    Notre actualité s'est fait superficialité et le citoyen courtisan.

    Nulle vertu dans cette triste république qui prostitue le liberté,

    Sinon le lointain souvenir du chant des Partisans.

    L'envie, la jalousie et la menace de la rue ont soldé la fraternité.

    Des savants plein d'eux-mêmes, des épiciers et des capitaines d'industrie

    Sont à saturer la planète au nom de l'économie et risquent de nous apprendre la survie.

    Des belles façades des ministères ou des hautes tours de verre,

    Vaste temple au Veau d'Or pour un avant-goût de l'enfer sur terre.

     

    Viendront des gentilshommes de fortune ou d'infortune,

    Le coeur en sang, mais l'esprit vif et la langue importune.

    De la plume à l'épée, pour ne pas confondre utopie et providence,

    Epiphédrine pour raviver la danse, remettre l'étendard en évidence.

    17 december

    bordée de sabord!

    Des larmes d'une ministre aux oreilles de Mickey,
    Un satrape lybien et un amour médiatique, croyons que c'est ok.
    La vérité sera acérée et froide, le sang, lui, chaud.
    Experts en illusion, de la science, la parodie en guise de show.
    Décadence? Alors endossons le costume des Francs, soyons un brin barbares
    Plutôt que les piteux fantoches de la comédie en fanfare.
     

    J'en rirais volontiers si l'écho n'en était si sinistre, nuit et brouillard.

    Et dans les wagons plombés, le tout-venant des électeurs cocus et trouillards.

    En faut-il du divertissement pour ne plus y penser et se laisser fasciner!

    Guère plus, en fait, que de napalm pour finir calciné?

    Serais-je Vieille France? Tout plutôt que cet air du temps rance.

    Hélas mes contemporains sont bien pris dans une triste trance!

     

    15 december

    pourquoi?

    La beauté du monde est un uppercut, elle nous laisse là à vaciller,
    Souffle court et les yeux éblouis, entre illumination et inhumation
    Comme une salve sans sommation.
    Et la larme de l'enfant éclate en trombes, comme des palais à piller.
    Murs liquides, diamants fluides qui s'écoulent de soupirs en devenir.
    A jamais le souvenir d'un sourire.
     
     

    Et une aurore ou un crépuscule, l'illimité d'un rayon vert.

    Nous savons si peu, sinon l'infini d'un coeur quand il chavire.

    De la nef des fous, au roulis du bateau ivre, pitoyable navire.

    De mon fils, le sourire

    Un horizon,

    Immense. Il reste, ultime raison.

    C'est une saison, c'est un hiver

    Et la froide lune songe, comme un disque qui se ronge.

    Et une pensée leste plonge.

    Dans la plus grande immobilité, quand la surfacese fait sans fond,

    Juste à l'instant où le temps tourne sur ses gonds.

    départ

    Il est des départs qui savent attendre,
    Il est des départs pour quelque part
    Et ils laissent le temps se fendre
    Parce qu'ils auront plus que leur part.
     

    Il nous faut subir la loi du temps, alors en plus y croire...

    Vous dîtes "eau vive" et je ne vois qu'un étang, une mare.

    Il tient de l'illusion et du cauchemar,

    Il tient mon coeur en ses mâchoires.

    Mais un haussement d'épaules, un jour, un train

    Un avion, un bateau voire un radeau incertain

    Ne pas bouger, laisser un monde s'immoler avec entrain

    Et regarder le crépusucule l'oeil froid et hautain.

    Parce que demain, pour que demain

    Et y voire les ombres, les reflets d'hier,

    Nos heures, nos jours bientôt en poussière.

     

      

    13 december

    cour d'assises spéciale

    Justice d'exception et ce sera plus de vingt ans.
    Le doute profite à l'ordre établi, mort à l'innocent.
    Tous, nous sommes tous coupables en cette parodie
    Quant l'état de droit confère illico à une sombre comédie. 

    En cale sèche à laisser couler les jours, sable soudain plus fin que cendres.

    Et quand il ne restera plus rien, que même la mer aura cessé de descendre.

    Peut-être une voix se lévera pour une vérité de plus, entre honte et mauvaises excuses,

    Quand même l'encre ne sert plus à rien et s'use. 

     

    mais encore

    Il eut pu suffire d'un sourire, voire de son esquisse.
    Et des visages fermés, le froid délaisse l'hiver et s'installe dans les coeurs,
    Des visages ternes, lassés plus que blasés, plein de morgue et de rancoeur,
    Celle de n'être qu'eux-mêmes, et le rire de la bêtise s'y glisse.
     

    Et des écailles engoncent les coeurs, Noël que frappe la stupeur.

    Mais la bougie brille, même si la flamme vacille et une ombre a peur.

    Le soleil est au plus loin, que les fêtes qui approchent rappellent ce disque stellaire!

    Passent les jours, tombent les feuilles; et l'air du temps se fait patibulaire.

    Alors patience, le grand silence sera à lui-même errance et il n'est d'exil qui ne s'épuise.

    Il n'est d'hiver qui, un jour ou l'autre, n'hésite et ne s'amenuise.

     

      

     

     

    12 december

    sombres pensées

    Les salamaleks d'un pauvre mec à un dictateur pathétique,
    Pis qu'une mégère sur le retour et hystérique;
    Du peuple la torpeur, l'esprit entre foie gras et pas de l'oie,
    Non pas celui grandiloquent des rues de Nüremberg sous les flambeaux
    Mais une version expurgée et étriquée, pour jeunes écervelés, rombières et vieux beaux.
    Sans doute même Jésus y perdrait, entre deux sdf et une infirmière torturée, la foi.
    Qu'importe, ma Fin du Monde à moi à l'accent québéquois.
    Trinquons égoïstement et esquissons un sourire narquois.
     

    Alors déambuler de nuit, solitude et silence,

    A la recherche en soi d'une essence.

    Il reste sous la cendre un point d'incandescence;

    Pour croire autre chose possible, dépasser l'indécence.

    Ce monde syncopé danse et s'accomode de l'absence de sens.

    Ce monde où je suis en attente, comme une réflexion à contre-sens.

    La lame aiguisée du kukri, aura soif, elle eût toujours soif, qu'importe la dépense.

     

    10 december

    crachat

    Il est des poignées de mains qu'on aimerait illusoires,
    Souvient-en Peuple de France de celle de Montoire.
    En ton sein, certains haïssent 89,
    La simple idée de tout remettre à neuf.
    De pauvres types qui trouvent dans la haine leur raison de vivre,
    Braves gens au coeur liquoreux et à l'oeil sec, jamais mousaillon du bateau ivre.
    La haine des intellectuels pour satisfaire la mauvaise conscience.
    De l'église délaissée à contre-coeur jusqu'à une parodie de science.
    Mais nous brandirons l'étandard de la vérité, qu'importe le prix.
    A la fin de l'envoi, je touche, chers malappris.

    Donc l'argent excuse tout et vous laissez un hère méprisé

    Singer les chansons du grand Jacques, que vous n'avez jamais dû prisé.

    Le talent qui vous laisse sans fard vous tétanise du venin de son dard,

    Piqûre de lucidité qui vous offre le miroir sans retard.

    Vous voulez tout vendre et tout acheter,

    Mais le prix de votre lâcheté, vous aurez à le payer.

    Les nouveaux barbares sont policés, entre bobo et facho.

    Les nouveaux barbares se feraient peur à eux-mêmes.

    L'ombre d'une baffe les rendrait blêmes.

     
    *