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    29 december

    Sortir de la petite bibliothèque rose

     Mon avocat m'a dit que je devais sortir de la petite bibliothèque rose. Je pense l'avoir fait. Mais pas complètement. Je peux m'attendre au pire, friser la paranoïa, je n'arrive pas avec la stupidité. Est-ce le bon mot? Scéance de psychologue pour Evan. Je sais que la question est de savoir comment peut-il vouloir être avec son père. Du moins dans la motivation de sa mère. Questions anodines, réponse qui l'est pas: j'ai refait ma vie, je vis avec quelqu'un... Le dire à un tiers, devant moi. Tout juste si elle ne m'engueule pas de l'infirmer! Puis la confirmation: elle vit avec son paltoquet derrière Thionville. Evan va à l'école derrière Metz. Elle ne doit même pas vraiment vivre avec lui... J'ai la moitié des vacances, soit huit jours. Elle veut Evan vendredi. Quand la bêtise le dispute à la haine.  Elle me téléphone, essaie de me faire dire qu'il y avait un accord amiable entre nous. Je reconnais mon erreur, j'ai cru vendredi, sur une semaine de jour à jour. Or il y avait 16 jours. Donc ce sera samedi. Et là, elle me dit qu'elle a tout enregistré et qu'elle va porter plainte! Alors que je dis et redis qu'il n'y a pas d'accord possible avec elle et que je m'en tiendrais au jugement. Nouvelle menace. Il est vrai qu'elle fait dans l'urgence, elle n'a que 24 heures pour avoir gain de cause. Mais elle ne veut rien comprendre, elle agit selon son bon plaisir. Elle en vient à nier le jugement, tout en le respectant. Alors je suis égoïste. Je suis un monstre. Sa Sainte Famille n'est donc pas la maîtresse du monde. Elle va en venir aux menaces physiques, question de temps. Je trouve celà dément, mais plus que probable. elle pourrait comprendre, arrêter sa petite guerre contre moi... ou plutôt celle de sa mère. Je n'existais pas. J'existais, finalement alors je n'étais pas le père d'Evan. Mais je suis là, bel et bien là. Avec un jugement qui lui est ontolérable, puisqu'il pose mes droits. Alors, la prochaine étape... Elle revient à la raison? Elle ne peut pas, sans ébranler toute sa famille, sans faire exploser des années de mensonge et de cruauté. A sa folie, opposer le calme et la détermination. Ce n'est pas qu'il y ait à comprendre ou non, il y a juste à maintenir, à préserver. Depuis février 2006, l'affrontement continu. Pour quel bilan? Elle doit se rendre compte qu'elle aperdu sa marge de manoeuvre, elle ne peut plus agir à sa guise. Il y a un jugement ui fixe les choses, qui les établit et les étaie. Elle se heurte au principe de réalité. Quelle réalité, en fait? Simplement ce qui bloque son délire, ce qui résiste à ses interprétations.
       Suis-je dans le vrai? Quelle importance? Je constate le conflit, j'essaie d faire la part des choses. Mais agir, préserver Evan.
     
    22 december

    Joyeux Noël

    Je pars passer les fêtes avec Evan chez mes parents. Aussi je souhaite un excellent Noël à tous ceux qui passeraient sur mon blog.
    21 december

    Epurer son regard. Un Noël le poing levé, le coeur apaisé.

      Je vois ce qui se passe, actuellement. Ce qui compte n'est plus la recherche du savoir et l'usage de la sagesse, mais l'usage de la communication pour faire passer des discours, des images, des styles. Le mode a tout envahi, elle est le reflet de la stagnation dans la pure sphère du plaire Quant elle ne concerne que des vêtements ou des façons de cuisiner, aucun problème. Mais, et la philosophie institutionnalisée en est complice, perdue dans le discours, quand un homme politique se fait sur son image, ça devient grave. Les idées sont un vestige ou presque, ce qui compte, c'est l'image. L'abandon de la spiritualité via l'efficacité scientifique dont la finalité tend à devenir non plus le savoir, mais la technologie, via l'Eglise discréditée qui a montré comment le spirituel était mis au service du régime, via le cantonnement de tout ce qui dépasse l'admis dans le paranormal qui opère un écrasement formidable, amalgammant fous, escrocs, explorateurs pour n'en dégager que ce qui fera la une, un temps. Alors tout est interprété, surinterprété jusqu'à être expliqué ou en cours d'explication. Mais le sdf qui a froid, il n'est pas une statistique, il n'est pas un drame humain médiatique, c'est une chair qui souffre, qui a froid, c'est une âme qui boit la lie du calice. Des braves gens voudraient bien qu'on en parle moins dans les médias, surtout à l'approche des fêtes. Mauvaise conscience du troupeau qui se laisse guider par son instinct de mort, mais qui a peur de la mort, une répulsion même. Mauvaise conscience qui oppose le souffrance à toutes les justifications rationnelles. Et cette peur même finit par être récupérée: pour éviter celà, il ne faut pas chercher une alternative, non, il faut en rajouter. Le chômage et la peur de devenir sdf pour faire marcher les moutons au pas, la rue plus que la prison pour briser l'âme rebelle. Alors la responsabilité... c'est si facile, quand il s'agit de tendre la main de trouver des bonnes raisons pour oublier la charité. Le messae du christ aurait dû tout changer, mais sa mort sur la croix n'a pas aboli les supplices, l'Eglise est venue confisquer et adapter son message.
      Mais il reste ce fait si étrange, qui a été conjuré dans la frustration, les macérations, la haine de la chair: le messie qui est venu a souffert avec les plus pauvres, terrible message car il n'a pas été du côté des conventions sociales, mais là où on abandonne tout espoir, et là, il a douté. Ce doute traduit bien l'expérience de la souffrance: ce ne peut pas être sérieux ou alors vive le néant. Qu'en est-il resté? Le Vatican voudrait faire préciser que Jésus est venu pour sauver "beaucoup d'hommes" et non "tous les hommes". La version française y échappera car elle dit "la multitude". Officiellement, c'est pour insister sur l'idée que le salut doit se mériter. Ce qui est tout-à-fait louable. Mais dans le contexte actuel, qu'est-ce sinon préparer une restriction du cercle des prochains que nous devrions aimer comme nous-mêmes? Le discours peut être complexe, érudit, profond, il n'est qu'une injure à la face de ceux qui souffrent. Ceux qui le défendent seront-ils sauvés? On dit que le bouddah n'entrera au Paradis que quand le dernier des hommes sera délivré. Jésus n'en ferait-il pas l'équivalent? Les flammes de l'Enfer pour cette famille qui me sépare d'Evan? Pour celle qui, de toute façon, m'a trahi? Je n'aurais pas l'hypocrisie de dire que j'ai pardonné, mais il ne m'appartient pas de pardonner. Je trouve l'offense bien trop grande, je juge ainsi, mais il ne saurait m'appartenir de condamner.Et contre mon coeur, ma raison me dit que si, il doit leur être pardonné, même à cette mère qui vampirise sa fille. Alors faut-il tout admettre? Non, sûrement pas. "tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens." C'est plein de bon sens, non pas quand on est l'agresseur, mais quand on est l'agressé. Il devient de bon ton de critiquer les excès de l'anticlaricalisme. Mais il n'a pas tué l'Eglise, il lui a donné une chance de se réformer. Aujourd'hui la réaction pogresse.
      Ce qui se passe au sein de l'Eglise n'est que le reflet de nos sociétés où le fantasme apparaît du capitalisme à la chinoise, le triomphe de l'exploitation de l'homme par l'homme. Communisme ultra-libéral? Alliance impossible; une autre imposture: le libéralisme réduit à l'économie. Comment oublier qu'il s'adresse d'abord à l'homme et au citoyen, qu'il imprègne la déclaration de 1789. Il est sans doute anti-social, comme l'est au fond le message christique: il s'adresse à l'individu, à une singularité en tant que telle, non d'abord comme au simple élément d'un rouage. Chaque homme est appelé à se réaliser, non pas dans son statut social, au sein de la nation, au nom du parti, mais comme un être qui transcende la pure matière. Mystére de l'incarnation,  il la transcende mais elle est ce qui prime, ici bas. Pourquoi ce détour? La traversée de la vallée des larmes. Et des rires. A quoi bon? Toujours cette idée qui vient à moi: une forge. La scuplture de soi, non pour avoir droit à un monde meilleur, mais pour être. Inscrire la transcendance dans l'immanence.
       Le Christ au désert. J'entends cette chanson de Souchon, la vie Théodore, et je sens le dépouillement dans le silence, l'immensité qui agit comme un philtre. Je me souviens des longs moments dans le fauteuil roulant, à regarder les champs, les forêts, à ne rien regarder, immobile, loin, bien loin dans la pure sensation de ma présence à moi -même.
       Je me suis posé la question, pourquoi un blog? Tout simplement pour écirie, pour que ce acte fasse exister un peu ce monde encore plus virtuel que le net, celui des mots, des pensées. Qu'importe la suite, juste poser son existence. Bien ou mal, adroitement ou non, juste résister à l'asséchement technico-pragmatique, juste résister à la torpeur du confort. Je n'irais pas dans une église communier. C'est trop sectaire, restrictif et hypocrite. Je ne reconnais aucun argument d'autorité. Mais par le partage des affects, des concepts, je communie avec une autre ordre. Je ne suis pas de ces bonnes gens qui vont faire absoudre leurs péchés pour mieux recommencer. qui vont se dire frère le dimanche de celui qu'ils tortureront le lundi. "Bande à part, c'est ma règle et j'y tiens." Je ne rejette personne. Je n'exclue pas de participer. J'exclus juste de n'être plus qu'au sein d'une communauté, d'un groupe un clone volontaire qui singe pour singer, non pour aller de l'avant, mais avoir une appartenance. Combien de temps puis-je garder cette indépendance? Elle m'a déjà beaucoup coûté, mais je suis loin d'avoir la tête sur le billot. Devant l'éclat de la hache du bourreau, étincelle rapide à la lueur de la lune, abjurerais-je?  
    20 december

    Méditation

    J'étais agité, en totale déliquescence ces derniers jours. J'ai pu méditer, ce matin, me recentrer. Cette guerre pour Noël... Pourquoi? Mais ce pourquoi résonne, depuis si longtemps, de tant de bouches. La réponse, je découvre des mécanismes, des relations causales. Mais aucune réponse n'est apportée. Du moins aucune nécessité n'est dégagée. Il y a juste la volonté, la liberté. La responsabilité de ses actes qui n'est pas prise en compte, le leitmotiv: "je n'avais pas le choix." Je comprends: "je n'avais pas l'envie ou la force", mais le choix... Je parlais de Loi d'Airain mais je veux l'appliquer, je me place sous cette orientation. Elle me place en face du choix. Allais-je être conciliant pour Noël? J'aurais apprécié l'être, et ensuite j'aurais pu déplorer les conséquences, décrier l'ingratitude, en appeler au respect... tout ça parce que je n'aurais pas eu le courage de suivre ce que je savais devoir suivre. J'aurais montré que j'avais cédé, qu'il était possible de ne rien respcter, que les conséquences pouvaient toujours être levées. Autant dire que je déchirais le jugement et abandonnais tout au bon vouloir de la mère d'Evan. Elle dit que je lui fais du mal. Je ne suis pas un enfant de choeur. ça me réjouirait même plutôt. Mais attention à ne pas dévier, à ne pas se laisser dérouter par les passions. Constance, le regard ver l'horizon. Le cap, garder le cap.  
     Jambes repliées, cette posture... Elle a voyagé, d'est en ouest, ouest en est. Traced'une immémoriale sagesse qui bouscule nos certitudes. Pourtant les guerres, pourtant... quoi, la longue histoire de l'homme entre barbarie et humanisme, entre animalité et humanité. Le rôle accordé aux humanités dans notre modernité est éloquent. Elles sont valorisées et isolées, comme si elles ne devaient pas se répandre.  La eilleure image estle traitement de l'amour dans les films pornographiques. Ils sont, au fond, extrêmement moralisateurs: l'amour est ailleurs, le sexe n'est que la pulsion, la bestialité. En même temps, manifestement, il y a ce fonds de brutalité en nous. Les pays de l'ex-Yougoslavie l'ont bien montré. Elle peut ressurgir, comme une peste. Déjà les propos sur les sdf, les immigrés parfois laisse entendre que le goût du sang n'est pas perdu. Ces salauds de sdf qui viennent gâcher les fêtes des braves gens...
     Mais les croyances, l'étrange paradoxe du progrès, avec ce qui est oublié, ce qui n'est pas exploré. Notre société est-elle la forme d'excellence que nous pouvions atteindre. Non, puisque c'est les rapaces et les courtisans qui en ont façonné le cours.Pourtant, pourtant, un autre progrès, nolens volens. Les blogs comme une source d'information indépendante. A tâtons, mais l'humanité progresse. Elle trébuche, vacille, continue.
      Nous avons quitté un monde de castes, de clôture. La raison, la liberté. La possibilité pour chaque homme de devenir éclairé. Mais la résistance à cette éventualité est terrible.

    Alea jacta est

    Mais il n'y a là aucun aléa, juste la logique terrible, la roue du destin. J'assiste à une fabrique de mauvais kharma. J'y contribue, même. Je défends mon droit, donc je fais du mal à la mère d'Evan. "On lui dira tous les jours que son père est odieux". Ultime menace, après avoir dit vouloir faire appel pour faire établir que je ne suis pas son père. Mais le sentiments, de toutes façons, sont là. Mon crime est de faire appliquer le jugement qu'elle m'a imposé. Je l'avais dit, si l'accord à l'amiable n'a pas lieu le 25 novembre, il n'aura pas plus lieu le 23 décembre. Je l'avais dit, mais quelle importance quand on vit dans le fantasme? Aucune. Mais voilà, la réalité est là et maintenant je prive sa mère d'Evan à Noël. Je lui propose de venir le voir: non, ce qu'il faut c'est qu'il soit en famille. Nouveauté, si je suis sorti de mon fauteuil roulant, c'est grâce à elle. Elle ne me laissera rien. Son problème est là: je vis encore. Elle n'a rien écouté, les évènements se sont réalisés. Elle va droit dans le mur et accèlère.  Elle décrète que j'ai refait ma vie, que je suis heureux avec quelqu'un que j'aime et qui m'aime. Les mots exacts qu'elle avait utilisés pour elle-même. Elle vit dans des clichés. Et elle n'en sortira pas. Préserver Evan n'est pas sa priorité. Il faut juste qu'il joue son rôle dans la comédie familiale. Elle ne voulait pas un enfant, elle voulait un autre regard de sa famille sur elle. Alors je n'ai que la Loi d'Airain du Territoire. Inutile de discuter, juste appliquer. Contre les songes, la réalité. Je ne comprends pas, quelle folie faut-il pour animer ce comportement? Je n'apprécie pas ce qui se joue, mais elle pensait jouer sur ma "bonté"pour inverser ce qu'elle a monté. Comme je suis "con comme la lune", elle n'a pas à tenir compte de mes avis. Là, c'est le jugement qui l'agace. Alors elle veut que je l'aide à le tourner à son avantage exclusif. Elle ne doute de rien. Elle ne peut pas douter, sinon elle devra demander l'addition de sa propre enfance. Alors, elle se moue bien d'en sacrifier une autre.  
    19 december

    quand on a que la haine

     

        Quand on a que la haine en unique héritage,

        Sans aucun partage,

         Têtée de mère en fille, insinuée, couvée

         On ne sait plus entendre, voir, éprouver.

         Mais on croit encore savoir aimer

         On joue de ce mot, il doit essaimer

         Les myriades d'abeilles au dart éfilé

        Qui ne savent pas le miel, juste le fiel

        Qui butinent les marais

        Qui ont oublié comment voler en plein ciel,

        Qui s'en vont  cauchemarder

        Les pensées inconscientes de vérité.

       

     

    18 december

    Princesse

    "A une princesse, une louange...
    Il me faudrait bien l'aide des anges,
    La voix enjouée d'une mésange,
    Tout compte fait l'aide d'un archange." 
    Murmura un noble chevalier,
    Idéaliste et altier.
    Alors le sol trembla et apparut un gouffre
    Qui irradiait l'incandescence et exhalait le souffre.
    "Halte messire des infernaux paluds
    Cet amour est bel et bien mon salut,
    De philtre, nul besoin,
    Juste de mon amor le soin
    De votre secours, je n'aurais aucun recours,
    Quelque mot, quelque regard pour faire ma cour
    Qui viennent, purs et lumineux
    Et fi de vos tours calamiteux  

    La nuit

    La nuit est un tapis de velours noir,
    Lourd, épais où je lance les dés au soir
    Venu comme un ami attendu.
    Un jet, ni cornet, ni pendu,
    Juste les dés qui roulent, double six.
     

    les cons, ça ose tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît

    Certains s'en prennent aux blogs des autres, de façon assez minable. "Contre les mauvais rimailleurs, ceux qui ont besoin d'un espace pour exister..." L'accusation est lancé par un paltoquet, son espace perso a tout de l'espace pour draguer et faire le mec bien. L'architecte-paysagiste à la pointe du combat contre le zéro de conduite. Il a oublié de citer son prix Nobel et ses médailles olympiques. Sans doute par modestie. Mais il s'apesantit à prendre la posture d'un esprit supérieur et ma foi, s'il est bien dans les baskets (qu'il ne met que pour faire de la randonnée, Môssieur est bcbg), il me donne envie d'enfiler la paire de botte de Brassens et de lui offrir une fesse qui dit merde à l'autre. Quitte à virer atrabilaire, autant que ça serve à quelque chose. Encore que le paon fat me fait trop rire pour rester sur la bile. Dérisoire et sinistre, le triste sire. Si des espaces ne lui plaisent pas, qu'il leur fasse grâce de sa visite.  

    interlude

    Noël approche, lumières.
    Une année s'en va vers sa fin,
    Promesses, espoirs; enfin
    De quoi secouer sa poussière.  

    Lili marleen

    Comme l'hypnose pure. Une blessure, là, qui saigne et saignera. Des champs de bataille pour ne pas trouver de réponse, juste le devoir, la folie, et aujourd'hui l'Europe. Le droit de s'en moquer, de ne pas tirer les leçons. Mais tout a changé. La prochaine guerre sera civile, le frère contre le frère. Pas de quartier. Mais c'est toute notre société qui 'appelle. Ségo clone de Sarko. Et l'original, son oeil unique pétille. Il  a raison.
     
    16 december

    interrogations

    Mes mots, mes révoltes...tempêtes dans un verre d'eau? Ce blog, qu'est-il? Le simple besoin de s'exprimer, un peu pathétique? L'art de rester en vie, de poser des mots comme autant de points d'ancrage? Une façon de me retrouver, de ne pas me dissoudre dans le vent mauvais? Ma disponibilité a-t-elle un sens? 
    15 december

    Antisocial?

       La question apparaît, telle une évidence. Je suis dans un restaurant chinois, buffet à volonté, prix modique. Il est midi, c'est plein. Et je vois ses visages réjouïs, non de la perspective de manger, mais d'être là, en groupe. Chaque groupe se génère sa hiérarchie, sa répartition des rôles. Les mâles essaient de se mettre en avant devant les trop rares femelles. Des bribes de conversation, des questions politiques... Envie de les insulter, ces ignares fats. Ils professent d'un ton doctoral des fragments d'information, déformés, pour se mettre dans le ton des idées du groupe. Je ne suis pas antisocial, au contraire; j'adore discuter, débattre. Mais je suis contre ces mentalités grégaires, ces hordres, ces meutes non que je blâmasse une animalité dont je ne suis pas exempt, j'incrimine cette arrogance, ce bien-être apeuré qui relègue vérité, justice, idéal à des années-lumières. Je les vois, isolément sans doute des gens biens, pour beaucoup. Mais là, dans le flux, l'interrogation naît: les fours d'Auschwitz resteront-ils froids? Peut-on encore penser après la shoa? Question grandiloquante de philosophe de salon. Rien, absolument rien n'est résolu. Ce groupe, qu'on lui lâche un coupable, il saura bien le lyncher. Et rien à redire, puisque la justice elle-même admet que l'innocence n'est pas sacrée. Face à un Mesrine, jouer sa peau, tuer ou être tuer, c'est une chose. Lui loger une balle dans le tête en est une autre. C'est le doigt du bien-pensant qui appuie sur la détente. Par procuration. Par jalousie d'une vie qui échappe aux chaînes dont il finit par se targuer. Savent-ils ce qu'ilsmettent en pace, ces candidats qui jouent de la haine, de la peur? La logique est simple: si ils ont raison, alors celui qui a le plus raison, c'est celui qui identifiait les problèmes en premier, qui préconisait ces solutions en premier. Le vote Le Pen est le résultat des MRAP, SOS Racisme et consorts. La minorité finit par sembler surprotégée à la majorité. Elle est tro visible, elle se rétracte en communauté qui revendique. Mais là, c'est le séisme: elle revendique son droit à l'altérité. Comment ne serais-je pas d'accord?  Ne m'a-t-on pas assez fait comprendre qu'il fallait que je marche au pas? Je ne suis pas un hors-la-loi, simplement je ne suis pas un clone.
       L'action politique, j'en doute. La voix de la raison n'est pas l'attirante sirène qui attiera les foules. Ne parlons même pas de celle du coeur. Pourtant quelle autre solution? Un livre? Des bombes? Un livre-bombe, qui ne laisse plus son lecteur semblable à ce qu'il était en ouvrant le livre. Les millions de morts de Mein Kampf ou du Petit Livre Rouge doivent applaudir à l'idée... Alors que faire? Laisser continuer les dérives? Les interrompre par la chute dans l'état de nature?
    14 december

    "T'as voulu donner des yeux à la justice, impossible de violer cette femme pleine de vices."

     Le bagnard au bagne est voué. Les médias opposent l'histoire et la justice. Comment des juges peuvent-ils? Les hauts magistrats. Les rouages du système. Il tient, comme un doigt d'honneur. Au nom de quoi? Au nom de l'intérêt général? De la justice? Qu'est-ce qui se prépare? Les aspirations sont frustrées, on veut nous faire marcher au pas au nom de la mondialisation. Mais elle produira l'inverse. La dictature du CAC 40 est désuète, bluette d'un autre temps. Le temps de l'homme arrive, de l'homme d'après sa mort.
       Je lis la relation des faits dans Libération. Hallucinant, cette défense tout en hypocrisie de la logique judiciaire. La vérité est abandonnée, il faut préserver le système, ce même système qui s'arrête à la porte de l'Elysée. Ce ton condescendant, technicien ne leurre que les moutons, la servitude volontaire. Au nom du pragmatisme, de la nécessité... la bourse, la mondialisation, l'insécurité. On prétend affronter les problèmes alors qu'ils ne sont que les armes ultimes de la réaction.
      La responsabilité des magistrats: devant qui?La procédure comme une arme, pallier à l'inintelligence des faits, des personnes pour se draper dans la compétence juridique. Le chômage est le venin qui créera la mutation. La société changera, faute d'avoir le choix. Bosser huits heures nesera plus la trame de la vie, où alors bosser à soi, à se sculpter et plus à maintenir par d'autres moyens l'exploitation de l'homme par l'homme, qu'elle soit politique, économique ou, plus brutale, ce qu'on nomme esclavage. 
    13 december

    voltige

    Evan sur son poney
    M'a bien étonné!
    Debout
    A genoux
    Coucou!
    Puis au trot
    Ce n'était pas trop!
    Pas de selle,
    juste des poignées.
    Ca me manquait pas de sel,
    Je peux en témoigner!
     

    évidence

     A force de ces histoires avec le mère d'Evan, je sens monter la colère, le ras-le-bol, l'envie de justice... Pourquoi me laisser atteindre? C'est instructif, cette façon de me parler d'être raisonnable simplement pour obtenir ce qu'elle veut. Au même titre que la menace ou la supplique. C'est pathétique. Mais j'en tire là une pièce maîtresse; le manque de respect pour la raison montre bien comment sont possibles la plupart des maux de la société. La raison est convoqué comme un argument réthorique, tout au plus. Aucune volonté de la restituer dans toute sa richesse. Elle est réduite à une rationalité opératoire, froide et mécanique.Et, surtout, sa cohérence est récusée. Elle sert des opinions, mais ne sert pas à les fonder. Notre monde est celui de la persuasion.

    hystérie à venir.

       Je suis avec Evan, le jugement m'accorde d'être avec lui à Noël. Sa mère a décidé que ce ne devait pas être le cas. Elle parle de partage et d'amiable. Puis lâche le morceau: il faut qu'il soit là puisque toute la famille sera là. Elle en appelle à mon sens du bien d'Evan quand celui-ci m'apprend ce qu'on essaie de lui apprendre. Je fais du mal à sa mère puisque ...je veux qu'il soit avec moi à Noël! Quand je lui ai dit ce que me priver d'Evan un week-end en appliquant à la lettre le jugement impliquait, elle s'en moquait. J'avais déjà compris, elle pensait qu'elle me manipulerait en appelant à mon goût des accords, à l'usage du raisonnable. Elle ne comprend pas qu'il n'y a rien de raisonnable dans ce qu'elle fait. Excitée par l'approche de Noël, elle va perdre toute mesure, elle ne pourra pas admettre qu'Evan n'est pas son fils, son fils à elle seule. Surtout devant toute sa famille. Elle ose même me dire que je devrais lui verser une pension pour Evan parce qu'elle me fait cadeau d'un enfant. Or, dans le jugement, elle me demandait rien. Elle a voulu le jugement et maintenant elle m'assume pas qu'il ne me condamne pas à Mort. Il s'inscrit contre le déni de réalité où elle s'enfonce.J'avais toujours vu une facilité intrprétative  et identifié quelques mensonges familiaux,mais je n'avais pas compris. Ce qui est logique, sinon je n'aurais pas aimé. Surtout, je n'aurais pas cru fonder une famille.
      Le plus instructif est cette façon de compter sur moi pour modifier ce que le jugement établit, comme si j'allais devenir complice de son refus des conséquences, le faciliter, le permettre.
       Je prévois le pire, le vendredi des vacances. Comment acceptera-t-elle de laisser partir Evan? Elle ne peut pas sans reconnaître bien trop. Si, elle pourra, en établissant l'injustice du monde envers elle.
     Et, toujours, la logique: elle est maintenu dans un état de fillette par sa maman. Elle n'a pas à être "raisonnable", juste à croire sa mère. Juste à croire d'l'hystérie familiale. Mais elle me donne les indices, elle signale les pistes, elle provoque... j'en viens à me demander quel est ce double jeu.
     
     
     
    12 december

    Le poing toujours levé

      Toute la difficulté est là: sortir de l'animalité, sortir du troupeau. Ou le rôle perdu de l'école. La grande trahison. La réaction commence à l'école, de gauche ou de droite. Intégrer les règles, l'apprentissage de la sociabilité... oui, c'est utile. Mais la mission essentiellement trahie des profs de philo: apprendre à penser, à se détâcher. Former des hommes libres, pas des as de telle ou telle doctrine. Se débarasser de la bien pensance qui se décante comme le nouveau mal de l'époque. On nous prépare la tyrannie la main sur le coeur. Sans doute, le système se crispe-t-il en atteignant ses limites. Les hommes aspirent à autre chose, dans la frustration de ne pas l'oser. Le grand mensonge de la question écologique: tout le monde se dit concerné. Mais par quoi? La peur, c'est tout. Aucune envie de construire, juste celle d'éviter. Un ministère de l'immigration: pour faire quoi? des annonces, des gesticulations. Les spasmes?  
     Les enseigants seraient essentiellement socialistes...ils sont surtout corporatistes, formatés par Télérama. C'est un rôle à jouer, une case à occuper dans la société. Et le rôle se réduit au personnage... Combien travaillent, essaient pour voir leurs efforts réduits à néant. La suppresion des tpe est significative: apprendre à faire des recherches pour dégager et défendre une thèse fait peur. Grater le vernis de maîtrise de notre société et il faut être capable de s'orienter dans le troupeau.S'éloigner de l'instinct grégaire nécessite un instinct de substitution. Brassens, Mesrine, deux façons de faire bande à part, mais deux façons qui nécessitent l'existence du troupeau, qui l'utilisent.
    11 december

    le poing levé

    Poing levé, ni de droite, ni de gauche. Juste le geste de l'insoumis. Liberté de penser, liberté... compromissions, elles sont là. Il faut bien trouver une place. Mais ne pas pour autant adopter la pensée du troupeau, juste pour se donner bonne conscience. En fait, j'écoutais France Europe Express, le discours compassé d'Arlette, cet UMP qui précisait bien que Sarkozy n'est pas libéral: c'est le même discours, sur fond d'une réaction. Ne rien changer. Pourtant, il y a des évolutions. La guerre des 35 heures, idéologie contre idéologie ou comment gâcher une idée. Tant que la visibilité marketing du discours l'emportera sur le fonds, sur les solutions, les idées et surtout l'envie d'en sortir rien ne changera. La déclaration des droits de l'homme a été dénaturé par la suite, la nature libérale de la révolution francaise a été occultée. Car tous vuelent que les hommes marchent au pas: l'Eglise, le Parti, l'Entreprise, La Famille... Instinct grégaire,  Qui ne conduit nulle part. Il faut refonder la politique sur une anthropologie. L'homme n'est pas pur esprit, pas plus qu'il n'est coprs matériel. Il est chair, et une chair différente de celle de l'animal. D'un excès à l'autre, l'homme reste méconnu. Il s'extrait de la gangue de l'animalité, pour le meilleur et pour le pireet cette évolution se nomme liberté.

    au coeur de la nuit

    La nuit est noire et calme, plaisante et apaisante. Elle sait distendre un peu le temps, juste ce qu'il faut pour aller au-delà des mots,jusqu'au moyeu de silence. Ce qui décante, c'est le sens, jusqu'à devenir essence. Bientôt Noël, la fête des lumières. Depuis le fond imémorial. Soyons lumineux pour saluer dignement l'évènement.La fin, le début de l'année et plus rien ne sera comme avant.
     
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