Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer Extra Help

Weblog


    26 november

    h1n1

             Clairement,je ne sais pas. Je serais enclin à l'erreur de Descartes, celle qui lui gouta la vie. Mais une chose est sûre, tous les experts qui sont venus sur les ondes et ailleurs nous convaincre, cette ministre dont les boulettes ont fait la réputation, auront-ils des comptes à rendre si décès il y a? Test écourtés et irresponsabilité pénale des laboratoires... Refaire le vaccin chaque année... Une vaccination qui s'étale dans le temps, à croire que le pic pandémique est pour le printemps 2010. Les banquiers s'amusent de notre argent, là; il est question de nos vies. Monsieur le président qui voulait évaluer vos ministres, virez les incapables. Et puisque vous êtes à la manoeuvre partout, virez-vous vous même. Si vous ne voulez pas redevenir avocat, je vous emmènerai au Pôle Emploi, y'a plein à apprendre. 
     
     

    France, Monde 2009

    L'ombre et la lumière, vent et poussière,
    Passe un silence.
    Une rose affirme son rouge au seuil du noir,
    Tatouée au réel, comme un film de Renoir.
    .
















     

    Nos âmes sont en berne comme les drapeaux des vaincus,
    Humiliées et aliénées à cette folie longtemps vécue,
    De chiffres, de profits, lent avilissement,
    Comme autour de nous les anneaux d'un serpent froid
    Qui nous enserre, qui nous broie
    D'égoïsme et de peur, asservissement.
    .
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Sommes-nous dans l'arène comme des chrétiens
    A attendre la cène, les lions, ou la venue des martiens?
    Sommes-nous brisés par la forfaiture du réel,
    Maquillé par les experts pour nous faire croire naturel
    Le monde-camp où nous disparaissons, nuit et brouillard
    De la démocratie assagie en démagogie
    Pas un mot, des images pour l'illusion de la pédagogie.
    Mais nous sommes loin des Nuits et Brouillard,
    Effacés pour avoir résistés, avoir dit non à l'inacceptable
    Sans écouter le discours de cette France ineffable,
    Ordre moral et renouveau, travail, famille, patrie
    Pour que prospère les bons bourgeois et les braves gens
    Prêts à dénoncer, à condamner qui croit à la Fratrie
    Pour protéger leurs âmes grises et leur argent.
    25 november

    nuit obscure

    Traverser la nuit, poursuite d'une question,
    Comme de la lune absente l'effraction.
    Nuit tôt venue, comme du jour la soustraction,
    Des réponses du grand minuit l'attraction.



     
    Le geste d'un penseur qui éteint sa chandelle,
    Un poète se sert tout un verre de vin capiteux, intense,
    Et l'amant s'émeut du dessin d'une dentelle
    Sur la peau aimée pour les arabesques d'une danse.















     
     
     


     
    Ce pourrait être le tremblement et diffuse, la peur
    La solitude aux marges de l'abandon, la stupeur
    Mais c'est le grand calme qui parle d'infini,
    Et fait de chaque seconde une vibration transfinie.
    Fuite du sens, stase et hypostase, question d'extase.
    Penser est l'épreuve où cesser de disserter,
    Y prendre le risque de la probité et de la nudité assertée
    Comme on se dépouille pour cette lumière dans la ténèbre,
    Pure, dense, loin des clartés de nos jours gris de suie zébrés,
    Où nous avançons, machinaux, animaux, triste troupeau.
    Ils sont tombés, déchirés, brûlés les étendards et les drapeaux;
    Resterait à suivre l'argent-roi, qui achète science et conscience,
    Nous renvoie à nos abstinences, à la perte de la sapience.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Mais même si préside l'hiver, le relent des hontes passées,
    Il viendra un printemps, pour ceux que n'aura dépassé
    La folie des gueux, décideurs et élites compassées,
    Simples gens dans le vide et la chute, toute retenue outrepassée.
    Aimez encore le drapeau tricolore, il n'a pas délivré son message!
    Bleu comme l'enfer, blanc des fers et rouge pour enfin faire,
    Quand se levait la nation, quitter l'enfer et danser la fraternité éphémère.
    23 november

    L'école serait-elle coupée à ce point de l'air du temps?

     
       Il y en a un qui envoie des sms devant le pape: l'exemple a fait tâche d'huile. Mais aussi, ces profs qui veulent faire cours et empêchent les élèves de vivre leur vie, quel manque de respect! L'élève sait bien qu'on va le lui donner son bac, efforts significatifs ou symboliques. L'éducation vut par l'UMP: préparer des travailleurs dociles, des citoyens manipulables. Après l'état des lieux, la pensée à la manoeuvre:
     
     
      La menace sur la philosophie est récurrente. Maisje me marre: ces élèves qui écrivent au proviseur contre une prof qui  fait appliquer le réglement intérieur, quels travailleurs seront-ils?La séquestration sera le souvenir d'un temps béni, calme, paisible! Il faut rétablir la vertu républicaine, pas la moraline, mais la volonté et l'énergie.A retomber dans le cliché de la nécessité d'une bonne guerre?
      Réveillez-vous, y'a urgence! ça va encore tenir, plus loin,plus loin dans le pourrissement.
     

    c'est vieux!

    Que s'est-il joué à Aigos-Potamos? Un drame ancien,
    La chute d'Athènes vaincue par Sparte, fin du dialogue
    Alcibiade, le traître flamboyant, pourtant fin tacticien,
    Et déjà se lève Thèbes, bientôt le monde d'Alexandre,
    Puis la pax romana recouvrit tout comme cendres.
    Ci-git la démocratie, occise du discours des démagogues.


























    Sparte l'orgueilleuse qui méprisait la monnaie,
    Mais qui vainquit par l'or du grand ennemi perse
    La ville des massacres de Mytilène et tueries diverses
    Devait finalement tomber, démocratie mal menée.
    L'empire ouvert sur la mer, malgré tout son commerce,
    Ses trières et ses idéaux trahis, dont le rêve nous berce.






     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     



     

    Siècle d'or, d'une victoire à une défaite,

    Adieu acropoles et raison en fête!

    Mais ce qui fut inspira et inspire,

    Un rêve de liberté, sans cesse avilie,

    Pour un profit, richesses et pouvoirs,

    Mieux vaut en rire

    De ces têtes un autre jour à trop vouloir

    A une pique assorties, enfin polies.

    Il reste encore et toujours à faire

    Ce monde meilleur sorti de nos enfers.

    19 november

    D'une victoire qui n'est pas une défaite

      J'entends les réactions suite à la qualification de l'équipe de France; quelque chose se dégage peu à peu. Dans la France rapetissée du chantre de la France qui se lève tôt, compétitive, performante, le credo du pragmatisme n'a pas convaincu! Il ne suffit pas de gagner pour être fier; décidément, nous sommes un pays qui a du mal avec le bling-bling, qu'il soit Rolex ou victoire frelâtée. L'identité nationale a une part non négligeable d'orgueil, pour le meilleur et pour le pire.
      La victoire ne sera pas rendue, non, mais il y a comme un vent d'espoir dans cette indignation. Nous n'avons pas abandonné nos valeurs et si la fédération, la FIFA ont des intérêts supérieurs financiers, une question émerge: faut-il préférer perdre avec panache que gagner honteusement? Cette question doit être un cauchemar pour les libéraux qui vénèrent l'économie. Nous ne sommes pas encore programmés parfaitement pour leur monde d'avidité, de cupidité, de raison avilie.
      Au passage,le monarque a raté le coche de l'émotion des vrais gens: il n'a vu que les points qu'il croyait gagnés dans les sondages et sa déclaration d'après-match célèbre la victoire, sans tenir compte de l'énorme réserve que fait peser la victoire volée. Comment récupèrera-t-il le coup? Il peut clamer que seule la victoire compte. Que la France doit apprendre le goût de la victoire... il risque fort de se heurter au côté poète des Français, à leur soif d'idéal.
      Oui,le débat sur l'identité nationale est nécessaire pour que ce démagogue élu sur un malentendu comprenne quelque chose à ce pays. 

    délaissons ces rivages!

    Délaissons ces rivages, n'y coulent que Styx et Léthé,
    Loin des eaux sombres, du supplice de Prométhée,
    Partons que l'Achéron soit notre Rubicond
    Pour la conquête d'un monde fécond!






















    Et si nulle barque, nulle jonque ne vient
    Alors que notre regard soit le vaisseau de la providence,
    Qui mène aux îles bienheureuses dont il me souvient,
    Où s'enlacer, se délasser, se prélasser des érotiques danses,
    Corps contre corps, d'alors en encore,
    Peau contre peau, étincelle, brasier qui fait éclore
    D'un baiser dix mille soleils comme galaxie
    Où s'abandonner à l'ataraxie.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Que Platon s'acharne à sortir de sa caverne,
    Il en est une autre où il fait bon être prisonnier
    Et dont l'évasion est méditer d'un sommeil primesautier
    Où s'offre toute la sapience du druide arverne.

    Rendez la victoire ou fermez la!

         Quel fair-play! Que la France se montre grand seigneur dans la victoire! Mais arrêtez les grands discours qui déplorent: la qualification en poche, il est trop facile de mettre tout sur le dos de l'arbitre. La FIFA voulait peut-être la présence de la France en Afrique du sud. Qu'importe: il y a tricherie, c'est tout. Une victoire volée, point. Honte à nous, assumons-là! Mais assez d'hypocrisie! Bien sûr, cette fois l'arbitrage est en notre faveur: ça ne compense rien. La fin justifie les moyens? Alors allons de suite acheter une belle coupe. Triche au élections internes du PS: et après, rien. Triche présidentielle, quotidienne: circulez, y'a rien à voir.
           Haro sur Thierry Henri? Pourquoi? C'est un pro, il tente sa chance, marque, le but est validé. Les arbitres n'ont rien vu: "pas vu, pas pris." Je me souviens d'un article qui relatait comment les organisateurs faisaient le pressing auprès de la FIFA pour avoir de grandes équipes à leur mondial.  "Schweinerei!" selon le terme utilisé par les officiers de la Wehrmacht pour qualifier ce à quoi ils assistaient mais sans l'empêcher. Ils ont perdu, ils ont été pendus. Male Victis!
          Oui, mais voilà, ce n'est pas la guerre. C'est du sport dont on nous vante les qualités éducatives. Est-ce l'école pour devenir trader, politicien?
    18 november

    nouvelle guerre froide?

     
    A-t-on envoyé Obama se "discréditer", n'aura-t-il été qu'un pion destiné que la seule politique possible est celle des néos-cons?

    à la tombée du jour

    Prurit d'une volte prise dans les rets
    De nos erreurs, menace d'un coup d'arrêt,
    Qui a cru que le progrès avait triomphé?
    Athéna reste vierge, le lit n'est pas défait.
    .


















    Nous rêvions de noces et d'éternel printemps,
     

    Glacée est l'eau, vide le sceau, l'escarre béant

    D'où suppure notre âme vers cet étrange néant

    Du réel dont on a fait l'air du temps.


     











     
    Alors reste le doute, un frisson: une accusation,une suspicion
    Faux pas de l'humanité ou sinistre et fatale régression?
    Amis, le vol noir des corbeaux ne vient plus de l'étranger
    Mais de ce qui n'a pas été réalisé, des vignes non vendangées
    Et je préfère croire "pas encore"et opposer le sourire au délire
    De ces Néron qui voient l'incendie et empoignent leur lyre.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Belle aux soleils vénéneux, peut-être l'ombre qui ouate nos hésitations,
    Cette constante, si fidèle, néfaste tentation, vers l'ombre pulsion.
    Voir le meilleur et faire le pire, n'être que pitre et se croire un empire
    D'ombre en ombre, bâtir pour dilapider comme un souffle qui expire.

    un bras d'honneur, c'est encore leur faire trop d'honneur!

     
       Ils méprisent la vieille Europe? Sales cons! Et leur homme le plus puissant de la planète se laisse interdire le direct en Chine. Faut dire que son pays est ruiné et qu'il est chez son créancier. Qu'il est en train de perdre deux guerres. Quoiqu'ils aient sans doute raison de mépriser cette Europe à genoux qui joue les valets au sein de l'Otan, plutôt que d'assurer elle-même sa défense comme une grande!
       Toute la force intellectuelle est dans leur université? Vive le brain trust! Tous leurs génies n'ont pas vu la crise financière venir? Mesuré, au précédent de l'Armée Rouge en Afghanistan les difficultés prévisibles?
       Mais c'est les américains qui le disent, alors prière de les croire sur parole puisqu'ils sont la métropole! Ingrat? Ils nous ont libéré des nazis et protégé du communisme! Et maintenant, ils empêchent toute évolution avec la collaboration de ceux qui se sont vendus à l'argent-roi. C'est d'ailleurs au nom de l'argent qu'ils saluent et acceptent le rôle de plus important du communisme chinois, ce capitalisme d'état qui vient comme le rêve inavoué des néos-libéraux parce qu'il brise les salariés, corvéables et taillables à merci.
        Ils sont la nation qui vit du matérialisme et s'auto-excuse de tout au nom de la Liberté et de Dieu...   
    16 november

    debout dans le couchant

    C'est un belvédère, et là avec une bière,
    Moue désabusée quand tombe la lumière,
    Spectateur désabusé au complexe de Cassandre.
    En bas, flambe la ville, pyromanes sidérés
    De découvrir le feu, sa morsure et les cendres.



























    Les lumières de la ville ne bercent plus la nuit
    Et l'aube ne viendra pas chasser la suie et l'ennui.
    La folie a emporté l'orgueil hautes façades,
    Ca mérite au moins une rasade
    Et beaucoup d'amertume, constat de maldonne,
    Bal des fous, danse macabre et glas qui sonne.


     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     


     
    Où est la légèreté, la danse,
    Comme un art de l'intense
    Et non la frénésie gesticulatoire
    En échec de possible éjaculatoire?
    L'amour a mal vécu la paix,
    Condamné par les avidités,
    Dissiper comme un vulgaire pet
    D'un air dégoûté par la cupidité.

    les négriers

     



    Les négriers n'ont rien contre la modernité,
    Plus de fond de cale et de chaînes, maquillage d'humanité:
    On n'importe plus la main d'oeuvre,on exporte les usines;
    Juntes et corruption, la lèpre des délocalisations.
    Messieurs les décideurs, quand nous ne pourrons plus acheter
    A qui vendrez-vous? Vos valeurs sont des insanités,
    Vos profits n'achètent, pour tous, que l'enfer
    Et vous nous impliquez du mensonge électoral,
    Bulletin d'adhésion à la sinistre chorale
    Du monde-camp, "Arbeit macht frei",
    Mais pas de cette sueur-là pour vous, de l'investissement canaille.

    .

















    Spéculez sur le maïs, le blé; les enfants crevés sont un bon engrais
    Pour vos devises et nous les complices de vos franchises.
    Un restaurant rapide, même la nourriture doit être insipide
    Comme les vies machinales que vous nous allouez, consommer bon gré,mal gré.
    Alors le vieil obscurantisme refleurit, religieux qui ânonnent
    Et aiguisent les lames pour vous, nous égorger;
    La planète pillée hésite peu à peu à nous dégorger
    Comme un pus mais vous imposez le bâillon de la nécessité
    Revue et corrigée dans vos fabriques d'opinions formatés.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Mais je n'ai que des mots, pas de grenade,
    Pas de cellule mystérieuse ou de cagoule secrète.
    A quoi bon l'assaut,la canonnade?
    Vous toucherez votre pourcentage sur chaque carnage,
    L'encre du tract ou la poudre et même sur la rage,
    Ligne comptable tracée d'une main distraite.
    Alors des mots plutôt que se taire comme si déjà sous terre,
    Comme les morts-vivants qui ont oublié l'autre désir
    Pour se soumettre à vos passions de vampires,
    Celui qui aime la lumière et la vie, qui désaltère.
    15 november

    l'autre clivage

        Un nouveau clivage apparaît: non plus gauche/ droite, mais idées/ personne. Monsieur Peillon a voulu rendre un peu de hauteur au politique, mais madame Royal, soutenue par les médias, est venue réaffirmer l'impasse politique: surtout pas de fond! Des "débats" d'arguments préfabriqués, des égocentrismes pour être sûr que rien ne change, un peuple préformaté pour obéir. Meilleur candidat de gauche: l'ami des banques. C'est ça l'empire: la confisquation du pouvoir au peuple par les "élites" réduites à des pantins, pris dans la formidable inflation d'une pulsion de mort qui n'a pu se satisfaire d'une bonne guerre. La paix a été terrible, la prospérité allait avec la guerre froide. Pour des raisons d'abord économiques, mais aussi à cause d'une tension qui limitait l'avachissement. Sarkozy n'est qu'un épiphénomène, la manifestation d'un air du temps qui est à la régression. Les morts invisibles de la paix, mort de froid ou de faim, de guerres oubliées ou de traffics divers, n'auront aucune stèle.  
        La politique avec des idées? Hors de question pour ceux qui ont prospéré dans le désert du réel. Forts du monopole de l'eau, ils ne peuvent accepter l'irrigation. Le désastre a eu lieu, le modèle capitaliste a montré son visage: aucune projection dans l'avenir, aucune réelle réforme possible. Simplement verrouiller le présent pour maintenir son vrai but qui est moins la prospérité que l'aliénation. Des banlieues aux salles des marchés, c'est la même avidité. Les élus ensont à avoir tant besoin de se glorifier qu'ils veulent moins agir que d'être des people comme les autres.
        Regardez les héros de notre temps: à qui décerne-t-on la légion d'honneur? de qui parle-t-on? On parle d'éducation, mais quelles sont les leçons du réel,non le fruit de lanécessité, mais de notre façon d'habiter le monde. Qu'est-ce que le "politiquement correct", sinon la ligne de non pensée radicale: s'opposer à lui, c'est encore en faire un prescripteur, une norme. Les réponses sont parfois si simples qu'il en faut du talent pour ne pas avoir à les affronter! 
        Prenez un Olivier Besancenot: il se contente de sa notoriété, son parti sans doute du graal des 5%. Ils font exister un discours bancal qui rend inaudibla la critique constructive qui irait jusqu'à vouloir des effets. Là, on se contente du pur spectacle.   
    13 november

    La honte nationale?

    Pas de devoir de modération ou de réserve pour monsieur le député... Dans les faits, une tolérance notemment avec l'ami (envieux?) des dictateurs, existe et ce n'est guère glorieux. Est-ce au nom de plus de transparence? J'y vois simplement l'envie d'affirmer que la droite est décomplexée et qu'elle n'a plus à se cacher derrière des valeurs qui ne sont pas les siennes. Du moins cette droite-là, démagogue, vulgaire, cupide, haineuse. Mais que leur "réalisme" et leur culture du résultat nous apporte-t-il? Une Lagarde qui se félicite des 0,3% de croissance quand les économistes en espéraient 0,6%? une identité nationale qu'on ne trouve à fonder que contre la burqua? Alors qu'on a abandonné l'indépendance française vis-à-vis de l'OTAN? 
    La question n'est pas économique, c'est juste l'envie de nous cracher à la gueule que tout n'est que question de fric et d'égoïsme, que c'est le monde et que ceux qui n'y croient pas sont des cons.
    Alors oui, je suis un con! Il y a la lumière et l'ombre et ce gouvernement nous conduit toujours plus avant dans l'ombre. 
    12 november

    la grande évasion

    Barbelés de nos peurs, ensanglantés,
    Autour des baraquements embrumés.
    Chevaux de frise de nos erreurs, main toujours gantée
    Tendue dans l'air douteux que nul n'ose humer.

    Eloge de l'amour Alain Badiou

       La philosophie comme je l'aime, intelligente, simple à lire, parlant de métaphysique et abordant concrètement des choses concrètes. L'amour en aventure et en risque, et plutôt que la fusion la différence et le durée... La preuve que la philosophie vit!
    Citation de la traduction à venir de la répubique: Socrate qui évoque Pessoa... Iconoclaste, mais l'homme a le talent pour donner envie de le lire et faire confiance à une inspiration sur le rasoir.
       Joli concept, le couple comme unité fondamentale du communisme. Avec la menace des séparations, l'espoir du meilleur et cette force qui vient, se moquant bien des nains rationnels. Peut-être bien, l'amour est-il la clé pour dépasser le modèle de l'égoïsme systématisé, si utile pour contrôler l'individu réduit à l'homo oeconomicus. Loin des rencontres, des amours-assurances ou divertissement, la possibilité d'autre chose dont le manque est peut-être le désenchantement du monde. 

    ce qui n'est pas dit

         "Vos gueules!", ou, en langage UMP, "devoir de réserve". Monsieur Raoult, on pourrait vous répondre d'un haussement d'épaule ou d'un bras d'honneur. Monsieur le ministre de la culture, quel courage! La Sarkozye a mauvaise conscience: heureusement, il y a la mauvaise foi! Mais c'est fragile, de tout réécrire: alors surtout pas de critique. Outre l'ego du président qui ne se remet pas de n'avoir pas renversé à lui seul le bloc de l'est, il va falloir faire croire que la crise n'a pas été, que c'est normal que les banques relancent la spéculation. Il faut nous faire tenir que les français ne travaillent pas assez, en dépit du chômage.
          Et plus que tout, il faut évacuer la question de l'équilibre présidentiel. Mais croient-ils tous que le jour ne viendra pas où avoir des comptes à rendre? Nous ne sommes pas en guerre, pas d'union sacrée, cette crise n'est pas une fatalité, mais la conséquence logique de la déraison des décideurs. Et ils sont toujours là, protégés par l'état ont ils prétendent ne pas vouloir!
        Le peuple abusé a voté, et après? La démocratie n'est pas ce régime que nous vivons: la démagogie a triomphé pour la tyrannie soft des épiciers. Un sondage nous dit que les français s'attendent à un monde après-crise terrible? Se souviennent-ils qu'ils sont souverains? Ceux qui ont provoqué la crise, vont-ils en plus en profiter pour nous imposer encore plus d'aliénation? Leur culpabilité n'est pas la nôtre, notre faute est de ne pas les congédier. Mais silence!
    11 november

    l'amour

    L'amour

    Europe lestée des ruines de deux guerres, chaînes de pierre,
    Et sa culture qui s'accroche et se propage comme lierre.
    En crime par amour des nations, la grande démission
    Qui prend pour modèle la nation des compromissions,
    Culte du veau d'or et des marchés iniques et cyniques,
    Qui ne proposent rien, sauf l'image mercantile, idyllique
    Du pouvoir d'achat dans le temple de la consommation
    Qui y reste froid connaîtra éjection et précarisation.















     
     
     

     

    Ils nous vendent le mâle alpha, la procréation et la pornographie
    En hypertrophie du plaisir pour nous stigmatiser de son atrophie.
    Performance, usage de l'autre pour la valorisation de soi,
    Si loin des raffinements érotiques et des draps de soie.
    Fi des champs au printemps, des portes cochères: exhibition!
    Gadgets en tout genre pour faire de toute fantaisie une perversion,
    Rupture, divorce pour mettre le doute et la peur dans le couple
    Et réduire l'amour à de simples corps qui s'accouplent;
    Entre honte et usage, pour ne plus vouloir bâtir,
    Ramener les élans lyriques à la concupiscence, ne pas tenter et pâtir

    .













    Image de la réussite, femmes de pouvoir grimées en catin,
    Parodie de femmes fatales aux caresses de satin.
    Hommes en guerriers vaincus, esclaves bel et bien vendus,
    Salariés creux comme dent cariée, moins raisonnables que timorés,
    Dressés à gâter leurs enfants sans les éduquer, honorés
    D'une voiture, d'un écran plat, prêts à prendre maîtresse et émasculés,
    N'osant brûler Troie ou braver Brunnhild, à baver acculés
    Devant la fille, la voiture,la vie de leur voisin, trop pleutres pour tendre la main,
    Se déclinant au neutre pour ne pas avoir à poser le positif pour demain.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Savoir donner, du plaisir et plus que de l'avenir
    Le souffle puissant du dragon et l'élan du devenir.
    Rire des amours de passage des Don Juan de magazines,
    Factices à la sortie des salles du marché ou des douches de l'usine;
    Ecrire des mots éternels et toujours nouveaux plutôt que le sempiternel
    Des pauses et des clichés du troupeau grégaire, pas fraternel.

    J'y étais aussi!(plus actif,j'étais la masse et le 08, moi!)

        Du mensonge en politique: une histoire de promesses électorales et de trahisons, un classique. Mais là, c'est différent: juste de la mythomanie. L'équilibre présidentiel tiendrait-il de la tour de Pise? Certains l'annonçaient en 2007, insultés par les médias "sérieux". Mais plus grave: ce mensonge qui ne sert que l'ego est étayé par le premier ministre. Se vanter, c'est humain, certes. Mais le premier des Français n'est pas un people comme un autre.   
        Il met la fonction au service de son auto-valorisation: un général De Gaulle parle au nom de la France, se confond avec elle dans une vision qui n'a rien de modeste, mais il se met au service de la nation. Là, nous avons un de ces parvenus qui dénigre la culture et veut se prouver qu'il peut tout avilir. D'ailleurs, qu'admire-t-il des USA sinon un terrain de jeu plus grand, plus ouvert à la vacuité du discours, où il pourrait encore plus frimer. Voilàla terrible vacuité de cette France-là, satisfaite de frimer même en seconde division.
     
    *