Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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26 november oscillationDe la rose d'antan, une douce prose détache les pétales.
Spirale dans le vent du soir, distance fractale.
Pas de deux, souvient'en de tes rêves fossilisés désormais.
Humaine comédie qui en un jour se délie, déformée
Par les soubresauts et les assauts de nos frissons.
Et pour toute rosée, l'ombre d'une larme qui n'a pas coulé. Ce qui fut le carmin des lèvres embrassées sera n'étant désormais plus refoulé Rouge sang, odeur fade et goût métallique; rouge sang qui attend patient. Noir au soleil séché, bientôt de bruine en averse délavé Auréole d'un saint ou même d'un dépravé. Alors mains jointes pour espérer du bonheur être conscient. Alors aimer le destin, de ses festins à ses manières de catin. Alors chanter l'air du temps, voix de velours et de satin.
méandresDirty old town, une étrange tristesse qui se refuse au tragique.
Souvenir pour une larme ou un sourire, nostalgique et antalgique.
Il y a le présent, vaste et déroutant, ouverture qui se dérobe.
Quelque ingénieux artifice qui se rit de nos appels à l'opprobe.
Le poinceau de nos sentiments travaille notre coeur, orfèvrerie en entrelacs Qui lance et relance le sac de nos mémoires, de nos souvenirs le ressac. Des fastes d'hier, fêtes et espoirs, aux brumes de demain, en attendant le soleil, Fresques et mosaïques de nos "j'y étais", comme un torque de vermeil. Des landes d'Irlande, le parfum un brin sauvage, perle de verdure Aux canaux de Bruges quand trop le suspens dure et perdure. vertige
Voici l'automne, viendra l'hiver et le printemps et l'été Juste avant que ne revoilà l'automne et la sarabande et le défilé Comme les perles de nos vies enfilées au collier de la destinée. Un jour ne restera qu'un "il aura été". Et quoi donc? Aimé puis détesté. Adulé puis en somme délesté. A moins qu'il n'y ait que le silence et le ruban d'une vie dévidée Sans même avoir tout-à-fait connue le frisson et l'ennui, la passion et la vacuité. Pourtant la vie a une riche palette, Nous sommes douloureusement en dette. 24 november prophétie sinistreL’homme s’installe dans l’illusion, il vend son âme à son confort. Il tire sur une corde élimée, un peu de haine pour diversion, Ne pas croiser son reflet, accusation sans rémission. Alors les rivières de sang charrieront nonchalamment les corps, Dans une dérive lente, résignée et sans effort. Ce n’est pas le prix à payer, c’est juste le fruit du lent labeur De l’égoïsme et de la bêtise, avec votre accord. Réticule rétro éclairé, votre silhouette s’offre en cible mineure. Tragédie sans importance et peut-être scandale salvateur, D’un charnier qui ne sera que simple engrais, Où la justice est mise au supplice, bon gré, mal gré, Pourra naître une chance d’avenir, une once de désir Pour farder la face pâle du martyre. Dans le boue et le silence, accalmie qui délire De la paix, l’ombre salutaire et l’aimable souvenir. C’est un monstre? Non, juste la soif d’idéal. C’est criminel! Qu’importe, du possible le féal. La douceur a été lapidée par les certitudes en désuétudes Le dernier sage a tremblé puis renoncé à l’étude.
19 november peuple de FranceHéritiers d'un costume trop grand, le jeu des salons et des rues
Lui tient lieu de réflexion, et le blanc devient écru.
Haïssez les patrons, haïssez les fonctionnaires, c'est vous que vous salissez
De vos petites détestations mesquines, lâches et policées.
De mon ennemi, je boirais le sang et, à pleines dents, son coeur Sera mon eucharistie. Vous n'êtes que frères et soeurs, Le torse bombé et le dos courbé, misérables soumis au troupeau, Vous vous ennivrez de vous-mêmes, votre égoïsme pour seul drapeau N'est qu'un bruit de bottes disciplinées, vers l'abîme vous vous congratulez De victoires qui ne sont que les défaites de la raison que vous dîtes aduler.
Tout est il perdu, l'homme en projet avorté? Il arpente son enfer et un sourire porté Comme un masque plus que mortuaire Et j'aimerais le tourbillon d'une ville portuaire. 13 november la cendreLa mer est descendue et la cendre corrompue,
Plus froide que le silence sans sérénité.
Mon fils me manque et mes souvenirs sont un granité.
Saveur amère, la vie dans sans fard, un filet de pus. 12 november ciel de plombPour l'innocent qu'on sacrifie au champ d'honneur
Ou d'une quelconque prison la cour intérieure.
Bonnes gens braves gens le sang sur vos mains est accusation.
N'incriminez pas les tyrans, ils sont vos enfants en abjection.
Tout juste ont-ils un soupçon de courage de plus que vous.
Je pourrais être d'entre eux le pire, je l'avoue.
Mais vous, vous n'êtes pas même capable de braver votre reflet.
Les bonnes intentions vous donnent l'alibi parfait.
Suis-je différent de vous? Sans doute plus extrémiste, L'oeil clair et le regard acéré, juste moins optimiste et pas pessimiste.
11 november fugace étincelle
Elle hante la nuit que naguère elle enchantait, Et ses larmes sont les étoiles d'un chemin vers demain, Curieux, étrange, incertain quand il se construit sur un chagrin. Parfois sinueux, parfois silencieux, elle l'arpentait. Egarée un soir ou un matin; pensive, Elle n'a gardé que l'ombre et le souvenir, banissant les sourires. Mais dans la profondeur de ses yeux le souvenir des rires, Qui ne se perd et qui vibre encore, elle demeure attentive. Ce monde pourrait être autre et l'amour perdu encore de saison, Mais il est ainsi, parfois bien sombre oraison. Elle attendait tant de sa vie, elle aura bien davantage Des saveurs enivrantes et des parfums capiteux, Au point que parfois elle eût préféré le fade, Qu'importent les mots radieux et spécieux.
11 novembreUne date dans la folie des hommes, gloire éphémère et pleurs amers.
Le travail du négatif pour donner un sens à la "der des der",
Traversée en haute mer,
Traversée de nos Enfers,
Paix à ceux qui sont tombés, à ceux qui ont souffert.
Notre confort plonge ses racines dans leurs ossuaires.
Pour supporter la boue et le sang où triomphe cette logique Des nations, des peuples en armes et des idéologues Qui donnent à l'horreur son décalogue. Alors le douceur d'une joue, l'ourlet des lèvres Puis les charmes qui enfièvrent Pour répondre à la pulsion de mort et à ses envies Par la limpide simplicité de la saveur de la vie. 10 november A l'heureA l'heure de juger les fous éclate mon dégoût.
Société de matamores à la violence lâche,
Leur cruauté s'abîme dans le gloaque du tout-à-l'-égoût
Des consciences en pleine relâche.
Si la vie sort ses griffes, c'est que vous êtes dépressifs.
Si vous ne marchez pas au pas, c'est que vous êtes subversifs.
A l'heure des génuflexions de la parité et de la kermesse des minorités, Les fausses luttes en cascade pour ne rien changer et conjurer l'équité. Notre occident brise le moindre morceau de miroir pour ne plus s'y voir, Que lui importe l'ossuaire des bas-salaires tant qu'il babbit l'ivoire. Et les damnés de la terre ne rêvent plus de monde meilleur ou de justice, Ils dénoncent l'injustice de n'avoir personne à mettre en cilice.
Est-il temps de redevenir innocent, enfant, légèreté et sourire candide?
Il n'est plus temps en ce temps où de l'enfant ne reste que la consommation
Grand asile où pour toute tentative d'évasion, aucune sommation.
Pour toute figure de rébellion ou le vide médiatique ou l'exclusion,
Mauvais vin et froid comme cachot indécent pour mater le récalcitrant.
Alors je collabore, et c'est les méandres de la mesquine compromission;
Il y aurait bien l'excuse de l'entrisme pour passer à table l'air résistant.
Et le fil des jours décharne l'illusion, le magnétisme de l'insertion
Pour éviter les geôles livides de l'incarcération.
Mais bat l'idéal,
Refus du féal.
04 november Ciel, acier et verreNos coeurs et nos âmes s'enlacent, bientôt froides et lisses,
Atmosphère ionisée, un frisson dernier vestige en lice
De ce qui fut de ce qui eut pu désormais ombre et poussière,
Engoncés en nous-même, gloire et misère.
02 november vendredi 02 11 6h08Quoi? rien, juste la douce quiétude du petit matin
Ce point où la nuit devient voluptueux satin
Et offre ses reins comme une universelle catin.
La tasse où le café fume, élan pein d'entrain
Vers le jour qui s'en vient, encore incertain.
A ceux qui partent, nous restons et nous vous raconterons,
Il devra bien y avoir de bons moments dans ce bazar,
Nous ferons même mieux, nous vous les conterons
En oubliant les larmes et la dureté des regards.
Paix à vous qui, nous l'espérons, désormais savez.
Nous n'avons pour vous saluer que quelques ave
Fleurs d'automne et déjà anciens clichés
Dans nos mémoires et nos coeurs précieusement nichés.
S'estompent toutes les pompes cléricales, Nous vous gardons un rayon de soleil Qui se rit du temps, d'une pureté virginale Et plus que l'accablement béant Des grands déchirements un jour durant, Ce petit peu de notre coeur vermeil Pour vous emporter vers l'aurore Et vous offrir mieux que le marbre et l'or. |
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