Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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30 oktober paix et amour!Ceux qui ne connaissent doivent ricaner, et ils ont raison! les banques sombrent? Je puis bien trinquer à la fin du monde. Des effigies vadous? Quel malheur de ne pas être forgeron! J'irai boire du champagne dans certains crânes. Skol, il me semble! 29 oktober raisonnable?Face à ces "élites" qui ne cessent d'en appeler à notre bonne volonté, qui nous enjoignent d'être raisonnables, c'est-à-dire de na pas les contredire, posons la raison. Pas l'agitation, mais bien la raison, celle dont se réclament nos élites: elles sont les responsables de cette situation.D'après leurs propres critères, ceux qu'elles nous appliquent, elles devraient être virées.C'est simple, alors un économiste viendra expliquer que nous ne pouvons pas comprendre. Laisser-faire, nous laisser guider, brave troupeau. 23 oktober stop!Il y a de la folie dans l'air: Interdire la vente d'alcool aux mineurs, mais autoriser la publicité sur internet pour l'alcool. Nous en sommes là: l'incohérence s'affiche ouvertement. Santé publique contre intérêt économique? Doux manichéisme qui ne se justifie plus, simplement une agitation stérile qui conduit droit dans le mur. que se passe-t-il?Officiellement, la crise est vaincue par notre hyperman. Les bourses chutent encore. 1989, sans grand bruit, la dislocation d'un système: il y avait une alternative. 2008, il n'y a pas d'alternative claire, juste des efforts pathétiques pour trouver des rustines alors que la mongolfière est percée. Nos démocraties sont en piteux états, elles sont suivi comme un seul homme ces dérives financières, releguant au rôle de Cassandre ceux qui y voyaient clairs. La "déclinologie" a fustigé la France, si en retard sur la modernité, se gradant bien de signaler ceux qui s'enrichissaient sur le modèle "profitons-en tant que ça tient."
Cette folie, on la retrouve dans l'adage "profite de la guerre car la paix sera terrible": l'issue est écartée, on revendique son obstination, au nom d'une pathétique "réalité" qui ne laisse pas d'autre choix. L'état en faillite qui trouve soudain les moyens montre combien nous sommes, citoyens, manipulés. Des policiers, partout, et Mesrine en héros d'une révolte à laquelle nous renonçons. D'une révolte qui n'a d'issue que dans la mort violente, soyez avertis braves gens! Les patrons vont bientôt venir nous appeler à un sursaut national pour l'"économie réelle" dont ils sont les champions. Histoire de s'enrichir en attendant les Chinois?
Le capitalisme financier n'est pas de nature différente, il est simplement l'accomplissement de la logique capitaliste: pure plus-value. Tant que les hommes ne seront que "masse salariale", que devrons-nous espérer?
Le vocable plus correct de "ressources humaines"? Une ressource, ça s'exploite. Les mots mêmes de ces messieurs les trahissent. Ils prolifèrent dans ce monde du débat permanent où il suffit de jouer une opinion contre une autre pour que les "puissants " aient le dernier mot! Une enquête scientifique, ça se contre avec une contre-enquête, n'est-ce pas monsieur Allègre? La vérité, voilà l'ennemi que l'on accoquine avec les fanatiques et quand on en a besoin, en en fait cette réalité au nom du pragmatisme dont James donnait la clé: "la vérité est ce qui est avantageux pour nous". Certes, "on" n'a pas forcément lu le philosophe, mais on partage, sans le savoir, sa pensée sur ce point. Alors la crise,les bourses qui dévissent... Est-ce bien réel? Le principe de réalité va faire mal, mais reste à savoir à qui. autre adresseIl y a trop de colère, trop de nuages sur cette île, alors une escapade s'impose: http://lechantdurenouveau.blogspot.com/ 21 oktober milliardsTout est patent, du mensonge des caisses vides à l'échec de l'intégration, le chomage à la hausse. Et les banques, il faut bien les sauver, soyez raisonnables! Cette raison en couteau qu'on nous met sous la gorge, n'est-ce pas la promesse de sa corruption, l'ère ouverte au refus pur et simple? 20 oktober une bièreUne bière, la bière avoir pu croire un frère
Et n'avoir trouver qu'un mois en jachère.
Houblon, pour une blonde inventer un doublon.
Un peu de mousse et l'impression d'un filon.
Lui avoir laisser sa jeunesse et une adresse,
Une sorte de paresse, l'ombre d'un caresse. 15 oktober l'île du Maghreb?L'équipe de France ne pourrait plus jouer au stade de France... Provocation en baroud d'honneur de Jean-Marie Le Pen? Non, peut-être bien un laisser-faire pour la revanche d'Edvige, un nouveau prisme pour nous faire oublier la crise financière, un peu de peur pour resserrer les boulons autour de la sécurité?
Ce n'est pas un gag, je peine à croire à une maladresse quelconque. Mais inventer les explications que vous voulez, faudra-t-il le pire pour réveiller une once de bon sens, mise à une autre fin que l'aliénation générale? 14 10 2008C'est une marche aléatoire, dans les rues abondonnées à la nuit,
Vieille Ville où une bière attend, derrière quelque porte lourde d'ennui,
Au milieu des hommes et si loin d'eux, mise en abîme, ce reflet qui est mien
Et qu'est-il de moi, lui qui flotte de vitre en vitrine, vagabond et bohémien;
Peut-être songe-t-il à ces Fêtes Galantes toutes en Illuminations,
Loin des hommes, vers une humanité quelque part en gestation.
Des visages, soupirs alanguis ou tension des corps, et la fraîcheur nocturne,
Alors les pas s'en vont sous l'éclat non de la Lune, mais de Saturne.
Et dans le silence l'écho lointain des cris d'extases charnelles,
Dans cet instant si présent qui se dilate jusqu' à sembler éternel.
Alors relever son col, alors n'avoir d'autre miroir que le disque blafard,
Et essayer de se souvenir d'une boussole, de l'éclat d'un phare
Pour avancer, pas de plus sur lequel se referme les ténèbres,
Pas pour traverser cette nuit, toutes les nuits et l'étrange algèbre
Des coeurs qui battent, s'ébattent puis débattent
D'un impossible havre, trop lointain rivage, et pourtant les étoiles s'y hâtent.
quelle Marseillaise est sifflée? Ca devient une habitude, indignation de bon ton sans action, sinon critiquer la violence de... l'hymne! Est-ce le chant glorieux des conscrits de Fleurus qui est sifflé? Non, c'est celui d'un pays qui s'extasie devant la famille présidentielle et qui s'est perdu dans l'enrichissement sans but. Celui qui ne saisit pas l'opportunité pour se rassurer lâchement que le système soit sauvé, il renonce à l'avenir dans le présent flasque de la consommation. Inutile d'être dupe, puis qu'on nous dit qu'il n'y a pas d'alternative.
Le problème des banlieues, traffics, islamisme ou autre: un simple syptôme du mal de la jeunesse qui, hors du ghetto, ne peut s'exprimer que dans les paradis artificiels et un certain nihilisme mou, celui des appétits repus mais qui désirent toujours, machinalement. Il est toute une génération de politiques qui devra rendre des comptes, ces tristes margoulins qui ne songent qu'à leur réélection, ces médiocres qui se croient aristocratie quand ils ne sont que les valets du mercantilisme.
L'aliénation a quitté les usines, elle s'est répandue dans les images; Parfois, on en dénonce un avatar, comme ces mannequins trop maigres, mais qui correspondent si bien à l'époque du monde-camp! Alors on légifère, on débat, on s'émeut pour replâtrer cette civilisation qui a peur de l'avenir, qui le conjure dans l'idée d'une croissance infinie, comme il était hier question d'un Reich millénaire.
"L'ascenceur social" est cette invention pour briser les solidarités, corrompre celui qui pourra s'en sortir en abandonnant, en reniant et qui essaiera ensuite de faire oublier. Simple soupape de sécurité, hypocrisie qui oublie le vrai sens de l'éducation, non celle des simples enfants, mais celle qui unit le peuple en un projet commun. La société du chacun pour soi redevient celle du tous pour le roi: ça bloque! Ce roi délocalisé, décentralisé, petit chef ou "nom-du-père". Il faut se battre pour la liberté, non pour imposer la démocratie, mais contre nous-mêmes, apprendre à ne plus marcher au pas du troupeau.
L'ennemi n'est plus aux frontières de la nation, pas plus dans des zones de non-droit fumeuses, il est dans une certaine modernité tout en postérité, celle d'un certain pétainisme dont la dénonciation a valu bien des attaques à Alain Badiou. L'activisme de l'INSERM correspond au rêve de trouver la camisole chimique qui des dépressifs ou des jeunes proto-délinquants en crêche, viendra éliminer ce facteur humain qui empêche le rêve cybernétique de ceux qui oublient les Humanités, s'imaginant déjà aux commandes de la machine. Mais l'humanité n'est pas donnée, potentielle, il faut encore la faire éclore et s'épanouir.
C'est certes bien loin du pouvoir d'achat, loin des jongleries avec des milliards. Mais la guerre de 1939 a d'abord été perdue dans les esprits, dans cette même assurance pleine de morgue de ceux qui savaient, stratégie du front continue en hommage à la guerre précédente, au son des marches glorieuses la croix de guerre sur le torse bombé.
La Marseillaise n'est pas un chant pour les nantis, les puissants: elle est le chant des exclus, des idéalistes, le fou pari de mener l'utopie à la réalité. Mais elle est amputée, on lui vole ses couplets pour la caricaturer. Ou pour nous aider à oublier 1789, souvenir bien rangé dans les livres d'histoire, même si on ne parvient pas à tourner la page.
C'est ambitieux, comme programme, c'est noble, loin des 2 minutes habituelles, elles qui nous font oublier qu'il s'agit d'un chant de marche, ce rétrecissement du temps des hommes pressés évitant le réflexion, la méditation qui sont reléguées loin de la cité,pour l'ermite dont la solitude neutralise les ferments corrosifs.
14 oktober métamorphoseIls croient arrêter le monde, figer son évolution
Mais leurs milliards en fondation
Sur du sable mouvant, en pure fiction,
Celle d'une action quand il n'y a que réaction.
La famille présidentielle en guise de restauration,
Parodie en tragédie, diction en répétition.
L'échafaud remisé, est-ce là assez en guise de civilisation?
D'où vient l'argent?Les journaleux transmettent que ce n'est pas un chèque de Bercy, oubliant de dire ou de demander d'où vient l'argent. Je ne comprends pas, qu'on m'explique. Je vais croire que l'information est aux ordres, que réfléchir est déconseillé, que... matin d'octobreDes mots qui prennent leur temps et se déploient avec une majesté douloureuse,
Comme un fable aux larmes acides qui parle du genre humain, décharnée et houleuse.
Des mots d'amour abattus en plein vol, des mots pleins de rages anesthésiés
Pour une protestation qui sera sans faute et sans hésitation euthanasiée
Au nom de ce bonheur creux dans l'euphorie des bourses qui remontent,
Nouveaux temples à la divinité capricieuse qui ne connaît pas la honte.
Mais quoi, est-ce là tout?
Il doit, dans quelque manche, rester un atout.
En attendant, écoutez-les pérorer ceux qui hier tremblaient!
Mais leur crédibilité aura plutôt flamber.
Gardez-vous des nouvelles qui cheminent longtemps,
Souterraines, elles sapent et ont tout leur temps. non-solutionBarbe noire et hirsute, mèches allumées, de bruit et de fureur, Délayer les fadaises, déblayer les violons d'une langueur. Réprouvé, tantôt honoré et par-dessus tout craint. Une légende bientôt, d'audace et de menaces, rêche comme gant de crin. Une histoire du nouveau monde, de révolte un peu sans espoir, Toujours le miroir d'un monde fat, belle société au fond assez dérisoire, Et la vie n'est qu'un jeu, balles et coups de sabre pour la fin de partie, Sortie en pied de nez; ni cour, ni corde en guise de répartie. Et un rêve, une page sanglante, détournement de civilisation, autonomie Décrétée, révolte hébétée pour échapper à la lobotomie D'un monde où les dés sont pipés, l'esclavage volontaire, Alors désincarcération en course et bordée de sabord, Abolir, inventer, un monde peut-être bien meilleur à bord.
13 oktober tour de passe-passe.Les milliards coulent à flots, et déjà dans Les Echos,
Il est question de reprendre l'ancienne danse.
Bien sûr, pas le temps de passer par la case contredanse,
Et pour les citoyens laisser faire les escrocs.
On nous affole et sans doute ramasse-t-on le pactole,
Et sans doute a-t-on déjà des élus amasser les étoles.
Bien droit dans la file devant l'anpe morose et grise,
Comment ne pas rêver d'éclats, de fracas et de ville prise.
Quelque lointain océan où mener une vie libre,
Des frères de la côte quelque part le rêve ou la fibre.
Mais l'horizon est bel et bien solide, un rien livide
En attente des incendies, allumés d'une allumette candide.
interrogationDes états en faillite, disait-on, qui trouvent des milliards pour sauver le système. Et des grands cris, des gros mots pour fustiger, dénoncer et, surtout ne rien changer. Déjà, les intonations changent, il n'est plus question que de confiance retrouvée. Au passage, où sont passés les milliards? 11 oktober albae lacrimaeC'était dans la clarté fraîche et pâle des matins du monde,
Un sourire, un regard, une main qui se tend et cette lumière,
D'un vagabond des limbes et d'un peu de poussière
D'étoile la romance qui s'est prise d'aux jours la ronde.
Alors le temps, le lent jaunissement des souvenirs et un visage flou
Pour dire le paradis perdu alors que c'était l'enfer, mais reste la lumière
Celle qui défie la ténèbre, celle qui luit patiente dans les ténèbres
En souvenir d'une princesse et d'un drôle de zèbre.
Alors on peut relire l'Apollinaire et les poèmes à Lou:
"Je tourne vire
Phare affolé
Mon beau navire
S'en est allé"
Et quelques mots sublimes pour échapper au cimetière
Pour laisser une indication tracée à la craie, une direction
A ces frères humains puînés loin de son temps de chiens,
Tentation au fond de la tranchée, déréliction.
N'être qu'un reptile, au mieux un saurien
Dans la boue, âme en extase et corps en reptation,
Et la morsure n'est pas celle des baisers, c'est la mitraille,
Longue agonie d'un continent où se perd l'aimée, où se gagne une médaille.
Et du fond du charnier tendre les bras, l'écho d'ébats
Et oublier la puanteur pour l'ombre d'une fragrance
Murmurer un prénom, Lou ou Lili, clore tous les débats
Et laisser un sourire désolé comme imprécation à l'arrogance.
negrae lacrimaeComme une larme qui n'a pas été versée pour un regard noir,
Une tristesse tournée en colère.
Et des ombres hantent cet étrange, lugubre, délabré manoir
Où attendre la lumière pour chasser la misère.
Devant l'abysse des folies ultra-modernes, l'économie réelle
Pour que demain le paron guérisse l'écrouelle?
L'échec est là, mais pas de constat,
Juste la volonté de sauver le système,
Belle volte et prostitution avérée de l'état.
La vallée de la Fensch en parc à thème.
Et pendant ce temps là, ils boivent leur champagne
Et se rassurent d'une ligne de coke, d'une courtisane en tisane.
L'action chute et c'est bien plus grave qu'un suicidé ou un mort de faim.
Il sera temps de se mettre au parfum, une ligne rouge pour dire fin.
Ce n'est pas la finance, c'est bel et bien le modèle humain
Qui affronte le besoin de s'inventer pour un demain. 09 oktober Justifications et fictions On nous sert, peu à peu, la version d'une crise due à la perte de vue de l'économie "réelle". Mais que faisaient ces brillants analystes au moment de nous mettre en garde? Ils accusent l'état de n'avoir pas rempli son rôle, eux qui continuent à prôner la déréglementation. Ils souhaitent que les privatisations continuent comme si de rien n'était. Je pourrais croire rêver, mais non, c'est bel et bien la main sur le coeur qu'ils taxent de mauvais libéralisme le modèle américain alors qu'ils n'avaient que sa louange à la bouche. Et viennent ces braves électeurs qui se réconfortent en espérant que cette crise remettra les vraies valeurs à l'honneur, au premier rang desquelles le travail et surtout la fin des 35 heures. Décidément, ces sales cons ne s'en remettent pas de l'idée que l'homme puisse être sur terre pour autre chose que suer à la tâche, surtout quand ils sont rentiers derrière le bouclier fiscal. La civilisation du temps libre, selon eux, nous y sommes déjà. A nous, ils souhaitent la journée de 14 heures, surtout ces femmes flétries en manque de jardinier à reluquer, sans doute. De la populace qui mettent en valeur leur niveau socio-culturel. Ces pauvres instruits, voilà qui gâche leur sens de la supériorité.
Faudra-t-il un bain de sang pour qu'une évolution soit possible? crise, paraît-il.La crise actuelle se déploie-t-elle lentement, comme pour nous jeter dans le chaos? En attendant, il n'est question que de sauver le système. Désigner un ou deux traders, vouloir mettre en torche quelques parachutes dorés pout justement ne rien changer. Pourquoi le capitalisme financier? Cette question, elle n'est pas posée. N'était-il pas la forme moderne du capitalisme? Il y a peu il incarnait l'avenir. A quoi veulent revenir nos brillantes élites? Un capitalisme sain basé sur quoi? Des usines? Vont-ils rouvrir les mines de charbon pour un Germinal 2009? Prend garde peuple de France, il est un modèle qui traverse la tourmente en tenant ferme son cap: la Chine.
Ces milliards qui fleurissent, cette belle richesse des Nations où était-elle? Les caisses n'étaient donc pas vides? L'éducation est bradée, le travail érigé en valeur absolu quand les chômeurs sont légions, surplus d'un modèle qui ne tient plus. Mais il ne semble pas question de chercher une alternative, elle n'arrivera que si la "main invisible" le décide. Nos dirigeants sont coupables de ne rien oser qui ne soit à visée électorale, à répéter jusqu'à la nausée les mêmes idéologies creuses quand peu à peu le consensus se fait autour d'une politique-spectacle qui divertit et subjugue les foules décérébrées. C'est à l'école, au lycée que la guerre se perd. Renoncer à former des citoyens, des adultes capables de libre-arbitre et de réflexion au nom de l'employabilité. Et les parents démissionnaires, trop occupés d'eux-mêmes pour avoir un véritable rôle formateur, trop bombardés des discours d'une pensée dévoyée qui a discréditée l'école, qui a bradé le bac pour se satisfaire de taux de réussite digne d'une élection africaine, qui ne veut pas admettre qu'elle a besoin d'une main-d'-oeuvre hautement qualifiée, qui sait qu'elle ira la chercher ailleurs s'il le faut. L'immigration choisie, c'est ça. Le règne du court-terme, investir 20 ans pour former un robot humanoïde qui, en plus, pourrait mal voter, quelle gaspillage.
La crise n'est pas financière, mais spirituelle. Les jeux autour de la laïcité vident les aspirations à la simple alternative entre le pire d'hier et la perte de la liberté. Mais quelle liberté, il n'y a qu'une licence contrôlée. Aucun projet commun. L'alibi universel du possible pour faire taire toute aspiration à autre chose. La croissance n'est pas là, elle n'est plus là et pourtant nos dirigeants la poursuivent stupidement, moustiques gorgés de sang que la lumière attire. Pourquoi ne pas remplacer cet objectif de la plus-value financière par l'épanouïssement humain? A-t-on songé à sortir du travail salarié, cet esclavage qui réduit l'homme à une force de travail et un pouvoir de consommer? A faire de l'homme une fin en soi? Notre société de consommation en est la caricature où l'individu est squizophrène: tout-puissant consommateur qui se masque par son pouvoir d'achat qu'il est surtout le corvéable à merci. Mais qu'attendons-nous de ces politiques pris dans le jeu qui dépendent du système à réformer? La niche de la contestation est parfaitement intégré dans le système, soupape de sécurité qui ne propose rien de réellement différent. Arrivé au pouvoir, ces falots oseraient-ils abîmer ce jouet? Comment pourraient-ils scier la branche sur laquelle ils prospèrent? Les socialistes en eurent l'expérience en 1981 quand le changement se laissa intimider et acheter. |
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