Profiel van schneiderl'îleFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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31 oktober nolontéPeut-on arrêter de vouloir? Ce serait alors une étrange transcendance dans l'immanence. Mais serait un accomplissement que de se vider, s'assécher? Il y a là une étrange alternative: pure immanence de l'être ou néant? Maurice Blondel, la confiance du XIX siècle où le devoir n'a pas culminé dans les tranchées de la Grande Guerre, ce suicide européen. Des généraux qui comptabilisent les milliers de morts pour la patrie, pour cette patrie qui a oublié, la fraternité prostituée aux marchands de canon. Ces brillants politiques qui n'ont pas su ou briser l'Allemagne ou la ménager, qui se sont vautré dans l'humiliation revenue comme un boomerang dans le déferlement des panzers. Et tout ça pour voir le peuple souverain s'énamourer d'une Ségolène ou d'un Nicolas.
Dans ma vie, je vois bien l'incohérence, l'impasse et je sens l'appel d'air, la force étrange qui me fait sourire et me dit que demain viendra, la réussite m'y sourira. En attendant, tenir la ligne. Vouloir, serrer les dents parce qu'au fonds, ça ne sert à rienet que le soleil viendra. Pourtant, il faut en passer par là. Pourtant, il faut s'orienter, voir les chemins de traverse et fixer un cap. Douter, trembler, mais avancer. Se déprendre des illusions, faire une pirouette ou un pas de deux pour laisser le nihilisme derrière soi.
La fin de la volonté, c'est l'anéantissement et qu'il soit en Dieu ou dans le néant, c'est un abandon complet de tout sens. Encore qu'en Dieu, ce puisse être un accomplissement. Mais il s'agira essentiellement de s'allonger dans la nuit, la neige, le froid quelque part non loin de la Bérésina. Il reste tant à faire, il reste un tel potentiel. Combien de temps restera-t-il dilapidé par un système archaïque, où la peur est toujours là. Si ce n'est plus celle de l'Enfer, c'est celle du chômage, de l'insécurité; la peur, toujours la peur. Nos dirigeants nous apprennentà ne plus vouloir, grâce à elle, pour nous prosterner devant celui qui maintiendra le passé. Vouloir est révolutionnaire, non cette volonté dilapidée dans le consumérisme, mais la Grande Volonté, celle des exploits et des hauts faits. Elle se rit du pragmatisme, du réalisme. Elle renverse la monarchie, met les coalisées en déroute et l'empire, la restauration n'éteindront pas la flamme allumée. Réduite à l'état debraise, elle palpite toujours, son heure viendra.
athéologie 3 Les rapports d'Hitler et du Vatican, les rapports du Vatican et des Hutus, la tolérance de l'Islam qui a tout de l'étoile jaune, le génocide des Cananéens... le prête aime le boucher. Le Coran permet un Islam laïc où manger du porc et boire du vin? Paul de Tarse est un hystérique, qui a défaut de sacrifier à Vénus veut la transformer en souillon ou en madone? Là, l'histoire montre que les trois livres générent des bourreaux, le sacrifice humain restant récurrent, entre bûcher et égorgement . Mais Dieu? Le traité dathéologie montre la folie des hommes au nom de Dieu, mais c'est tout. MichelOnfrayprend des allures de prêtre matérialiste: il voue l'ennemi aux affres de l'irrationalité. Mais aucun argument contre l'existence de Dieu, si ce n'est un oukhaze rageur.Les trois livres sont des supports, ils permettent tout. Je préfère choisir, pour moi, l'Illiade.
Par contre, je suis d'accord avec cette vision de la pulsion de mort à l'oeuvre. Mais pas seulement dans la Bible. Elle est là, dans la démagogie actuelle, dans la négation du sens; le cynisme actuel prépare l'après- guerre mondiale. Le Coran et l'occident économico-chrétien. La pauvreté, tiers exclu.
Michel Onfray remet en doute l'existence même de Jésus. Mais il ne développe guère, il en appelle à cette évidence qui vise à faire passer le possible détracteur pour un imbécile obscurantiste. Il attaque, attaque et je me dis que son enfance chez les pères l'a marqué. Il en parle ailleurs, là, pas un mot. Il connaît trop bien les conclusions à en tirer. Il perd son sang-froid, sur ce thème. Il confond le procès des hommes, la dénonciation des faits et un fait qui lui est hermétique. Il ya une lecture de l'Evangile comme celle d'Edelman dans Jésus parlait Araméen, qui montre un autre possible. Mais sans doute Michel Onfray crierait-il au trucage des textes, à l'hétérodoxie! Adopté, il veut détruire la famille. Il y a de ce Paul de Tarse en lui. "Les raisins sont trop verts", sondépassement de l'humain doit être génético-mécanique, son homme faustien est le rejet de l'Esprit. Non pas celui des religions, mais celui de l'individu. L'homme est mort, vive l'homme! Ni l'intégriste sanguinaire, ni le "body-tuné", mais l'homme qui allie raison et coeur, dont la poésie serait Logos. Sûrement pas cet hédoniste qui fanfaronne face au néant ou cet être qui a soldé sa raison au prêtre! L'érotique du corps solaire aboutit au corps glorieux, non pour la mort, mais pour la vie, dans la pure affirmation. Amen.
30 oktober athéologie 2Pour éviter d'être puni par Marie qui est d'une sévérité.... Je continue le traité d'athéologie et je souris: la haine de la religion ne prouve rien quant à Dieu, sinon qu'il est farceur s'il est! Mais se moquer du paradis est facile, mais quoi de plus affligeant dans cette naïveté que celle des électeurs dociles qui intègre si bien la société du spectacle. Quel est le plus grand danger pour la France? Les Imams ou les politiques? Les symptomes renvoient à un mal plus profond, qui ne se traite pas avec un fourgon ou deux de CRS: quelle perspective, quel projet pour l'avenir? La peur ne vient plus de Dieu, elle est désormais entretenue par l'épiscopat politico-financier. 28 oktober athéologieJ'ai commencé le traité de Michel Onfray. J'aime cet auteur, il stimule la pensée et instruit. Là, son propos que je commence à peine renverse le postulat de Kant: Dieu existe. Un appel à l'évidence, à la science, à la raison... qui ne prouve rien. Lutter contre l'Eglise et ses abus, dénoncer les religions du livre sans discrimination, c'est sain.Mais dire que le philosophie se dresse conre la religion, c'est un raccourci, à mon avis, malheureux. Dénoncer l'epistémé qui demeure, oui, mais congédier le libre arbitre... Alors pourquoi vouloir nous convaincre de la justesse de ses propos si nous ne pouvons pas décider? Comment ne pas convaincre tous ses lecteurs? Croire serait une maladie mentale, alors? Congédier Platon, les arrières-mondes et en appeler à ne plus craindre la mort. A accepter le fonds de néant sur lequel nos viesne sont qu'une écume. Je ne suis pas convaincu. La charge est trop virulente; pathologique, oui. 27 oktober passéiste J'ai lancé une bouteille remplie de cris et de plaintes sur internet et c'est un boomerang. Suis-je tourné vers le passé? J'ai un goût à la nostalgie, plus littéraire et artistique que choix de vie. Ai-je peur de quitter ce passé-là, celui où nous étions un couple avec un enfant? Sans doute, je l'ai subi, mais c'est englouti vers hier. Pour moi, la donne à changer. Etre avec Evan, partager de bons moments et laisser à hier ses fantômes.
Ai-je des regrets? A part celui d'avoir exposé Evan à cette séparation, non. Sa mère a tranché pour des valeurs qui me sont incompatibles. Nous aurions pu être heureux encore un temps, long peut-être. Mais le séisme aurait eu lieu. J'attends l'avenir, demain, un travail, une famille. J'ai des projets, je m'investis pour mon club, pour les idées de liberté.
J'ai eu un choc, oui; mais l'avenir, comme ce cerveau qui a réinventé qui réinvente des connexions pour se remettre de l'AVC. Je ne lâche rien, simplement je dois avoir besoin d'écrire ce que je ne dis pas. Pour moi, en prendre conscience, ou même pas, réguler des flux, laisser mon optimisme à flot.
Mais c'est un fait, je n'ai pas traversé cette séparation sans être éclaboussé. Mon esprit a été saturé. Il l'est encore parfois, lors des "manigances" visant à me séparer d'Evan, dans le cadre ce cette volonté d'appropriation de l'enfant.
Suis-je passéiste? J'espère que mon sourire apporte une réponse. Amusé, calme, doux. Un rien carnassier, pour mordre le bonheur à pleines dents. Un rien énigmatique. ET LE CIEL EST BLEU Mauvaise semaine, déceptions et nouvelles maussades. Sinon, le marasme. Non, ce n'est pas le pire. Oui, ç pourrait être bien pire. Alors de quoi me plaindre? Crier ma soif de soleil, de valses lentes, de destinations. Toujours pas de travail au sens de véritable profession où se trouver une identité, une insertion. La solitude, comme un rêve qui dure. Mais j'en veux tant, pas la table des repas silencieux et résignés mais celle des noces et des festins.
A quoi me sert une quelconque éthique?Juste à tenir mes positions, à sentir l'appel des lointains et ne pas sombrer en moi-même. Bref, à ne pas connaître pis que la destination finale. Tenir la ligne, tenir à tout prix, ne pas céder un pouce de terrain, aller de l'avant, projeter son esprit au devant de son corps. 25 oktober l'entonnoir et l'échafaud. L'éthique en psychiatrie, beau sujet. Je connais mal le monde de la folie, à part celle, ordinaire, dans la quelle nous baignons tous. Le fou est figure radicale d'altérité, non l'exotisme d'une différence venue d'ailleurs, mais le déchirement d'une différence venue de l'intérieur, si difficile à identifier. Elle est en chacun de nous, potentielle. Hitler montre que la folie d'un homme peut être contagieuse, à un peuple, à des peuples. Je pense qu'il n'a été que le condensateur d'une énergie psychique auto-destructrice qui atteignait un paroxysme suite à la crise de 1929. L'exahltation du Front Populaire qui se termine dans le régime de Vichy: un besoin de changement, l'échec d'un certain conformisme drapé d'un bon sens qui n'est que l'acceptation de la pensée du troupeau. Cette ouverture radicale sur le pire ne prouve, ne confirme rien, elle est une béance et là, c'est dramatique: elle ne remet pas en cause l'humanité d'un homme, elle y injecte juste une a-humanité que condamnela raison inquiète mais qu'absout le coeur, fort heureusement. La rééducation dans les pays communistes traduit bien le point d'éclosion: soyez fous, mais ne le montrez-pas. Savoir se contrôler ou ne pas assumer comme condition de la santé mentale.
23 oktober Erwin Rommel 2L'ethique... Gott Mit uns sur les ceinturons de la Wehrmacht, Treue ist unsere Ehre pour la ss. Une éthique dévoyée, des hommes d'honneur mais incapables de se gouverner. Rommel finit par refuser la folie, se réveiller du charisme de ce cet homme qui l'a aveuglé. Mais tard, trop tard. Comment éviter ces erreurs? Un héros, mais un héros fragile. Je comprends pourquoi Socrate m'a fasciné depuis toujours. J'étais pour Hector contre Achille. Alexandre, voyages et gloire. Mais immobile, dans un rayonnement paradoxal, la figure de Socrate, Diogène ou Cléanthe. Anthistène. Je crois que Platon a trahi le message de Socrate, l'intellectuel est devenu sa propre fin, sans l'inscription dans l'Ethique, dans l'acte éthique plus que dans le discours.
Aujourd'hui, l'inflation du politiquement correct est en corrélation avec la perte de la responsabilité. Personne ne veut assumer, culpabilité pour tous sur fond d'absolution.
La longue période de paix a un résultat des plus mitigés. La croissance, comme un talisman dans lequel on veut croire, une fin pour ne plus se poser de questions. 22 oktober Erwin RommelDepuis deux jours, je n'arrête pas de tomber sur ce nom. Un géant gâché par l'air du temps, des victoires au service du pire. J'en suis pensif. L'ordre de se suicider, l'hypocrisie des funérailles nationales... Quel potentiel, quel pays dilapidé par la folie d'un homme. D'où l'importance de l'ethique, surtout quand on a des talents.
Avoir cru, avoir voulu croire, quand hurlaient les loups. S'être trompé, dans le courage et l'honneur. Avoir suivi le mauvais homme, croire un destin, là où il n'y a qu'uneglace sans tain. 20 oktober Je suis là, immobile l'écrande l'ordinateur ne me renvoit monreflet qu'à travers ces mots, énigme.
La grande, celle qui se pose à nous du simple fait d'être là, je reste pensif et pourtant j'ai des paradigmes
Des livres lus, des instants vécus et pourtant j'avance nu.
L'investigation, l'introspection, la méditation dynamiter la pensée unique.Pour tout bâton de dynamite un verre de jus d'orange, pas même d'ovomaltine... Mais à écouter les médiasles conversations, motsd'ordre et mots valises rendent le débat stérile. "Extrême-droite" est un gros mots, pourquoi? Les idées nauséabondes,la haine, l'incohérence sont effacés, inutile de les exposer. "Extrême-gauche" est accueilli avec un sentimentalisme touchant. Pas bien sérieux, pas très dangereux. L'ennemi, c'est le libéralisme, l'ultra-libéralisme devenu par appropriation éhontée "économique". Le libéralisme parle d'abord de liberté non pas de celle de la volonté générale, mais de celle de chaque individu. La communauté peut être,de fait, première l'individu l'est de droit. La limite à sa liberté est celle de l'autre, non pas des autres mais de cet autre concret celui qui est en face, pas celle du Parti ou de la communauté. Les replis identitaires sont des abandons de responsabilité des traces du goût de la servitude. L'inverse d'une extrême droite dévoué au chef, au reich, à ce qui justifie la pilsion demort de la haine de soi. L'islamisation de la France? N'incriminez pas les musulmans! Nos belles élites au nom des droits de l'homme, oubliant le citoyen battent leur coulpe: les crimes du passé doivent être expiés. Goût de la punition qui dispense de solution. Le méchant occident... S'il a commis un crime, c'est contre lapensée: deux guerres mondiales pour se mettre en banlieue et dans cette banlieue des collaborateurs, la main sur le coeur. L'Empire est une réalité et son arme est l'économie. Mais au sein de l'Empire la vieille tradition arme le citoyen, non contre son voisin, mais contre l'état. Qui nous protégera contre ces étatistes qui doivent se régaler de l'insécurité médiatisée, cet appel à la peur. Oser, l'audace et la volonté contre la crispation.
Mais le visage suprême de la peur est l'exclusion: les pauvres SDF, les pauvres chômeurs etc... Mais rien n'est résolu, juste en creux, ce message;attention à ne pas quitter le troupeau, sinon... Après la guerre comme mécanisme régulateur, les médias. Mais il n'y a là qu'un conservatisme de combat d'arrière-garde les gens changent apprennent, évoluent. Lente progression, mais emporté par le courant comment ne semblerait-elle pas lente à celui qui ne la surplombe pas,mais boit la tasse dans un flux pourtant impétueux? 19 oktober moi m'excuser beaucoup Petite texte de MG Dantec que je découvre un an après les faits. Le trublion, provocateur, déjanté me semble représenter le dernier carré de la subversion, mais celle joyeuse dont même le pessimisme est plus riant que le nouvel ordre moral. Oui, il y a là la vraie politique du rebelle, même si je crois ou veux croire à des médecines douces comme la parole et la philosophie. La parole est grandement confisquée par nos"élites intellectuelles" qui ont craché leur mépris du peuple suite à cette pantalonade du référendum sur la constitution européenne. Pro-européen, jeme révolte quand j'entends dire qu'on fera revoter les français ou qu'on aurait pas du les faire voter. Alors le brillant stratège qui acru se refaire une virginité par ce vote aurait pu se monter, grand, digne, tragique, démissionnant et montant une dernière fois dans sa cx pour se rendre devant les juges. Mais non, rien. Juste la montée de deux candidats putrides, un nabot cocu et la virago des familles dont il paraît qu'elle ne serait plus vraiment avec le père de ses enfants que je comprends. La beauté sans douceur d'une fille trop jeune et trop femme pour avoir rejoint l'Armée Rouge ou la Wehrmacht séduit un peuple de France que la grande nurserie a bien préparé à l'aspiration à la mère castratrice. Serait-ce un effet secondaire de la fermeture des maisons closes et de la difficulté pour l'homme respectable d'aller se faire fesser par une dame en cuir?
Il n'y a peut-être bien de liberté que dans la lutte, mais encore. Le bilan du parti des 75 000 fusillés est bien le trait majeur de comment on réécrit l'histoire. Les résistants de 1941 ne sont pas des individus, simplement la chair à canon d'une cause, noble à l'origine mais fourvoyée en chemin. Plutôt avoir tort avec Sartre que raison avec Aron: le suicide intellectuel revendiqué! S'extasier devant un moraliste qui réfléchira trop pour s'engager entre 39 et 45 et sera assez discret tout ce temps sur son marxisme pour devenir la figure de l'intellectuel plutôt que devant un homme qui suivra sans l'idôlatrer De Gaulle. Incohérence? Non, simple liberté. La majorité est apathique, les plus actifs sont des idéologues. Réfléchir, s'auto-détreminer, trouver des arguments demande un effort et un temps qui font préférer la liberté en kit "vue à la télé" de doctrines qui n'en finissent plus de se déconsidérer. Alors oui, il faut des MGD, histrions si on le veut, catalyseur efficace de la haine des nouveaux Inquisiteurs, mais grain de sable salutaire pour permettre une réflexion, bousculer les idées reçues et provoquer une réflexion, ne serait-ce que pour les réfuter. Il est béni, le don du style en témoigne. Je crois qu'il s'est béni lui-même, en risquant tout son être à la lisière de la folie, là où le bon sens et les idées reçues vacillent, là où les frictions permettront l'éclair de la pensée. 18 oktober Stoïciens. Le stoïcisme prône des exercices extrêmes: s'accoutumer, au moment d'embrasser ses enfants pour leur souhaiter bonne nuit, à l'idée qu'au lendemain ils peuvent être morts et qu'il ne servira à rien d'incrimer, il faudra accepter. Autre exercice: ramener les choses auxquelles on s'attache à leur justeniveau: ainsi Marc-Aurèle fait-il de l'acte sexuel "le frottement de deux bas ventres avec émission de morve". Certes, mais j'aime mon fils et de savoir ce qu'est un plat de tripes au gris de Toul ne me coupepas l'appétit. Pourtant je crois à la constance. Sans doute ai-je un côté Huysmans, la cellule monacale avec, sous le lit, des tablettes de chocolat.
En fait, je suis un peu suspicieux. J'apprends à me connaître, zazen et la vie apportent des réponsesqui se passent du raisonnement.Mais je pense qu'il doit y avoir une tendance à chercher, qui s'inscrit dans la chair, d'emblée, qui est derrière les mots. La soif de Vérité. Longtemps, face au monde, j'ai posé un relativisme comme le renard pose les raisins trop verts. Mais la noblesse du relativisme s'est dissoute dans le règne des médias, cette ode à la liberté a cédé la place à l'opinion, l'influence, le marketing. "Croyez ce que vous voulez, vous ferez ce que l'on veut." Et cet "on"n'a pas de visage, figure délocalisée du dictateur, un peu moi, un peu vous, un peu eux. C'est le monstre de Rousseau, cette volonté générale qui n'est celle de personne, qui broie les individus. Et sa dernière mutation est celle des collectivismes qui imposent plus qu'ils ne coopérent, qui manipulent, formatent, sacralisant le troupeau. Mais la solution ne viendra qu'en son sein.17 oktober travail, famille, patrie Ces valeurs sont celles de la France de Vichy. Un reportage sur la résistance fer et ces trois mots en gros, encore plus choquant que les uniformes allemands. Aujourd'hui, elles sont là, dans le discours flou de Ségolène, sous un habillage de gauche, un sourire féminin. Juste une position, une posture et uneimage et le troupeau bêlant se précipite. La servitude volontaire, et toujours des défenseurs de la liberté se dresseront. Résistant, insoumis, non pas le rebelle en rébellion contre lui-même, mais la détermination du choix effectué et tenu.
Stoïcien, quand tu nous tiens! Marc-Aurèle ou Cicéron ont montré que engagement philosophique et vie publique riche n'étaient pas incompatibles, plus même: s'améliorer, c'est s'améliorer face à ses pensées, face à ses actes. La liberté du stoïcien n'est pas dans le renoncement à sa tâche, mais dans son acceptation et sa conciliation avec l'idée de s'améliorer. 16 oktober enseignement des arts martiaux Beaucoup n'ont ques les mots nobles à la douche, immédiatement contredits par leur comportement. L'éthique ne s'établit qu'entre des individus, des communautés, pour le reste les structures deviennent des espaces de glorification des égaux. Quant l'âge fait passer la performance physique au second plan, quand il s'agirait d'avoir acquis une autorité, trop non plus que l'argument de l'ancienneté, à recycler leur expérience sans tenir compte de ceux à qui ils destinent leurs conseils.
Je dirais qu'ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, ils ont besoin des autres pour exister, non pour s'épanouïr dans une co-existence, mais pour exister, comme si leur égo avait besoin sans cesse de s'alimenter. La question n'est pas de s'aimer ou pas, leur fierté n'est jamais sur leur personne, sur ses capacités, toujours dans le lien vers l'autre; ce n'est plus un lien où se marque le respect pour une personne, c'est un titre, une fonction qui sert à bomber le torse. Ils sont imperméables au enseignement du temps qui passe, ou plutôt en retiennent-ils surtout les moyens d'élargir leur cour.
Un maître disait "I hate politics in Martial Art", hors catégorie, il est un géant qui regardent des nains, trop occupés à assoir leur position pour grandir. Je crois assez que cette clef est aussi valide pour la politique actuelle. L'ambition est séparée du courage, les méthodes efficaces des convictions. Les capables n'ont pas acquis la passion dévorante du pouvoir et la maîtrise de la réthorique et du poison; l'idée d'homme providentiel se défend ainsi, commele seul moyen debriser la limite absolu de la démagogie.Mais cet homme providentiel est aussi l'échec démocratique: l'impossibilité de s'entendre entre citoyensrend nécessairela venur d'un "oint du seigneur", en quelque sorte. 15 oktober Qu'est-ce qui fait bougerle Stoïcien?C'est beau et austère, je dirais l'amour du destin, bien remplir son rôle dans la pièce qu'est la vie. Pour les philosophes antiques, ce qui compte c'est la manière de vivre; la pensée est un moyen de vivre bien et elle ne doit pas être une fin en soi. L'éthique est le but. La philosophie qui tourne en rond, pensée gratuite pour penser, est une invention propagée par l'université, un savoir pris comme matière et coupé de ses racines. Et ce traitement fâne la plus belle des fleurs. 13 oktober Stoïciens Premier cours que j'aborde. J'aime bien cette philosophie; moins pour la conflagration ou pour l'austérité que pour l'affirmation de l'indépendance du sage, participant au courant de la raison et pourtant constant, impassible. Surtout pour l'injonction à l'action, ne pas laisserle théorique paralyser. Le sage stoïcien, un sage en action, qui ne fuit pas le tumulte du siècle pour l'abri idéel d'un intellectualisme mou. Il joue son rôle, se prescrit sa ligne de conduite au nom du logos et donc se montre sans pitié: nulle passion ne doit altérer son jugement.Il n'a de toute façon aucune place pour la pitié, elle ne pourrait que le rendre injuste. D'où l'extrême prudence avant de donner son assentiment à une représentation.
A rebours de tout l'éloge actuel de la fausse spontanéité, variation compulsive et autodémagogie, le Stoïcien écoute sa raison, regarde le monde à travers sa raison, constatant ce qui est sans perdre de vue ce qui doit être, loin de ces pragmatismes qui ne sont que recours à l'alibi du "réel". Il faut refaire l'éloge de la volonté, contre le bon-vouloir, contre la volonté générale. Entre marginalité radicale et l'instinct grégaire, adopter une morale par provision et surtout définir ses fins, sans se dissoudre à l'infini dans l'impératif hypothétique. Le règne des moyens nous disperse, la question du bonheur a subi le hold-up publicitaire. Je consomme donc je suis. De la compulsion, des psy, des sectes, de la communauté, bref tout ce qui met en mouvement, évite que le torrent de nos pensées ne deviennent surface où notre reflet apparaitraît. L'agitation de la pensée pour atteindre une vitesse critique de déliquescence de toute pensée. la vie, la mortComprendre. Tributaire du sens, je constate qu'il doit manquer des éléments ici-bas, alors un au-delà, l'autre côté, loin des misères, de ce caillou nommé Terre. Des vitesses inouïes, des possibles. L'étrange fosse commune du temps qui finit parne laisser de nos amours que le manque et pourtant cette flamme, cette fidélité du coeur qui ignore le temps, les larmes ou les rides. La nostalgie, le mal du pays. Heimweh. Où estmon pays? Je suis né citoyen du monde et l'inanité des guerres tribales, fussent-elles mondiales, n'a aucun charme. Quelle religion justifie le sang, la simple larme de l'innocent?
Faire tourner des verres jusqu'à trouver l'ombre de soi-même, mystère sans épaisseur d'autant plus mystère. un jour de plusJ'ai commencé à me plonger dans les cours du CNED, stimulation et réflexion. Oui,il y a quelque chose à apprendre, à comprendre. Bien plus loin que la simple préparation à des concours. Hier soir, mini_évènement, une dizaine de voiture de police, des agents avec bouclier et casque. Que s'est-il joué? Je ne sais pas, animation du quartier. Etrange sentiment, des promeneurs qui regardennt, sans insister. Rien d'extrordinaire. Sentiment étrange, une sorte de siège. Décidément, on ne se refait pas, plus que l'Ordre à l'oeuvre un frémissement, rébellion! Mais ils doivent faire leur travail, leur présence garantit ma sécurité. Drôle d'époque! |
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